Association des Capitaines de Pêche Français

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Lettre Trimestrielle

 

Lettre du 21 Décembre 2009 rédigée par M.Pinson Yves Secrétaire Général de l’A.C.P.F.  

                   BONNES FÊTES DE FIN D'ANNEE, MEILLEURS VOEUX POUR 2010    

 

Chers amis et collègues,

L’année 2009 se termine, le Bureau a fait un excellent travail durant l’année passée dans l’intérêt des adhérents.

La nouvelle formation de Capitaine de Pêche / Officier Chef de Quart Illimité est enfin une réalité qui ouvre la porte du Brevet de Capitaine 3000 Ums au commerce.

C’est aussi amorcer une transition vers un autre métier de la mer, s’offrir une possibilité d’évoluer ou tout simplement être polyvalent.

Cette formation modulaire le doit a notre ténacité depuis 2005, Monsieur PERBEN Ministre  m’écrivait  en Juin 2005.

 « Ainsi, la réforme souhaitée par votre profession sera très prochainement effective et je ne doute pas que l'association que vous présidez y trouvera un motif de satisfaction. »

Cette double qualification est désormais validée par l’Affaires Maritimes

Nous souhaitons bon vent aux quinze candidats de cette nouvelle formation par modules.

L’avenir de l’A.C.P.F. reposera en effet sur votre volonté partagée de rester et de faire mieux reconnaître la référence que vous êtes !

Nous devrons cependant, pour conserver notre crédibilité et notre avenir montrer des signes forts.

Merci à tous qui nous soutiennent, l’A.C.P.F. et moi-même vous souhaitez de bonnes fêtes de fin d’année et une excellente année 2010.

Enfin ; une bonne nouvelle pour cette nouvelle année ! pour les futur candidats Capitaine de Pêche. La Polyvalence de leur Brevet !

Le Centre Européen de Formation Continue Maritime de CONCARNEAU dispense des formations modulaires Pêche et Commerce

La marine de Commerce ouvre les portes aux professionnels de la pêche

Explications :

Le Centre européen de formation continue maritime accueille depuis lundi 19 Octobre 2009, une nouvelle bordée de prétendants au diplôme de capitaine de pêche pour neuf mois. « C'est la seule formation en France » rappelle Alain Pomès, le directeur du CEFCM. « L'équivalent d'un bac + 3. »

Pendant cette formation, (Une quinzaine de candidats ) les marins vont suivre des modules, pour obtenir un double cursus, chef de quart passerelle et capitaine de pêche. « Une fois ces diplômes obtenus, après 24 mois de navigation, les marins pourront prétendre à passer le capitaine 3 000, pour commander des bateaux de plus de 500 tonneaux dans le commerce. » Cette double qualification avait été réclamée à corps et à cri par l’A.C.P.F.. C'est désormais validé par les Affaires maritimes.

Anglais indispensable

Une évaluation permanente en fonction de l'avancée de la formation sera effectuée par Alain Pomès. Au menu, des maths, des cours de navigation, de météo, d'anglais... « 160 heures d'anglais technique et d'anglais courant. Dans le monde maritime, l'anglais est une compétence indispensable pour communiquer. » A l'issue de la formation, les marins devront être capables d'avoir 550 points au TOÏC (Test of English for international communication), référence absolue en entreprise.

La formation est réalisée en lien avec (A.C.P.F.) l'association des capitaines de pêche français qui regroupe 250 adhérents.

Elle se charge d'aider les capitaines dans leur recherche d'emploi, de faire des propositions en fonction de l'évolution des navires. « En France, nous avons un déficit énorme d'officiers à la pêche. La filière ne connaît pas le chômage. » constat de M .Pinson Yves , Secrétaire Général de l’A.C.P.F.

Le recrutement de marins est très difficile. « Nous sommes dans une génération où la tradition familiale d'aller à la pêche a cessé » constate Alain Pomès. « La question est de savoir comment former des jeunes qui ne viennent pas d'un milieu marin. »

Si la formation continue semble être la voie naturelle, les instances concernées se posent la question d'une formation initiale, via une filière classique comme le brevet de technicien supérieur (BTS).

La formation du capitaine de pêche inclut désormais des modules pour obtenir le diplôme Chef de quart passerelle.

Une formation à la carte qui permet ensuite d'évoluer autant à la pêche qu'au commerce.

Cette formation permet des passerelles entre les métiers de la pêche et du commerce.

Deux solutions s'offrent aux candidats : suivre la formation de neuf mois qui débutera à la rentrée de septembre ou suivre à son rythme les modules obligatoires pour obtenir le diplôme. « Les marins peuvent venir chez nous se former au gré de leur disponibilité », confirme le Centre européen. « C'est très pratique pour eux, car ils peuvent par exemple se former tout en naviguant, en maintenant ainsi leur salaire. » Des examens ont lieu par stage et par module.  « Un peu comme les Unités de valeurs en fac. »

La mise en place du planning a été un véritable casse-tête . Alterner des semaines d'apprentissage sur la sécurité avec des semaines consacrées à la lutte contre les incendies, ou encore les soins médicaux n'est pas chose facile.

Le recrutement s'effectue sur l'ensemble de la Bretagne.et des ports de France et des départements d’Outre-mer  « Désormais, les bons matelots peuvent aussi faire des plans de carrière », analyse Gilles Tallec, responsable de la formation des Capitaines de Pêche au CEFCM.

Ils suivent pour cela 140 h de formation, à travers cinq modules intitulés « stage navire-citerne », « sécurité à bord des navires à passager » ou « construction ‑ exploitation-réparation ».

« Le brevet qu'ils obtiennent leur offre la possibilité de naviguer au commerce sur tout type de navires, indique Gilles Tallec,(Professeur Principal des cours) Il leur ouvre aussi les portes du brevet de capitaine 3.000, qui permet de commander des navires de commerce d'environ 80 m de longueur (ce qui correspond à une jauge brute inférieure à 3.000 Ums) ».

« Dans la recherche de cette double compétence, la formation s'étoffe en vue de l'obtention du brevet de chef de quart passerelle », résume Gilles Tallec. « Il s'agit de coller aux nouvelles réalités des métiers : les brevets de commerce sont de plus en plus demandés, même à la pêche »,.

L'organisation des formations en modules, proche de celle des universités, permet une grande souplesse. « Cela permet d'intégrer un maximum de personnes, chacun vient piocher ce dont il a besoin pour accéder à telle ou telle qualification », Un système « à la carte » qui répond aussi aux enjeux de la validation des acquis de l'expérience Pratique (VAE).  

L’A.C.P.F. recommande aux jeunes Lieutenants et Patrons de Pêche de suivre cette formation modulaire, C’est la volonté du CEFCM de CONCARNEAU d’offrir un enseignement de qualité pour plus de polyvalence, afin de les faire évoluer dans leur carrière en proposant des formations ouvrant les portes vers la marine marchande.

CEFCM, 1, rue des Pins. Tél. 02.98.97.04.37. Site internet: www.cefcm.fr

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Lettre du 9 Septembre 2009 rédigée par M.Pinson Yves Secrétaire Général de l’A.C.P.F.  

                                                                                        

Pour beaucoup de Capitaines de Pêche de l’A.C.P.F qui sont Pêcheurs des grands fonds : inquiétude, colère, des craintes pour le chalutage et pour l’avenir. 

L’ambigüité autour de la définition des grands fonds est volontairement entretenue par certaine ONG. Demain un pêcheur qui cible la lotte aux accores du plateau continental peut donc très bien se trouver concerné par une interdiction de pêche dans les grands fonds. Les experts doivent rendre leur copie avant le 30 Octobre 2009 .

    Les pêcheurs de poissons de grands fonds s'inquiètent des projets de l'Union européenne de réduire drastiquement leurs quotas, une position "politique" qui mettrait en péril des emplois, notamment dans le port de Lorient. Le sabre, le grenadier, l'empereur, ou encore la lingue bleue sont apparus sur les étals des poissonneries françaises il y a une quinzaine d'années et ont suscité l'engouement du consommateur. Ces poissons se capturent à des profondeurs oscillant entre 400 et 1.000 mètres par de grands chaluts traînés sur le fond de la mer, que les associations écologistes accusent entre autres de tout racler au passage. 

Au nom de la protection des ressources et de la pratique d'une pêche durable, la Commission a proposé de réduire entre 30 et 50% les captures de ces espèces et parle d'une "pêche destructrice". 

    Ce projet, qui doit être débattu au conseil des ministres européens de la pêche en octobre, est contesté par les deux gros armateurs qui, à Lorient et Concarneau (Finistère), effectuent la plus grande partie des prises en France avec un autre armateur de Boulogne-sur-Mer."Protéger les espèces profondes, ça fait bien", Sur le port de Lorient, la Scapêche , une filiale à 100% d'Intermarché qui emploie 300 marins, est directement visée. Elle capture en effet près de 7.000 tonnes par an de ces espèces dans des mers agitées à l'ouest des îles Britanniques, soit près des deux tiers du volume français. 

    Si ces réductions sont décidées, "on ne tiendra pas un an", A Lorient, ce sont 3.000 emplois, notamment les ateliers de filetage transformant le poisson, qui seraient menacés si cette pêche, également dénoncée par l'ONU, venait à s'arrêter. "Nous sommes en colère car nous n'avons pas attendu la Commission pour gérer la ressource", notamment par un suivi scientifique des captures et des recommandations faites aux capitaines de "lever le pied" sur certaines espèces comme récemment la lingue bleue, Après une explosion des captures en Europe à la fin des années 90, l 'UE a déjà très fortement réglementé et diminué les quotas. Pour le sabre et le grenadier, la Commission européenne prévoit, selon les pêcheurs, d'aller plus loin que les avis scientifiques du Conseil international pour l'exploitation de la mer (CIEM), chargé d'établir les recommandations par rapport aux stocks de poissons 

    A Concarneau (Finistère), l'armement Delhemmes réalise un tiers de son chiffre d'affaires dans la pêcherie en eau profonde et a agrandi les mailles de ses filets pour ne plus attraper les poissons trop jeunes. Son patron dénonce le caractère "idéologique" des propositions de l'UE, qui aurait cédé aux sirènes des écologistes. "Il y a des amalgames ». 

    La commission écrit que cette pêche se pratique sur des monts sous-marins où vivent des mammifères, ce qui est absolument faux", Si cette activité s'arrête, les bateaux pourraient se replier sur d'autres espèces, comme la lotte. "Les ressources vont alors diminuer et les prix s'effondrer". Les Français ont milité très tôt pour que la pêche soit encadrée au niveau communautaire.

Le Brevet de Capitaine de Pêche donne en équivalence le Capitaine 500 UMS ! Prérogative à revoir !

                L’A.C.P.F. est inquiète pour l’avenir des Capitaines de Pêche face à l’équivalence du Brevet de capitaine 500 UMS – Capitaine de Pêche, il nous semble normal dans les prérogatives du brevet de pouvoir commander de 500 UMS jusqu'à 2999 UMS

    Dans certain Quartier des dérogations ont été faites à des Patrons de Pêche jusqu’à 1000 UMS pour des postes a l’ offshore.

Nous sommes confrontés à un problème lié aux prérogatives du Capitaine 200 qui peut commander de 0 à 200 UMS et du Capitaine 500 qui de son côté, peut commander de 200 à 500 UMS.

    L'évolution des navires voudrait que les brevets donnent la possibilité de commander entre 200 et moins de 500 ou jusqu'à 499 UMS.

    Il va alors de soi que le brevet de 500 UMS pourrait aller jusqu'à 2999 UMS car au dessus, il faut être titulaire du Capitaine 3000 UMS. Il nous apparaît important de mener une réflexion et donner une réponse en proposant un brevet plutôt dans la progressivité. Cela pourrait se faire en créant des modules adaptés au regard de l'expérience acquise dans le poste de commandement.

Le Capitaine 3000 puis 8000 ensuite nous passons de 8000 à 15000, ce qui est loin des normes internationales. Aujourd'hui, nous allons avoir des capitaines qui seront dans l'impossibilité de commander des navires de 1000 UMS.

Sans toucher à l'excellence de la formation de l'encadrement, comment répondre à l'évolution des tonnages alors que nous sommes en période de pénurie d'officiers ?.

                       PIRATERIE : COMMENT SE PREMUNIR ?

Quelles sont les règles de prévention de base pour réduire l’exposition aux risques ?

Le code international sur la sûreté des navires (code ISPS) adopté à l’OMI le 12 décembre 2002 à la suite les événements du 11 septembre définit des règles et conseils pratiques pour réduire l’exposition des navires aux risques terroristes. 

Ce code a eu pour effet de réduire les actes de vol, le nombre de passagers clandestins et de mieux prémunir les équipages et les navires contre les actes de piraterie. 

En France, la coopération Marine marchande/Marine nationale, dans le cadre du contrôle naval volontaire, inclut un volet prévention et des conseils ciblés de précautions.

Serait-il judicieux d’armer les équipages ?

Au moyen-âge, les navires étaient armés de canons. On parlait d’ailleurs d’ « armer » un navire (et donc d’armateurs) lorsqu’on l’équipait en hommes et en moyens techniques pour l’expédition maritime. 

Jusqu’à la fin de la guerre froide, le commandant avait à sa disposition une arme à bord. Il s’est révélé plus sûr de renoncer à embarquer des armes. 

L’expérience a montré que cela contribuait, en cas de piraterie par exemple, à éviter les victimes.

Des routes alternatives aux zones à risques sont-elles envisageables ?

De 1967 à 1975, la fermeture du canal de Suez a dérouté tous les trafics maritimes de l’Océan Indien vers la Méditerranée ou l’Atlantique via le cap de Bonne Espérance.

La performance technique des navires, l’application de ce déroutement à tous les navires et la densité du trafic à cette époque n’induisaient pas de surcoût économique excessif ou distorsif. 

Aujourd’hui, la « route du Cap » allonge un voyage de 8 à 10 jours en moyenne. La recherche de routes alternatives a souvent été imaginée pour contourner ou éviter les zones à risques. 

Au début des années 2000, le creusement d’un canal à travers la péninsule de Malaisie (territoires de Myanmar et Thaïlande) avait été étudié afin d’éviter le détroit de Malacca. 

A l’usage, le recours à des patrouilles d’Etat s’est révélé plus souple et plus efficace que des infrastructures, immobiles par définition, et longues à mettre en place. 

En effet, dans un monde global en perpétuelle mutation, où les zones d’instabilité politique se déplacent, ces alternatives de long terme ne sont adaptées.

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Lettre du 8 Juillet 2009 rédigée par M.Pinson Yves Secrétaire Général de l’A.C.P.F.

Le sujet de cette lettre est une réflexion d’un enseignant maritime pêche qui débarque avant la fin de la marée !

Je viens de terminer l’année scolaire 2008 / 2009 à la formation initiale du L.P.M.A. de Cherbourg. (mise à la retraite)

Il m’à semblé que je devais écrire ces lignes pour remercier tous ceux qui, à l’intérieur comme à l’extérieur du Lycée, m’ont adressé d’une façon ou d’une autre des signes d’amitié.

Et c’est vrai qu’en dix ans de travail ici, j’ai trouvé davantage de chaleur qu’en plusieurs années dans d’autres lieux.

A mes yeux, ce qui compte ce n’est pas ce qu’on dit c’est ce que l’on fait.

Je ne parlerai pas de ma carrière, c’est un mot qui n’a pas grand sens pour moi.

J’ai beaucoup aimé enseigner en formation initiale et j’ai toujours éprouvé beaucoup de plaisir à voir les élèves en arrivant le matin. Particulièrement cette année où j’ai eu  la chance d’avoir des classes très intéressantes et attachantes.

J’ai aimé enseigner a ce public d’adolescents qui présente pour nous, enseignants, l’énorme avantage d’avoir le désir d’apprendre les matières soit utiles professionnellement, soit enrichissantes individuellement.

J’ai essayé de faire en sorte que mon enseignement soit efficace et agréable.

Ayant toujours le désir d’enseigner, il me reste dans l’avenir la formation continue.si j’en ai l’occasion.

Je crois beaucoup à la formation continue car si on apporte des connaissances aux  marins à une époque de leur vie ou ils éprouvent l’envie d’apprendre, on évite un grand gaspillage de temps et d’argent.

Je crois aux stages pratiques à l’enseignement par modules de courte durée, par unités capitalisables.

Ce qui est très important c’est d’assimiler, c'est-à-dire savoir, non pour le jour de l’examen, mais pour toute la vie, l’essentiel !

Je crois aussi que l’apport qu’un enseignant peut faire à ses élèves tient autant à son personnage qu’à son discourt, a ce qu’il est qu’à ce qu’il dit...C’est très important quand on s’adresse à des marins qui souvent n’ont pas aimé l’école.

Le plus important c’est de persuader les marins qu’ils sont capables de réussir alors ils réussissent ! Sur la pêche et ses problèmes, bien sur j’ai des idées et je compte avec l’A.C.P.F., mieux travailler ce sujet pour contribuer à ce que les marins puissent continuer à vivre d’un métier qu’ils aiment.

Les nouvelles technologies et les nouvelles exigences de la consommation et des marchés internationaux rendent nécessaires de solides formations qui respecteraient l’évolution de tout ce secteur d’activités.

La formation des personnels de commandement des navires de pêche se fait par promotion, on devient donc officier après avoir gravi tous les échelons. Et les brevets donnant accès à ces postes de commandement ne sont accessibles qu’après plusieurs mois de navigation qui permettent de mieux appréhender les problèmes pratiques de ce métier donc fait appel à la formation continue.

PINSON Yves .Bonne Vacances à tous, et bon vent  !

L’A.C.P.F à des propositions et des objectifs pour l’orientation de l’enseignement maritime.

- Améliorer la formation de la connaissance de l’environnement des pêcheries et biologique pour mieux répondre aux besoins nouveaux de la profession.

- De maintenir le centre de coordination de Concarneau de la formation continue en Bretagne

www.cefcm.fr

L’A.C.P.F. demande la relance de la V.A .E. sur des bases rénovées :

- Faire une information plus claire vers les marins en clarifiant et en simplifiant le cadre qui permet cette démarche.

- Prévoir un dispositif plus efficace de prise en charge financiére des formations nécessaires permettant de finaliser cette V.A.E.

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Lettre du 30 Avril 2009 rédigée par M.Pinson Yves Secrétaire Général de l’A.C.P.F.

                    Pour les Capitaines de Pêche, les Terre – Neuvas et les Amis des terre – neuvas

                                  « VICTOR PLEVEN » Le dernier Terre – neuvas

          L’histoire du mythique terre – neuvas, dernier héros de la Grande Pêche.

  Un beau livre à paraître en juin par le réalisateur de films et auteur de deux livres sur les terre neuvas, ALAIN GUELLAFF prépare actuellement un documentaire sur l’histoire de la pêche à la morue

Ce message pour vous annoncer le lancement d’une souscription pour le beau livre qui paraitra pour le Festival Etonnants Voyageurs de Saint Malo fin Mai.

Alain Guellaff est allé filmer la découpe en Belgique, ce fut émouvant et très spectaculaire de voir le « Victor  Pleven » ainsi livré aux chalumeaux, épandant, notre « Victor » s’est offert aux générations futures, car 99% des matériaux dont il était fait vont entrer dans le circuit de recyclage…

Ce beau livre, très documenté, retrace l’histoire du « Victor Pleven » mais aussi la vie rude et formidable des marins dont Alain Guellaff a su rassembler l’émouvant témoignage grâce à leurs photographies inédites.

                                       La pêche est un secteur qui embauche

Marin pêcheur est un métier exigeant, et le restera, qui paye bien et qui recrute, il y a encore quelques ajustements à faire mais la filière y arrivera. Ce métier a de l’avenir !

Il faut savoir qu’un jeune qui entre dans le monde maritime les formations sont polyvalentes.

Il peut choisir la pêche au départ, y rester ou bifurquer vers le commerce ou la plaisance professionnelle. Il a le choix !

                                      Bourbon propose des postes pour tous les brevets

 La division offshore de Bourbon emploie 990 marins français.

    La division offshore de Bourbon, spécialisée dans !es services maritimes à l'offshore pétrolier dans le monde entier, emploie actuellement 990 marins français, dont 582 officiers. Et ceux-ci ont des profils très différents. « Nous avons des officiers avec tous les types de prérogatives », indique Frédéric Moulin, capitaine d'armement de la filiale française.

           À côté des capitaines de 1" classe (20 % des effectifs), des officiers issus de la filière B (30 %), Bourbon recrute de nombreux marins issus du monde de la pêche (38 %). La compagnie, qui entre en moyenne un bateau en flotte tous les 12 jours, a besoin de beaucoup d'officiers. « Un marin avec des prérogatives STCW, même peu élevées, peut venir postuler chez nous. Pour commander un de nos crew - boats par exemple, un brevet de capitaine 500 UMS suffit. » Et il y a encore des besoins. « Le recrutement devrait continuer à ce rythme jusqu'en 2012, poursuit Frédéric Moulin. Nous allons embaucher 400 marins français, dont 250 officiers. »

Bourbon s'est aussi positionné sur le créneau de la formation continue en finançant notamment des simulateurs ou des programmes d'enseignement pour les officiers souhaitant progresser dans leurs prérogatives.

                             La validation des acquis de l’expérience se reforme

             Pouvoir transformer son expérience à la mer en brevet : le principe a séduit plus d'un marin. Du coup, la direction des Affaires maritimes est un peu submergée : <, Nous traitons 80 dossiers par an, explique Marc Fouliard: chef de bureau. Mais il y en a encore beaucoup en attente. »

            Face à cet engorgement, le ministère a décidé de réformer la validation des acquis de l'expérience (VAE) pour les marins et de l'« aligner sur les procédures interministérielles ». Un arrêté du 24 novembre 2008 met ainsi en place une nouvelle organisation visant à " pallier les défauts du dispositif » liés " notamment à son caractère centralisé ».

            La nouvelle organisation devrait ainsi « clarifier les modalités d'accès au dispositif » et définit « pour chacun des titres, des critères de recevabilité spécifiques ». Exit les actuels 36 mois d'expérience maritime dont 24 à la mer sur les cinq dernières années, le projet prendra désormais en compte " la totalité de la carrière du candidat » et même « l'expérience acquise dans d'autres secteurs professionnels sous réserve qu'elle soit en rapport avec le titre visé ».

            La nouvelle réglementation sera également accessible aux ressortissants étrangers. Pour fluidifier la procédure, l'organisation des jurys de VAE sera délocalisée en un « centre unique dédié au pilotage VAE », à l'Unité des concours et examens maritimes de Nantes.

 (Sources : Le marin Hors série Mars 2009)

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ÊTRE UN MARIN EN 2009, UN METIER, UNE CARRIERE ET APRES ?

                          

Un colloque pour l'avenir de la Formation continue maritime, dont l’A.C.P.F.à été invité par Monsieur Alain POMES Directeur du C.E.F.C.M. de CONCARNEAU

Présents de l’A.C.P.F.au colloque : MM.GUYADER Bernard, MASSE Daniel, GUYADER Jean Paul, PINSON Yves.

La reconversion des marins au cœur du débat.

Dans le cadre de son 10e anniversaire, le Centre européen de formation continue maritime organisait, un important colloque sur le thème «Être un marin en 2009, un métier, une carrière, et après ?» Aujourd’hui, la tradition familiale n’est plus l’intarissable vivier naturel au métier de marin.

Un métier dont la courte durée oblige les professionnels à se pencher sur son recrutement et ses nécessaires reconversions «  La vocation de la formation continue qu’on à mise en place est d’y répondre » assure Alain POMES. Ainsi va-t-il pour la pêche, la France compte 25 000 marins dont 40% viennent de Bretagne.

Marin est un métier d’insertion à la rémunération attrayante, les formations sont un accès direct à l’emploi, rapides et efficaces elles permettent d’obtenir une position sociale intéressante.

De nombreux acteurs et spécialistes du monde maritime ont assisté aux échanges, autour du thème crucial de la formation. Accueil des participants par Monsieur André FIDELIN, Maire de CONCARNEAU

Élus, professionnels du monde maritime, représentants de l'État, responsables de la formation ou stagiaires... Ils étaient nombreux, pour le colloque intitulé « Etre un marin en 2009 ? », que ce soit dans les domaines de la pêche, du commerce, de la plaisance et de la Marine nationale.

Un rendez- vous de haut niveau concocté par le CEFCM (Centre européen de formation continue maritime) pour marquer son dixième anniversaire.

Renouvellement de la mission de service public Une façon de regarder de plus près ce qui a été effectué jusque-là, de faire un état des lieux complet des enjeux de la formation continue, à travers notamment la place grandissante de la valorisation des acquis de l'expérience.

Quel est l’enjeu de la modularité des formations ? Par Yves RAOUL Directeur Régional de la formation professionnelle au Conseil Régional de Bretagne.

Quelle évaluation de la modularité ? Par Marc FOUILARD, Direction des Affaires Maritimes, Responsable du Bureau de la Formation et de l’Emploi Maritime

Il fut aussi question des passerelles entre les métiers de marins ou du sujet sensible de la-reconversion. « Nous sommes dans une période clé de la formation professionnelle maritime, beaucoup de pratiques sont remises à plat », indique Alain Pomes, directeur du CEFCM.

Ce tour d'horizon a permis de se projeter vers l'avenir. C'est que, pour le centre, l'enjeu est tout proche: groupement d'intérêt public, le centre doit se voir reconduire l'an prochain dans sa mission de service public, pour une durée de six ans.

La Région Bretagne a la volonté de maintenir un organisme de formation continue maritime en Bretagne, a assuré Monsieur Michel MORIN, Vice Président du conseil régional.

Ce Centre établi à Concarneau et Lorient (Centre François Toullec) forme chaque année 3500 adultes accueillis pour une part dans les quatre lycées maritimes.

L'après-midi s'est clos par un cocktail, durant lequel les participants ont pu déguster les préparations réalisées et servies par des élèves de la section hôtellerie de Saint-Joseph Saint-Marc.

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Le Bureau de l'A.C.P.F. vous présente ses meilleurs voeux pour l'année 2009.

Chers amis et collègues,

L’année 2008 se termine, le Bureau a fait un excellent travail durant l’année passée dans l’intérêt des adhérents. L’avenir de l’A.C.P.F. reposera en effet sur votre volonté partagée de rester et de faire mieux reconnaître la référence que vous êtes ! Nous devrons cependant, pour conserver notre crédibilité et notre avenir montrer des signes forts. Merci à tous qui nous soutiennent, l’A.C.P.F. et moi-même vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année et une excellente année 2009.  

 

L’équipe des Rendez-Vous Maritimes vous invite à la table ronde sur le thème

 

Artistes à bord

 

Avec

 

Catherine Le Goff,

 photographe, auteur de « Pêche en mots salés »

 

  Vivi Navarro, illustratrice

 Jeudi 22 Janvier 2009 à 18 h 30

 A la Médiathèque de Bellevue – place Napoléon III [1er étage] – Brest

 Exposition des photographies de Catherine Le Goff du 20 janvier au 14 février

 

et des carnets de Vivi Navarro du 21 au 23 janvier

 Renseignements : 02 98 37 78 04  et  02 98 00 89 30

Bonjour,

Fille de terrien,côtoyer les marins pêcheurs était pour moi un vieux rêve. Etudiante à Brest, je descendais tous les jours jusqu'au port de commerce.Je les voyais. Je rêvais de leur parler .....

20 ans plus tard, J'ai plongé dans cette aventure humaine, riche en rencontres et en silence.....        Catherine LE GOFF            l'A.C.P.F. lui souhaite Bonne année 2009

 

Un ami de l'A.C.P.F  

au Kerguelen Photos 

de Thierry MARC

   "SAPMER"
Île Saint Paul " COMATA"

Photos ADER Olivier

Second Capitaine

CAP HORN 1

"CAP Bourbon/LE GARREC"

Kerguelen et Crozet

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Lettre du 21 Septembre , rédigée par Monsieur PINSON Yves Secretaire Génèral de l'A.C.P.F.

                                                Jusqu’ou ira la piraterie en haute mer ?

    Les marins sont en mer pour gagner leur vie, mais pas pour la perdre !

Le DRENNEC de l'Armement CMB CONCARNEAU - 84,10 m

Capitaine : HELIES Patrick

Article du "MARIN" N°3193

DU 19 Septembre 2008.

L’Association des Capitaines de Pêche Français est très inquiète des actes de piraterie dans l’océan indien au large de la Somalie.

    Le Thonier Espagnol : Playa de Bakio capturé à 460 milles des Seychelles, libéré âpres versement d’une rançon le 20 Avril 2008.

    Le Thonier Espagnol : Playa Anzora réussi à échappé aux pirates le 11 septembre 2008, à 320 milles de la Somalie

    Le Thonier Français le Drennec réussi à échappé aux pirates le 13 septembre à 460 milles des côtes Somalienne.

L’A.C.P.F compte parmi ses adhérents de nombreux capitaines de Thoniers transocéaniques qui demandent comme leurs armateurs une protection dissuasive de la part des Etats concernés.

Le Commandant, Guyader Jean Paul représente au bureau de l’A.C.P.F les Capitaines Thoniers souligne qu’il y a un an, les Capitaines des thoniers, en relation constante avec le ministère des Affaires Etrangères, avait pour consigne de ne pas s’approcher de la côte à au moins de 300 milles

Cette fois-ci, l’attaque s’est déroulée à 420 milles, une réflexion se pose : « Si rien n’est fait, demain, les habitants des autres pays pauvres de la côte africaine vont également se mettre à la piraterie »

Le Capitaine  du « DRENNEC » Patrick Hélies refuse la responsabilité d’exposer son équipage de 24 marins, les équipages ont peur, la Marine Nationale n’est pas intervenue, pas de navire sur zone

Nous réclamons trois ou quatre bateaux militaires avec des Commandos Marines qui disposent d’hélicoptères prés à décoller si besoin est.

L’A.C.P.F. demande : une création d’une autorité de lutte anti-piraterie, au sein de l’État-major de l’Union européenne.

Cette zone est fréquentée par une cinquantaine de thoniers Européens.

Le Ministre de l’agriculture et de la pêche Michel Barnier, a demandé « une réponse européenne » au problème. L’envoi « préventif » de navires militaires à été envisagé.

La majorité des équipages de thoniers français serait favorable au fait d’embarquer des militaires à bord pour garantir leur sécurité dans le nord-ouest des Seychelles. Cette solution est déjà employée par certains navires de commerce

    Il est à noter que l’abandon de la zone de pêche au nord-ouest des Seychelles est problématique. Les thoniers arrivent au large du Kenya et au sud de la Somalie en juillet, parce que le poisson se concentre sous les épaves, jusqu’en Août, le mauvais temps nous protège des pirates.

    Mais c’est en septembre et octobre que s’effectuent les meilleures pêches. L’abandon de cette zone aurait des répercussions économiques importantes, âpres une année 2007 médiocre, et le contexte est encore plus difficile en 2008 avec la hausse du prix du carburant.

    Les bateaux commençaient tout juste à pêcher, le repli sur l’Atlantique ou le Pacifique est improbable.

    Mais on sait bien qu’on sera, un jour ou l’autre, amenés à revenir dans le nord ouest parce que c’est là que le poisson se trouve.

Mais, la priorité absolue est la sécurité des hommes !

    L’A.C.P.F. demande au Président de la République et à Monsieur Michel Barnier Ministre de l’Agriculture et de la pêche, de tout mettre en œuvre pour sécuriser la zone de pêche et de transit pour les navires marchands.

                        Les marins sont en mer pour gagner leur vie, mais pas pour la perdre !

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Lettre d'AOUT 2008, rédigée par Monsieur PINSON Yves Secretaire Génèral de l'A.C.P.F.

Je rédige cette lettre avec un peu d'avance, car le sujet est important pour nos adhérents et amis du site.

Le sujet concerne la "Sécurité en mer" l'A.C.P.F. est trés engagée et concernée dans cette démarche.

L'A.C.P.F. est invitée par Monsieur FLAUX Dominique Directeur de l'EMM de NANTES au séminaire de formation 

"harmonisation de l'enseignement du Réglement pour Prévenir les Abordages en Mer" (RIPAM)

qui se tiendra les 18 et 19 Septembre 2008, au Palais de Région des Pays de Loire à Nantes.

A l'occasion de ce séminaire, le logiciel d'auto apprentissage du RIPAM, du balisage et des signaux météorologiques, crée par l'EMM de Nantes, 

dans le cadre du projet européen MARTINS sera officiellement présenté et distribué.

Pour éviter les abordages, appliquer les régles ! comme le pense à raison Monsieur Lucien Breton Officier en Chef des Affaires-Maritimes à la retraite, ancien chef du centre de Saint Malo dans un article paru dans le Marin du 31.08.2007.

Tout le monde s'accorde à dénoncer le caractère répétitif des abordages en mer au large de nos côtes et à déplorer l'allongement sans fin 

de la liste des marins pêcheurs qui perdent inutilement leur vie en cherchant à la gagner.

Mais au-delà des déclarations compassionnelles de circonstance, qu'est-il fait de concret pour tarir autant que faire se peut la dramatique

  litanie des navires de pêche impliqués dans les accidents maritimes ? Peu de choses en réalité.

Les constats sont clairs : les abordages sont consécutifs à des défauts de veille sur les passerelles, lesquels sont généralement eux-mêmes 

la conséquence de l'embarquement d'un équipage insuffisant en nombre et en qualité.

 Mais il est malsain de dresser les gens de mer les unes contre les autres, en ne voyant que de sombres brutes d’un côté et de valeureux professionnels de l'autre. 

Ce manichéisme inconséquent, guidé parfois par des intérêts annexes inavoués, est on ne peut plus stérile.

En 2002 déjà, le BEA mer mettait en exergue que si la qualité de la veille était bien souvent déficiente à bord des navires de commerce étrangers, 

elle n'était guère meilleure sur bon nombre de navires de pêche français. 

La situation ne s'étant pas améliorée depuis cette mise au point justifiée, il convient de rechercher des solutions efficaces et pratiques en ayant le courage de regarder la réalité en face.

COMMERCE: REMEDIER AUX EFFECTIFS  INSUFFISANTS

En ce qui concerne les navires marchands, à court et moyen termes, il est illusoire d'espérer amender les conventions de Genève et de Montego Bay qui déterminent les principes de la liberté des mers, 

de la libre immatriculation des navires et de l'immunité souveraine des États du pavillon, en offrant de solides bases juridiques aux pavillons de complaisance.

Toutefois, pour remédier aux effectifs insuffisants en nombre et qualité sur ces bâtiments, les autorités maritimes françaises pourraient se concerter, avec la Commission européenne, 

pour faire réellement appliquer, dans le ressort de l'Union européenne, les dispositions de deux conventions de l'Organisation maritime internationale (OMI) :

 l'une appelée STCW95 sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille, et l'autre dénommée ISM code (Code International de gestion de la sécurité).

PÊCHE : CHANGER LES MENTALITÉS

Pour ce qui est des navires de pêche, l'ambitieux objectif affiché en 2001 par le ministre de "faire entrer la sécurité dans la culture des métiers de la pêche" ayant fait long feu, 

il s'agit de remettre l'ouvrage sur le métier. La tâche est certes des plus ardues puisqu'elle nécessite de changer les mentalités.

 Elle ne demande pourtant pas d'imaginer une nouvelle réglementation, mais de faire appliquer les textes existants et notamment le règlement international pour prévenir les abordages en mer. 

Elle exige qu'une action déterminée, faisant une large place à la concertation et à la pédagogie, soit conduite dans le milieu de la pêche. Les problèmes à traiter, sans œillères, 

sont largement connus de vieille date. à bord des navires de pêche

·       une veille visuelle et auditive appropriée doit être assurée en permanence,

·       toutes les aides à la navigation doivent être utilisées pour déterminer les risques d'abordage (radar, alarme anti collision, radio ...),

·       le quart ne doit être confié qu'à une personne certifiée connaissant bien les règles de barre et de route. 

        Elle doit être physiquement apte à la veille et maîtriser les rudiments de la langue anglaise,

·       le patron ne pouvant assumer ce rôle en permanence, les décisions d'effectifs des navires armés à la pêche côtière et hauturière doivent être revues dans cette optique, 

        en faisant primer la sécurité sur des considérations économiques,

·       la notion de navire privilégié en pêche (et non pas prioritaire) n'exclut pas l'obligation de manœuvrer pour éviter les collisions,

·       les feux et marques de pêche ne doivent être montres ni en route, ni au port évidemment, pour qu'ils soient pris au sérieux,

·                       l'homme de quart ne doit pas s'occuper en priorité des appareils de pêche (sondeurs, commandes à distance tournées vers la poupe...). 

                        Il ne doit pas négliger l'écoute des fréquences radio de détresse au profit des fréquences de pêche,

·                       l'installation de téléviseurs dans les passerelles est interdite,

                        l'octroi de dérogations à la formation professionnelle est à réduire drastiquement.

 

La mise en œuvre de toutes ces obligations dictées par le bon sens représente un énorme challenge pour les pouvoirs publics, les organisations professionnelles,

 les équipages et les établissements d'enseignement maritime. 

Elle peut permettre de sortir de l'hypocrisie actuelle, qui entoure ces sujets souvent tabous. 

Cette quasi-révolution culturelle, bien plus difficile à mener que la validation, par l'OMI, de l'installation de gyrophares spécifiques à bord des navires de pêche, 

est la condition sine qua non pour réduire le nombre des abordages et, corrélativement, celui des marins qui y laissent leur vie.

Bonnes vacances à tous !

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Lettre du 2 Juin 2008, rédigée par Monsieur PINSON Yves Secretaire Génèral de l'A.C.P.F.

Navires en gréve
Cherbourg

Granville

L'A.C.P.F. est préocupée par la situation actuelle, pour ses Capitaines de Pêche et de leur avenir !

Alors que la France vit une période de chômage frappant en particulier les jeunes en situation de recherche d’emplois, le milieu de la pêche professionnelle souffre cruellement du manque de candidats pour entrer dans ses métiers. Ceci est vrai dans toutes les régions maritimes françaises et quelles que soient les techniques de pêches ou les espèces recherchées.

Il est certain que les difficultés à s’installer comme patron armateur, du fait de la cherté des navires causée par les PME, le manque de lisibilité de l’avenir, les problèmes récurrents d’adaptabilité des moyens de productions en adéquation avec les possibilités de la ressource et l’envolée sans doute irréversible du prix du gazole, ne sont pas incitatifs pour s’engager dans des professions sujettes à tant d’impondérables.

Pourtant, si les mesures adéquates sont prises, en particulier afin de permettre la pérennité de la ressource assurant de facto celle des entreprises, mais également permettant l’accès à la création de sociétés pour les jeunes, il est certain que les pêches françaises ont un avenir devant elles.

En pleine crise de la Pêche artisanale. Au même moment, on met la derniére main aux contrats bleus, destinés à aider financiérement la pêche française.

Bruxelles exige le remboursement du F.P.A.P.

Le 20 mai, Bruxelles a demandé à la France que les armements remboursent les aides versées dans le cadre du Fonds de prévention des aléas pêche.

L'information est passée inaperçue. Elle est essentielle. La Commission européenne demande à la France de rembourser les aides qu'elle avait précédemment mis en place pour compenser la hausse du carburant dans le cadre du Fonds de prévention des aléas pêche (FPAP).

« Après avoir examiné le dossier, la Commission a estimé que ce dispositif était assimilable à des aides directes aux entreprises, ce qui n'est pas euro compatible, précise le porte-parole de Joe Borg, le commissaire européen à la Pêche. La Commission a constaté que les avances au FPAP n'avaient pas été remboursées à ce jour, alors qu'elles devaient l'être en 2007. La France doit donc récupérer ces prêts au plus vite, auprès des entreprises de pêche et du FPAP. Les sommes à récupérer se situent entre 65 millions

d'euros, minimum, et 77 millions d'euros. » Cette information a été notifiée à la France par courrier, le mardi 20 mai, un jour avant que Michel Barnier négocie de nouvelles aides avec les pêcheurs, à Paris. La Commission ajoute qu'il n'y a « pas de contestation de la part de la France ».

Dans les couloirs de la Commission , la grève des pêcheurs français est assez souvent perçue comme la résultante de son incapacité à se réformer. « Le 9 mars 2006, Ia Commission avait adopté une communication sur les mesures à prendre pour que les flottes de pêche européennes redeviennent économiquement viables, rappelle un fonctionnaire européen. Dans cette communication, la Commission analysait les difficultés que rencontraient les flottes de pêche. Fondamentalement, le problème de rentabilité des entreprises reste lié au mauvais état des stocks et est aggravé par l'augmentation du prix du carburant. À l'époque, la Commission préconisait déjà des mesures pour aider le secteur. À court terme, elle encourageait la reconversion vers des engins moins consommateurs d'énergie et les remplacements de moteurs, tout en ne cachant pas qu'à plus long terme, la démolition de navires restait encore nécessaire. Elle incitait aussi les États membres à réfléchir sur la diversification d'activité et l'amélioration des mécanismes de marché permettant d'accroître les rentrées financières des producteurs. La Commission , enfin, attirait leur attention sur le fait que le chalutage, et principalement les flottilles exploitant des espèces démersales, était particulièrement exposées. Certains États du nord ont réagi et se sont adaptés. La France ne l'a pas fait et c'est ce qu'elle paye aujourd'hui. »

On ne peut pas dire non à tout et refuser d'évoluer, estime en écho un professionnel français, qui ne veut pas être nommément cité. Qu'il soit de droite ou de gauche, le gouvernement français a toujours fait preuve d'une volonté de soutenir ses pêcheurs qui n'a guère d'équivalent en Europe. Cette fois, il est allé très loin. On ne peut refuser la main tendue et refuser les défis auxquels nous sommes confrontés. Les contrats bleus amorcent ce changement d'état d'esprit. Ne pas bouger, c'est prendre le risque de voir l'État, qui a de plus en plus de mal à justifier son soutien aux producteurs face à Bruxelles et face aux contribuables, nous dire que c'est fini. Il n'y a pas plus de 5 000 bateaux de pêche en France et les apports de la pêche fraîche française ne répondent qu'à hauteur de 15 % aux besoins du marché. Il ne faudrait peut-être pas l'oublier. »

(Source : article de Philippe Urvois paru dans le «  Marin » N° 3177 le 30 mai 2008).

Pêches lointaines, un « savoir-faire français »

   UN CAPITAL MÉSESTIMÉ

 Ils sont plutôt tournés vers la pêche artisanale, ce qui se ressent au niveau politique et au niveau de la représentation professionnelle.

Ces grands navires jouent pourtant un rôle important dans l'économie de la filière hexagonale, par leurs apports et par les emplois qu'ils génèrent, en mer comme à terre.

Cette flottille est très hétéroclite, tant par les métiers pratiqués que par les pêcheries fréquentées. Certaines catégories se portent bien, comme le thon tropical, d'autres sont fragilisées, comme le chalutage de grands fonds. Mais toutes ont en commun des contraintes liées à une activité de production et de négoce à l'échelle internationale. Tour d'horizon de ce qu'on n'ose plus appeler la pêche industrielle, écologie oblige.

Inventaire de ce qui peu s'assimiler, en France, à la pêche lointaine.

 Un ensemble assez hétéroclite mais aussi un capital précieux.

On ne les voit que très rarement dans leurs ports d'attache, les bateaux de pêche lointaine. Et c'est peut-être pour cela que cette activité reste relativement méconnue. Des données récentes de l'Union européenne montrent pourtant qu'elle est loin d'être négligeable.

À l'échelon communautaire, elle représente environ 40 % des captures de la flotte, soit 2,5 millions de tonnes de poissons débarquées par près de 3 000 navires.

Environ 40 000 emplois sont également générés, en Europe, par cette filière. Cette flotte communautaire opérant hors des eaux communautaires bénéficie d'un réseau d'accords avec une vingtaine de pays tiers, du nord ou du sud. Les accords du nord reposent sur un échange de quotas. Ceux du sud, les plus nombreux, prennent la forme de contributions financières, supportées par l'Union européenne et, dans une moindre mesure, par les armateurs.

Ces accords restent néanmoins très rentables pour l'Union européenne (UE). Pour des tonnages à peu près équivalents à ceux actuels, le chiffre d'affaires annuel de ces bateaux, au début des années 2000, était estimé à 614 millions d'euros en moyenne. L'UE dépensait alors 28 % de son budget dans ces accords, soit 270 millions d'euros, auxquels s'ajoutaient les contributions des armateurs, évaluées à 32 millions. Mais à 1 euro public dépensé correspondaient 3 euros de chiffre d'affaires.

 PARTENARIAT AVEC LES PAYS TIERS

 La donne ne doit pas avoir fondamentalement changé, même si les contributions des armateurs ont été revues à la hausse à partir de 2004. Ils doivent aussi respecter les objectifs de pêche durable et responsable et les accords s'accompagnent maintenant systématiquement d'accords de partenariat avec les pays tiers, afin de développer leur propre filière pêche.

Que représentent, en France, ces pêches lointaines ?

Elles demandent, d'abord, à être définies. On peut considérer qu'elles sont pratiquées par des navires de plus de 25 mètres appartenant à des armements structurés, n'ayant pas un statut de pêche artisanale. Cette flottille comprend des bateaux travaillant dans les eaux européennes et ne recoupe donc pas exactement les données fournies à l'échelle européenne pour la pêche lointaine, travaillant hors des ZEE communautaires.

Sur la base de cette approche plus large, la flottille française se compose d'abord, de 77 navires sur la façade Atlantique (73 154 kW et 27 860 tjb). Elle a diminué en 10 ans de 31 % en effectifs, de 32 % en puissance et de 37 %) en tonnage.

Les réductions de flotte et de quotas sont passées par là.

Il convient d'ajouter à cela 22 senneurs océaniques immatriculés à Concarneau (64 662 kW et 25 276 tjb). C'est une flottille de pèche typiquement lointaine qui a elle-même perdu, en 10 ans, 31 % de ses effectifs, 19 % de sa puissance et 21 % de son tonnage.

Du côté méditerranéen, on compte aujourd'hui 36 senneurs ciblant le thon rouge. Par leurs tailles dépassant généralement les 25 mètres et par leur rayon d'action international, ils peuvent également être classés dans cette catégorie de pêche lointaine, même si certains sont des artisans. Cette flottille a également baissé depuis 1995 de 25 % en effectifs mais a augmenté de 9 % en puissance et de 95 % en tonnage. ¨

Ce qui lui vaut aujourd'hui des difficultés. Elle est jugée surcapacitaire.

 UNE POSITION FORTE SUR LE THON TROPICAL

 Pour être complet, il faudrait ajouter à cela les six palangriers opérant au large de Crozet et des Kerguelen, basés à La Réunion. Ces navires opèrent dans les eaux françaises mais leur activité s'apparente, de fait, à la pêche lointaine.

Côté emplois, on peut, pour avoir un ordre d'idée, se référer aux catégories de navigation: sur un effectif de 20 508 marins, la pêche au large représente 3 764 marins et la grande pêche 952 marins. Même si ce décompte inclut les marins travaillant à la pêche au large sur des bateaux artisans, on peut donc considérer que ce type de navires emploie encore un nombre significatif de marins.

Dans le domaine du thon tropical, la France occupe, avec l'Espagne,

une position très forte », estime Marc Ghiglia, délégué général de l'Union à la pêche des armateurs de France. Les 22 thoniers congélateurs immatriculés à Concarneau (5 opèrent en atlantique et 17 en océan Indien) capturent près de 120 000 tonnes de poisson par an pour un chiffre d'affaires de 120 millions à 150 millions d'euros (15 % du chiffre d'affaires national).

Le listao et l'albacore sont les captures principales. Elles sont destinées exclusivement aux conserveries, généralement hors Union européenne.

« Dans les grands fonds des eaux européennes, la France est le seul opé­rateur restant, avec une poignée de navires appartenant aux armements Euronor, Scapêche et Dhellemmes, Mais les possibilités de pêche se réduisent fortement et rapidement, au nom de la protection d'écosystèmes jugés fragiles. » Cette activité mobilise aujourd'hui moins d'une dizaine de navires basés à Boulogne, Concarneau et Lorient.

Sur la légine, on peut aussi considérer que le pavillon tricolore figure en bonne position puisque ses six palangriers débarquent 6 000 tonnes, sur une production évaluée à 16 000 tonnes en Antarctique (zone CCAMLR). Mais c'est sans compter sur la pêche illégale...

 DES DROITS DE PÊCHE IMPORTANTS

 Cependant, c'est sur les espèces démersales, pêchées dans les eaux européennes par les navires de pêche fraîche que l'hexagone dispose, sans doute, de la flottille la plus importante. Ce sont principalement des chalutiers bien qu'on compte également quelques grands fileyeurs immatriculés dans le quartier de Bayonne.

La France possède des droits de pêche importants sur ce créneau partagé avec les hauturiers artisans. Elle dispose par exemple d'un quart du total admissible de captures de lieu noir de mer du Nord et des droits importants sur la baudroie de l'ouest Écosse et de mer Celtique. Dans les eaux extérieures à l'UE, où travaillent les congélateurs, elle est par contre très minoritaire par rapport à l'Espagne, le Portugal, l'Allemagne ou l'Angleterre. L'essentiel de nos droits était constitué de cabillaud, pêché au large du Canada.

La France a payé très cher la fermeture des grands bancs au début des années 1990. »

Le constat est le même pour la pêche des petits pélagiques. La France occupe une place très modeste par rapport aux Néerlandais ou aux Allemands, avec seulement trois navires appartenant à France pélagique. Un seul d'entre eux travaille hors Union européenne.

Toutes ces activités sont, au final, assez hétéroclites. Mais elles constituent néanmoins un capital précieux, à une époque où le poisson devient une denrée rare.

 Paradoxe, les entreprises françaises sont souvent des PME mais évoluent dans un contexte international. Ce qui n'est pas sans conséquences.

Cerner de près la pêche lointaine relève de la gageure car ses entreprises sont très différentes les unes des autres. Il y a néanmoins un certain nombre de problématiques communes à ces flottilles.

Premier point commun : l'échelle. Ces entreprises réalisent des investissements conséquents et produisent des volumes importants. Elles sont donc, en général, positionnées sur des marchés internationaux, où les négociations se font souvent en dollar (c'est le cas, par exemple du thon, de la légine ou du poisson pélagique congelé). Leur univers est celui du « fish bussiness «, celui d'une économie planétaire, très loin de la réalité du petit côtier qui vend son poisson en direct.

Ce constat en appelle un autre : ces entreprises de pêche sont soumises à des critères de compétitivité particulièrement exigeants car elles sont en concurrence, en pêche comme en affaires, avec les flottilles d'autres pays, possédant des standards différents. D'où une question sociale particulièrement sensible.

Il y a, d'un côté, la nécessité de rester attractif pour trouver une main d'oeuvre acceptant de partir loin et longtemps et, de l'autre, le souci de limiter les coûts de production pour rester concurrentiel. La question du pavillon, et du régime social qui en découle, est donc récurrente dans ce milieu. Le pavillon français, offrant des garanties sociales élevées, est souvent vécu par les armateurs hexagonaux comme particulièrement contraignant

L'IMPORTANCE DU POLITIQUE

 Ce contexte explique aussi que cette catégorie de navires est particulièrement attentive à la concurrence déloyale de la pêche illégale, favorisée par l'éloignement des zones de pêche.

L'environnement international dans lequel évolue la pêche lointaine rend également important l'intervention du politique dans l'activité des entreprises. Elles sont aujourd'hui fréquemment soumises à des orientations et à des accords qui peuvent changer du jour au lendemain. L'Union européenne joue désormais un rôle essentiel sur cet échiquier politique et juridique aux multiples arcanes. Cette complexité pose régulièrement problème aux armateurs qui veulent pérenniser et développer leurs activités...

L'ensemble de ces constats est à mettre en rapport avec certaines spécificités françaises. La pêche lointaine! hexagonale est, tout d'abord, assez hétéroclite. Les problématiques sont relativement différentes entre les palangriers ciblant la légine au Kerguelen, les senneurs capturant thon tropical aux Seychelles, les chalutiers de pêche fraîche du nord Irlande ou les congélateurs des Féroé.

« En dehors du thon et de la légine, chaque armement représente souvent un cas d'espèce, C'est, peut-être, une des raisons qui explique qu'ils connaissent quelques difficultés à faire valoir leurs intérêts. Les pouvoirs publics n'accompagnent pas vraiment ce secteur et il n'y a guère de réflexion commune sur des enjeux stratégiques et politiques un peu généraux. Ils essayent souvent de répondre à des questions pratiques, sans se projeter plus loin, pour soutenir une véritable ambition maritime. »

Une autre caractéristique des armements français vient forcer ce trait : même si elles sont parfois reliées à des grands groupes, les sociétés françaises s'apparentent généralement à des PME (Leur structure est même fréquemment d'origine familiale, ce qui pose au passage le problème de la transmission d'entreprise).

 Elles n'ont donc pas réellement les moyens d'élaborer des stratégies à grande échelle et de défendre leurs intérêts par un lobbying actif, comme le font la pêche espagnole ou la pêche nordique, nettement plus capitalistes (grands groupes structurés).

« Même au niveau français, la pêche lointaine n'est pas perçue comme un enjeu par les politiques.

Cette catégorie de navires souffre d'un manque de reconnaissance alors qu'elle constitue un pan non négligeable de l'économie maritime française. Elle représente notamment, en dehors des emplois et du chiffre d'affaires qu'elle génère, des droits d'exploitation qui appartiennent à la France peuvent disparaître si l'on n'y prend pas garde. » Sous la pression, notamment, des Espagnols qui continuent à miser de manière raisonnée et stratégique sur le secteur pêche.

 (1) Selon la direction des Pêches, chiffres 1995-2006. Le Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagment du territoire fait état, pour sa part, de 207 bateaux de plus de 24 mètres et de 52 plus de 40 mètres en France, artisans compris.

 (2) Selon la Sous- direction des systèmes d'information du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire.

 Source : Article de Jacques Le Meur dans le « Marin » N° 3174 du 9 Mai 2008.

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Lettre du 15 Mars 2008, rédigée par Monsieur Pinson Secretaire Génèral de l'A.C.P.F.  

            Chers collègues et amis,

    Dans mon dernier courrier, je vous faisais part de notre décision de retarder notre Assemblée Générale, 

pour cause de santé de notre Président Monsieur MORICE Rodolphe, nous lui témoignons notre soutien et amitié

Nous avons fixé avec le Président Monsieur MORICE Rodolphe pour la réunion et le repas de notre assemblée générale à la date du 29 MARS 2008.

                                                                                    À Concarneau, au Foyer du Marin.

                                                                                    Début de la réunion à 9 h 30

Ordre du jour :

Le mot du Président, de l’ACPF

      Élection de la moitié du conseil d’administration

      Le bilan financier de l’ACPF

      Les actions menées, les résultats obtenus, les nouveaux objectifs, le site Internet.

      Questions diverses. (Situation des C.P. au CEFCM  sujet en cause : le cours et financement du Brevet  OCQ Invitation à  M.POMES Alain le Directeur, et les élèves C.P.)

Fin de la réunion prévue à 12h / 12h 30, apéritif,

                            Après les débats, je souhaite que nous puissions tous se retrouver autour d’une table, 

c’est pourquoi je vous demanderai de bien vouloir me faire savoir au plus tard le 20 Mars;, afin de retenir les repas dans le restaurant. (Menu à la carte, règlement sur place.)

            Je joins à cette invitation un questionnaire dont je vous demande de le remplir et de me le retourner très vite

                                                                         (Les adhérents qui ont une adresse Email, me la communiquée)

Espérant rassembler de nombreux adhérents des différents métiers, pour que le débat soit très ouvert et constructif.

                                                             Bien amicalement à vous tous, et soyez présent à Concarneau ._

                                                            Le Secretaire National : M.PINSON Yves

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Lettre du 24 Décembre 2007 rédigée par M.PINSON Yves le Secrétaire National de l'A.C.P.F.

BONNES FÊTES DE FIN D'ANNÉE l' A.C.P.F VOUS PRÉSENTE SES MEILLEURS VOEUX POUR L'ANNÉE 2008

                                        Chers amis et collègues

L’année 2007, se termine dans un climat morose dans toute la filière Pêche, une réduction très importante des quotas, confronté à la hausse du prix du gas-oil, ou nous devons envisager l’avenir en prenant en compte d’autres façons de travailler en intégrant les contraintes que les armements  subissent.

Fin octobre, nous avons eu un problème avec le cours de Capitaine de Pêche au C.E.F.C.M. de Concarneau, la formation de Capitaine de Pêche est financée par la Région , le C.E.F.C.M a obtenu ce marché public pour une formation de Capitaine de Pêche, mais pas pour le Chef de Quart Commerce.

Je remercie M.Jean Paul GUYADER, Membre du Bureau de l’ACPF d’avoir réglé le problème avec le FAF Pêche Bretagne dans l’urgence.

Je rappel que nous avons obtenu en 2005, après de multiples transactions avec ENMM de Nantes l’IGM à Paris, et Monsieur le Ministre M.PERBEN, que le cours de Capitaine de Pêche aurait trois modules supplémentaires (170 heures) afin d’avoir une passerelle Commerce par le Chef de Quart illimité et le Capitaine 500 Ums par équivalence.

Le cours de 2006 / 2007, avec un faible effectif (7 candidats) a été dispensé à l’ENMM de Nantes sous conditions du Ministre M.PERBEN que la reconduite ne pourra ce faire qu’avec un effectif conséquent.(12 au minimum)

Malgré mes mises en garde, de ne pas s’inscrire à Nantes dans ce cursus Commerce et Pêche, serait une erreur et les difficultés seront là à Concarneau !.

Le CEFCM de Concarneau est un centre de formations Continues pour la pêche, son financement est assuré par la Région Bretagne pour la pêche, et non pour les Formations du Commerce.

Et le financement du F.A.F Pêche Bretagne est destiné pour les formations Continues non demandeurs d’emplois. (voir le site : www.fafpcm.com )

Sur ce sujet : les candidats pour le cours de Capitaines de Pêche, doivent démissionner de leur armement pour prétendre à une rémunération pendant la durée du stage, (9 mois) cette situation est anormale dans le cadre de la formation continue, c’est un sujet que nous devons débattre au cours de notre Assemblée Générale prochaine.

Un nouveau référentiel de Capitaine de Pêche / Chef de Quart est a l’étude en attente de signature. (Pour la rentrée 2008 / 2009)  

Une analyse du secteur maritime qui concerne les Capitaines de Pêche dans la reconversion Commerce.

Pêche: -Emploi: 20.000 marins à bord de 7800 navires (dont 5300 en métropole)

Certaines pêcheries supportent mal la hausse du gazole . Toutefois, nombre de flottilles côtières ou de pêches lointaines ( légines,thon tropical, chalutage industriel)

Offrent de beaux débouchés et des rémunérations attractives.

Les besoins de recrutement :  Un peu plus de 1.000 postes sont à pourvoir chaque année

Les compétence en mécanique sont très recherchées, (750 Kw, Officiers Mécaniciens - Electromécaniciens)

Les filières de formation : l'accès à la formation se fait par le CAP, puis le BEP, et le BAC Pro en Formation initiale.

Voie plus rapide pour les adultes; en formation continue, le certificat d'initiation nautique (CIN) peut être fait en alternance.

Les formations sont dispensées dans 12 Lycées publics d'enseignement maritime, dont l'effectif total est de 1.600 élèves.

En complément, certains centres de formation ( Les Sables d'Olonne, l'Île d'Yeu, le C.E.F.C.M. de Concarneau) préparent aux brevets de navigation adaptés à la pêche.

Marine de Commerce :  Les compagnies maritimes exploitent environ 415 navires de charge, pour la moitié sous pavillon français, aux quels s'ajoutent plus de 6.000 unités

de service ou de faible tonnage . Avec le développement de CMA CGM et de compagnies telles que Louis Dreyfus et Bourbon, la marine française connait une seconde jeunesse.

Emploi : 24.000 salariés en France, dont 13.000 navigants.

Les besoins de recrutement : Le transport maritime manque de 40.000 Officiers dans le monde, dont 4.000 en Europe.

En France, les compagnies évaluent leurs besoins à 800 Officiers dans les 2 ans.

C'est le double de la capacité de formation des écoles Françaises de la marine marchande.

Inutile de dire que le chômage est nul !

Les filières de formation : Pour les Officiers Français au Commerce, il existe quatre écoles de la marine marchande

au Havre, à Saint-Malo, à Nantes, et à Marseille

Elles totalisent un millier d'élèves.

Un projet vise à les réunir dans une "Académie Universitaire Maritime" sur deux sites seulement.

OFFSHORE :   Emploi : 27.000 salariés

Quelques grands noms: TOTAL, GDF, Technip, Schlumberger, CGG Veritas, Saipem, Acergy, Ponticelli, Doris.

La production d'hydrocarbures en mer est un secteur en plein essor.

D'aprés  ce constat, l'ACPF a réagit pour obtenir une véritable passerelle entre  la pêche et le Commerce, d'avoir le brevet de Capitaine polyvalent .

En haut lieu on comprend que le monde maritime est en perpétuelle évolution, les décisions seront elles trop tardives ?

pour assurer l'avenir de nos jeunes Officiers de la pêche ?  images/ACPFélèvesCPConcarneau.jpg

Article du journal "OUEST - FRANCE" de Jean Luc COCHENNEC

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Lettre du 2 Août 2007 rédigée par M.PINSON Yves le Secrétaire National de l'A.C.P.F.

Dans cette  lettre il sera question de deux sujets qui nous préoccupent sur l'avenir de nos futur Capitaines de Pêche.

1) Le manque d'effectif pour le cours de Capitaines de Pêche ( que 7 candidats reçus à l'examen de Juillet 2007 ! )

2) Le texte de loi sur la nationalité du Capitaine sur les navires de la Communauté Européenne.

 Déclin des formations de Capitaine de Pêche

 C’était une formation phare de l’enseignement maritime car la seule formation supérieure pour la pêche.

Traditionnellement, elle avait lieu dans les ENMM, devenues EMM depuis quelques années, et tous les pêcheurs qui y ont eu recours, s’en sont trouvés enchantés.

Le CEFCM a mis en place cette formation il y a quelques années.

Parallèlement, le brevet de « chef de quart passerelle » qui était décerné aux titulaires du Capitaine de pêche, avec quelques modules complémentaires, a été supprimé, pour des raisons que nous ne comprenons pas.

Le résultat ne s’est pas fait attendre :

Il reste très peu de candidats dans les deux écoles de Nantes et Concarneau (moins de dix cumulés) et cette formation très valorisante risque de disparaître si des mesures très rapides ne sont pas prises.

Depuis quelques années, une petite dizaine de capitaines de pêche (dont quelques étrangers), sont formés annuellement.

Ceci est grave.

Il s’agit d’une formation d’excellente qualité et qui a permit à beaucoup de pêcheurs des reclassements très valorisants dans l’offshore ou la marine marchande, sans oublier les carrières de la pêche industrielle, semi industrielle et thonière.

Beaucoup de patrons pêcheurs artisans ont également suivi ces formations et en ont été très satisfaits.

De plus, les marins pêcheurs sont très recherchés dans les activités très spécifiques de l’exploitation pétrolière, du fait de leur compétence de manœuvriers, de leur adaptabilité et leur réactivité devant des événements inattendus.

Il est urgent de redynamiser cette formation et de la revaloriser.

Nous ne formons plus de cadres et ceci est mortel à moyen terme.

Il est dit que dans les dix ans à venir, 50% des entreprises de pêche sont à reprendre.

Malheureusement, à la cadence actuelle, on est très loin de former les brevetés nécessaires pour ces reprises.

La Région Bretagne est dans l’obligation de repenser entièrement la formation continue maritime et de tirer les leçons de l’échec de la centralisation concarnoise.

Sans cela, par manque de brevetés, d’avenir et de lisibilité, il est certain que nos entreprises seront reprises par des sociétés étrangères à moins qu’elles ne soient tout simplement « déchirées », euphémisme pour dire détruites avec subventions européennes.

 Brevets de Techniciens Supérieurs (BTS)

 Par ailleurs, afin de terminer le cursus de formation initiale et d’entrer dans la formation supérieure, il est nécessaire de mettre en place des Brevets de Techniciens Supérieurs (BTS) qui seront également couplés avec des brevets de la marine marchande (Capitaine de Pêche et Capitaine 3000) existants déjà et reconnu par STCW (Standard of Training, Certification and Watchkeeping for seafarers).

A ce moment, la porte sera donc ouverte pour l’enseignement supérieur pour les meilleurs et le Capitaine Illimité (qui s’appelle « Capitaine » et est équivalent à l’ancien Capitaine au Long Cours) devient possible par la promotion sociale.

La même démarche doit être effectuée pour les BTS Mécanicien.

 Des formations tirées vers le haut

 Capitaine

La formation de « Capitaine » (pendant quelque temps, ce brevet s’est appelé « Capitaine illimité ») a été mise en place à Saint Malo il y a maintenant trois ans.

Elle s’adresse aux titulaires du Capitaine 3000 (ex Capitaine Côtier). C’est une formation en seize semaines qui apporte les modules indispensables à l’exploitation des navires de fortes capacités.

Avant que cette formation ne soit donnée à Saint Malo, elle avait lieu à Anvers, en Belgique. La formation à Anvers est donnée en anglais et s’adresse à tous les européens. Les scandinaves y sont particulièrement nombreux.

Le fait que les français y étaient de plus en plus présents a incité la Direction des Gens de Mer (DAMGM) à l’intégrer dans son enseignement supérieur.

Il est certain que cette possibilité est attrayante pour les jeunes français entrant dans les Lycée Professionnels Maritimes.

 Cursus

 En effet, entrant pour un BEP en fin de troisième, après obtention de ce diplôme reconnu par l’éducation nationale, ils peuvent suivre un bac pro donnant après des temps de navigation réglementaires, des brevets de commandement reconnus par l’Organisation Maritime Internationale (OMI), patron de pêche/capitaine 500.

Après obtention des bacs pros, possibilités de suivre un Brevet de Technicien Supérieur (BTS), donnant des brevets de commandement reconnus par l’OMI (Capitaine de pêche et Capitaine 3000) ou d’officier mécanicien.

Ce brevet de Capitaine 3000, qui après un temps de commandement devient un Capitaine 8000, ouvre la possibilité de suivre la formation de Capitaine « illimité », ex capitaine au long cours.

Nous avons là, un schéma idéal de promotion sociale qui est valorisant pour les jeunes entrant en formation maritime.

Ces possibilités existent aujourd’hui, bien que très mal connues, mais seulement en formation continue.

Il faut faire en sorte qu’elles soient possibles en formation initiale.

 Entrée à différents niveaux

 Il est évident que, si on peut entrer dans un Lycée Maritime en fin de troisième, par le biais du BEP, il doit être également possible d’intégrer la formation maritime à tous les niveaux : seconde, première, terminale ou première année de BTS.

Une troisième voie mériterait d’être explorée : la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE)

Formations continues et Validation des Acquis de l’Expérience (VAE)

 Les possibilités de la VAE doivent être exploitées de deux façons différentes dans le milieu de la pêche :

1)         La façon « classique » de validation et valorisation de l’expérience, en permettant la délivrance de brevets de plus hauts niveaux à des personnes en situation d’exercer les prérogatives liées à ces brevets. Éventuellement, sous conditions d’acquérir certains modules jugés indispensables.

 2)         Étant donné que tous les brevets de commandement et autres existent, sont enseignés et employés, et sont reconnus au niveau international, il est nécessaire par le biais de la VAE de leur donner des équivalences dans les diplômes nationaux.

Par exemple :

Un brevet de capacitaire aurait l’équivalence d’un BEP,

Un brevet de patron de pêche aurait l’équivalence d’un Bac,

Un brevet de capitaine de pêche aurait l’équivalence d’un BTS.

 Il est probable que quelques modules complémentaires de formation générale devraient être validés. Ces modules seraient préparés dans les centres de formation maritime.

Il est certain que ceci aurait un fort impact positif sur la perception des formations maritimes, ainsi que sur les possibilités de reclassements ultérieurs éventuels et au final sur le recrutement.

En effet, il est plus aisé de faire comprendre à un employeur potentiel quels sont le niveau et le genre d’études d’un BTS que de celui d’un Capitaine de Pêche ou Capitaine 3000. A fortiori, celui d’un capacitaire ou d’un lieutenant de pêche.

 Mesures à prendre

 Capitaines de pêche

Les mesures sont au nombre de trois afin de revaloriser les formations de Capitaine de Pêche :

1) Mise en place de formation initiale aux diplômes de Techniciens Supérieurs, BTS, couplés avec des Brevets de Capitaine de Pêche/Capitaine 3000 pour le pont et d’Officiers Mécaniciens, pour la machine.

2) Revalorisation de la formation continue par le Capitaine de pêche et Capitaine 3000.

3) Confier aux EMM ces formations qui doivent être assurées par un encadrement de formation supérieure et universitaire.

Ces trois mesures sont nécessaires et peut être suffisantes, pour regonfler les effectifs de demandeurs de ces formations diplômantes et très bien perçues.

Formations qualifiantes

La formation continue doit prendre en compte les besoins en formation qualifiante bien que non réglementaire, tels que citées et ne pas se limiter aux formations obligatoires.

 Formation continue au sein des LPM

Par ailleurs, il est certain que les formations continues gagneraient en clarté, lisibilité et performances en étant effectuées au sein des Lycées Professionnels Maritimes.

Ceci aurait l’avantage de mettre en contact régulier jeunes et adultes et de créer de l’émulation, tant pour la formation que pour le recrutement.

Autres formations

De plus, il y a un potentiel important et inexploité de formations qui pourraient et devraient être effectuées dans les LPM :

Permis côtiers et hauturiers, classes de mer, connaissance du milieu, découverte des métiers, formation à la voile, entretien et dépannage des moteurs inboard et hors bord, utilisation des GPS et des tables traçantes, formation à la sécurité des plaisanciers, SMDSM pour plaisanciers, etc…

Ceci aurait l’immense avantage de faire connaître ces écoles, de valoriser son personnel et de rentabiliser les investissements.

Éventuellement, du personnel de droit privé pourrait intervenir, sous conditions, à l’intérieur des locaux financés par la Région.

Des Formations Maritimes qui tardent à s’adapter

Les marins ont toujours su s’adapter et apprendre avec les « moyens du bord ». Les résultats l’attestent. Si on avait pris la peine de leur apporter les formations qualifiantes souhaitées, il est évident que la situation aurait été très différente. Il n’est tout de même pas trop tard. Il y aura toujours une place pour une production de qualité, ce que nous savons faire.

Mais il ne faut pas laisser partir les navires, les hommes et les savoir faire. Après, ce sera irrécupérable. Aujourd’hui, nous pouvons encore valoriser nos connaissances. Il nous reste peut être quatre ou cinq ans. Ensuite ce sera fini.

Les pêches françaises seront mortes si rien n’est fait maintenant.

Le renouveau commence par la gestion de la ressource, la reprise des entreprise et la création de nouvelles.

Tout ceci sera possible grâce à la formation des hommes des entreprises maritimes qui ont le droit d’avoir accès aux mêmes niveaux que les formations classiques de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Agricole.

Ceci n’est pas une revendication mais seulement l’application du concept de l’Égalité contenu dans la devise de la République Française.

Présentation du projet de loi sur la nationalité du Capitaine.

 Monsieur Dominique Bussereau,le Secrétaire d’État chargé des transports, à présenté un projet de loi relatif à la nationalité des équipages le 25 juillet 2007.

Celui-ci ouvre aux ressortissants de la Communauté Européenne de l’espace économique européen et de la Suisse, la fonction de Capitaine et d’Officier chargé de sa suppléance à bord des navires battant pavillon français.

Il s’agit de mettre la législation française en conformité avec le droit communautaire, notamment avec un de ses principes fondamentaux qui est la libre circulation des travailleurs.

Le projet de loi précise que l’accès a ces fonctions est subordonné à la possession de qualifications professionnelles et d’un niveau de connaissance et de la langue française suffisant.

Il doit a présent passer par l’Assemblée nationale et le Sénat.

Suite à cette nouvelle parue dans le « Marin » du 27 juillet 2007.

 Sur ce dossier, l'A.C.P.F avait pris une position ferme face à ce problème, lors de son A.G du 29 Novembre 2003 à LORIENT.

                     ( Article du journal " OUEST-FRANCE" du 1°Décembre 2003.)

 Une explication juridique s’impose. Le capitaine et le pavillon

 L’État du pavillon peut-il encore réserver l’exercice de la fonction de capitaine à ses nationaux ? C’est à cette question que s’est efforcée de répondre la Cour de Justice des Communautés européennes (CJCE, située à Luxembourg) à travers deux arrêts du 30 septembre 2003. Ils constituent une jurisprudence majeure que les législations nationales devront prendre en compte sauf à ce que les États membres aménagent la « loi européenne ».

 Une solution libérale

Les deux affaires présentent des similitudes. Dans la première, un collège d’officiers de la marine marchande espagnole estime que la loi espagnole est trop libérale alors même qu’elle réserve aux nationaux espagnols les postes qui impliquent des fonctions publiques (capitaine, pilote, second). Dans la seconde affaire, trois marins néerlandais travaillant à la petite pêche hauturière souhaitent pouvoir commander des navires battant pavillon allemand.

La loi allemande prévoyant que le capitaine, compte tenu de ses fonctions, devait être un ressortissant allemand, ce droit leur est refusée par l’administration maritime allemande. Ils intentent alors un recours devant un tribunal allemand qui, dans le doute, saisit la CJCE pour qu’elle tranche la question.

En droit communautaire, l’article 39 du traité de Rome instituant la Communauté européenne est très clair : la libre circulation des travailleurs est assurée à l’intérieur de la Communauté. Elle implique l’abolition de toute discrimination, fondée sur la nationalité, entre les travailleurs des États membres, en ce qui concerne l’emploi, la rémunération et les autres conditions de travail. Toutefois, ces dispositions ne sont pas applicables aux emplois dans l’administration publique.

En outre, en droit international, il ressort de l’analyse de la convention sur le droit de la mer de Montego Bay que le capitaine d’un navire n’est soumis à aucune condition de nationalité, et en particulier, n’est en rien subordonné à la possession de la nationalité de l’État du pavillon. Mais il est vrai que, traditionnellement, un grand nombre d’États du pavillon qui ne se considèrent pas comme des États de libre immatriculation, imposent que le capitaine, voire le second et tout ou partie de l’équipage soient des ressortissants nationaux.

Au cours de la discussion sur les deux affaires portées devant la CJCE, le débat a essentiellement porté sur la notion de « fonctions relevant de l’administration publique », car c’est la seule dérogation possible au principe de libre circulation des travailleurs (art. 39 § 4 CE). Pour les gouvernements français, danois, espagnol et allemand et, également, faut-il le noter, pour la Commission européenne, les emplois de capitaine et de second peuvent être réservés à des ressortissants de l’État du pavillon car ils sont susceptibles d’exercer des fonctions relevant de l’administration publique et relatives au maintien de la sécurité, à l’exercice de pouvoirs de police, à la certification publique ou encore à l’établissement d’actes d’état civil (naissance, mariage, décès, testament, etc.). En effet, au large ou au cours de longs trajets, le capitaine devient la seule personne à bord qui peut effectivement représenter la puissance publique. Malgré l’absence de tout lien avec l’administration, la notion d’emploi dans l'administration pourrait alors, selon une analyse fonctionnelle, s’appliquer aux capitaines, car cette notion s’entend, aux termes d’une jurisprudence constante de la CJCE, d’emplois qui comportent une    « participation directe ou indirecte à l’exercice de la puissance publique et aux fonctions qui ont pour objet la sauvegarde des intérêts généraux de l’État ». À l’opposé, le gouvernement norvégien considère que l’exception « d’administration publique » est d’interprétation strict et que l’argument du long cours et de l’éloignement n’a plus lieu d’être en raison des progrès techniques accomplis et de l’évolution du transport maritime. Au surplus, plus de la moitié de la flotte mondiale sont aujourd’hui immatriculée sous des pavillons de libre immatriculation sans que la nationalité étrangère des capitaines et des équipages ne pose de problème.

L’analyse comparative des statuts de capitaine de navire et de commandant d’aéronef permet d’observer que généralement, en droit aérien, le commandant n’est pas investi de prérogatives similaires à celles d’un capitaine de navire et ne dispose que de pouvoirs comparables à ceux de tout citoyen face à une menace. Faut-il en conclure qu’un sort particulier doit être réservé au capitaine de navire quant à sa nationalité ?

La CJCE, au terme de son raisonnement, conçoit que les pouvoirs des capitaines, voire des seconds (tels que le maintien de la sécurité, l’exercice de pouvoirs de police - enquête, coercition, sanction -, les actes d’état civil, etc.), constituent des prérogatives de puissance publique aux fins de la sauvegarde des intérêts généraux de l’État du pavillon.

Ces prérogatives permettraient de ne justifier leur attribution qu’à des ressortissants de l’État du pavillon, mais encore faut-il qu’elles soient « effectivement exercées de façon habituelle » par leurs titulaires et « ne représentent pas une part très réduite de leurs activités ».

Or, compte tenu de la pratique observée dans les deux affaires, la Cour estime que les emplois de capitaines et second de la marine marchande espagnole ou de capitaine de navires allemands armés à la petite pêche hauturière, constituent des emplois dans lesquels l’exercice de la fonction de représentation de l’État du pavillon est occasionnel ou occupe une place insignifiante. Les pavillons européens n’ont, par conséquent, plus le droit de réserver des postes, y compris les plus élevés à bord, à leurs ressortissants. Tout ressortissant de l’Espace économique européen pour ce qui concerne les emplois dans la marine marchande, de l’Union européenne pour ce qui concerne les emplois à la pêche, peut au nom de la libre circulation des travailleurs à l’intérieur de l’Europe exercer des fonctions de capitaine ou de second sur un navire d’un État membre sans qu’une prérogative de pavillon puisse être invoquée pour l’en empêcher.

Précisons que le droit norvégien n’impose aucune condition de nationalité liée au pavillon ; y compris pour le capitaine.

 Quid du capitaine français ?

Fidèles à la position française et à la lettre de l’article 3 du Code du travail maritime les tribunaux français restent, pour l’heure, très favorables à la présence d’un capitaine et d’un second français sur les navires français, au risque d’être en contradiction avec ce vent européen soufflant de Luxembourg. L’administration des affaires maritimes applique sans dérogation le Code du travail maritime notamment aux navires de pêche français gérés par des armements à capitaux espagnols. Les recours judiciaires de ces derniers échouent régulièrement, mais ils devraient désormais pouvoir invoquer avantageusement les arrêts du 30 septembre 2003.

Cette décision de la CJCE emprunte le détour de l’exception « d’administration publique ». Elle apparaît en ce sens particulièrement légère. L’application du principe même de libre circulation des travailleurs aurait permis d’aboutir à une solution plus nette ; solution qui, en l’état, est faussement éclairante en ce qu’elle laisse persister un doute, notamment en droit français. Elle ne précise pas dans quelle mesure les prérogatives de puissance publique des capitaines sont « effectivement exercées de façon habituelle » et représentent une part de leurs activités qui ne soit pas « très réduite ». Autrement dit, il n’est pas possible de déterminer objectivement à partir de quel niveau d’activité, les fonctions « d’administration publique » ne sont plus « très réduites ». Une casuistique bien française laisse entendre que ce niveau serait borné soit par la distance de navigation à la côte (au-delà des eaux territoriales par exemple), soit par la durée de la navigation (au-delà de vingt-quatre heures afin de détacher le cas du capitaine de navire de celui du commandant d’aéronef).

Appliquée à la lettre, qu’à quelques navires français d’avoir à bord des capitaines français, notamment les navires affrétés par l’État à des activités d’intérêt général

Néanmoins, l’interprétation des auteurs du projet de création du registre international français (RIF) est plus optimiste, considérant que le capitaine et son substitué sont « investis de prérogatives de puissance publique : le code civil et le code disciplinaire et pénal de la marine marchande leur confèrent tantôt l’exercice de fonctions d’officier d’état civil tantôt de véritables pouvoirs de police qui les font directement participer au service public de la justice. Le capitaine est ainsi celui qui, en haute mer, représente la norme juridique et, en tous lieux, est garant de la sécurité du navire, de l’équipage et de l’environnement »

. Les fonctions de sécurité, de sûreté et disciplinaires constitueraient la justification du monopole de nationalité. Si cette disposition paraît opportune, il y a de grandes chances qu’elle subisse un jour le même sort que les lois espagnoles et allemandes précitées, si toutefois la CJCE venait à en connaître. En effet, les fonctions disciplinaires, pénales et d’officier de l’état civil sont exercées de manière exceptionnelle ou d’urgence. En toute logique, le législateur devrait modifier l’article 3 du Code du travail maritime. On comprend sa réticence, d’autant que les mesures de sûreté prises pour prévenir les actes de terrorisme pourraient permettre de .légitimer la position française. Il faudra alors, dans le cadre des plans de sûreté du code ISPS, donner aux capitaines et seconds des prérogatives de puissance publique, qu’ils seront conduits à exercer fréquemment.

Nota :« À bord des navires battant pavillon français, le capitaine et l’officier chargé de sa suppléance doivent être français ». Remarquons que cette obligation n’existe pas pour les navires armés à la plaisance sans équipage rémunéré dans quelque catégorie qu’ils naviguent.

Par exemple les remorqueurs de haute mer affrétés par l’État et mis à la disposition du Préfet maritime.

Rapport présenté le 3 décembre 2003 au Sénat par Henri de Richemont. L’article 2 de la proposition de loi relative à la création du RIF, présentée par Henri de Richemont, Josselin de Rohan, Jacques Oudin, Patrice Gélard et Lucien Lanier, sénateurs (annexe au procès-verbal de la séance du Sénat du 30 octobre 2003) est très explicite : « À bord des navires immatriculés au registre international français, le capitaine et l'officier chargé de sa suppléance doivent être Français. » Cette proposition de loi devrait être débattue au Parlement

Conclusion

Finalement, puisque n’importe quel officier de marine marchande peut être capitaine de n’importe quel navire battant pavillon d’un État membre de l’Union européenne, ne doit on pas considérer que les pavillons européens sont devenus des pavillons de libre immatriculation ?

Si cette jurisprudence vise à l’harmonisation des conditions d’accès aux fonctions de capitaine, cela ne règle en rien les problèmes annexes qui demeurent : langue, formations différentes, reconnaissance mutuelle des diplômes, réglementations nationales, salaires, etc. L’élargissement communautaire à venir risque de compliquer encore davantage la chose…

Politique maritime. Antoine Le Monnier de Gouville . Juriste, doctorant à l’Université de Lille 2

La Revue Maritime N° 467

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Lettre du 27 Décembre 2006, rédigée par M.PINSON Yves le Secrétaire National de l'A.C.P.F.

Discours d'accueil prononcé le 5 décembre 2006 par Jean-Claude DENAYER

directeur des études de l’EMM de NANTES  à l’occasion du baptême de la promotion de Capitaine de pêche et de la salle JEAN-PAUL GEORGE

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 Madame, Messieurs,

 Monsieur FLAUX, directeur de l'école,  regrette de ne pouvoir être parmi nous aujourd'hui. Etant à PARIS aux assises de l'économie maritime et littorale il m'a chargé, en tant que directeur des études de cet établissement, de vous transmettre son témoignage de profonde estime et ses vœux de bienvenue.

 Merci donc à vous Madame GEORGE et à votre fils de bien vouloir parrainer cet hommage à Jean-Paul ;

Merci à l'association des capitaines de pêche français représentée ici par son président Monsieur MORICE, Monsieur LE FALHER, vice-président, Monsieur PINSON, secrétaire et trésorier, les membres du bureau et quelques adhérents ;

Merci à mes collègues enseignants d’être également présents : Monsieur DENIS, professeur principal de la section capitaine de pêche et Monsieur FELIX, formateur sur le simulateur installé dans cette salle.

Monsieur TOURRET, président de l'Institut maritime de prévention,  également invité à cette cérémonie, n’a pu se libérer et nous a fait parvenir le message suivant dont je vous livre les principaux extraits :

 « Merci de m'avoir invité à cette manifestation. Je connaissais Jean-Paul GEORGE depuis de longues années. Il avait été expert du BEAmer  en ce qui concerne les questions de train de pêche, et c'est sur la demande du BEAmer  qu'il avait réalisé une première étude en liaison avec l'IMP sur l'analyse des comportements post-croche. C'est cette étude qui avait servi ensuite de base à son ouvrage de référence sur la prévention des croches et de leurs effets. C'était sa dernière oeuvre  et il y avait mis tout son savoir.
Pour ma part, retenu à Paris par les nécessités de l'animation d'un débat sur la sécurité maritime dans le cadre des 2e Assises de l'économie maritime, je  ne pourrai être des vôtres et croyez bien que je le regrette. Je compte sur vous pour témoigner à son épouse, Annie GEORGE toute ma sympathie, et à tous ceux qui dans votre École  donnent et reçoivent une formation halieutique de l'estime humaine et intellectuelle, que ce grand professionnel a laissé à tous ceux qui l'ont approché. »

L'idée de rendre un hommage à l'action de Jean-Paul GEORGE en matière de transmission des savoirs a pris naissance immédiatement après la disparition de celui-ci, lors d'échanges entre le bureau de l'association des capitaines de pêche français et Monsieur DENIS. Dès sa première présentation, l'idée a été adoptée par le comité de direction de l'école qui a décidé d'un commun accord, avec l'aval de Madame GEORGE et des élèves, de donner le nom de Jean-Paul GEORGE à la fois à la promotion d'élèves capitaines de pêche 2006 – 2007 et à cette salle qui abrite un équipement pédagogique les plus récents le simulateur pêche – APRA – ECDIS utilisé pour la formation des capitaines de pêche et des officiers de la marine marchande de la filière professionnelle.

Le hasard fait qu’avant d’exercer mes fonctions actuelles, j’ai  été le premier enseignant spécifiquement recruté dans l'enseignement maritime pour assurer la formation des élèves capitaines de pêche, ce qui m’a conduit à  participer à la fondation de votre association et devenir premier membre d'honneur de celle-ci. La formation des capitaines de pêche aura donc constitué le fonds de ma carrière d’enseignant et je rappelle que depuis 1970, 720 élèves sont passés par l’école de la marine marchande de Nantes pour y être formés gratuitement par l’Etat, 90% d’entre eux obtenant le brevet convoité.

 De l’avis unanime des enseignants qui les forment, ces hommes (et femmes) constituent une population scolaire passionnante par leur volonté, leur courage au travail et leur motivation profonde. Par les sacrifices personnels qu’ils consentent souvent pour progresser ils méritent respect et considération et participer à leur réussite est extrêmement gratifiant. Beaucoup d’entre eux deviennent de grands capitaines de la profession et certains en constituent des figures emblématiques. Jean-Paul GEORGE était l’un de ceux-là. Je sais que vous allez retracer sa carrière Monsieur le président, aussi me limiterai-je à rappeler que Jean-Paul a toujours été pour nous un partenaire expert, d’une remarquable disponibilité et d’une totale générosité dès lors que nous le sollicitions pour bénéficier de ses connaissances et compétences. Les liens que nous avions noués au fil des ans étaient empreints d’une réelle et profonde estime et nos rencontres étaient toujours d’agréables moments.

Au moment de vous donner la parole Monsieur le président je conclurai en citant un très ancien texte égyptien selon lequel « L’homme vit, dont le nom est prononcé. ». Nul doute que notre témoignage d’aujourd’hui contribue à faire vivre le capitaine de pêche Jean-Paul GEORGE pendant de très longues années.

 Madame, Messieurs je vous remercie.

               Texte lu par : Le Capitaine Rodolphe MORICE

              Président de l’Association des Capitaines de Pêche Français

   École Nationale de la Marine Marchande de Nantes le 5 décembre 2006

 Promotion ‘’ Jean Paul GEORGE ‘’

 

       Jean Paul GEORGE à bord de la THALASSA

Mesdames, messieurs,

 C’est un très grand honneur pour moi de prendre la parole au cours de cette cérémonie qui est une première au sein de l’Association des Capitaines de Pêche Français.

 Je tiens à remercier Madame George et son fils, qui nous font l’honneur d’être présents parmi nous, Monsieur le Directeur de l’école Nationale de la Marine Marchande de Nantes et messieurs les professeurs sans qui cette cérémonie n’aurait pu avoir lieu. Je remercie également les Capitaines de Pêches et leurs épouses pour leurs présences et bien entendu les élèves qui ont accepté d’associer le nom de Jean Paul George à leur promotion.

 Jean Paul GEORGE débute sa carrière en 1957 comme mousse à l’âge de 15 ans sur le chalutier le ‘’ Buffle ’’, il devient Patron de Pêche à 24 ans et commande le ‘’ Monique André ‘’ un chalutier de 40 mètres des Pêcheries de Cornouaille à Lorient.

Il découvre l’univers de la recherche océanographique en 1969 à l’occasion d’un commandement sur le ‘’ Louis Caubrière ‘’ pêche arrière très moderne à l’époque. Sur ce navire il effectue une campagne d’évaluation des stocks de poissons dans le Golfe de Californie. Ce premier contact avec le monde scientifique ne lui fait pas renoncer à la pêche. En juin 1971, Jean Paul obtient son brevet de Capitaine de Pêche à Saint-Malo et il entre à la FAO  (Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture) pour introduire en Tunisie le chalutage à grande ouverture et le chalut à crevette.

C’est le début d’une série de missions d’expertises qui le mène au Maroc, en Algérie, en Égypte, à Cuba, au Sri Lanka, au Sénégal. Par la suite pour l’IFREMER, il travaillera aux Antilles, à la Réunion, au Brésil, en Indonésie ou encore en Érythrée.

 Il devient au fil du temps un spécialiste des pays en voie de développement. Palangres, filets, casiers, chaluts ou nasses, il n’est pas un engin qu’il n’ait pas expérimenté, amélioré ou transféré d’un pays à l’autre.

 De ces années de travail, il retire un constat et une leçon, je cite : ‘’Je suis entré tiers mondialiste à la FAO et j’en suis sorti réaliste ‘’ - ‘’ L’Europe peut recevoir de ces pays autant qu’elle peut leur apporter ‘’.

Jean Paul avait le sens de la formule et de l’échange.

 En 1985, grâce à ses compétences et à son sérieux, Jean Paul est embauché par un de ses supérieurs de la FAO qui prend la direction du département de technologie des Pêches à l’IFREMER. Il n’eut pas à le regretter.

Ses camarades de travail diront de lui qu’il était rigoureux, honnête, un compagnon précieux sur le plan professionnel, un homme épatant sur le plan personnel. C’était le savoir et l’expérience, pêcheur et scientifique, il faisait référence.      

Il avait acquis une stature internationale au sein de la FAO, son recrutement à l’IFREMER a été une chance pour l’institut car sa contribution allait au-delà du petit monde des scientifiques français.

 On lui doit notamment avec le concours d’un camarade de travail la mise au point du filet maillant dérivant à thons. Jean Paul avait importé cette technique de pays en voie de développement.

Un succès immédiat suivi par celui du chalut pélagique à thons, une première mondiale. Jean Paul publiera un mémoire sur le sujet.

 Il est parti à la retraite l’année ou le filet maillant dérivant à thons est interdit. Il dira que c’était une belle idée, mais que les politiques n’ont pas été à la hauteur.

Jean Paul avait son franc parler et regardait d’un œil critique l’évolution du monde de la pêche. Il n’a jamais oublié que la science devait rester au service de ceux qui vivent de la mer.

 C’était avant tout un homme de cœur qui a su tisser des passerelles entre le monde de la Pêche et les Scientifiques. C’est aujourd’hui ce que préconise le gouvernement et qu’il avait fait avant l’heure.

 Jean Paul a écrit un ouvrage de référence sur les croches et les arts traînants (document à montrer dans toutes les Écoles de Pêche). Il a aussi rédigé de nombreux documents sur la pêche à la palangre, au chalut, à la senne. Il est également l’auteur d’un remarquable ‘’ Dictionnaire des engins de Pêche ‘’ aux éditions Ifremer/Ouest-France.

Appelé comme expert nautique dans le dossier du naufrage du Bugaled Breizh, en collaboration avec un collègue membre de l’association, ils remarquent, en visionnant le film tourné in situ sur le matériel de pêche du chalutier, qu’un panneau de chalut était passé par-dessus l’autre. Il y avait  un demi-tour dans le train de pêche. Avant eux, personne ne l’avait remarqué. Cette analyse a orienté l’enquête vers l’implication éventuelle d’un sous-marin dans le naufrage du chalutier bigouden.                                                                                                                                                                                                                                                                  Jean Paul adhère dès sa création à l’Association des Capitaines de Pêche Français (déjà 23 ans). Il y prend rapidement des responsabilités et c’est tout naturellement qu’il en devient le vice président.

Jean Paul participe à toutes les réunions, ses avis et propositions sont toujours écoutés avec attention. Il contribue activement à faire connaître l’A.C.P.F. dans les écoles auprès des candidats au brevet de Capitaine de Pêche.

 La carrière de Jean Paul George est un exemple et permet de constater qu’une formation de Capitaine de Pêche vous amène parfois à évoluer et à travailler dans des domaines que l’on n’imagine pas lorsqu’on débute dans la profession.

 En 2002, Jean Paul prend sa retraite d’ingénieur technologiste des pêches à l’IFREMER et reçoit le Mérite Maritime pour l’ensemble de sa carrière.

 On ne peut faire l’éloge de Jean Paul sans y associer son épouse sans qui tout cela n’aurait pas été possible.

 Notre ami est décédé à l’âge de 64 ans le 7 septembre 2006 des suites d’une longue maladie contre laquelle il s’est battu lucidement et courageusement. Depuis, il nous manque.

  

 L’Association des Capitaines de Pêche, fière de l’honneur qui lui est fait aujourd’hui en associant le nom de son vice président à la promotion des Capitaines de Pêche 2006 / 2007, félicite les candidats d’avoir fait le bon choix.

Vous avez bien choisi votre école en venant suivre votre formation à l’École Nationale de la Marine Marchande de Nantes qui par la qualité de son enseignement vous permettra d’être bien préparé pour vous présenter à l’examen. Nous sommes nombreux ici pour l’attester. Bon choix aussi par l’opportunité que vous avez de préparer un brevet du commerce.

Une carrière est longue, commander un navire à la pêche sera de plus en plus difficile : Raréfaction des espèces de poissons, TAC, Quotas, prix du gas-oil, diminution de la flotte des navires de pêche, main d’œuvre étrangères etc…. C’est pourquoi il est bon d’avoir  plusieurs cordes à son arc et une reconversion ou un changement d’orientation dans sa carrière n’a rien de déshonorant.  

Rappelez-vous ce dicton marin : « Trop fort n’a jamais manqué et assez fort a déjà cédé ».

 Jean Paul avec les membres du bureau de l’Association des Capitaines de Pêche a œuvré pour informer les futurs Capitaines de Pêche de l’importance de suivre une formation à l’Hydro de NANTES. Le message ne passe pas encore parfaitement. Nous comptons sur vous, futurs Capitaines, pour diffuser l’intérêt de venir à NANTES.

Voilà, j’en ai fini, mais encore, si vous le permettez un petit conseil.

 Aux cours de mes nombreuses années de commandement, j’ai remarqué qu’en règle générale les Capitaines de Pêche ne parlaient pas bien anglais. Travaillez cette matière, elle vous sera utile.

De nos jours un Capitaine qui ne parle pas cette langue rencontre des difficultés.

Jean Paul, qui parlait couramment anglais, aurait aimé cette conclusion car c’était sa ligne de conduite :

 « La mer est un  espace de rigueur et de liberté, celui qui n’a pas de rigueur y perd sa liberté ».

 L’Association des Capitaines de Pêche Français, que j’ai l’honneur de présider, souhaite à la promotion ‘’Jean Paul GEORGE’’ de brillants succès aux examens.

 Mesdames, Messieurs, Je vous remercie de votre attention.

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Lettre du 24 Septembre 2006, rédigée par M. Pinson Yves le Secrétaire National de l'A.C.P.F.

               Jean-Paul  George , le Vice – Président de l’A.C.P.F. est décédé le  jeudi 7 septembre 2006. 

Il avait 64 ans.

 "tu vas énormément nous manquer !"

Les Membres et le Bureau de l'A.C.P.F.

Pour tous les membres de l’Association des Capitaines de Pêche il était un ami très cher à nous tous, il forçait l’admiration dans tous les combats pour les jeunes Capitaines de Pêche. Il restera dans notre mémoire, après avoir passé plus de 23 ans au Bureau de l’A.C.P.F. un exemple pour nous tous de continuer les objectifs fixés avec la même détermination, de croire en l’avenir de la pêche.

Je cite ici l’article de Philippe Urvois , Journaliste du journal « Le Marin » que je remercie de son amitié.

Jean Paul George, : un scientifique au service des pêcheurs ; technologiste des pêches à l’Ifremer,

La recherche, la vulgarisation, la transmission des connaissances :  on fait ce métier par passion et cela a été mon cas jusqu’au bout. »  Jean-Paul George résumait ainsi 20 années passées à la station Ifremer de Lorient, en  qualité d’ingénieur technologiste des pêches. C’était en juin 2002. Il  venait de prendre sa retraite et de recevoir le Mérite Maritime, pour  l’ensemble de sa carrière.

Jean-Paul est décédé à Lorient, des suites  d’une longue maladie contre laquelle il s’est battu lucidement et  courageusement. La science n’a, cette fois, pas fait de miracle. Jean- Paul est parti après un parcours exceptionnel.

Mousse à 15 ans, patron à 24 ans, il est toujours resté solidaire du  monde de la pêche.  « Au fond, on est pêcheur et on le reste, disait- il, évoquant au passage des racines groisillonnes. Je me définis plus  comme un ancien marin que comme un scientifique. »

L’univers de la science, il l’avait découvert en 1969, à l’occasion d’un  embarquement sur le Louis Caubrière. Un pêche arrière effectuant une  campagne d’évaluation des stocks dans le Golfe de Californie. Ce  premier contact ne lui fit pourtant pas renoncer à la pêche. En juin  1971, il obtint même son diplôme de capitaine de pêche, à Saint-Malo (1), avant  d’entrer à la FAO (agence spécialisée des Nations Unies) pour  introduire, en Tunisie, le chalutage à grande ouverture et le chalut à  crevette.

Ce fut le début d’une série de missions d’expertise qui le menèrent  au Maroc, en Algérie, en Égypte, à Cuba, au Sri Lanka ou au Sénégal.  De ces 14 années de travail au service des autres, il retirait un  constat  et une leçon : « Je suis entré tiers-mondiste à la FAO et  j’en suis sorti réaliste » ; « L’Europe peut recevoir de ces pays  autant qu’elle peut leur apporter. »  Jean-Paul avait le sens de la  formule et de l’échange.

Sa carrière rebondit en septembre 1985. Au salon de la pêche de  Nantes, il rencontra un ancien collègue de la FAO, Claude Nedelec  qui l’embaucha dans son nouveau département de technologie des pêches  à l’Ifremer. Il n’eut pas à le regretter. « Jean-Paul était  rigoureux, honnête. Un compagnon précieux sur le plan professionnel,  un homme épatant sur le plan personnel». « C’était le savoir et  l’expérience, se souvient un autre de ses collègues, Pierre-Yves  Dremières. Pêcheur et scientifique, il faisait référence. »

C’est sans doute pour cela qu’on lui confia aussi l’expertise du  train de pêche du Bugaled Breizh, alors qu’il était déjà en retraite.  Jean-Paul était une « pointure ».

Loïc Antoine, directeur adjoint du centre Ifremer de Brest le  confirme. « Il avait déjà acquis une stature internationale avant  d’entrer à l’Ifremer. Son recrutement à été une chance pour  l’Institut car sa contribution va au delà du petit monde des  scientifiques français. »

On lui doit notamment, avec Pierre-Yves Dremières, la mise au point  du filet maillant dérivant à thon. Jean-Paul avait transféré cette  technique de pays en voie de développement. Un succès immédiat suivi  par celui du pélagique à thon. Une première mondiale.

Ironie, il est parti en retraite l’année ou le filet était interdit.  « C’était pourtant une belle idée, mais les politiques n’ont pas été à  la hauteur », déplorait-il. Jean-Paul avait son franc-parler et  regardait d’un œil critique l’évolution du monde. Il regrettait que  sa spécialité ne soit pas assez reconnue, face aux biologistes. Deux  domaines, où il estimait que la France « restait politiquement à la  traîne des Anglo-saxons, alors qu’elle pouvait occuper le premier rang  ». Il souhaitait un rééquilibrage en faveur des pays du Sud, qui  prônent une gestion des pêches plus sociale. « Les raisonnements  brillants mais abstraits priment parfois sur le bon sens , regrettait- il. Casser du bateau et geler la construction ne sont pas des  solutions acceptables. »

Jean-Paul n’a jamais oublié que la science devait rester au service  de ceux qui vivent de la mer. C’était, avant tout, un homme de cœur  qui a su tisser des passerelles entre la pêche et la science. C’est ce que  préconise aujourd’hui le gouvernement et qu’il avait fait avant l’heure…  Jean-Paul, tu vas décidemment nous manquer.

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Lettre du 1° Juillet 2006, rédigée par M. Pinson Yves le Secrétaire National de l'A.C.P.F.

Lire le Compte rendu de l'A.G dans la rubrique " Assemblée Générale"

UN LIVRE SUR LE MONDE DE LA PÊCHE

LE MONDE DE LA PÊCHE

Belles marées et furies de temps

PAROLE

Mon ami,et adhérent de l'A.C.P.F. Monsieur MORNET Roland, Capitaine de Pêche à la retraite à la Rochelle.

                " Cette dix huitième publication de Paroles de Rochelais a une saveur particulière.

Pas seulement faite d'odeurs de poissons, d'iode ou de grand large mais, parce que pour la première fois nous

assemblons ici témoignages oraux et textes écrits"

                " Il y a les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer"

    Ces hommes vivant hors du temps, loin de tout, au rythme de la houle, du poisson et des chaluts déchirés quand leurs épouses sont confrontées,

seules, à l'angoisse et aux réalités quotidiennes.

                De ces vies singulières, ce livre ne pouvait être que singulier.

                                    La pêche, une page d'histoire pour la Rochelle.

                Pour Paroles de Rochelais des pages et des pages d'Histoires.

                Musée Maritime, France 1 - Bassin des Chalutiers - La Rochelle

                10 rue de Montréal 17 000 La Rochelle, Tél.: 05 46 67 99 61

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                FORMATION : COURS DE CAPITAINE DE PÊCHE à E.N.M.M. DE NANTES.

        L'E.N.M.M. de Nantes assurera, pendant l'année scolaire 2006 / 2007, la formation de Capitaine de Pêche,

complétée par la formation conduisant à la délivrance du diplôme d'Officier Chef de Quart Passerelle.

Les conditions d'entrée en formation sont les suivantes :

Être titulaire du Brevet de Lieutenant de Pêche.

Avoir effectue 48 mois de navigation à la pêche, dont 24 mois dans l'une des fonctions de Lieutenant, Second, Patron, ou Capitaine.

Date limite d'inscription : le 25 Septembre pour les candidats titulaires du C.G.O.

Le 7 Septembre 2006 pour les non titulaires.

                                                                    Renseignements : 02 40 71 01 80.

L'A.C.P.F. recommande vivement aux futurs candidats de s'inscrire à Nantes, afin d'avoir une véritable passerelle vers le Commerce.

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Lettre du 1° Mars 2006, rédigée par M. Pinson Yves le Secrétaire National de l'A.C.P.F.

INFO pour les adhérents de l'A.C.P.F.

L'Assemblée Générale de l'A.C.P.F. a été repoussée au mois de Juin 2006 pour des raisons exceptionnelles, la date et le lieu reste à définir.

Hommage de l'A.C.P.F. aux cinq marins disparus dans le naufrage du "Klein Familie" à Cherbourg, le 5 janvier 2006.

Les syndicats des marins, les Enseignants des Lycées Maritimes, les Élus de la pêche, tous pointent du doigt les responsabilités des pavillons de complaisance

Pour tous, il faut réagir rapidement en aidant et en renforçant les conditions de sécurité des marins.

L'ACPF, dans une lettre du 4 Avril 2005, avait fait part du souhait d'être associée aux réflexions relatives à la sécurité des pêcheurs.

Après le drame, nous avons reçu du Ministre de l'Agriculture et de la Pêche , Monsieur BUSSEREAU une lettre nous invitant aux travaux sur la sécurité des marins.

Je le cite:

    La participation de votre association aux travaux sur la sécurité des navires et des pêcheurs me parait tout a fait de nature à enrichir les réflexions engagées sur l'amélioration

de la sécurité du travail à bord, sur la réduction des risques de collision en mer et, de manière plus générale, sur les conditions d'exploitation du flotteur et des engins de pêche en lien avec la stabilité.

        Les travaux du plan d'avenir pour la pêche (PAP) que j'ai lancés en octobre dernier à Nantes, comportent un atelier relatif à l'attractivité du métier et à l'amélioration de la sécurité. Aussi je vous propose d'y participer. Le Directeur des pêches maritimes et de l'aquaculture vous fera part du calendrier des réunions.

        Je vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire National, à l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Monsieur Dominique BUSSEREAU

L'État des lieux des Capitaines de Pêche en poste dans les Lycées Professionnels Maritimes, incidences de la loi du 25 juillet 2005.

Sur le sujet, nous évoquons les inquiétudes de certains contractuels en poste dans les LPM qui auraient cumulé des contrats Équipement + Agriculture et qui

de ce fait n'entreraient pas dans le champ de la loi du 25 juillet 2005 et de la circulaire du 14 décembre 2005 visant à transformer automatiquement les

CDD en CDI après 6 ans de contrat,puisque la continuité du contrat évoqué dans la loi pourrait être opposée au motif qu'il y a eu plusieurs employeurs

Une réponse rassurante de Monsieur ILLONNET s'est engagé à faire expertiser cette question , en admettant qu'on peut plaider qu'il y a eu qu'un "basculement 

de gestion" entre le ministère de l'équipement et le ministère de l'Agriculture et donc que l'employeur est le même !

 

État des lieux de la réforme des formations à la pêche  (Info de la DAMGM)

La réforme des formations initiale et continue à la pêche, lancée en 2003 et qui sera achevée à la fin de l'année, a déjà conduit à la mise en œuvre de nombreuses mesures.

La filière pêche, complétée et articulée avec les cursus du commerce, est aujourd'hui ouverte à des publics diversifiés, dotée de passerelles vers les autres secteurs maritimes et enrichis d'un enseignement en voie de complète modularisation.

Il y a ainsi une seule filière de formation des mécaniciens, commune à la pêche, au commerce et à la plaisance professionnelle. La promotion sociale, traditionnelle à la pêche, est renforcée par l'attribution de prérogatives de navigation au commerce. Le brevet de capitaine de pêche, par exemple, qui permet d'obtenir le brevet de capitaine 500, rend possible, depuis septembre 2005, l'attribution du brevet de chef de quart passerelle du commerce moyennant une formation complémentaire et des conditions de navigation.

Deux baccalauréats professionnels, l'un de mécanicien et l'autre de conduite et de gestion d'entreprises maritimes, communs aux à la pêche et au commerce, ont été mis en place à la rentrée 2005 : ils ont pour effets d'élargir la base de recrutement des formations initiales, d'en élever le niveau et de renforcer l'attrait de la filière. Ces bacs pros servent de base à une réforme en profondeur des autres formations de la filière pêche qui sera menée tout au long de l'année 2006.

La définition complète des brevets de la filière pêche sera effective avec la publication imminente d'un décret (le « décret Pêche »).

La cohérence des formations, avec l'émergence des baccalauréats professionnels maritimes, nécessite que les référentiels des BEP maritimes soient revus. Ces formations permettront d'accéder aux brevets de capitaine sur les navires de jauge inférieure à 200, au certificat de capacité ou encore au brevet de mécanicien 750 kW. Les horaires devraient être réduits aux environs de 30 heures (au lieu des 35 actuelles) afin d'améliorer l'ara activité de ces filières. La définition d'un tronc commun de formation facilitera l'organisation et l'efficacité des moyens. Cette mesure a été approuvée par le comité spécialisé de la formation professionnelle maritime (CSFPM).

Les référentiels de formation continue, en grande partie alignés sur ceux du commerce et des baccalauréats professionnels, seront rendus modulaires pour pouvoir être pleinement compatibles avec la validation des acquis de l'expérience. Ils intégreront les modules de formations à la sécurité, issus des bacs pros.

A cet effet, le centre d'entraînement à la survie (CESAME) à Saint Malo mettra en place en place au début de l'année 2006 un groupe de travail, composé de professeurs des lycées, chargé de concevoir les séquences et les ressources pédagogiques des modules relatifs à la sécurité. Une première formation de formateurs est prévue du 9 au 13 octobre 2006 afin de rendre effective l'intégration de ce socle commun d'enseignement de la sécurité dans toutes les formations, initiales ou continues. Une seconde formation de formateurs est prévue en 2007.

Un centre de ressources pédagogiques maritime, indispensable à l'évolution des pratiques pédagogiques, fera l'objet en 2006 d'une étude d'opportunité, suivi de la mise en place d'une version initiale. L'objectif est de mettre à la disposition de tous les acteurs de la formation

 professionnelle maritime un outil de partage d'informations et d'outils : ressources pédagogiques, annales d'examen, descriptif des filières de formation, textes réglementaires, référentiels de formation, carte scolaire, données sur les établissements, données sur les élèves (publics, effectifs, accès à l'emploi), etc.

Un brevet de collaborateur de chef d'entreprise artisanale maritime (BCCEAM), s'adressant aux conjoints des artisans pêcheurs, est en cours de création. Ce nouveau dispositif sera réglementé au cours du premier semestre 2006. Le titre de formation sera créé par le décret Pêche en cours de signature, le référentiel de formation est en cours d'élaboration avec les différents partenaires et la formation en sera organisée par arrêté. Ce nouveau brevet fera l'objet d'un enregistrement au répertoire national des certifications professionnelles au niveau IV. La formation des conjoints de chef d'entreprise fait ainsi son entrée dans le champ de l'enseignement professionnelle maritime.

L'ensemble des quatre mesures présentées ci-dessus est intégré dans un projet de programme européen, EQUAL Défis Pêche, dont la direction des affaires maritimes est partenaire.

Le développement de l'apprentissage et de la formation en alternance, relancé avec le soutien des professionnels, permettra à ceux-ci de s'impliquer directement dans la formation et l'insertion des jeunes. Dans un contexte de difficultés récurrentes de financement de la formation professionnelle, ces voies nouvelles permettront à la profession d'utiliser à son propre usage des fonds jusqu'ici en grande partie reversés à d'autres secteurs. Le décret relatif aux «modalités d'application du contrat d'apprentissage aux entreprises d'armement maritime » a été validé par le Conseil d'État début janvier 2006 et suit le circuit des signatures ministérielles avant sa publication au journal officiel. Il sera rapidement suivi de plusieurs arrêtés d'application.

En amont la mise en place de classes préparatoires à l'apprentissage (CFA) permettra de faire connaître les métiers de la mer à des jeunes de 14 à 16 ans et de les attirer vers les professions maritimes, notamment de la pêche. La direction des affaires maritimes participe à la mise en place de CPA à l'École des formations maritimes du littoral vendéen depuis la rentrée scolaire de 2005, en collaboration avec le centre de formation des apprentis de la chambre des métiers de Vendée (ESFORA).

Dès l'entrée en application de la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle tout au long de la vie, le contrat de professionnalisation a été rendu applicable aux marins de la pêche et du commerce. Afin de donner tout son sens à cette évolution, les titres professionnels maritimes ont été dans leur grande majorité inscrits au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Les nouveaux titres et ceux qui n'ont pas encore été retenus, font l'objet d'une nouvelle présentation à la commission nationale des certifications professionnelles.

Les membres du groupe de travail chargé de la réforme des filières pêche et les partenaires sociaux en CSFPM comme en CNE soutiennent fermement la création d'un nouveau titre de commandement de 1er niveau, assorti d'une formation simplifiée (2 mois) et tournée vers la sécurité. Expérimenté à la Réunion , le certificat d'aptitude au commandement à la petite pêche (CAC PP, nom provisoire du « petit brevet pêche ») permettra, si l'expérimentation le confirme, la conduite de navires d'une longueur inférieure à 8 m , d'une puissance maximale de 160 kW, avec éventuellement un matelot embarqué, pour une navigation de moins de 24 heures en vue des côtes. Lors de la prochaine réunion du groupe de travail, qui sera réuni fin février, l'extension de l'expérience à la Méditerranée ou à d'autres régions sera envisagée.

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Lettre du 1°Novembre 2005, Rédigée par Pinson Yves le Secrétaire National de l'ACPF

INFO

LE 13 / 14 / 15 Janvier 2006 aura lieu à MINIAC MORVAN 15 Kms au Sud de Saint Malo une exposition sur les Terre Neuvas, plus de 400 documents suivi de projections de films des années  1930 et 1950 à 1955 films tournés par des professionnels. ( le samedi est la principale journée)

Adhérents ou  amis de l'ACPF venez participer à cette exposition sur la mémoire des Terre Neuvas, vous remerciant d'avance

 Le Secrétaire National de l'ACPF  Pinson Yves.

SAUVONS NOTRE GÉANT DES MERS LE « VICTOR PLEVEN »

 Mémo pour le retour du  "Victor Pleven"  à Saint Malo

Auteur  du Mémo : Alain Guellaff  écrivain et cinéaste.

 

Le 20 Juillet 2005, Ouest France évoquait dans ses pages la création à Saint Malo d'un Musée d'Histoire maritime, 6000 à 10 000m² où seraient présentés les navires et les hommes, les grandes découvertes (Jacques Cartier...), la guerre de course, le grand commerce (dont Terre Neuve), l'archéologie sous marine ( La Nattière ... ).

Ce serait le plus grand équipement du genre dans l'Ouest, conclut l'auteur de l'article.

L'intérêt d'un tel projet est indubitable, Saint Malo doit tant à la mer, à ses marins, à ses bateaux.

 Mais que reste t il de ces fameux bateaux?

Pour témoigner de son histoire maritime, Saint Malo dispose comme bateau d'une réplique, une belle et vivante réplique, le Renard, Voilà tout.

Les circonstances ont fait qu'il n'a pas été possible de conserver ne serait ce qu'un authentique témoin du passé, voilier de la guerre de course, trois-mâts du commerce, de Grande Pêche, classique...

À quoi bon épiloguer sur les pourquoi et comment de ces actes manqués, il faut le dire, un mal français, puisqu il reste un véritable acteur d'un métier dont Saint Malo n'a pas à rougir, l'héritier de cinq cents ans d'épopée de la Grande Pêche , un impressionnant et spectaculaire bateau, toujours à flot: le Victor Pleven.

Le Victor Pleven est un grand et beau bateau. 90m tout de même. Il tient son nom d'un homme qui fut mousse, embarqué pour les Bancs, puis capitaine à vingt-neuf ans, puis armateur malouin adroit et novateur. Victor Pleven mourra en laissant les premiers traits de crayon du futur bateau qui portera son nom.

A l'automne 1971, un chalutier  usine flambant neuf, unique en son genre, le plus grand jamais lancé au monde, rejoint son désormais port d'attache, Saint‑Malo est gravé dans l'acier de sa coque.

 Pendant plus de 20 ans, le Victor chalutera les Bancs, fera la fortune de son armement et de ses équipages qu'il ramènera, à chaque fois, sains et saufs.

 Début 1992, les eaux de Terre Neuve lui sont définitivement fermées, la morue a disparu.

Les deux années suivantes, il est réarmé pour un nouveau métier en Ouest Norvège, Ouest Écosse: le surimi.

En 1994, l 'armement doit faire des choix économiques.

Dès lors, le Victor Pleven vit une course contre la montre pour éviter la casse.

Après des péripéties dignes de son destin hors du commun, le Victor trouve un port d'accueil, Lorient, où, chaque été, 3000 personnes le visitent.

Mais aujourd'hui Lorient à d'autres choix à faire valoir et l'imposant Victor y est devenu bien encombrant (Le Télégramme du 20 Octobre 2005).

Pourquoi ne reviendrait il pas à Saint Malo?

 Quand l'été, à Lorient, le Victor recevait 3000 visiteurs, il en accueillait chaque jour autant à Saint Malo lors des visites organisées par ses équipages durant les périodes de relâche.

Le projet de Musée d'Histoire maritime malouine est un atout majeur pour l'avenir de Saint Malo, le Victor Pleven pourrait en être bien davantage que le porte drapeau.

Du temps de sa vie malouine, le Victor accueillait donc environ 3000 visiteurs par jour, c'est la preuve, s'il en est, de l'intérêt des estivants pour un tourisme « différent ».

 Mais au delà de ce témoignage du passé, le bateau a des avantages dont l'aura de sympathie qu'il dégage n'est pas des moindres.

Quelques propositions: Il y a, à Saint Malo, une École Nationale de la Marine Marchande.

Comme nous le précisait Monsieur Paul Bedel, ex - Directeur de cette école et aujourd'hui Inspecteur général de I’Enseignement maritime à Paris, les élèves malouins ne disposent pas de lieux appropriés à leurs travaux pratiques.

Si la question des manoeuvres de sauvetage a été résolue par l'installation d'une station quai de Trichet, rien n'existe concernant les travaux pratiques sur la machine.

Tous les bateaux de marine marchande ont des moteurs, les élèves ont besoin de pratique, or le moteur principal, les annexes et la salle des machines du Victor ont été entretenus toutes ces années et pourraient être de précieux outils pédagogiques. Il y a aussi l'usine, la timonerie et le pont pour l'apprentissage du matelotage.

Le Victor est grand, une cohabitation est possible avec des visiteurs qui ne pourraient qu'être intéressés de voir des élèves apprendre leur métier.

L'accueil des marins en escale est un mal récurrent à Saint‑Malo. Hormis un sympathique café, il n'y a aucun foyer pour leur offrir l'hospitalité.

Chaque année, le port enregistre 400 mouvements de bateaux de commerce et nul lieu pour accueillir les gens de mer.

Ce constat est une nouvelle fois dénoncée dans le journal Ouest France du 19 octobre 2005 par Monsieur Emmanuel Godillon, président de l'association Marine Amitié Partage.

Là encore, le Victor dispose d'espaces assez vastes pour abriter un foyer du marin, proposer un café, une adresse postale, un accès Internet, et pourquoi pas un lit si besoin est.

Quant aux problèmes de sécurité, c'est une question d'organisation simple à résoudre, l'accès au Victor est des plus faciles à contrôler.

Et quid d'héberger des associations comme Mémoire de Terre-neuvas qui ne sait où se réunir, où conserver les collections qu'elle présente lors d'expositions itinérantes.

Quid d'aménager une bibliothèque, une médiathèque consacrées à la Grande Pêche , il y a une publication, un nombre important de films sur le sujet.

 Quid d'une salle de projection dans la cale grande comme la nef d'une cathédrale, d'un lieu d'art vivant ou d'une salle de spectacle comme il n'en existe pas à Saint Malo.

Quid de sensibiliser les écoliers, collégiens, lycéens, les citoyens aux questions de la gestion des ressources halieutiques, de la pêche artisanale qui est un acteur vivace de l'économie malouine, de rencontrer des hommes du métier, de simplement comprendre ce qu'il a fallu pour qu'on ait du poisson dans notre assiette.

Le propos aura un autre impact à bord de l'impressionnant Victor.

Quid de nouvelles idées qui ne manqueront pas démerger...

On l'aura compris, loin d'être une gêne, le Victor Pleven est bel et bien le meilleur allié du prochain Musée de l'Histoire maritime de Saint Malo.

Et s'il faut donner la main pour aider à son retour, ce ne seront pas les bonnes volontés qui manqueront à l'appel, nous le savons pour leur avoir déjà demandé.

 Dernières nouvelles du Victor

 Cher Yves Pinson, Secrétaire National de l’A.C.P.F.

 Pour faire suite à notre dernière conversation téléphonique, voici le bilan d'une semaine fructueuse pour la survie du Victor Pleven dont la presse s'est faite écho:

 -          Ouest France / 2 articles (mercredi en page Bretagne, vendredi en page Locale)

-          Pays Malouin / 1 article (jeudi)

-           Radio France Armorique / 1 ltw (vendredi)

-           France 3 Bretagne / 1 sujet diffusé 2 fois (vendredi soir et samedi midi)

Le contenu de ces articles et reportages rappelle les différentes péripéties des aventures du Victor et reprend les arguments du « MEMO » que je vous ai envoyé.

Par cette « campagne de presse »  , nous voulions réveiller les consciences Lorientaises et Malouines, c'est fait, car côté "décideurs", il semble que le dossier du Victor soit passé au dessus de la pile.

Avec Madame Renée Brebel et son mari Gérard, voici ce que nous pouvons dire au lendemain de cette « campagne de presse » et à propos du fait, que nous considérons comme un élément déterminant pour la suite d'un « voyage » qui promet d'être des plus périlleux, que le siège de votre association soit A BORD du Victor.

Le Victor est à Lorient qui souhaite s'en débarrasser au plus vite (on parle du 31 décembre prochain!), Vous le savez, l'actuel propriétaire du bateau, Cap L'Orient, la communauté des communes du pays de Lorient, a décidé d'aménager l'ancienne base de Keroman en Académie Tabarly, un centre voué à la course au large.

J'ai reçu de Monsieur Jean Yves Le Drian, ex - maire de Lorient, ex ministre de la Mer , actuel Président du Conseil Régional de Bretagne, un courrier en réponse à mes différents envois d'informations sur la situation du Victor.

La teneur de sa lettre montre qu'il prend la balle au rebond pour aider la cause lorientaise.

Côté Saint Malo, en réponse aux journalistes qui l'ont interrogé, Monsieur René Couanau, Député-maire, a fait dire par son secrétariat qu'il ne se manifesterait qu'après avoir eu tous les éléments du dossier.

 Nous interprétons cette non réponse comme un élément positif.

Pour être complet sur les personnalités susceptibles d'avoir une influence utile sur la suite, nous avons l'appui de Monsieur Charles Josselin, Député, Conseiller Général des Côtes d'Armor, lui aussi ancien ministre de la Mer et actuel Président du Conservatoire du Patrimoine de la Rance. Nous l'avons rencontré à plusieurs reprises, chaque fois il a exprimé sa sympathie pour notre démarche et nous le tenons informé de ce qui se passe. Il connait très bien Messieurs Le Drian et Couanau, c'est un allié précieux.

Après la parution des articles d'Ouest France et du Pays Malouin que j'évoquais plus haut, on nous a demandés si nous avions l'intention de créer une association pour le retour du Victor Pleven à Saint Malo.

Nous ne le souhaitions déjà pas avant d'entamer cette «  campagne de presse », nous le souhaitons d'autant moins qu'aujourd'hui il existe votre association, et non des moindres, que son siège est à bord, ce qui pour nous est un atout majeur au succès de notre entreprise.

En effet, ce ne sont plus trois « doux dingues » amoureux d'un vieux bateau qui expriment un caprice même si celui ci parait justifiable et justifié, c'est l'Association des Capitaines de Pêche Français dont le siège est en péril qui agit. À ce propos, il nous semble vital pour la suite que vous exprimiez la volonté de CONSERVER VOTRE SIÈGE SOCIAL À BORD DU VICTOR PLEVEN, parce que, par bonheur, cette information nous permet d'imaginer une nouvelle « campagne de presse » dans environ un mois afin d'informer l'opinion publique de I’évolution de cette histoire et, par conséquent, de nous rappeler « aux bons soins des décideurs ».

Aussi, et avec votre consentement et celui des membres de votre association, nous proposons donc de continuer nos actions pour votre entier bénéfice. Car, comme je vous le disais par téléphone, nous estimons que vous êtes beaucoup plus qualifiés que nous pour juger de telle ou telle décision concernant l'avenir du Victor Pleven. Nous vous informerons donc de nos intentions futures (et ce ne sont pas les idées qui nous manquent).

En parallèle, et si vous le voulez bien, nous vous remercions de nous informer des vôtres afin d'éviter toute éventuelle maladresse.

 En conclusion, un rappel de qui nous sommes:

-          Madame Renée Brebel, femme de terre-neuvas, qui, en son temps, avait pris, avec d'autres femmes de terre-neuvas, la défense du Grand Métier, et qui, en 1994, avait écrit à François Mitterrand, avec le succès que l'on sait puisque le Victor a été sauvé de la casse.

-           ‑ Monsieur Gérard Brebel, son mari, ex chef baadériste à bord du Victor, aujourd'hui à la retraite et qui ne refuse jamais l'invitation d'une école pour montrer ses films et parler du Métier.

-           ‑ Et moi‑même, Alain Guellaff, écrivain cinéaste, qui a beaucoup travaillé sur le sujet et embarqué en 92 sur le Victor pour sa dernière campagne sur les bancs.

 En vous remerciant de votre écoute, pour une longue vie à notre ami « Victor PLEVEN »,

 Amis du site, adhérents de l’ACPF, ainsi que tous les amoureux de notre patrimoine maritime, apporter votre soutien dans notre site : capitainedepeche.com .

 Alain Guellaff Saint Antoine 35730 Pleurtuit   : 02 23 17 06 26

 alain.guellaff@wanadoo.fr

 En vous remerciant de l'intérêt que vous portez à notre action, recevez nos salutations les plus amicales.

 PINSON Yves Secretaire National de l'A.C.P.F.

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Lettre du 4 Octobre 2005.de notre Ministre Monsieur Dominique PERBEN Ministre des Transports, de l'Équipement, du Tourisme et de la Mer.

Suite a notre courrier du 2 Septembre 2005 et de notre Éditorial,nous donne l'assurance de répondre favorablement à nos souhaits sur les réformes de notre Brevet.

Copie de la lettre de notre MINISTRE Monsieur Dominique PERBEN

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

 référence: CG/05017738

 Monsieur le Secrétaire National,

         Par courrier du 2 septembre dernier vous avez appelé mon attention sur la formation des capitaines de pêche en souhaitant que celle-ci se déroule au sein de l'école de la marine marchande de Nantes. Vous souhaitez également que les candidats puissent préparer, en complément, le brevet d'officier chef de quart « passerelle ».

         J'ai le plaisir de vous informer que, contrairement à vos craintes, cette formation aura bien lieu à Nantes, et ce en dépit du nombre particulièrement faible de candidats connu à ce jour. Il m'est cependant apparu nécessaire qu'un effort particulier soit fait en faveur des capitaines de pêche, comme votre association l'avait souhaité.

         De la même manière, et conformément aux engagements qui avaient été pris par la direction des affaires maritimes, les modalités de délivrance du brevet de chef de quart passerelle aux capitaines de pêche, ont été définies par un arrêté du 31 août 2005, qui sera prochainement publié au Journal officiel.

         Ainsi, la réforme souhaitée par votre profession sera très prochainement effective et je ne doute pas que l'association que vous présidez y trouvera un motif de satisfaction.

     Je vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire National, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

 

Monsieur Yves PINSON                                                                                            Dominique PERBEN

Secrétaire National de l'Association

des Capitaines de Pêche Français

5, Le Pied Sablon

50840 FERMANVILLE

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Lettre de l'A.C.P.F. sur la rentrée scolaire du cours de CAPITAINE DE PÊCHE à NANTES et CONCARNEAU

Nous avons élaboré ce petit texte avec tous les membres du Bureau de l'A.C.P.F. pour la rentée 2005 / 2006

Nous venons d’apprendre qu’à la rentrée 2005/2006 à l’École Nationale de la Marine Marchande de Nantes et au Centre Européen de Formation Continue Maritime de Concarneau les élèves au cours de Capitaine de Pêche ne préparent pas le brevet d’Officier Chef de Quart Passerelle.

Nous nous étonnons de cette situation, car l’école de Nantes se disait prête à enseigner ce cours et dans le journal le MARIN du 17 juin 2005 l’école de Concarneau proposait cette formation commerce pour la rentrée 2005 aux candidats au brevet de Capitaine de Pêche. Cette bonne nouvelle allait dans le sens des démarches que nous effectuons au sein de notre association.

Il n’en est rien, vous devinez notre déception et nous estimons que c’est graves pour les candidats.

Le métier de Capitaine de Pêche est un métier subtil ou il est très difficile de réussir toute sa carrière. A plus forte raison dans les années qui vont suivrent avec la raréfaction des espèces de poissons, des mesures prises par Bruxelles, des armements en difficultés.

C’est pourquoi, nous insistons beaucoup pour que les Capitaines de Pêche puissent se reconvertir au commerce. C’était possible par le passé (2001) pourquoi plus maintenant ?

Nous sommes conscients que ces décisions ne dépendent pas uniquement des écoles et nous aurions souhaité de la part des responsables des programmes dans les écoles de la Marine Marchande une écoute plus attentive à nos revendications. 

Nous écrivons au Ministre, à la Direction des Affaires Maritimes et des Gens de mer pour faire connaître nos souhaits et nous n’obtenons pas de réponse concrétre.

C’est à désespérer de nos responsables.

Sentiments partagés par l'ensemble de nos adhérents.

Votre Secrétaire National de l'A.C.P.F.   M.Pinson Yves

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Lettre Trimestrielle du mois de Juillet et Août 2005 - Lettre rédigée par M.PINSON.Yves

Nouveau cours de Capitaine de Pêche à Nantes avec O.C.Q.P.

Les croches et les arts traînants . 

(Ouvrage de notre Vice - Président : Monsieur Jean Paul George.)

François THERET  Capitaine d'Honneur de l'ACPF à la commission des pêches à Bruxelles

Aux futurs élèves au cours de capitaine de pêche

 

Nouveau cours à Nantes

 

À la rentrée 2005 / 2006, l'École nationale de la marine marchande de Nantes va à nouveau dispenser le cours de capitaine de pêche, avec la filière commerce. Le rétablissement de cette filière réjouit l'Association des capitaines de pêche dont le bureau a rencontré les responsables de l'ÉNMM de Nantes, le lundi 16 mai 2005.

« Le cours sera assuré d'octobre à juin selon les normes STCW 95, en 17 ou 18 modules auxquels sera intégrée une formation complémentaire préparant le brevet d'officier chef de quart - passerelle (OCQP). L'école réunit les moyens humains et matériels pour ce type d'enseignement », estiment les responsables de l'association qui recommandent vivement aux éventuels candidats de s'inscrire sans tarder.

S'il réussit tous les modules, l'élève sortira avec le diplôme de capitaine de pêche, le diplôme d'OCQP sans limite de tonnage et le diplôme de capitaine 500 UMS, en passant en complément le module « sécurité des navires à passagers », d'une durée de 3 jours. Les modules réussis auront une validité de 5 ans, permettant ainsi au candidat qui a échoué sur d'autres modules de les repasser sans reprendre une scolarité complète.

« Cela permettra aux capitaines de pêche de se recycler, si besoin est, au commerce. Mais le but reste toujours d'avoir une équivalence directe au di­plôme de capitaine 3000 UMS, sans avoir à effectuer un séjour de 6 mois (12 modules) à l'ÉNMM de Nantes. Ce qui est le cas aujourd'hui », concluent les responsables de l'Association.

 

(1) ÉNMM de Nantes: 02 40 71 01 80.

Copie de la lettre de l'ACPF, à Monsieur BUSSEREAU, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche

                                                  Monsieur le Ministre,

 L’Association des Capitaines de Pêche Français (ACPF) vient d’apprendre par voie de presse que l’École Nationale de la Marine Marchande de Nantes et le Centre Européen de Formation Maritime de Concarneau se proposent de former pour la rentrée 2005/2006 les Capitaines de Pêche avec pour la première fois une formation supplémentaire donnant accès au Brevet d’Officier Chef de Quart Passerelle.

 L’ACPF se réjouit de cette nouvelle formation qui permettra éventuellement à des  Capitaines de Pêche de faire carrière sur des navires de commerce.

 Devant le nombre peu élevé de candidats au cours de Capitaine de Pêche la rentrée prochaine, il est évident que seule une école est suffisante pour cette formation.

 Si vous devez effectuer un choix, nous tenons à vous dire  que suite à un sondage effectué au sein de notre association et pour la qualité des cours (simulateur de passerelle), l’ACPF souhaite que la formation Capitaine de Pêche soit enseignée à l’École Nationale de la Marine Marchande de NANTES.

 En espérant que vous prendrez en considération notre demande, je vous prie, monsieur le ministre, de croire à l’expression de mes sentiments distingués.

Le Secrétaire National de L'ACPF

Monsieur PINSON Yves

Les croches et les arts traînants

 Introduction

 Lorsque l'on aborde le sujet des risques sur croches avec les patrons pêcheurs, la réponse est toujours la même, quel que soit l'art traînant utilisé: « Les croches, il ne faut pas en parler, il faut les sentir ».

Cette réponse, pleine de « bon sens », amène cependant à réfléchir sur les différents accidents survenus ces dernières années sur des câbles téléphoniques, des épaves, des roches, etc.

Le « risque zéro » ou de sécurité absolue, ne peut exister en mer, milieu hostile et dangereux, où des énergies considérables peuvent se développer et contre lesquelles l'homme est souvent impuissant.

Le navire de pêche est l'outil de travail utilisé par un équipage qui doit bien en connaître les limites et les risques, de façon à y travailler de manière sûre.

Le patron et ses hommes doivent pouvoir apprécier la façon dont évolue la stabilité de leur bateau lorsqu'il est croché et/ou que le pont se remplit d'eau, et/ou sous l'influence d'une pontée excessive.

Pour cela, il est nécessaire que le patron de pêche puisse exploiter les documents officiels à sa disposition avec une meilleure connaissance des différents paramètres et, de là, être mieux informé des risques de croches, ce qui tendrait à éviter certains accidents ou à en limiter l'ampleur.

Aussi, est - il nécessaire que le concepteur du bateau fournisse à l'utilisateur un mode d'emploi précisant le cadre dans lequel l'exploitation de son outil de travail peut se faire en toute sécurité et explicitant les manoeuvres qu'il convient de ne pas faire et pourquoi.

La réglementation nationale, qui fixe les normes sur un plan général et, entre autres, sur la stabilité des navires, permet à l'Administration d'estimer le comportement du bateau en cas de croche.

Ces dernières décennies et, en particulier depuis 1983, année du premier plan d'orientation pluriannuel (POP) qui sera suivi par d'autres, la construction navale « pêche » a subi un ralentissement très significatif, ce qui a obligé les armements (industriel et artisanal) à adopter des stratégies visant à utiliser les navires existants, en adoptant les progrès technologiques relatifs à:

- un remaniement des capacités opérationnelles;

- une productivité en augmentation;

- une réduction des charges d'exploitation;

- une amélioration de la qualité des produits;

- des conditions de travail repensées, tout en respectant les mesures de conservation des stocks et de limitation de l'effort de pêche décidées par l'Union européenne.

Depuis quelques années, et surtout depuis la crise de 1993‑1994, le recrutement des jeunes dans les écoles maritimes pose un sérieux problème aux armements, d'où un déficit de marins qualifiés; cela est dû à la spécificité du métier (difficile et exigeant) mais aussi à l'évolution des modes de vie à

terre.

Le vieillissement de la flottille et la carence de la main‑d'oeuvre embarquée jouent un rôle prépondérant sur la sécurité en général, et à bord des navires en particulier.

Dans cet ouvrage seront traités:

. Chapitre 1: Données concernant la pêche maritime.

• Chapitre Il: Typologie des croches.

• Chapitre Ill: Répartition géographique des obstacles.

• Chapitre IV: Les engins de pêche.

• Chapitre V: Les navires.

• Chapitre VI: Équipement en relation avec les croches.

‑ Chapitre VII: Manoeuvres sur croche.

 Préface de : Monsieur Georges Tourret

Administrateur général (cr) des Affaires maritimes

Président de l'Institut maritime de prévention

 Introduire un ouvrage écrit par un capitaine de pêche n'est pas chose facile, parce que « capitaine de pêche » c'est un sacré brevet même si ceux qui en sont titulaires ne s'expriment pas très souvent. Un capitaine de pêche, c'est le capitaine d'un navire qui peut être aussi grand et aussi complexe que le plus complexe des navires de commerce.

Et en plus c'est un pêcheur, c'est à dire quelqu'un qui ne vit pas seulement sur la surface. Il doit aussi tenir compte de ce qui se passe en dessous de cette surface et aussi sur le fond. En outre, il doit s'intéresser aux ressources qui y vivent et qui sont com­plexes à appréhender dans un environne­ment en constante évolution.

Quand, en plus, le capitaine de pêche dont on doit préfacer l'ouvrage a consacré un grand bout de sa vie à rassembler une somme de connaissances sur la manière de mieux prévenir et de mieux gérer un risque courant sur tous les navires de pêche pratiquant les arts traînants, mais qui peut engendrer des situations particulièrement critiques, on ne peut que saluer la chose.

Le travail de Jean Paul George force le respect.

Ce respect est dû au résultat: un ouvrage pratique, pertinemment illustré, et qui peut servir à tous les professionnels des arts traînants, ceux qui commencent à s'y intéresser alors qu'ils sont encore sur les bancs de nage des canots des écoles d'apprentissage maritime, mais aussi les patrons chevronnés qui en sont à leur millième croche et qui voient ainsi théorisé le savoir qui est le leur et qu'ils ont aussi charge de transmettre aux leurs.

 Mais, le plus passionnant dans le travail de notre capitaine de pêche, c'est la démarche.

Tout commence par les interrogations de l'Ifremer devant la multiplication à partir de 1997 des rapports du Bureau enquêtes accidents/mer (BEA Mer) au sujet des pertes totales engendrées par des croches avec des navires de pêche pratiquant les arts traînants.

 Certes, il y avait eu avant bien d'autres rapports concernant des pertes totales, mais c'est seulement après la mise en place de leur systématisation et leur synthèse dans les publications du BEA Mer que la nécessité s'est fait jour d'une prévention spécifique des croches. Une étude a été commandée à l'Ifremer associé à FIMP (Institut maritime de prévention) sur ce sujet en 1999.

À Ifremer le soin d'étudier le comportement des engins de pêche en cas de croche et de rassembler les moyens de connaître les points de croche.

À l'IMP, celui d'interroger un ensemble représentatif de patrons sur leur comportement face aux croches, plus ou moins sévères, rencontrées quotidiennement dans leur travail et auxquelles ils ont su faire face.

L’architecte de l'ensemble: Jean Paul George. Il ne s'agissait pas de théorie concoctée en chambre. L'étude se devait d'être, et a été, le reflet d'une réalité de tous les jours.

Restait à transformer le tout en un ouvrage accessible à tous. La chose est maintenant faite. Tous les professionnels de la mer peuvent s'en féliciter.

Remerciements de notre Vice Président M. Jean Paul George

Je le cite :"l'auteur remercie les Capitaines, Patrons de Pêche, et Officiers qui, lors des différentes rencontres,ont donné leur avis et partagé leur savoir sur cette partie délicate de la manoeuvre des arts traînants.

Il adresse également ses remerciements à Yvon Le Roy de l'institut Maritime de Prévension pour son aide précieuse, à François Théret ( Capitaine d'Honneur de l'ACPF ) et Gérard Deschamps de l'IFREMER Lorient pour leur soutien, sans oublier Nelly Courtay des Editions de l'IFREMER pour sa collaboration."

Note : Voir les conditions commerciales dans la rubrique "CROCHES ET LES ARTS TRAÎNANTS"  

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François THERET  Capitaine de Pêche

UN SCIENTIFIQUE FRANÇAIS A LA COMMISSION

   François Théret apportera à l'a Commission, sa connaissance des pêches françaises, notamment du golfe de Gascogne.

   François Théret est connu des pêcheurs Professionnels français pour avoir été, pendent des années, à la tète du laboratoire de       technologies des pêches, à l’lfremer

   Ce département, situé à Lorient el aujourd'hui rebaptisé Sciences et technologies de captures, est dirigé depuis le 1  janvier par    Pascal Larnaud.

   François, Théret ayant pris à cette date la direction de l'ensemble d'un nouveau département de la station. Appelé Sciences et       technologies halieutiques, ce dernier comprend, outre les technologistes, les halieutiques de Brest et Lorient (soit 65         personnes),

   À partir du 1 avril, François Théret va de nouveau changer de, poste et partir pour Bruxelles, cette fois en tant qu’expert national     détaché. Il va. en effet, rejoindre la direction « Politique de conservation » de Ia Commission européenne. placée sous l'autorité     de l'Anglais John Farnell, et travailler dans l'unité « Gestion des stocks », dirigée par l’Espagnol Ëmesto Penas..

  Français Théret aura notamment pour mission le suivi des consultations scientifiques concernant la gestion des pêches et le suivi     des consultations scientifiques avec le Conseil International pour l'exploration de la mer (Ciem) et le Comité scientifique,technique    et économique des pêches (CSTEP)

  Entreront  êgalemert dans ses nouvelles attributions la préparation des propositions des Tac et quotas, la préparation des plans de   restauration et celle des mesures techniques de conservation,

  À ce poste - clé, François Théret devrait apporter à la Commission sa très bonne connaissance des pêches françaises           (Particulièrement du golfe de Gascogne de ses pratiques et des engins,)

 

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Lettre Trimestrielle de Janvier - Février . 2005.  

Aide aux pêcheurs victimes du tsunami

 L’Association de Capitaines de Pêche Français (A.C.P.F), sensible aux évènements survenus en Asie du sud-est, et qui a frappé principalement les communautés de pêcheurs, a choisi un organisme directement concerné par ces populations, pour y remettre un don, à savoir :

 Pêche et Développement

Site Internet : www.peche-dev.org

E-mail : peche.dev@wanadoo.fr

 Les adhérents ou sympathisants de notre association sont encouragés à verser leur contribution, à titre individuel, à ce collectif, directement à leur adresse :

 Collectif « Pêche et Développement »

1, avenue de la Marne

56100 -Lorient

Tél : 02.97.84.05.87

Fax : 02.97.64.64.32

 Le chèque sera libellé à l’ordre de :

 Collectif Pêche et Développement – Solidarité Asie

ASSOCIATION des CAPITAINES DE
PÊCHE FRANCAIS  Lettre rédigée par Monsieur PINSON Yves Secrétaire de l’A.C.P.F.  

Nous effectuons comme l’année dernière notre Assemblée Générale à Lorient dans les locaux de l’Océanothèque de la CCSTI qui a eu la gentillesse de mettre une salle à notre disposition. Nous tenons à remercier sa directrice.  

Pourquoi Lorient 2 années de suite ? Cela tient à la présence de nombreux Capitaines de Pêche dans les départements du Finistère et du Morbihan. Si nous voulons un maximum d’adhérents à notre assemblée générale, il est judicieux d’effectuer notre réunion annuelle dans un de ces départements. Cela n’est pas toujours au goût de nos adhérents étrangers aux départements bretons, mais comment atteindre le quorum lors de notre assemblée si nous ne réunissons pas le nombre d’adhérents nécessaires.

Notre association rencontre deux diffilcultées pour réunir ses membres.

-         Nos adhérents sont très dispersés (France et départements d’outre mer)

-         Le Marin par définition est bien souvent en mer donc absent et peut difficilement participer aux débats et travaux de notre association.

 Depuis notre dernière rencontre l’année dernière, nous sommes intervenus dans la recherche d’emplois pour nos adhérents sans travail.

Nous sommes obligés de constater que les armateurs nous contactent moins souvent que par le passé pour recruter des capitaines. Cela est du à la conjoncture et aux problèmes de la pêche.

Notre site Internet : www.capitainedepeche.com est un excellent outil de promotion pour le brevet que nous défendons.

 Courant février 2004, nous nous sommes adressés au Secrétaire d’État à la Mer et aux parlementaires concernés pour nous opposer à la mise en place du Registre International Français (RIF).

L’ACPF craint qu’à l’avenir ce Registre International fasse tâche d’huile et qu’un jour pour des motifs de rentabilité (au détriment de la sécurité), on nous impose un RIF Pêche.

Comme les syndicats et autres associations maritimes, nous avons été entendus, mais la partie n’est pas gagnée et ce RIF verra probablement le jour sous une autre forme que celle initialement prévue.

 Nous nous opposons également à l’autorisation d’embarquer un étranger comme Capitaine sur un navire de pêche battant pavillon français.

 En mai 2004, nous avons écrit à monsieur le directeur des Affaires Maritimes et des Gens de Mer pour lui réclamer une équivalence entre le brevet de Capitaine de Pêche et le brevet commerce Capitaine 3000 Ums. A ce jour, nous attendons toujours une réponse.

Nous avons formulé la même demande auprès de monsieur le Chef du bureau de l’emploi et de la formation maritime de la direction des Affaires Maritimes et des Gens de Mer.

Au cours d’une réunion au ministère à Paris, où nous avons été invité, nous avons appris  que l’équivalence Capitaine de Pêche / Capitaine 3000 ums pose problème dans l’application de STCW 95 (les initiés comprendront).  

Après lecture de ce document fort complexe, nous avons fait la proposition suivante :

Capitaine de Pêche donne l’équivalence au brevet de Chef de Quart illimité, puis après 24 mois de navigation au commerce en qualité de chef de quart, délivrance du brevet de Capitaine 3000 ums.

Nous attendons une réponse à une lettre en date du 20 juillet 2004.  

Nous demandons à participer aux travaux du groupe de travail ‘’ Filière Pêche ‘’, la encore,  pas de réponse. Les Capitaines de Pêche ne sont pas entendus. N’ont-ils pas leur mot à donner dans la formation maritime Pêche ?  

C’est à désespérer de la Direction des Affaires Maritimes qui n’a même pas la courtoisie de répondre à nos courriers. Nos adhérents ne comprennent pas l’attitude de la DAMGM.  

Au début de l’année 2004, nous avons appris avec stupéfaction que l’École Nationale de la Marine Marchande de Nantes n’allait plus préparer au brevet de Capitaine de Pêche. Cette formation étant maintenant donnée par le Centre Européen de Formation Continue Maritime de Concarneau. On peut s’étonner de cette décision quand on sait que l’école de Nantes vient d’acquérir récemment, un simulateur de pêche.

Au sein du bureau de notre association les avis étaient partagés quant à savoir laquelle des deux écoles devait préparer le brevet de Capitaine de Pêche.

 Suite à une consultation de nos adhérents, 85% des réponses souhaitaient le maintien du cours à Nantes. Compte tenu que nous avons au sein de l’ACPF 62% de nos adhérents qui habitent le Finistère et le Morbihan, nous considérons qu’il est important que le cours de Capitaine de Pêche soit enseigné dans une École Nationale de la Marine Marchande où il sera plus facile de préparer une passerelle qui mènera à  un brevet du commerce.

 L’Association des Capitaines de Pêche Français a pour but la défense des prérogatives de notre brevet.

Actuellement les élèves Capitaine de Pêche n’ont plus l’opportunité de préparer un brevet du commerce d’ou une certaine frustration.

Le cours de Capitaine de Pêche ne fait plus le plein. 13 candidats cette année (25 / 30 les meilleures années). Il faut proposer aux jeunes des perspectives au commerce si l’on souhaite continuer à former des Capitaines de Pêche. Réussir à la pêche n’est pas facile, les futurs Capitaines souhaitent une porte de sortie.  

 Au cours de notre assemblée, nous avons procédé au renouvellement d’une partie du bureau et Monsieur M0RICE Rodolphe a été élu président de l’ACPF en remplacement de Monsieur Ernest Laffiché qui souhaitait passer la main.

Notre nouveau président n’a pas manqué de saluer le travail effectué par son prédécesseur.

A l’issue de cette assemblée, les participants se sont retrouvés autour d’une bonne table, où le débat est resté ouvert dans une ambiance conviviale.

Copie du courrier à Monsieur AYMERIC

                                                                                           Monsieur AYMERIC Michel

                                                                     Directeur des Affaires Maritimes et des Gens de Mer

                                                                                                   3 Place Fontenoy

                                                                                              75 007   PARIS 7     SP

  

Monsieur le Directeur,

   

                                   La Direction des Affaires Maritime et des Gens de Mer a comme projet de fermer le cours de Capitaines de Pêche à la prochaine rentrée (2004/2005) à l’École Nationale de la Marine Marchande (E.NM.M.) de Nantes. Cette décision ne sera-t-elle que temporaire ?

 Cette intention a été prise suite au nombre peu élevé de candidats cette année (3), avec une projection quasi-similaire pour l’année à venir. Comme auparavant, le Centre Européen de Formation Continue Maritime de Concarneau devrait continuer à former des Capitaines de Pêche.  

On peut s’étonner de cette décision quand on sait que l’école de Nantes vient d’acquérir récemment, un simulateur « Pêche », modèle de haute technologie, au début de cette année.

 La fermeture de l’internat de l’école est probablement l’une des causes dans le désintéressement des candidats pour l’École Nationale de la Marine Marchande de Nantes.

 Mais elle n’est pas la seule cause, il y a aussi la suppression du Brevet de Chef de Quart Spécial, qui donnait une passerelle vers le Cours de Capitaine Côtier, apportant ainsi une ouverture vers la marine de commerce

 Au sein du bureau de notre Association des Capitaines de pêche Français (A.C.P.F.), les avis étaient partagés quant à savoir laquelle des deux écoles devrait préparer le brevet de Capitaine de Pêche.

 Suite à une consultation de nos adhérents, 85% des réponses souhaitent le maintien du cours à Nantes. Compte tenu que nous avons au seins de l’A.C.P.F 62% de nos adhérents qui habitent le Finistère et le Morbihan .Nous considérons qu’il est important que le cours de Capitaine de Pêche soit enseigné dans une école d’hydrographie afin de garder la qualité d’un brevet reconnu par les armateurs nationaux et internationaux.

 Les 15% des réponses de nos adhérents favorables à l’école de Concarneau, font ressortir le fait de la commodité géographique des candidats, le manque d’hébergement à Nantes et les coûts élevés des loyers, tout en reconnaissant la qualité de l’enseignement de l’ENMM de Nantes.

 L’Association des Capitaines de Pêche Français a pour but, la défense des prérogatives de notre Brevet. Elle est également inquiète de voir dans l’avenir, la banalisation du Brevet, déjà amputé du Chef de Quart Spécial et qui permettait d’accéder au cours de Capitaine Côtier.

Décentraliser l’enseignement du cours de Capitaine de Pêche à Concarneau, c’est à notre avis, dans une certaine mesure, dévaloriser notre Brevet.

 Deux cent quatre Capitaines de Pêche occupent une fonction de commandement sous  pavillon Français (Chiffre de 2001, communication des Affaires Maritimes). Aujourd’hui, devant les restructurations en prévision, et notamment la dégradation de notre flotte de pêche industrielle, nombreux sont nos Capitaines qui doivent envisager une reconversion.

 Nous souhaitons pour leur avenir, un brevet de Capitaine de Pêche, avec une équivalence au brevet de Capitaine 3000 UMS/Commerce, quitte à modifier le programme et à remodeler certains modules du cours.

 Cette dernière requête est l’une de nos plus importantes préoccupations pour l’avenir de nos jeunes Capitaine devant une éventuelle reconversion face à l’emploi.

Cet objectif ne pourra être atteint que dans une École Nationale de la Marine Marchande, avec un enseignement de qualité adapté aux exigences des modules (simulateur et autres, surtout un savoir faire depuis plus de 30 ans,qui a valorisé notre Brevet d’Officiers Pêche sur les océans par le monde).

 L’A.C.P.F. espère, rapidement une réflexion en profondeur sur ce sujet de polyvalence et attire votre attention sur l’avenir de nos jeunes Capitaines de Pêche.

  Monsieur le Directeur, nous espérons que vous allez porter une attention toute particulière à notre analyse. Nous restons à votre disposition pour de plus amples renseignements, afin d’avoir pleine connaissance des préoccupations des Capitaines de Pêche.

Nous demeurons ouverts à toutes propositions constructives de votre part dans l’intérêt de tous. Nous souhaitons que l’École Nationale de la Marine Marchande de Nantes  demeure la référence de notre brevet.  

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de mes sentiments distingués.

 

                                                                                                   Le Secrétaire de l’A.C.P.F.

                                                                                                     Monsieur PINSON Yves

 Réponse à notre courrier, le 17 Janvier 2005 du SOUS-DIRECTEUR des gens de mer Monsieur Philippe ILLONNET

"Je vous informe qu'un groupe de travail examinera la passerelle vers le commerce des Capitaines de Pêche dans le courant du 1°semestre 2005 dans le respect de la convention STCW.

Je ne manquerai pas de vous tenir informé des suites de ce dossier que je sais particulièrement sensible,au regard notamment des possibilités d'emplois qui en découleraient"

L'ACPF, prend note,remerciant Monsieur ILLONNET d'examiner notre requête 

DÉBAT SUR LA SECURITE MARITIME

Monsieur PAUGAM Jean, membre du Bureau de l'ACPF était invité à ce débat, il nous fait part de ses réflexions dans son compte rendu.

Sur invitation de Madame Hélène TANGUY, Député du Finistère et en présence de Monsieur François GOULARD, Secrétaire d’État aux Transports et à la Mer, j’ai participé le 13 janvier à Plounéour-Lanvern à un débat ayant pour thème : La sécurité maritime.

 De nombreuses questions ont été posées au ministre sur la sécurité maritime et principalement à bord des navires de pêche.

 J’ai retenu trois questions intéressantes qui méritent réflexions et commentaires au sein de notre association.

Ces questions pertinentes ont été posées par le président du comité régional de pêches et des élevages marins de Bretagne.

 a)     Première question : Suite aux trop nombreux accidents qui ont endeuillé la profession ces derniers temps. Les patrons pêcheurs bretons souhaitent pouvoir faire usage d’un gyrophare (couleur à définir) lorsque leurs navires sont en opération de pêche.

 En l’état actuel du règlement international pour prévenir les abordages en mer, l’utilisation des ces feux n’est pas réglementaire, donc interdite.

Personnellement, je suis pour l’utilisation du gyrophare qui est un signal distinctif qui attirerait nettement mieux l’attention des autres navires, mais attention, des feux scintillants jaunes pourraient être confondus avec ceux portés par les sous-marins et les hydroglisseurs. Donc, ce ne pourrait être qu’un gyrophare ayant une couleur autre que celle déjà utilisée.

L’emploi abusif du gyrophare (navire en route) ne réglerait pas le problème loin s’en faut. Quelques patrons et marins de quart à la passerelle utiliseront-ils  toujours à bon escient ce procédé ? J’en doute. J’ai pour illustrer ce propos, les marques de pêche (2 cônes opposés par le sommet) qui sont portés en permanence par certains chalutiers. Et pour cause ces marques sont soudées sur le portique ou dans les superstructures.

Je rappelle que ces signaux ne doivent être montrées que lorsque le navire est en action de pêche uniquement (règle 26 du règlement international pour prévenir les  abordages en mer).

Légaliser le gyrophare en opération de pêche, pourquoi pas? mais avant d’obtenir de nouvelles dispositions, appliquons la législation en vigueur (marques de pêche).

 b)     Deuxième question : L’intervenant souhaite le port obligatoire à bord, par les marins du Vêtement Flottable Individuel (V.F.I.) et rappelle que pour les automobilistes, faire accepter de porter la ceinture de sécurité, il a fallu pour cela, la rendre obligatoire avec des sanctions aux contrevenants (amendes, perte de points du permis de conduire).

 Prendre des mesures qui améliorent la sécurité oui, mais qui fera le gendarme à bord ? Le patron, le capitaine? Quels moyens auront-ils ? Si ces vêtements doivent rester dans un placard à bord, l’obligation de porter ce vêtement restera sans suite.

Je vois très mal un patron ou capitaine surveiller en permanence le port du V.F.I. par l’équipage et, en aucun cas il ne devra être tenu pour responsable en cas d’accident si un matelot a ‘’oublié’’ de porter son vêtement de sécurité. Il faut responsabiliser. La sécurité à bord d’un navire n’est pas que l’affaire du patron ou capitaine.

Il faut changer les mentalités par l’information, la formation et proposer un prix très attractif à l’achat de ce V.F.I. Cela demandera beaucoup de temps. En fin de carrière, j’ai constaté une lente évolution dans le bon sens (casque, chaussures de sécurité).

 c)      Troisième question : Toujours le même intervenant souhaite l’obligation d’équiper les passerelles des chalutiers de ‘’ l‘homme mort ‘’.

 ‘’ L’homme mort ‘’ est un minuteur qui actionne une alarme générale à bord dès l’instant où il n’est pas activé environ toutes les dix minutes par l’homme de quart à la passerelle qui peut être empêché (malaise, somnolence …). Le fait d’actionner l’homme mort n’est pas une grosse contrainte dès l’instant où l’homme de quart est informé par un « bip » qui lui rappelle l’obligation d’appuyer sur un bouton.

 Il ne fait aucun doute que cet appareil doit être installé et mis en service principalement de nuit lorsqu’un homme seul veille sur la sécurité du navire et que le reste de l’équipage se repose.

 Si cela doit être obligatoire, il faut un moyen de contrôle sur l’utilisation ou pas de l’appareil.

‘’ L’homme mort ‘’ doit être équipé d’un disque enregistreur comme sur les camions et cars de transports, pour permettre à l’autorité maritime de vérifier le bon usage de cet appareil. Si ce dernier n’existe pas sous cette forme, cela ne doit pas être compliqué à en concevoir.

 Le Ministre en répondant au président régional des pêches, a montré sa parfaite connaissance du milieu maritime.

En réponse à la première question sur la légalisation du gyrophare, le ministre a précisé que ce genre de décision ne pouvait être pris que par l’Organisation Maritime Internationale (O.M.I.) et que la procédure risquait d’être longue. Afin de faire accélérer la demande, il a promis d’en parler à Bruxelles au parlement européen.

     Pour ce qui est des questions deux et trois, le ministre s’est engagé à étudier les propositions et à donner une suite favorable dès l’instant où ces mesures ne peuvent qu’améliorer la sécurité maritime.

Jean PAUGAM

Membre du bureau de l’ACPF

 

Lettre Trimestrielle de Juin 2004.

Lettre rédigée par Monsieur PINSON Yves Secrétaire de l’A.C.P.F.

A mes collègues, et amis fidèles du site.

L’A.C.P.F.est sur tout les fronts et je remercie ceux qui se sont investi dans les nombreux dossiers en cours cette année.

Nous savons qu’il faut rester une force de dialogue et de proposition pour l’avenir de nos Capitaines de Pêche si nous voulons le maîtriser un peu.

Mais le calme plat n’est pas pour demain pour l’ACPF !

. 

COMPTE RENDU DES POINTS IMPORTANTS DE LA REUNION DU 17 AVRIL DU BUREAU A LORIENT.

 

La réunion a été présidée par notre Vice-Président GEORGE Jean Paul qui a remplacé notre Président LAFFICHE Ernest.retenu pour des raisons personnelles, ne pouvant à son grand regret être présent a cette réunion.

Les Membres présents : MM. George .J.P.Paugam J ; Guyader A ; Massé D, Le Falher G ; Delval Y ; Pinson Y ;

L’ordre du jour était complet sur les divers sujets, les membres présents ont travaillés en profondeur sérieusement chaque sujet.

1)      Suite aux courriers aux élus concernés sur le RIF

Nous avons eu que deux réponses : l’une du Secrétaire d’Etat aux Transports et à la Mer ; qui dans sa lettre reflète des arguments politiques, des armateurs français. (Pour lui le RIF sauvera la marine française et l’emploi !)

L’autre de M.BESSELAT Député, qui est dans le même type de réponse, mais avec toutefois une proposition dont il invite l’ACPF pour en parler d’une façon plus approfondie sur cette proposition de loi qui ne concerne pas la pêche (pour l’instant) des propositions réaliste qui puissent permettre d’enrichir le texte avant qu’il ne soit définitivement voté par l’Assemblée Nationale.Il nous promet d’être ouvert à un dialogue constructif. L’A.C.P.F. le remercie de son intention.

Les membres du bureau de l’ACPF, sont solidaires des Associations de Navigants et de l’intersyndicale, pour rester et être très vigilant dans l’avenir de cette proposition de loi.

2) Opinion générale des jeunes marins ?

           

Les jeunes dans les écoles maritimes sont très inquiets sur leur avenir, ils veulent tout simplement travailler sur les navires Français et vivre de leur travail.

      3 et 4) La situation de la formation des capitaines de pêche à l’ENMM de Nantes

Faire une proposition concrète sur une valorisation du brevet vers une polyvalence : Pêche/Commerce.

a)      Une lettre a été envoyée à Monsieur AYMERIC Michel, Directeur de la Direction des Affaires Maritimes et des Gens de Mer, pour lui faire part que notre brevet doit être dispensé par l’hydro de Nantes. C’est le souhait des adhérents de l’ACPF.

b)     Une lettre de consultation de tous les adhérents sur leurs préférences du site :( 85 % pour Nantes et 15% pour Concarneau)

c)      Devant la restructuration ou la dégradation de notre flotte de pêche, les jeunes Capitaine on besoin d’un Brevet qui soit polyvalent (Pêche/Commerce ; 3000 UMS)

d)     Nous devons faire une étude de proposition à la Direction des Gens de Mer,

5) Résultat des candidatures pour la VAE.

A ma connaissance : 1 candidat a obtenu le Brevet de 3000 Ums par la VAE

5 Candidats ont obtenu le Brevet de 500 Ums (avec leur brevet de CQ)

6) Les Lycées Maritimes passe sous la direction du Ministère de l’Agriculture pour la rentrée 2005 Inquiétude pour les Capitaines de Pêche en ACDP, Nous n’avons aucune information solide pour leur avenir aujourd’hui.

7) Nous avons signé un protocole d’accord avec la CCSTI de Lorient pour une revalorisation des Mémoires des Capitaines de Pêche.

C’est notre Vice-Président GEORGE Jean Paul qui a élaboré ce Protocole avec l’accord de tout le Bureau et du Président LAFFICHE Ernest.

 

Copie du Protocole d’accord

Entre :

 L’Association des Capitaines de Pêches Français

Association de type loi 1901 ci-après désignée l’ACPF

 Située :             à bord du « Victor Pleven »

                        Rond-point de la BSM de Kéroman

                        56100 - LORIENT

 Représentée par son Président, Monsieur Ernest LAFFICHE

                                                                                                                                     d’une part,

 et

 Le CCSTI/Maison de la Mer

Association de type loi 1901, ci-après dénommée CCSTI

 dont le siège est situé :

1, avenue de la Marne 56100 LORIENT

 Représentée par son Président, Monsieur Guy DANIC

 

                                                                                                                                    d’autre part,

 

ETANT PREALABLEMENT EXPOSE QUE :

 

L’Association des Capitaines de Pêche Français (A.C.P.F.) dispose d’un fonds documentaire de mémoires conçus par des élèves capitaines de pêche en formation à l’École Nationale de Navigation de Nantes et au Centre Européen de Formation Continue Maritime de Concarneau. Ces mémoires sont rédigés depuis 1974.

 L’A.C.P.F. souhaite valoriser ce fonds en le mettant en consultation à la demande des publics intéressés par le domaine de la pêche.

 Le CCSTI de Lorient développe depuis plus de 15 années, des actions de diffusion de  culture scientifique, technique et industrielle maritime répondant aux objectifs de la politique culturelle de la Ville de Lorient. Il participe plus particulièrement à la promotion du secteur des pêches maritimes qui est caractérisé par des évolutions scientifiques et techniques et où les enjeux sont à la fois économiques, sociaux et politiques.

 Le CCSTI  a su s’assurer la collaboration de professionnels et de scientifiques de disciplines différentes pour étudier et mettre en valeur les activités halieutiques. Ces collaborations ont permis de réaliser des expositions, des publications, d’organiser des conférences et colloques et ainsi créer un centre de ressources spécifiques. Il est également, avec l’IFREMER, à l’initiative du projet de transformation du navire Thalassa qui est devenu à Lorient un navire de découverte de l’océanologie ouvert au public depuis le 1er août 1999.

 Depuis le mois d’avril 2003, le CCSTI a installé son centre de ressources dénommé Océanothèque, à l’étage du bâtiment jouxtant le navire Thalassa. L’Océanothèque est ouverte au public et un médiateur du CCSTI assure une permanence les mardi, jeudi, vendredi après-midi et le mercredi toute la journée.

IL EST CONVENU CE QUI SUIT :

 Article 1 : objet de l’accord

 L’ACPF décide de confier au CCSTI une mission de valorisation du fonds documentaire concernant les mémoires des capitaines de pêche rédigés par ceux-ci au cours de leur formation.

 Cette mission porte sur trois types d’activité :

  1. le stockage des 474 documents réalisés par les capitaines de pêche de 1974 à 2001, ainsi que ceux à venir ;
  2. la promotion des contenus par thématique sur le site web du CCSTI ;
  3. la consultation à l’Océanothèque du CCSTI située dans l’équipement Thalassa, boulevard Adolphe Pierre à Lorient.

 Le CCSTI s’engage à mettre en œuvre ses compétences et ses moyens pour mener à bien cette mission.

Article 2 : responsabilités liées à l’exécution de cet accord

 La bonne exécution du présent accord est placée sous la responsabilité conjointe :

de Monsieur Jean-Paul GEORGE en tant que représentant de l’ACPF

et

de Madame Dominique PETIT, Directrice du CCSTI, en tant que représentante du CCSTI

  Article 3 : évaluation

 Un rapport d’activité sera remis au représentant de l’ACPF par la représentante du CCSTI en fin d’année pour faire état de la consultation des documents mis en dépôt à l’océanothèque :

-          évaluation quantitative : nombre de consultation, temps passé à la consultation, questions particulières ;

-          évaluation qualitative : satisfaction des bénéficiaires pour l’avancée de leur recherche, types de projets issus de cette consultation, etc….

Le résultat de l’évaluation (positive, mitigée ou négative) sera en corrélation avec la décision de reconduire ou non le protocole d’accord.

  Article 4 : modalités de l’accord

 En contrepartie des engagements pris par le CCSTI dans le cadre de cette mission, l’ACPF s’engage à prendre en charge les frais de transport inhérents à la mise en dépôt à l’Océanothèque du CCSTI de Lorient.

Le CCSTI s’engage à ne pas publier, ou copier, le contenu des mémoires pour quelque personne que ce soit sans l’autorisation écrite de l’ACPF.

 Article 5 : durée et renouvellement

 L’accord est conclu à la date de signature pour une durée illimitée.

 Article 6 : résiliation

 L’accord peut être résilié de plein droit par l’une des parties en cas d’inexécution par l’autre d’un ou plusieurs des engagements contenus dans les diverses clauses. Cette résiliation sera effective deux mois après l’envoi par la partie plaignante d’une lettre recommandée avec accusé de réception exposant les motifs de la plainte, à moins que dans ce délai la partie défaillante n’ait satisfait à ses obligations ou n’ait apporté la preuve d’un empêchement ou d’un cas de force majeure.

  Article 7 : litiges

 En cas de difficulté sur l’interprétation ou l’exécution du présent accord, les parties s’efforceront de résoudre leur différend à l’amiable.

 Fait à                                   , le                                          en deux exemplaires originaux.

 Pour l’ACPF                                                                                 Pour le CCSTI

 Le Président                                                                           Le Président

  8) Une modification a été apportée à notre statut à l’article 11 Chapitre ordonnance des dépenses

‘’ Lors des réunions du bureau, les membres participants  seront remboursés de leurs frais de déplacement. Ces remboursements se calculeront sur la base

-          Du tarif SNCF 2ème classe.     

-          De la consommation d’essence, gasoil etc.… au prix en cours.

L’intéressé fournira une attestation de dépense sur l’honneur.

Pour éviter des frais excessifs, ces dépenses seront remboursées dans la limite de 600 kms (aller/retour) du domicile du membre du bureau au lieu de rendez-vous.

Pour raison budgétaire, il sera demandé aux membres du bureau d’organiser si possible un covoiturage.

En fonction du budget de l’association, le Président et le Secrétaire / Trésorier décideront s’il y a lieu de payer le repas pris en commun par les membres du bureau ‘’.

Lorsqu’un membre de l’association se rendra en mission pour représenter ou défendre les intérêts de l’A.C.P.F. ses frais de déplacement se feront au même barème que ci dessus sans limitation de kilométrage.

Les frais de restaurant et d’hôtel seront négociés, avant le départ de la personne concernée, avec le Président et le Secrétaire de l’association.

 9) Résultat des cotisations 2004.

 10) Une demande de participation financière pour des voyages d’études pour les élèves de BEP Pêche du Lycée Maritime d’ETEL. Le Bureau a décidé de faire un dont de 200 euros au Lycée.

11) Des nouveautés pour notre site Internet.

Des récits, des photos, seront les biens venus mes amis du site.

En conclusion, le débat au cours de cette réunion de travail à été très constructive et ouverte, tous les participants ont pu s’exprimer et donner leurs points de vue sur les nombreux sujets qui ont été abordés.

Infos :

Parmi les nombreux Emails de France et de l’étranger, beaucoup se pose des  questions sur notre métier, ou ils se font de fausses idées, il m’a semblé donc important d’y apporter des éclaircissements.

  Le Capitaine de Pêche : à la fois marin et chef d’entreprise qu’il soit propriétaire ou salarié d’un armement.

 Quel que soit le type de pêche pratiqué, le responsable d’un navire, d’un équipage et du produit de la pêche, doit posséder des connaissances technologiques et économiques et être capable d’anticiper et de s’adapter, d’où la nécessité d’être mieux formé.

Quel que soit cette diversité, le Capitaine de pêche sur les gros bateaux, est toujours un marin  qualifié responsable de l’équipage, de la conduite d’un navire et du produit  de la pêche. Il a en charge le choix des lieux de pêche et l’organisation du travail à bord. Il décide de la route à suivre et surveille toutes les manœuvres. Il doit donc avoir des qualités de  management, de décision et de solides connaissances dans tous les domaines.

  Un marin qualifié

 Pour commander un bateau de pêche, quelle que soit sa taille, il faut être titulaire d’un brevet de commandement. (Capacitaire, Patron de Pêche, Capitaine de Pêche)

Le titulaire  d’un brevet de lieutenant de pêche (qui n’est pas un brevet de commandement) peut exercer les fonctions de second capitaine à bord des navires armés à la pêche au large et de lieutenant à bord des navires armés à la grande pêche. Il peut aussi commander des navires armés à la pêche côtière avec le capacitaire. Le brevet est attribué après une année de formation  et au moins 18 mois de navigation sur des navires de pêche effectuant des sorties en mer supérieures à 96 heures. La formation  est assurée dans les écoles de la marine marchande de Nantes et Saint-Malo et le Centre François Toullec de Lorient et certains lycées professionnels maritimes qui font les formations continues.

 Pour pouvoir être second capitaine à bord de navires armés à la grande pêche ou capitaine à bord de navires armés à la pêche au large, le lieutenant de pêche doit obtenir en outre le brevet de patron de pêche. Celui-ci est délivré après 48 mois de navigation effective, dont au moins 24 mois depuis la délivrance du brevet de lieutenant. Les formations sont assurées par les Ecoles nationales de la marine marchande de Nantes et de Saint-Malo, par le Centre François Toullec à Lorient, par le Centre européen de formations continues maritimes de Concarneau et par certains Lycées professionnels maritimes.

 Le lieutenant de pêche peut obtenir le brevet de Capitaine de pêche qui permet de commander un bateau pratiquant la grande pêche. Pour cela il doit pouvoir justifier de 48 mois de navigation à la pêche, dont 24 mois au moins depuis l’obtention de son brevet de lieutenant de pêche, dans des fonctions correspondant à son grade. Il doit en outre suivre avec succès une formation appropriée. Celle-ci est assurée à l’Ecole nationale de la marine marchande de Nantes et au Centre européen de formation continue maritime de Concarneau.

  Les problèmes des cadres pour une relève à la pêche.

Le problème de la relève ne se situe pas qu’au niveau de l’achat d’un navire, malgré qu’il est vrai que les coûts de la construction neuve sont très élevée, que le marché de l’occasion est disproportionné, vu l’état et l’âge des navires ;  il y a la plus value du P.M.E. (nous avons des bateaux de plus de 15 ans, vendus plus cher que leur prix d’achat en neuf a l’époque de la construction ?)

Le malaise de la pêche artisanale et industrielle se situe au niveau des caprices de Bruxelles, c’est à dire l’incertitude de l’avenir du métier, (les quotas et l’état de la ressource) les décisions de l’UE tombent comme des couperets. Souvent les avis des scientifiques ne sont pas en phase avec les résultats de la pêche, j’estime : «  il y a l’océan entre les scientifiques et les pêcheurs »

Les futurs cadres de la pêche en formation sont lucides ; profiter des formations de grandes technologies pour développer une autre logique que celle du profit immédiat, est un essai difficile.

Il est en contradiction avec les mentalités, la culture des pêcheurs d’aujourd’hui, les élèves sont motivés ils viennent pour se perfectionner aux nouvelles technologies.

Les enseignants sont là pour leurs en donnés les moyens, et le prestige des écoles se mesure à ses taux de réussite

(J’ai été, Examinateur dans le domaine des technologies pêche aux examens de la Marine Marchande à Nantes et St Malo : Capitaine de Pêche, Patron de Pêche, Lieutenant.)

Sur les quais, je rencontre des Patrons de Pêche, Capitaines de Pêche aux expériences diverses, pratiquants des métiers différents, tous sont des spécialistes dans leur domaine, mais ils sont rarement curieux d’autres techniques de pêche. En pratiquant, à leurs propres yeux, honnêtement leur métier, ils se sentent étrangers aux mesures sélectives à prendre sur leurs engins.

Et on brosse sur le métier un tableau généralement peu optimiste pour les jeunes. Je trouve cela injuste et navrant, notre métier est noble, il faut croire dans l’avenir d’une pêche responsable, en tenant compte des hommes.

  Pour infos

 

TITRES

DUREE DES COURS

CAPACITAIRE

570 heures

LIEUTENANT DE PËCHE

1260 heures

PATRON DE PÊCHE

536 heures

CAPITAINE DE PÊCHE

1050 heures

  Consulter la liste des formations dans les lycées professionnels maritimes avec leur adresse dans la rubrique « Formations à distance » de notre site.

  Nous sommes en pleine mutation dans la filére pêche.

  Les travaux de la filière pêche dont le groupe de travail dirigé par Monsieur Fouliard MarcGM1 de la DAMGM, Paris.

REFLEXION SUR L'EVOLUTION DES PREROGATIVES DE COMMANDEMENT A LA PECHE

Dans le cadre de la réforme des formations à la pêche, le groupe de travail «filière pêche» a souhaité que les prérogatives associées aux brevets pêche français soient adaptées aux: évolutions prévues dans les normes STCW-fish.

Les marins français possèderont ainsi des brevets dont les prérogatives seront reconnues au niveau international.

Cette évolution implique l'abandon de l'un des critères actuellement utilisés à savoir la durée des marées.

Les prérogatives des futurs brevets seraient liées aux seuls critères de longueur des navires et de distance d'un port abrité.

Les critères de longueur retenus par STCW-fish sont fixés à 24 mètres, 45 mètres et longueur illimitée.

Les prérogatives des futurs brevets pêche pourraient donc être les suivantes:

 

BREVET LONGUEUR DU NAVIRE DISTANCE DES CÔTES
Capitaine de pêche Illimitée Illimitée
Patron de pêche 45 mètres Jusqu'à 200 milles d'un port abrité
Capacitaire 24 mètres Jusqu'à 20 milles d'un port abrité

 

Les prérogatives du capacitaire correspondent à celles du brevet de patron de petite navigation (BPPN) prévu par, la réglementation commerce et à la réglementation SMDSM (zone Al - CRO).

L'application de cette limite devrait faire l'objet de mesures transitoires et impliquerait à terme que la majeure partie des commandants des navires actuellement armés en Pêche côtière suive le cours de patron de pêche.

Cette évolution permettrait d'élever le niveau de qualification des commandants de navires de pêche.

Si les contraintes impliquées par la limitation à 20 milles des prérogatives paraissaient trop strictes, le seul autre critère de distance existant dans la réglementation et reconnu au niveau international serait celui adopté par les sociétés de classification.

Ces dernières classent en navires «naviguant en zone côtière », les navires naviguant à moins de 20 milles des côtes ou moins de 6 heures de navigation.

Ce critère de 6 heures de navigation. Si l'on considère une vitesse de 12 nœuds pour un chalutier, donne une limite de 60 milles qui a été retenue par exemple par les Espagnols pour les prérogatives attachées au brevet de patron polyvalent de pêche côtière, pourrait être adopté pour le capacitaire.

L'application de ce critère permettrait alors à la majeure partie des navires armés actuellement en pêche au large d'être commandés par des capacitaires.

Cette solution présente l'inconvénient de baisser le niveau général de qualification des commandants des navires de pêche et de vider à court terme les cours de patrons de pêche de leurs candidats.

 Présentation de la convention STCW-95.-F.

 Elle est classique dans sa présentation, on y trouve le texte de la convention en 15 articles et une annexe,

Les articles fixent le cadre général, l'annexe. comprend quatre chapitres ;

1) Dispositions générales en dix règles ; '

2) Délivrance des brevets de capitaine, d'officier et d'officier mécanicien et des certificats de radiocommunications ;

3) Formation de base en matière de sécurité pour l'ensemble du personnel des navires de pêche ;

4) Veille. Modèle de brevets.

  Des seuils sont pris en compte. La convention STCW-F s'applique au personnel employé à l'exploitation des navires de pêche océanique ; d'une longueur supérieure ou égale à 24 m en eaux illimitées ; d'une langueur inférieure de 45 m en eaux limitées (Chapitre I / règle 2) ; des « gros navires » résolution 6) ; et de ceux dont la puissance de l'appareil propulsif est supérieure ou égale à 750 KW. La convention STCW-F ne spécifie pas les connaissances minimales requises pour les navires de pêche d'une longueur < 24 m.

La résolution 6 qui traite « des gros navires » invite l'OMI à introduire des recommandations concernant les normes de formation applicables aux personnels de ce type de navires. Il a été aussi demandé au sous-comité des normes de formation et de veille (STW) de préciser ou de quantifier les termes « gros navires » (ce qui n'est toujours pas réalisé à ce jour.)

  Situation actuelle

 La convention STCW-F n'est pas encore vue le jour entrée en vigueur. Seuls, quatre pays : Danemark, Islande, Russie et Ukraine ont signé la convention, Quinze signatures sont requises pour que 1a convention entre en vigueur L'entrée en vigueur se faisant d'ailleurs 12 mois plus tard.

 Tant que la convention STCW-F n'est pas entrée en vigueur, il ne sera pas possible de l'amender notamment en ce qui concerne son champ d'application (navires < 24 m)

 La convention STCW-F introduit, outre des normes de formation et de certification, un certain nombre d'obligations réglementaires connexes qui concernent et impliquent les administrations et les armateurs. Les parties s'engagent a promulguer toutes lois et tous décrets, ordres et règlements et à prendre toutes autres mesures pour donner à la convention son plein et entier effet...

 .Chaque partie communique au secrétaire général de l'OMI (article 4, règle 1/7), un rapport sur les mesures qu'elle a prises pour donner aux dispositions de la convention plein et entier effet et un nombre suffisant de modèles des brevets délivrés conformément à la Convention

 Chaque État doit (article 7) ; établir des processus et procédures pour effectuer une enquête impartiale lorsqu'il a été signalé tout cas d'incompétence commis par un titulaire de brevet ou visa délivré par cette partie et pour retirer, suspendre ou annuler ces brevets ; mettre en place des sanctions pénales ou disciplinaires pour non - observation des dispositions prises.

 Les navires de pêche (article 8 ‑ règle 4), lorsqu'ils se trouvent dans les ports d'une autre partie, sont soumis à des contrôles effectués par des fonctionnaires dûment autorisés, afin de vérifier que toutes les personnes servant à bord détiennent les brevets appropriés. Dans le cas où il constaterait des carences, l'inspecteur doit immédiatement en. informer par écrit le capitaine du navire et l'administration.

 Il est fait obligation (article 6) de tenir les registres de tous les brevets et visas qui sont délivrés, à jour des expirations, revalidations, suspension, pertes, vols... et de fournir des renseignements sur l'état de ces brevets lorsque la demande en est .faite par une autre partie. Les brevets délivrés par un État non partie à la convention (règle 7) ne doivent pas être reconnus.

 Une partie peut dans un délai de deux ans à compter de l'entrée en vigueur l

de la convention à son égard, délivrer une attestation de service aux membres du personnel des navires de pêche qui : ont servi dans une capacité pour laquelle ils cherchent à obtenir une attestation de service pendant au moins trois années en mer au cours des sept années précédant l'entrée en vigueur de la convention à l'égard de cette partie ; ont fourni une preuve attestant qu'ils ont servi de façon satisfaisante ; ont prouvé à la partie leur aptitude physique, acuité visuelle et auditive, compte tenu de leur âge...

 Tous les personnels des navires de pêche doivent avoir reçu une formation de base en matière de sécurité: techniques personnelles de suivie incluant brassières de sauvetage et combinaisons d'immersion ; prévention et lutte contre le feu ; premiers secours (secourisme) ; prévention contre les pollutions marines ; prévention contre les accidents à bord.

  Note

‑ Sans être pessimiste sur l'avenir opérationnel de cette convention, il est paradoxal de constater qu'en 2003, un seul État de l'union européenne, spécialisé dans la pêche minotière, l'ait signée.

Pour le moins, la convention STCW-F n'emporte pas l'enthousiasme des pays pêcheurs. De multiples raisons s'additionnent pour en empêcher la mise en vigueur rapide.

Chaque État a ses traditions en matière de formation de ses pêcheurs... et un consensus minimal de leur part est requis.

 L'expérience montre que toute disposition technocratique  quelles que soient les bonnes intentions qui la gouvernent  est mal reçue clans le secteur de la pêche.

 Ce n'est pas une raison pour ne pas améliorer le niveau de sécurité de la pêche qui reste malheureusement très en deçà de ceux couramment constatés dans les autres professions, mais il est peu probable que cela passe par l'application de normes internationales de formation. Les politiques nationales sont plus adéquates. Elles peuvent être expérimentées avant d'être généralisées.

 Bien amicalement à tous.

Le Secrétaire de l’ACPF .M.PINSON Yves

Capitaine de Pêche

 

 

 

Lettre trimestrielle : Septembre 2003.

Lettre rédigée par Monsieur Pinson Yves le Secrétaire de l’ A.C.P.F.

Bonjour à mes collègues et amis du site

Avant d’ouvrir cette lettre trimestrielle sur des sujets d’actualité qui nous préoccupe. Je présente toutes mes félicitations à tous nos collègues de l’association des Capitaines de Pêche Français, qui ont été promus au grade de Chevalier du Mérite Maritime.

Monsieur ALLIER Yves, du Guilvinec, Commandant d’un Thonier Trans-océanique, membre actif du bureau de l’ACPF

Monsieur DOARE Alain, de Douarnenez, Capitaine de Pêche, Directeur de LPMA de Cherbourg, Nous lui devons la conception de notre site Internet.

Monsieur MASSE Daniel, de Concarneau, retraité, mais toujours disponible au sein de l’ACPF Je le remercie de son dévouement au sein de notre Bureau

Monsieur MORICE Rodolphe de Saint Brieuc, Capitaine à la Grande Pêche Terre Neuve,

A toujours œuvré depuis sa retraite comme membre actif au sein de notre Bureau de l’ACPF. Je le remercie pour son dévouement.

Je félicite personnellement chacun d’entre eux pour leur participation active dans la vie de notre Association, et toutes mes félicitations.

Depuis notre réunion du Bureau du 19 Juillet, j’ai eu beaucoup d’adhérents par téléphone qui se posent des questions sur leur avenir, il faut bien le reconnaître que la situation à la pêche n’est pas au beau fixe, dans l’attente, des armements qui restructurent la répartition de leur flotte.

J’ai présenté la V.A.E. comme une avancée pour les Capitaines de Pêche, qui peuvent par leur expérience professionnelle de commandement, prétendre de commander des navires armés au Commerce, attention avant de se lancer dans la constitution d’un dossier il faut être à jour des modules exigés par la convention STCW/95 : Certificat de CGO du SMDSM, Radar ARPA, Médical N°2 ou 3, Stage Feux et Sécurité.

 

Note : La validation des acquis de l’expérience est admise par l’arrête du 26 Mars 2003. Pour la délivrance des titres de formation à la pêche, jusqu’au niveau 3 (Capitaine de Pêche) certificat de Capacité inclus.

Le Brevet de Patron de la Navigation Côtière (500 UMS) est accessible par ce moyen depuis novembre 2001

Une réforme des filières commerce est en cours avec cette validation, la filière 2 devenant B Pont ou Machine, l’évaporation des brevetés étant trop grande en filière 1 .

 

Qu’est ce que la V.A.E. des Gens de Mer

Références : arrêté N° 310 / GM du 26 mars 2003

Arrêté N° 385 / GM du 22 avril 2003.

Arrêté N°386 / GM du 22 avril 2003.

Circulaire N° 439 / GM du 19 mai 2003.

 

Copie de la lettre de M. SERRADJI aux référents en date du 2 juin 2003.

(Je suis votre référent avec M.DENAYER)  (Lettre à lire très attentivement.)

Affaire suivie par : Bruno Roumégou, chargé de mission

Dans le cadre de la mise en oeuvre de la nouvelle procédure de validation des acquis

de l'expérience des gens de mer, la sous direction des gens de mer vous a adressé les textes réglementaires visés en références ainsi que les référentiels des titres de la formation professionnelle maritime pouvant être délivrés par ce dispositif.

Vous trouverez ci‑joints trois nouveaux documents qui vous seront nécessaires pour instruire les demandes présentées par les candidats souhaitant obtenir certains titres de la formation professionnelle maritime par la validation des acquis de l'expérience

‑Le premier de ces documents est le dossier type que le candidat pourra retirer dans les directions départementales des affaires maritimes et qu'il devra obligatoirement constituer afin que sa demande puisse être étudiée selon la procédure prévue

-    Le second document sera à compléter par les référents des centres de validation des acquis de l'expérience.

-     Sur ce document, les référents porteront leur avis concernant les candidatures présentées, et le transmettront accompagné du dossier complet déposé par le candidat, à la direction régionale des affaires maritimes à laquelle le centre de validation des acquis de l'expérience est rattaché.

-    Le dernier document devra être complété par la direction régionale des affaires maritimes à laquelle est rattaché le centre de validation des acquis de l'expérience dont les référents auront assuré l’accompagnement du candidat.

-    Ce document devra comporter l'avis et les observations de la direction régionale des affaires maritimes sur les candidatures présentées et sera ensuite transmis avec l'ensemble du dossier de candidature complet, par la direction régionale des affaires maritimes à la direction des affaires maritimes et des gens de mer (bureau GM2)

Pour que le jury national de validation des acquis de l'expérience puisse mener son travail de déductions des compétences, les candidats devront s'imposer un travail d'analyse, d'explication de leurs activités réelles et de formalisation écrite de leurs activités. Le dossier type de demande de validation des acquis de l'expérience répond par conséquent à cette exigence en aidant les candidats dans leur démarche, en leur permettant de formuler leurs demandes selon un cadre administratif formaté, précis et détaillé, et en les dispensant par ailleurs de la rédaction de demandes sous la forme de candidatures spontanées, de curriculum vitae ou encore de lettres de motivation.

Ces documents devraient aussi faciliter les modalités d'étude et d'instruction des dossiers à la fois sous les aspects pédagogiques et administratifs et à tous les niveaux de la procédure, en assurant une unicité de présentation et de traitement des demandes formulées par les candidats.

Ils permettront donc au jury d'évaluer les dossiers de candidature selon un schéma confirmant la cohérence nationale attachée au dispositif ainsi mis en place.

Notes : Nous devons faire preuve d’efficacité dans l’élaboration des dossiers

Vous pouvez télécharger en cliquant sur la ligne suivante le dossier type  

(dossier candidat : 61 pages)

(Je suis à votre disposition pour vous aider à la rédaction de votre dossier)

  Les navires Franco – Espagnol

Le sabordage des prérogatives du Capitaine sur les navires de pêche de Droit Français à capitaux Espagnol.

Nous avons des Capitaines de Pêche qui naviguent sur des navires franco-espagnol, dans certains armements leurs situations est des plus critiques, voir à la limite de l’illégalité, ces armements qui n’ont aucun lien économique avec la France, sauf l’autorisation du piratage des quotas.Mais qui profitent de la situation aux détriments des navires nationaux.

La Jurisprudence Européenne pourrait évoluer explique notre ami journaliste Yves Gaubert du Marin du 12 septembre 2003.il explique !

« Patrick Chaumette, professeur de droit à l'université de Nantes, spécialiste dans les questions maritimes, a attiré notre attention sur cette question. « L’avocate générale conclut à l'incompatibilité du privilège de nationalité du capitaine du navire et de l'officier suppléant vis à vis de la liberté de circulation des personnes affirmée par l'article 39 CE, indique t-il.

 Le capitaine a un emploi spécifique.

Ce n’est pas un emploi public de fonctionnaire mais un emploi privé disposant de prérogatives de puissance publique, notamment l'application du code disciplinaire de la marine marchande.

Mais ces  fonctions quasi pénales ne sont que virtuelles, potentielles.

Faute de fréquent décès, naissances, mariages urgents, vols, blessures ou meurtres à bord des navires, ces prérogatives ne sont pas exercées de manière habituelle.

 Elles pourraient être assurées, en cas de besoin par un ressortissant communautaire doté d’un brevet maritime adéquat »

Mais l'avocate générale ne sera peut‑être pas suivie par la Cour, car la Commission « soutient la validité du privilège de nationalité du capitaine de navire ».

Pourtant ce privilège n'existe déjà plus en Italie car le tribunal de Gènes, le 2 avril 2002, « a considéré que la norme Interne n’était pas applicable si elle est contraire au droit communautaire ».

Mais, remarque Patrick Chaumette, si on admet qu'un ressortissant communautaire puisse commander un bateau de n'importe, quel pays de l’union, d’autres problèmes vont se poser, celui de la langue, des différences de formation, de la reconnaissance mutuelle des diplômes, des réglementations nationales, etc.

Les deux arrêts que va rendre la Cour de justice européenne sur cette question sont donc très attendus et pourraient justifier que les juges français attendent avant de délibérer sur les prochaines affaires. »

  NOTE : l’ACPF prendra une position ferme face à ce problème, qui sera évoqué lors de notre prochaine A.G.

  Notre site Internet

  Nous n’avons eu que 1200 visiteurs environs depuis notre dernière réunion, mais cela n’est pas si mal.

Pour ma part je suis fier de ce site, je reçois de nombreux emails d’encouragements.

C’est un moyen de s’exprimer, de ce faire connaître au grand public, mais il faut des idées neuves. Il faut de nouvelles propositions !

Je fais appel aux Capitaines de Pêche, mais aussi aux amis du site qui ont des choses à partager, photos, témoignages, histoires, je vous remercie d’avance !

Il m’est parfois très difficile de répondre à tous les emails, j’en suis navré car certaine requête ne sont pas de ma compétence ni celle de l’ACPF.Par contre certaine mérite toute mon attention.

Par exemple : Je cite la lettre d’un ami du site : Monsieur BIGET Denis Anthropologue à Douarnenez,

Je me permets de vous envoyer quelques photos d'une maquette qui appartenait à mon père dans les années 1960 afin que vous puissiez peut-être l'identifier. J'ai connu cette maquette vers 1965 mais elle est peut être plus ancienne. Je n'en sais rien.

D'après ce que m'avait dit mon père (J'avais environ 5 ans), il s'agit d'un chalutier de Saint-Malo. Dans les années 1980, je l’ai restauré à ma façon sans connaître l’original J'ai conservé sa couleur bleue (qui étais je crois plus claire à l'origine). Les couleurs de la cheminée sont inventées par moi. Les radars, cadres gonio, manches à air et cuve devant la cheminée, les treuils sont ajoutés par moi, ainsi que le compas et chadburn de passerelle. L'indicatif radio est de mon fait. L'antenne filaire est double comme à l'origine autant qu'il m'en souvienne. J'ai refait les mâts un peu comme à l'origine. Celui de devant me paraît un peu grand. Le mât de charge est de mon invention, ainsi que les haubanage et les protections de coque sous les potences.

Je crains qu'il vous soit difficile de trouver le nom de ce navire. Seul la forme de coque, les superstructures et les ponts n'ont pas changé. Ces éléments vous suffiront peut-être. Au cas où vous échoueriez dans vos recherches, je vous saurai gré de me renvoyer ces photos afin que je les envoie à l'association des Terre-Neuvas à Fécamp.

Je tiens à vous féliciter pour votre site Internet et la superbe collection de photos de navires que j'ai enregistrée et que je regarde toujours avec plaisir.

En espérant que vous pourrez me renseigner sur cette maquette qui a pour moi une grande valeur affective, je vous prie de croire, Messieurs, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

     

 

Amis du site, si vous pouvez trouver le nom de ce chalutier Malouin, prenez contact avec : denis.biget@wanadoo.fr  merci d’avance pour votre coopération.

  Les Mémoires Professionnels des élèves Capitaine de Pêche.

  J’ai une nombreuse demande que je ne peux honorer, car il faut l’autorisation de son auteur pour les diffuser, ils intéressent ; Universitaires, journalistes, scientifiques, Elèves des Lycées Professionnels Maritimes.

Chers amis, vous faites vos mémoires sur un support informatique, je serai très heureux de les insérés dans le site, c’est une façon de revaloriser vos compétences.

Exemple d’email non satisfait

Monsieur, actuellement étudiant en dess de droit maritime, j'effectue dans le cadre de mes études des recherches sur la surveillance et le contrôle des pèches, et je souhaite savoir comment il est possible d'obtenir l'exemplaire d'un mémoire, notamment celui de Mr Roussel (95/96 sur le contrôle des pêches). En vous remerciant, salutations. allaert@voila.fr

lundi 21 juillet 2003 AOL: YVESPINSON

  Vous pouvez me les adresser : Association des Capitaines de Pêche Français, 5 Le Pied Sablon, 50840 Fermanville. Tél. : 02.33.44.42.98.

  Assemblée Générale Annuelle

La prochaine Assemblée Générale devra se dérouler vers la fin Octobre ou début Novembre une date et lieu reste à définir.

A l’occasion de cette réunion, nous célébrerons le 20°anniversaires de notre Association, nous souhaitons réunir les anciens qui ont œuvrés pour la défense de nos prérogatives de notre brevet.

Une élection du Bureau sera à l’ordre du jour.

 Le Secrétaire de l’ACPF : M. Pinson Yves

 

 

 

Lettre au adhérents : Mai 2003 - V.A.E

Chers collègues,

  Je reviens vers vous sur les sujets concernant l’homologation du Brevet de Capitaine de Pêche et la Validation des acquis par expérience (V.A.E.)

L’A.C.P.F ; est associée au Secrétariat d’Etat aux transports et à la mer, et par l’inspection Générale de l’Enseignement Maritime (Dossier suivi par M.B. DULAC de l’IGEM), le dossier qui m’a été adressé en vue de l’inscription d’une certification au répertoire national prévu par la loi de modernisation sociale exige pour être renseigné la connaissance de nombreuses informations. (Fiche jointe)

Dans l’intérêt et la défense du diplôme que nous allons obtenir, je sollicite votre concours pour renseigner les documents joints. (Je transmettrai à Paris les renseignements par messagerie informatique) Cette recherche se faisant sur l’ensemble des titres de la formation professionnelle maritime vous veillerez à préciser l’intitulé exact de la certification.

La commission nationale de certification professionnelle à l’ambition de rendre disponible le premier répertoire pour l’été (lettre du 17 février 2003)

Je vous serais donc reconnaissant de bien vouloir m’adresser les renseignements demandés dans les plus bref délais.

Qu'est‑ce que la validation des acquis de l'expérience ?

L'acte de " valider " en général consiste à vérifier la conformité des acquis qu'une personne s'est appropriée après une formation ou lors d'une expérience, par rapport à une norme préalablement définie. Cette norme peut être un descriptif de diplôme, titre ou certificat (référentiel élaboré par un ministère ou un organisme de formation) ou un descriptif de qualification (élaboré par une branche professionnelle).

       Lorsque la maîtrise des acquis est certifiée, les intéressés reçoivent un document qui atteste

ü  Que les acquis décrits sont bien conformes à ce qui est décrit dans la norme qui a servi de base à leur validation

ü  Que la procédure de validation s'est effectuée selon les règles et les consignes prévues pour garantir sa fiabilité.

  A noter : Pour certaines certifications, notamment celles conduisant à des professions réglementées, des dérogations à la mise en oeuvre de la validation des acquis de l'expérience peuvent être admises. Une telle mesure est prise individuellement pour chaque diplôme ou partie de diplôme, de même que pour chaque titre ou partie de titre concerné. Elle ne saurait s'appliquer à l'ensemble d'une profession ou d'un secteur d'activités  (décret 2002‑615 du 26 avril 2002, article 7).

  Une demande à été faite auprès de M. D.LAURENT à la Sous Direction des Gens de Mer (GM1) afin que l’ACPF soit représentée aux travaux de la Convention STCW/95 nous devons avoir une réponse favorable bientôt.

            Il va de soit que ces objectifs vont être une charge de travail très importante pour le Bureau de l’ACPF.

    Monsieur le Président et Messieurs les Membres du Bureau souhaitent que les Capitaines de Pêche qui seront bénéficière des prestations de l’ACPF soient des adhérents qui sont à jour de leur cotisation annuelle.

            Un premier courrier est envoyé aux adhérents, plus à tous les élèves C.P.depuis 1990, il est certain nombreux ont changé d’adresse.

            Si vous n’êtes pas adhérent de l’ ACPF et que cette démarche vous intéresse vous devez remplir le formulaire d’inscription à l’ACPF et le retourner avec votre formulaire de renseignements, joindre votre cotisation de 32 euros.

              Je vous demande une grande rigueur dans vos renseignements afin de pouvoir concaténer les fichiers, éliminer les doublons évidents, se soustraire à une obligation de saisie totale quelquefois source d’erreur.

              En vous remerciant d’avance, cher collègue, je reste à votre disposition pour mener à bien ce dossier.

  M.Pinson Yves

Secrétaire de l’ACPF.

Référant à la Commission V.A.E.

 

à envoyer…………………………………………………………………………………..

 

ASSOCIATION des CAPITAINES

De PÊCHE FRANÇAIS

  Je soussigné………………………………………………………………………………

  CAPITAINE DE PÊCHE (ou Elève CAPITAINE DE PÊCHE)

  Né le ……………………………………à…………........................................................

  Adresse…………………………………………………………………………………..

…………………………………………………………………………………………….

  Tél. :………………………………………………………………………………………..

  Je désire adhérer à l’association des CAPITAINES de PÊCHE FRANÇAIS

Ci joint un chèque de 35 euros

  A…………………………………….le……………………………….signature

   

A adresser : Monsieur PINSON Yves  Secrétaire / Trésorier de l’A.C.P.F.

23 Avenue Louis Lumière 50 100 CHERBOURG. Tél./Fax : 02.33.44.42.98.

Section CAPITAINE DE PÊCHE   Année scolaire :

Date d’entrée……………….Date de sortie…………….Site……………..

 

FICHE DE RENSEIGNEMENTS

  Nom………………………………………………………………………………………

Prénom……………………………………………………………………………………

Date et lieu de naissance…………………………………………………………………

Adresse…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………Tél…………………………………………………………………………………………

  Diplômes ou niveau d’études……………………………………………………………

……………………………………………………………………………………………

  BREVETS MARINE MARCHANDE (Origine du candidat)

 

BREVETS

Ecole

Année

Expérience professionnelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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