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Lettre
du 30 Avril 2009 rédigée par M.Pinson Yves Secrétaire Général de
l’A.C.P.F. Pour les Capitaines de Pêche, les Terre – Neuvas et les Amis des terre – neuvas « VICTOR PLEVEN » Le dernier Terre – neuvas
Un beau livre à paraître en juin par le réalisateur de films et auteur de deux livres sur les terre neuvas, ALAIN GUELLAFF prépare actuellement un documentaire sur l’histoire de la pêche à la morue Ce message pour vous annoncer le lancement d’une souscription pour le beau livre qui paraitra pour le Festival Etonnants Voyageurs de Saint Malo fin Mai. Alain Guellaff est allé filmer la découpe en Belgique, ce fut émouvant et très spectaculaire de voir le « Victor Pleven » ainsi livré aux chalumeaux, épandant, notre « Victor » s’est offert aux générations futures, car 99% des matériaux dont il était fait vont entrer dans le circuit de recyclage… Ce beau livre, très documenté, retrace l’histoire du « Victor Pleven » mais aussi la vie rude et formidable des marins dont Alain Guellaff a su rassembler l’émouvant témoignage grâce à leurs photographies inédites. Marin pêcheur est
un métier exigeant, et le restera, qui paye bien et qui recrute, il y a encore
quelques ajustements à faire mais la filière y arrivera. Ce métier a de
l’avenir ! Il faut savoir
qu’un jeune qui entre dans le monde maritime les formations sont polyvalentes. Il peut choisir la
pêche au départ, y rester ou bifurquer vers le commerce ou la plaisance
professionnelle. Il a le choix !
La division offshore de Bourbon, spécialisée dans !es services maritimes à
l'offshore pétrolier dans le monde entier, emploie actuellement 990 marins français,
dont 582 officiers. Et ceux-ci ont des profils très différents. « Nous
avons des officiers avec tous les types de prérogatives », indique Frédéric
Moulin, capitaine d'armement de la filiale française.
À côté des capitaines de 1" classe (20 % des effectifs), des officiers
issus de la filière B (30 %), Bourbon recrute de nombreux marins issus du monde
de la pêche (38 %). La compagnie, qui entre en moyenne un bateau en flotte tous
les 12 jours, a besoin de beaucoup d'officiers. « Un marin avec des prérogatives
STCW, même peu élevées, peut venir postuler chez nous. Pour commander un de
nos crew - boats par exemple, un brevet de capitaine 500 UMS suffit. »
Et il y a encore des besoins. « Le recrutement devrait continuer à ce rythme
jusqu'en 2012, poursuit Frédéric Moulin. Nous allons embaucher 400
marins français, dont 250 officiers. » Bourbon s'est
aussi positionné sur le créneau de la formation continue en finançant
notamment des simulateurs ou des programmes d'enseignement pour les officiers
souhaitant progresser dans leurs prérogatives.
Face à cet engorgement, le ministère a décidé de réformer la validation des
acquis de l'expérience (VAE) pour les marins et de l'« aligner sur les procédures
interministérielles ». Un arrêté du 24 novembre 2008 met ainsi en place une
nouvelle organisation visant à " pallier les défauts du dispositif » liés
" notamment à son caractère centralisé ».
La nouvelle organisation devrait ainsi « clarifier les modalités d'accès au
dispositif » et définit « pour chacun des titres, des critères de
recevabilité spécifiques ». Exit les actuels 36 mois d'expérience maritime
dont 24 à la mer sur les cinq dernières années, le projet prendra désormais
en compte " la totalité de la carrière du candidat » et même « l'expérience
acquise dans d'autres secteurs professionnels sous réserve qu'elle soit en
rapport avec le titre visé ».
La nouvelle réglementation sera également accessible aux ressortissants étrangers.
Pour fluidifier la procédure, l'organisation des jurys de VAE sera délocalisée
en un « centre unique dédié au pilotage VAE »,
à l'Unité des concours et examens
maritimes de Nantes. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ ÊTRE UN MARIN EN 2009, UN METIER, UNE CARRIERE ET APRES ? Un colloque pour
l'avenir de Présents de
l’A.C.P.F.au colloque : MM.GUYADER
Bernard, MASSE Daniel, GUYADER Jean Paul, PINSON Yves. La reconversion
des marins au cœur du débat. Dans le cadre de
son 10e anniversaire, le Centre européen de formation continue maritime
organisait, un important colloque sur le thème «Être
un marin en 2009, un métier, une carrière, et après ?» Aujourd’hui, la
tradition familiale n’est plus l’intarissable vivier naturel au métier de
marin. Un métier dont la
courte durée oblige les professionnels à se pencher sur son recrutement et ses
nécessaires reconversions « La
vocation de la formation continue qu’on à mise en place est d’y répondre »
assure Alain POMES. Ainsi va-t-il pour la pêche, Marin
est un métier d’insertion à la rémunération attrayante, les formations
sont un accès direct à l’emploi, rapides et efficaces elles permettent
d’obtenir une position sociale intéressante. De nombreux
acteurs et spécialistes du monde maritime ont assisté aux échanges, autour du
thème crucial de la formation. Accueil des participants par Monsieur André
FIDELIN, Maire de CONCARNEAU Élus,
professionnels du monde maritime, représentants de l'État, responsables de la
formation ou stagiaires... Ils étaient nombreux, pour le colloque intitulé «
Etre un marin en 2009 ? », que ce soit dans les domaines de la pêche, du
commerce, de la plaisance et de Un rendez- vous de
haut niveau concocté par le CEFCM
(Centre européen de formation continue maritime) pour marquer son dixième
anniversaire. Renouvellement de
la mission de service public Une façon de regarder de plus près ce qui a été
effectué jusque-là, de faire un état des lieux complet des enjeux de la
formation continue, à travers notamment la place grandissante de la
valorisation des acquis de l'expérience. Quel est l’enjeu
de la modularité des formations ? Par Yves
RAOUL Directeur Régional de la formation professionnelle au Conseil Régional
de Bretagne. Quelle évaluation
de la modularité ? Par Marc
FOUILARD, Direction des Affaires Maritimes, Responsable du Bureau de Il fut aussi
question des passerelles entre les métiers de marins ou du sujet sensible de
la-reconversion. « Nous sommes dans une
période clé de la formation professionnelle maritime, beaucoup de pratiques
sont remises à plat », indique Alain Pomes, directeur du CEFCM. Ce tour d'horizon
a permis de se projeter vers l'avenir. C'est que, pour le centre, l'enjeu est Ce Centre établi
à Concarneau et Lorient (Centre François Toullec) forme chaque année 3500
adultes accueillis pour une part dans les quatre lycées maritimes. L'après-midi
s'est clos par un cocktail, durant lequel les participants ont pu déguster les
préparations réalisées et servies par des élèves de la section hôtellerie
de Saint-Joseph Saint-Marc. ___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ Le Bureau de l'A.C.P.F. vous présente ses meilleurs voeux pour l'année 2009. Chers
amis et collègues, L’année
2008 se termine, le Bureau a fait un excellent travail durant l’année passée
dans l’intérêt des adhérents. L’avenir de l’A.C.P.F. reposera en effet
sur votre volonté partagée de rester et de faire mieux reconnaître la référence
que vous êtes ! Nous devrons cependant, pour conserver notre
crédibilité et notre avenir montrer des signes forts. Merci à tous qui
nous soutiennent, l’A.C.P.F. et moi-même vous souhaitons de bonnes fêtes de
fin d’année et une excellente année 2009.
Lettre du 21 Septembre , rédigée par Monsieur PINSON Yves Secretaire Génèral de l'A.C.P.F. Jusqu’ou ira la piraterie en haute mer ? Les marins sont en mer pour gagner leur vie, mais pas pour la perdre !
L’Association des Capitaines de
Pêche Français est très inquiète des actes de piraterie dans l’océan
indien au large de Le Thonier Espagnol : Playa de Bakio capturé à 460 milles des Seychelles, libéré âpres versement d’une rançon le 20 Avril 2008. Le Thonier Espagnol : Playa Anzora
réussi à échappé
aux pirates le 11 septembre 2008, à 320 milles
de Le Thonier Français le Drennec réussi à échappé aux pirates le 13 septembre à 460 milles des côtes Somalienne. L’A.C.P.F compte parmi ses adhérents de nombreux capitaines de Thoniers transocéaniques qui demandent comme leurs armateurs une protection dissuasive de la part des Etats concernés. Le Commandant, Guyader Jean Paul représente au bureau de l’A.C.P.F les Capitaines Thoniers souligne qu’il y a un an, les Capitaines des thoniers, en relation constante avec le ministère des Affaires Etrangères, avait pour consigne de ne pas s’approcher de la côte à au moins de 300 milles Cette fois-ci, l’attaque s’est déroulée à 420 milles, une réflexion se pose : « Si rien n’est fait, demain, les habitants des autres pays pauvres de la côte africaine vont également se mettre à la piraterie » Le Capitaine du
« DRENNEC » Patrick Hélies refuse la responsabilité d’exposer
son équipage de 24 marins, les équipages ont peur, Nous réclamons trois ou quatre bateaux militaires avec des Commandos Marines qui disposent d’hélicoptères prés à décoller si besoin est. L’A.C.P.F. demande : une création d’une autorité de lutte anti-piraterie, au sein de l’État-major de l’Union européenne. Cette zone est fréquentée par une cinquantaine de thoniers Européens. Le Ministre de l’agriculture et de la pêche Michel Barnier, a demandé « une réponse européenne » au problème. L’envoi « préventif » de navires militaires à été envisagé. La majorité des équipages de thoniers français serait favorable au fait d’embarquer des militaires à bord pour garantir leur sécurité dans le nord-ouest des Seychelles. Cette solution est déjà employée par certains navires de commerce Il est à noter que l’abandon de la zone de pêche au
nord-ouest des Seychelles est problématique. Les thoniers arrivent au large du
Kenya et au sud de Mais c’est en septembre et octobre que s’effectuent les meilleures pêches. L’abandon de cette zone aurait des répercussions économiques importantes, âpres une année 2007 médiocre, et le contexte est encore plus difficile en 2008 avec la hausse du prix du carburant. Les bateaux commençaient tout juste à pêcher, le repli sur l’Atlantique ou le Pacifique est improbable. Mais on sait bien qu’on sera, un jour ou l’autre, amenés à revenir dans le nord ouest parce que c’est là que le poisson se trouve. Mais, la priorité absolue est la sécurité des hommes ! L’A.C.P.F. demande au Président de Les marins sont en mer pour gagner leur vie, mais pas pour la perdre ! ______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ Lettre d'AOUT 2008, rédigée par Monsieur PINSON Yves Secretaire Génèral de l'A.C.P.F. Je rédige cette lettre avec un peu d'avance, car le sujet est important pour nos adhérents et amis du site. Le sujet concerne la "Sécurité en mer" l'A.C.P.F. est trés engagée et concernée dans cette démarche. L'A.C.P.F. est invitée par Monsieur FLAUX Dominique Directeur de l'EMM de NANTES au séminaire de formation "harmonisation de l'enseignement du Réglement pour Prévenir les Abordages en Mer" (RIPAM) qui se tiendra les 18 et 19 Septembre 2008, au Palais de Région des Pays de Loire à Nantes. A l'occasion de ce séminaire, le logiciel d'auto apprentissage du RIPAM, du balisage et des signaux météorologiques, crée par l'EMM de Nantes, dans le cadre du projet européen MARTINS sera officiellement présenté et distribué. Pour éviter les abordages, appliquer les régles ! comme le pense à raison Monsieur Lucien Breton Officier en Chef des Affaires-Maritimes à la retraite, ancien chef du centre de Saint Malo dans un article paru dans le Marin du 31.08.2007. Tout le monde s'accorde à dénoncer le caractère répétitif des abordages en mer au large de nos côtes et à déplorer l'allongement sans fin de la liste des marins
pêcheurs qui perdent inutilement leur
vie en cherchant à la gagner. Mais au-delà des déclarations compassionnelles de circonstance, qu'est-il fait de concret pour tarir autant que faire se peut la dramatique litanie des navires de pêche
impliqués dans les accidents maritimes
? Peu de choses en réalité. Les constats sont clairs : les abordages sont consécutifs à des défauts de veille sur les passerelles, lesquels sont généralement eux-mêmes la conséquence de l'embarquement d'un équipage insuffisant
en nombre et en qualité. Mais il est malsain de dresser les gens de mer les unes contre les autres, en ne voyant que de sombres brutes d’un côté et de valeureux professionnels de l'autre. Ce manichéisme inconséquent,
guidé parfois par des intérêts annexes
inavoués, est on ne peut plus stérile.
En 2002 déjà, le BEA mer mettait en exergue que si la qualité de la veille était bien souvent déficiente à bord des navires de commerce étrangers, elle n'était guère meilleure sur bon nombre de navires de pêche français. La
situation ne s'étant pas améliorée
depuis cette mise au point justifiée,
il convient de rechercher des solutions efficaces et pratiques en ayant
le courage de regarder la réalité en face. COMMERCE:
REMEDIER AUX EFFECTIFS INSUFFISANTS En ce qui concerne les navires marchands, à court et moyen termes, il est illusoire d'espérer amender les conventions de Genève et de Montego Bay qui déterminent les principes de la liberté des mers, de la libre immatriculation des navires et de l'immunité
souveraine
des États du pavillon, en offrant de solides bases juridiques aux pavillons de complaisance. Toutefois,
pour remédier aux effectifs insuffisants en nombre et qualité sur ces bâtiments,
les autorités maritimes françaises pourraient se concerter, avec pour faire réellement appliquer, dans le ressort de l'Union européenne, les dispositions de deux conventions de l'Organisation maritime internationale (OMI) : l'une
appelée STCW95 sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des
brevets et de veille, et l'autre dénommée ISM code (Code International
de gestion de la sécurité). PÊCHE : CHANGER LES MENTALITÉS Pour ce qui est des navires de pêche, l'ambitieux objectif affiché en 2001 par le ministre de "faire entrer la sécurité dans la culture des métiers de la pêche" ayant fait long feu, il s'agit de remettre l'ouvrage sur le métier. La tâche est certes des plus ardues puisqu'elle nécessite de changer les mentalités. Elle ne demande pourtant pas d'imaginer une nouvelle réglementation, mais de faire appliquer les textes existants et notamment le règlement international pour prévenir les abordages en mer. Elle exige qu'une action déterminée, faisant une large place à la concertation et à la pédagogie, soit conduite dans le milieu de la pêche. Les problèmes à traiter, sans œillères, sont
largement connus de vieille date. à bord des
navires de pêche ·
une veille
visuelle et auditive appropriée doit être assurée en permanence, · toutes les aides à la navigation doivent être utilisées pour déterminer les risques d'abordage (radar, alarme anti collision, radio ...), · le quart ne doit être confié qu'à une personne certifiée connaissant bien les règles de barre et de route. Elle doit être physiquement apte à la veille et maîtriser
les rudiments de la langue anglaise, · le patron ne pouvant assumer ce rôle en permanence, les décisions d'effectifs des navires armés à la pêche côtière et hauturière doivent être revues dans cette optique, en faisant primer la sécurité sur des considérations économiques, ·
la notion de navire privilégié en pêche
(et non pas prioritaire) n'exclut pas l'obligation de
manœuvrer pour éviter les collisions, ·
les feux
et marques de pêche ne doivent être montres ni en route, ni au port évidemment,
pour qu'ils soient pris au sérieux, · l'homme de quart ne doit pas s'occuper en priorité des appareils de pêche (sondeurs, commandes à distance tournées vers la poupe...).
Il ne doit pas négliger l'écoute
des fréquences
radio de détresse au profit des fréquences de pêche, ·
l'installation
de téléviseurs dans les passerelles est interdite,
l'octroi
de dérogations à la formation professionnelle est à réduire drastiquement. La mise en œuvre de toutes ces obligations dictées par le bon sens représente un énorme challenge pour les pouvoirs publics, les organisations professionnelles, les équipages et les établissements d'enseignement maritime. Elle peut permettre de sortir de l'hypocrisie actuelle, qui entoure ces sujets souvent tabous. Cette quasi-révolution culturelle, bien plus difficile à mener que la validation, par l'OMI, de l'installation de gyrophares spécifiques à bord des navires de pêche,
est la condition sine qua non pour réduire
le nombre des abordages et, corrélativement, celui des marins
qui y laissent leur vie. Bonnes vacances à tous ! ___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ Lettre du 2 Juin 2008, rédigée par Monsieur PINSON Yves Secretaire Génèral de l'A.C.P.F.
L'A.C.P.F. est préocupée par la situation actuelle, pour ses Capitaines de Pêche et de leur avenir ! Alors que Il est certain que les difficultés à s’installer comme patron armateur, du fait de la cherté des navires causée par les PME, le manque de lisibilité de l’avenir, les problèmes récurrents d’adaptabilité des moyens de productions en adéquation avec les possibilités de la ressource et l’envolée sans doute irréversible du prix du gazole, ne sont pas incitatifs pour s’engager dans des professions sujettes à tant d’impondérables. Pourtant, si les mesures adéquates sont prises, en particulier afin de permettre la pérennité de la ressource assurant de facto celle des entreprises, mais également permettant l’accès à la création de sociétés pour les jeunes, il est certain que les pêches françaises ont un avenir devant elles. En pleine crise de la Pêche artisanale. Au même moment, on met la derniére main aux contrats bleus, destinés à aider financiérement la pêche française. Bruxelles
exige le remboursement du F.P.A.P. Le 20 mai, Bruxelles
a demandé à L'information est
passée inaperçue. Elle est essentielle. « Après avoir examiné
le dossier, d'euros, minimum,
et 77 millions d'euros. » Cette information a été notifiée à Dans les couloirs
de On ne peut pas dire
non à tout et refuser d'évoluer, estime en écho un professionnel français, qui
ne veut pas être nommément cité. Qu'il soit de droite ou de gauche, le gouvernement
français a toujours fait preuve d'une volonté de soutenir ses pêcheurs qui n'a
guère d'équivalent en Europe. Cette fois, il est allé très loin. On ne peut
refuser la main tendue et refuser les défis auxquels nous sommes confrontés. Les
contrats bleus amorcent ce changement d'état d'esprit. Ne pas bouger, c'est prendre
le risque de voir l'État, qui a de plus en plus de mal à justifier son soutien
aux producteurs face à Bruxelles et face aux contribuables, nous dire que c'est
fini. Il n'y a pas plus de 5 000 bateaux de pêche en France et les apports de la
pêche fraîche française ne répondent qu'à hauteur de 15 % aux besoins du
marché. Il ne faudrait peut-être pas l'oublier. » (Source :
article de Philippe Urvois paru dans le « Marin » N° 3177 le 30
mai 2008). Pêches
lointaines, un « savoir-faire français » Ces grands navires
jouent pourtant un rôle important dans l'économie de la filière hexagonale,
par leurs apports et par les emplois qu'ils génèrent, en mer comme à terre. Cette flottille
est très hétéroclite, tant par les métiers pratiqués que par les pêcheries
fréquentées. Certaines catégories se portent bien, comme le thon tropical,
d'autres sont fragilisées, comme le chalutage de grands fonds. Mais toutes ont
en commun des contraintes liées à une activité de production et de négoce à
l'échelle internationale. Tour d'horizon de ce qu'on n'ose plus appeler la pêche
industrielle, écologie oblige. Inventaire de ce
qui peu s'assimiler, en France, à la pêche lointaine. Un
ensemble assez hétéroclite mais aussi un capital précieux. On ne les voit que
très rarement dans leurs ports d'attache, les bateaux de pêche lointaine. Et
c'est peut-être pour cela que cette activité reste relativement méconnue. Des
données récentes de l'Union européenne montrent pourtant qu'elle est loin d'être
négligeable. À l'échelon
communautaire, elle représente environ 40 % des captures de la flotte, soit 2,5
millions de tonnes de poissons débarquées par près de 3 000 navires. Environ 40 000
emplois sont également générés, en Europe, par cette filière. Cette flotte
communautaire opérant hors des eaux communautaires bénéficie d'un réseau
d'accords avec une vingtaine de pays tiers, du nord ou du sud. Les accords du
nord reposent sur un échange de quotas. Ceux du sud, les plus nombreux,
prennent la forme de contributions financières, supportées par l'Union européenne
et, dans une moindre mesure, par les armateurs. Ces accords
restent néanmoins très rentables pour l'Union européenne (UE). Pour des
tonnages à peu près équivalents à ceux actuels, le chiffre d'affaires annuel
de ces bateaux, au début des années 2000, était estimé à 614 millions
d'euros en moyenne. L'UE dépensait alors 28 % de son budget dans ces accords,
soit 270 millions d'euros, auxquels s'ajoutaient les contributions des
armateurs, évaluées à 32 millions. Mais à 1 euro public dépensé
correspondaient 3 euros de chiffre d'affaires. Que représentent,
en France, ces pêches lointaines ? Elles demandent,
d'abord, à être définies. On peut considérer qu'elles sont pratiquées par
des navires de plus de Sur la base de
cette approche plus large, la flottille française se compose d'abord, de 77
navires sur la façade Atlantique (73 154 kW et 27 860 tjb). Elle a diminué en
10 ans de 31 % en effectifs, de 32 % en puissance et de 37 %) en tonnage. Les réductions de
flotte et de quotas sont passées par là. Il convient
d'ajouter à cela 22 senneurs océaniques immatriculés à Concarneau (64 662 kW
et 25 276 tjb). C'est une flottille de pèche typiquement lointaine qui a elle-même
perdu, en 10 ans, 31 % de ses effectifs, 19 % de sa puissance et 21 % de son
tonnage. Du côté méditerranéen,
on compte aujourd'hui 36 senneurs ciblant le thon rouge. Par leurs tailles dépassant
généralement les Ce qui lui vaut
aujourd'hui des difficultés. Elle est jugée surcapacitaire. Côté emplois, on
peut, pour avoir un ordre d'idée, se référer aux catégories de navigation:
sur un effectif de 20 508 marins, la pêche au large représente 3 764 marins et
la grande pêche 952 marins. Même si ce décompte inclut les marins travaillant
à la pêche au large sur des bateaux artisans, on peut donc considérer que ce
type de navires emploie encore un nombre significatif de marins. Dans le domaine du
thon tropical, une position très
forte », estime Marc Ghiglia, délégué général de l'Union à la pêche des
armateurs de France. Les 22 thoniers congélateurs immatriculés à Concarneau
(5 opèrent en atlantique et 17 en océan Indien) capturent près de 120 000
tonnes de poisson par an pour un chiffre d'affaires de 120 millions à 150
millions d'euros (15 % du chiffre d'affaires national). Le listao et
l'albacore sont les captures principales. Elles sont destinées exclusivement
aux conserveries, généralement hors Union européenne. « Dans les grands
fonds des eaux européennes, Sur la légine, on
peut aussi considérer que le pavillon tricolore figure en bonne position
puisque ses six palangriers débarquent 6 000 tonnes, sur une production évaluée
à 16 000 tonnes en Antarctique (zone CCAMLR). Mais c'est sans compter sur la pêche
illégale... Le constat est le
même pour la pêche des petits pélagiques. Toutes ces activités
sont, au final, assez hétéroclites. Mais elles constituent néanmoins un
capital précieux, à une époque où le poisson devient une denrée rare. Cerner de près la
pêche lointaine relève de la gageure car ses entreprises sont très différentes
les unes des autres. Il y a néanmoins un certain nombre de problématiques
communes à ces flottilles. Premier point
commun : l'échelle. Ces entreprises réalisent des investissements conséquents
et produisent des volumes importants. Elles sont donc, en général, positionnées
sur des marchés internationaux, où les négociations se font souvent en dollar
(c'est le cas, par exemple du thon, de la légine ou du poisson pélagique
congelé). Leur univers est celui du « fish bussiness «, celui d'une économie
planétaire, très loin de la réalité du petit côtier qui vend son poisson en
direct. Ce constat en
appelle un autre : ces entreprises de pêche sont soumises à des critères de
compétitivité particulièrement exigeants car elles sont en concurrence, en pêche
comme en affaires, avec les flottilles d'autres pays, possédant des standards
différents. D'où une question sociale particulièrement sensible. Il y a, d'un côté,
la nécessité de rester attractif pour trouver une main d'oeuvre acceptant de
partir loin et longtemps et, de l'autre, le souci de limiter les coûts de
production pour rester concurrentiel. La question du pavillon, et du régime
social qui en découle, est donc récurrente dans ce milieu. Le pavillon français,
offrant des garanties sociales élevées, est souvent vécu par les armateurs
hexagonaux comme particulièrement contraignant L'IMPORTANCE DU
POLITIQUE L'environnement
international dans lequel évolue la pêche lointaine rend également important
l'intervention du politique dans l'activité des entreprises. Elles sont
aujourd'hui fréquemment soumises à des orientations et à des accords qui
peuvent changer du jour au lendemain. L'Union européenne joue désormais un rôle
essentiel sur cet échiquier politique et juridique aux multiples arcanes. Cette
complexité pose régulièrement problème aux armateurs qui veulent pérenniser
et développer leurs activités... L'ensemble de ces
constats est à mettre en rapport avec certaines spécificités françaises. La
pêche lointaine! hexagonale est, tout d'abord, assez hétéroclite. Les problématiques
sont relativement différentes entre les palangriers ciblant la légine au
Kerguelen, les senneurs capturant thon tropical aux Seychelles, les chalutiers
de pêche fraîche du nord Irlande ou les congélateurs des Féroé. « En dehors du
thon et de la légine, chaque armement représente souvent un cas d'espèce,
C'est, peut-être, une des raisons qui explique qu'ils connaissent quelques
difficultés à faire valoir leurs intérêts. Les pouvoirs publics
n'accompagnent pas vraiment ce secteur et il n'y a guère de réflexion commune
sur des enjeux stratégiques et politiques un peu généraux. Ils essayent
souvent de répondre à des questions pratiques, sans se projeter plus loin,
pour soutenir une véritable ambition maritime. » Une autre caractéristique
des armements français vient forcer ce trait : même si elles sont parfois reliées
à des grands groupes, les sociétés françaises s'apparentent généralement
à des PME (Leur structure est même fréquemment d'origine familiale, ce qui
pose au passage le problème de la transmission d'entreprise). Elles
n'ont donc pas réellement les moyens d'élaborer des stratégies à grande échelle
et de défendre leurs intérêts par un lobbying actif, comme le font la pêche
espagnole ou la pêche nordique, nettement plus capitalistes (grands groupes
structurés). « Même au niveau
français, la pêche lointaine n'est pas perçue comme un enjeu par les
politiques. Cette catégorie
de navires souffre d'un manque de reconnaissance alors qu'elle constitue un pan
non négligeable de l'économie maritime française. Elle représente notamment,
en dehors des emplois et du chiffre d'affaires qu'elle génère, des droits
d'exploitation qui appartiennent à _______________________________________________________________________________________________________________________ Lettre du 15 Mars 2008, rédigée par Monsieur Pinson Secretaire Génèral de l'A.C.P.F.
Chers collègues et amis, Dans mon dernier courrier, je vous faisais part de notre décision de retarder notre Assemblée Générale, pour
cause de santé de notre Président Monsieur MORICE
Rodolphe, nous lui témoignons notre soutien et amitié Nous
avons fixé avec le Président Monsieur MORICE Rodolphe pour la réunion et le
repas de notre assemblée générale à la date du 29 MARS 2008.
À Concarneau, au Foyer du Marin.
Début de la réunion à 9 h 30 Ordre
du jour : Le
mot du Président, de l’ACPF
Fin de la
réunion prévue à 12h / 12h 30, apéritif, Après les débats, je souhaite que nous puissions tous se retrouver autour d’une table, c’est
pourquoi je vous demanderai de bien vouloir me faire savoir au plus tard le 20
Mars;, afin de retenir les repas dans le restaurant. (Menu à la carte, règlement sur place.) Je joins à cette invitation un questionnaire dont je vous demande de le remplir et de me le retourner très vite (Les adhérents qui ont une adresse Email, me la communiquée) Espérant
rassembler de nombreux adhérents des différents métiers, pour que le débat
soit très ouvert et constructif. Le Secretaire National : M.PINSON Yves ______________________________________________________________________________________________________________________ Lettre du 24 Décembre 2007 rédigée par M.PINSON Yves le Secrétaire National de l'A.C.P.F. BONNES FÊTES DE FIN D'ANNÉE l' A.C.P.F VOUS PRÉSENTE SES MEILLEURS VOEUX POUR L'ANNÉE 2008
Chers amis et collègues L’année 2007, se termine dans un climat
morose dans toute la filière Pêche, une réduction très importante des
quotas, confronté à la hausse du prix du gas-oil, ou nous devons envisager
l’avenir en prenant en compte d’autres façons de travailler en intégrant
les contraintes que les armements subissent. Fin octobre, nous avons eu un problème avec le cours
de Capitaine de Pêche au C.E.F.C.M.
de Concarneau, la formation de Capitaine de Pêche est financée par Je remercie M.Jean
Paul GUYADER, Membre du Bureau de l’ACPF
d’avoir réglé le problème avec le FAF Pêche Bretagne dans l’urgence. Je rappel que nous avons obtenu en 2005,
après de multiples transactions avec ENMM
de Nantes l’IGM
à Paris, et Monsieur le Ministre M.PERBEN,
que le cours de Capitaine de Pêche aurait trois modules supplémentaires (170
heures) afin d’avoir une passerelle Commerce par le Chef de Quart illimité et
le Capitaine 500 Ums par équivalence. Le cours de 2006 / 2007, avec un faible effectif (7
candidats) a été dispensé à l’ENMM
de Nantes sous conditions du Ministre M.PERBEN
que la reconduite ne pourra ce faire qu’avec un effectif conséquent.(12 au
minimum) Malgré mes mises en garde, de ne pas s’inscrire à
Nantes dans ce cursus Commerce et Pêche, serait
une erreur et les difficultés seront là à Concarneau !. Le CEFCM
de Concarneau est un centre de formations Continues pour la pêche,
son financement est assuré par Et le financement du F.A.F Pêche Bretagne est
destiné pour les formations Continues non
demandeurs d’emplois. Sur ce sujet : les candidats pour le cours de
Capitaines de Pêche, doivent démissionner de leur armement pour prétendre à
une rémunération pendant la durée du stage, (9 mois) cette situation est
anormale dans le cadre de la formation continue, c’est un sujet que nous
devons débattre au cours de notre Assemblée Générale prochaine. Un nouveau référentiel
de Capitaine de Pêche / Chef de Quart est a l’étude en attente de signature.
(Pour la rentrée 2008 / 2009) Une analyse du secteur maritime qui concerne les Capitaines de Pêche dans la reconversion Commerce. Pêche: -Emploi: 20.000 marins à bord de 7800 navires (dont 5300 en métropole) Certaines pêcheries supportent mal la hausse du gazole . Toutefois, nombre de flottilles côtières ou de pêches lointaines ( légines,thon tropical, chalutage industriel) Offrent de beaux débouchés et des rémunérations attractives. Les besoins de recrutement : Un peu plus de 1.000 postes sont à pourvoir chaque année Les compétence en mécanique sont très recherchées, (750 Kw, Officiers Mécaniciens - Electromécaniciens) Les filières de formation : l'accès à la formation se fait par le CAP, puis le BEP, et le BAC Pro en Formation initiale. Voie plus rapide pour les adultes; en formation continue, le certificat d'initiation nautique (CIN) peut être fait en alternance. Les formations sont dispensées dans 12 Lycées publics d'enseignement maritime, dont l'effectif total est de 1.600 élèves. En complément, certains centres de formation ( Les Sables d'Olonne, l'Île d'Yeu, le C.E.F.C.M. de Concarneau) préparent aux brevets de navigation adaptés à la pêche. Marine de Commerce : Les compagnies maritimes exploitent environ 415 navires de charge, pour la moitié sous pavillon français, aux quels s'ajoutent plus de 6.000 unités de service ou de faible tonnage . Avec le développement de CMA CGM et de compagnies telles que Louis Dreyfus et Bourbon, la marine française connait une seconde jeunesse. Emploi : 24.000 salariés en France, dont 13.000 navigants. Les besoins de recrutement : Le transport maritime manque de 40.000 Officiers dans le monde, dont 4.000 en Europe. En France, les compagnies évaluent leurs besoins à 800 Officiers dans les 2 ans. C'est le double de la capacité de formation des écoles Françaises de la marine marchande. Inutile de dire que le chômage est nul ! Les filières de formation : Pour les Officiers Français au Commerce, il existe quatre écoles de la marine marchande au Havre, à Saint-Malo, à Nantes, et à Marseille Elles totalisent un millier d'élèves. Un projet vise à les réunir dans une "Académie Universitaire Maritime" sur deux sites seulement. OFFSHORE : Emploi : 27.000 salariés Quelques grands noms: TOTAL, GDF, Technip, Schlumberger, CGG Veritas, Saipem, Acergy, Ponticelli, Doris. La production d'hydrocarbures en mer est un secteur en plein essor. D'aprés ce constat, l'ACPF a réagit pour obtenir une véritable passerelle entre la pêche et le Commerce, d'avoir le brevet de Capitaine polyvalent . En haut lieu on comprend que le monde maritime est en perpétuelle évolution, les décisions seront elles trop tardives ? pour assurer l'avenir de nos jeunes Officiers de la pêche ? images/ACPFélèvesCPConcarneau.jpg Article du journal "OUEST - FRANCE" de Jean Luc COCHENNEC ________________________________________________________________________________________________________________________ Lettre du 2 Août 2007 rédigée par M.PINSON Yves le Secrétaire National de l'A.C.P.F. Dans cette lettre il sera question de deux sujets qui nous préoccupent sur l'avenir de nos futur Capitaines de Pêche. 1) Le manque d'effectif pour le cours de Capitaines de Pêche ( que 7 candidats reçus à l'examen de Juillet 2007 ! ) 2) Le texte de loi sur la nationalité du Capitaine sur les navires de la Communauté Européenne. Traditionnellement, elle avait lieu dans les ENMM, devenues EMM depuis quelques années, et tous les pêcheurs qui y ont eu recours, s’en sont trouvés enchantés. Le CEFCM a mis en place cette formation il y a quelques années. Parallèlement, le brevet de « chef de quart passerelle » qui était décerné aux titulaires du Capitaine de pêche, avec quelques modules complémentaires, a été supprimé, pour des raisons que nous ne comprenons pas. Le résultat
ne s’est pas fait attendre : Il reste très peu de candidats dans les deux écoles de Nantes et Concarneau (moins de dix cumulés) et cette formation très valorisante risque de disparaître si des mesures très rapides ne sont pas prises. Depuis quelques années, une petite dizaine de capitaines de pêche (dont quelques étrangers), sont formés annuellement. Ceci est grave. Il s’agit d’une formation d’excellente qualité et qui a permit à beaucoup de pêcheurs des reclassements très valorisants dans l’offshore ou la marine marchande, sans oublier les carrières de la pêche industrielle, semi industrielle et thonière. Beaucoup de patrons pêcheurs artisans ont également suivi ces formations et en ont été très satisfaits. De plus, les marins pêcheurs sont très recherchés dans les activités très spécifiques de l’exploitation pétrolière, du fait de leur compétence de manœuvriers, de leur adaptabilité et leur réactivité devant des événements inattendus. Il est
urgent de redynamiser cette formation et de la revaloriser. Nous ne
formons plus de cadres et ceci est mortel à moyen terme. Il est dit que dans les dix ans à venir, 50% des entreprises de pêche sont à reprendre. Malheureusement, à la cadence actuelle, on est très loin de former les brevetés nécessaires pour ces reprises. La Région
Bretagne est dans l’obligation de repenser entièrement la formation continue
maritime et de tirer les leçons de l’échec de la centralisation concarnoise. Sans cela, par manque de brevetés, d’avenir et de lisibilité, il est certain que nos entreprises seront reprises par des sociétés étrangères à moins qu’elles ne soient tout simplement « déchirées », euphémisme pour dire détruites avec subventions européennes. A ce moment, la porte sera donc ouverte pour l’enseignement supérieur pour les meilleurs et le Capitaine Illimité (qui s’appelle « Capitaine » et est équivalent à l’ancien Capitaine au Long Cours) devient possible par la promotion sociale. La même démarche doit être effectuée pour les BTS Mécanicien. La formation de « Capitaine » (pendant quelque temps, ce brevet s’est appelé « Capitaine illimité ») a été mise en place à Saint Malo il y a maintenant trois ans. Elle s’adresse aux titulaires du Capitaine 3000 (ex Capitaine Côtier). C’est une formation en seize semaines qui apporte les modules indispensables à l’exploitation des navires de fortes capacités. Avant que cette formation ne soit donnée à Saint Malo, elle avait lieu à Anvers, en Belgique. La formation à Anvers est donnée en anglais et s’adresse à tous les européens. Les scandinaves y sont particulièrement nombreux. Le fait que les français y étaient de plus en plus présents a incité la Direction des Gens de Mer (DAMGM) à l’intégrer dans son enseignement supérieur. Il est certain que cette possibilité est attrayante pour les jeunes français entrant dans les Lycée Professionnels Maritimes. Après obtention des bacs pros, possibilités de suivre un Brevet de Technicien Supérieur (BTS), donnant des brevets de commandement reconnus par l’OMI (Capitaine de pêche et Capitaine 3000) ou d’officier mécanicien. Ce brevet de Capitaine 3000, qui après un temps de commandement devient un Capitaine 8000, ouvre la possibilité de suivre la formation de Capitaine « illimité », ex capitaine au long cours. Nous avons là, un schéma idéal de promotion sociale qui est valorisant pour les jeunes entrant en formation maritime. Ces possibilités existent aujourd’hui, bien que très mal connues, mais seulement en formation continue. Il faut faire en sorte qu’elles soient possibles en formation initiale. Une
troisième voie mériterait d’être explorée : la Validation des Acquis
de l’Expérience (VAE) Formations continues et Validation des Acquis de
l’Expérience (VAE) 1) La façon « classique » de validation et valorisation de l’expérience, en permettant la délivrance de brevets de plus hauts niveaux à des personnes en situation d’exercer les prérogatives liées à ces brevets. Éventuellement, sous conditions d’acquérir certains modules jugés indispensables. Par exemple : Un
brevet de capacitaire aurait l’équivalence d’un BEP, Un
brevet de patron de pêche aurait l’équivalence d’un Bac, Un
brevet de capitaine de pêche aurait l’équivalence d’un BTS. Il est certain que ceci aurait un fort impact positif sur la perception des formations maritimes, ainsi que sur les possibilités de reclassements ultérieurs éventuels et au final sur le recrutement. En effet, il est plus aisé de
faire comprendre à un employeur potentiel quels sont le niveau et le genre d’études
d’un BTS que de celui d’un Capitaine de Pêche ou Capitaine Les mesures sont au nombre de trois afin de revaloriser les formations de Capitaine de Pêche : 1)
Mise en place de formation initiale aux diplômes de Techniciens Supérieurs,
BTS, couplés avec des Brevets de Capitaine de Pêche/Capitaine 3000 pour le
pont et d’Officiers Mécaniciens, pour la machine. 2)
Revalorisation de la formation continue par le Capitaine de pêche et Capitaine
3000. 3)
Confier aux EMM ces formations qui doivent être assurées par un encadrement de
formation supérieure et universitaire. Ces trois mesures sont nécessaires et peut être suffisantes, pour regonfler les effectifs de demandeurs de ces formations diplômantes et très bien perçues. Formations qualifiantes La formation continue doit prendre en compte les besoins en formation qualifiante bien que non réglementaire, tels que citées et ne pas se limiter aux formations obligatoires. Par ailleurs, il est certain que les formations continues gagneraient en clarté, lisibilité et performances en étant effectuées au sein des Lycées Professionnels Maritimes. Ceci aurait l’avantage de mettre en contact régulier jeunes et adultes et de créer de l’émulation, tant pour la formation que pour le recrutement. Autres
formations De plus, il y a un potentiel important et inexploité de formations qui pourraient et devraient être effectuées dans les LPM : Permis côtiers et hauturiers, classes de mer, connaissance du milieu, découverte des métiers, formation à la voile, entretien et dépannage des moteurs inboard et hors bord, utilisation des GPS et des tables traçantes, formation à la sécurité des plaisanciers, SMDSM pour plaisanciers, etc… Ceci aurait l’immense avantage de faire connaître ces écoles, de valoriser son personnel et de rentabiliser les investissements. Éventuellement, du personnel de droit privé pourrait intervenir, sous conditions, à l’intérieur des locaux financés par la Région. Des Formations Maritimes qui tardent à
s’adapter Les marins ont toujours su s’adapter et apprendre avec les « moyens du bord ». Les résultats l’attestent. Si on avait pris la peine de leur apporter les formations qualifiantes souhaitées, il est évident que la situation aurait été très différente. Il n’est tout de même pas trop tard. Il y aura toujours une place pour une production de qualité, ce que nous savons faire. Mais il ne faut pas laisser partir les navires, les hommes et les savoir faire. Après, ce sera irrécupérable. Aujourd’hui, nous pouvons encore valoriser nos connaissances. Il nous reste peut être quatre ou cinq ans. Ensuite ce sera fini. Les pêches
françaises seront mortes si rien n’est fait maintenant. Le
renouveau commence par la gestion de la ressource, la reprise des entreprise et
la création de nouvelles. Tout ceci sera possible grâce à la formation des hommes des entreprises maritimes qui ont le droit d’avoir accès aux mêmes niveaux que les formations classiques de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Agricole. Ceci
n’est pas une revendication mais seulement l’application du concept de l’Égalité
contenu dans la devise de la République Française. Présentation
du projet de loi sur la nationalité du Capitaine. Celui-ci ouvre aux ressortissants de la Communauté
Européenne de l’espace économique européen et de la Suisse, la fonction de
Capitaine et d’Officier chargé de sa suppléance à bord des navires battant
pavillon français. Il s’agit de mettre la législation française en conformité avec le droit communautaire, notamment avec un de ses principes fondamentaux qui est la libre circulation des travailleurs. Le projet de loi précise que l’accès a ces fonctions
est subordonné à la possession de qualifications professionnelles et d’un
niveau de connaissance et de la langue française suffisant. Il doit a présent passer par l’Assemblée nationale et le Sénat. Suite à cette nouvelle parue dans le « Marin » du 27 juillet 2007.
Les deux affaires présentent des similitudes. Dans la première, un collège d’officiers de la marine marchande espagnole estime que la loi espagnole est trop libérale alors même qu’elle réserve aux nationaux espagnols les postes qui impliquent des fonctions publiques (capitaine, pilote, second). Dans la seconde affaire, trois marins néerlandais travaillant à la petite pêche hauturière souhaitent pouvoir commander des navires battant pavillon allemand. La loi allemande prévoyant que le capitaine, compte tenu de ses fonctions, devait être un ressortissant allemand, ce droit leur est refusée par l’administration maritime allemande. Ils intentent alors un recours devant un tribunal allemand qui, dans le doute, saisit la CJCE pour qu’elle tranche la question. En droit communautaire, l’article 39 du traité de Rome instituant la Communauté européenne est très clair : la libre circulation des travailleurs est assurée à l’intérieur de la Communauté. Elle implique l’abolition de toute discrimination, fondée sur la nationalité, entre les travailleurs des États membres, en ce qui concerne l’emploi, la rémunération et les autres conditions de travail. Toutefois, ces dispositions ne sont pas applicables aux emplois dans l’administration publique. En outre, en droit international, il ressort de l’analyse de la convention sur le droit de la mer de Montego Bay que le capitaine d’un navire n’est soumis à aucune condition de nationalité, et en particulier, n’est en rien subordonné à la possession de la nationalité de l’État du pavillon. Mais il est vrai que, traditionnellement, un grand nombre d’États du pavillon qui ne se considèrent pas comme des États de libre immatriculation, imposent que le capitaine, voire le second et tout ou partie de l’équipage soient des ressortissants nationaux. Au cours de la discussion sur les deux affaires portées devant la CJCE, le débat a essentiellement porté sur la notion de « fonctions relevant de l’administration publique », car c’est la seule dérogation possible au principe de libre circulation des travailleurs (art. 39 § 4 CE). Pour les gouvernements français, danois, espagnol et allemand et, également, faut-il le noter, pour la Commission européenne, les emplois de capitaine et de second peuvent être réservés à des ressortissants de l’État du pavillon car ils sont susceptibles d’exercer des fonctions relevant de l’administration publique et relatives au maintien de la sécurité, à l’exercice de pouvoirs de police, à la certification publique ou encore à l’établissement d’actes d’état civil (naissance, mariage, décès, testament, etc.). En effet, au large ou au cours de longs trajets, le capitaine devient la seule personne à bord qui peut effectivement représenter la puissance publique. Malgré l’absence de tout lien avec l’administration, la notion d’emploi dans l'administration pourrait alors, selon une analyse fonctionnelle, s’appliquer aux capitaines, car cette notion s’entend, aux termes d’une jurisprudence constante de la CJCE, d’emplois qui comportent une « participation directe ou indirecte à l’exercice de la puissance publique et aux fonctions qui ont pour objet la sauvegarde des intérêts généraux de l’État ». À l’opposé, le gouvernement norvégien considère que l’exception « d’administration publique » est d’interprétation strict et que l’argument du long cours et de l’éloignement n’a plus lieu d’être en raison des progrès techniques accomplis et de l’évolution du transport maritime. Au surplus, plus de la moitié de la flotte mondiale sont aujourd’hui immatriculée sous des pavillons de libre immatriculation sans que la nationalité étrangère des capitaines et des équipages ne pose de problème. L’analyse comparative des statuts de capitaine de navire et de commandant d’aéronef permet d’observer que généralement, en droit aérien, le commandant n’est pas investi de prérogatives similaires à celles d’un capitaine de navire et ne dispose que de pouvoirs comparables à ceux de tout citoyen face à une menace. Faut-il en conclure qu’un sort particulier doit être réservé au capitaine de navire quant à sa nationalité ? La CJCE, au terme de son raisonnement, conçoit que les pouvoirs des capitaines, voire des seconds (tels que le maintien de la sécurité, l’exercice de pouvoirs de police - enquête, coercition, sanction -, les actes d’état civil, etc.), constituent des prérogatives de puissance publique aux fins de la sauvegarde des intérêts généraux de l’État du pavillon. Ces prérogatives permettraient de ne justifier leur attribution qu’à des ressortissants de l’État du pavillon, mais encore faut-il qu’elles soient « effectivement exercées de façon habituelle » par leurs titulaires et « ne représentent pas une part très réduite de leurs activités ». Or, compte tenu de la pratique observée dans les deux affaires, la Cour estime que les emplois de capitaines et second de la marine marchande espagnole ou de capitaine de navires allemands armés à la petite pêche hauturière, constituent des emplois dans lesquels l’exercice de la fonction de représentation de l’État du pavillon est occasionnel ou occupe une place insignifiante. Les pavillons européens n’ont, par conséquent, plus le droit de réserver des postes, y compris les plus élevés à bord, à leurs ressortissants. Tout ressortissant de l’Espace économique européen pour ce qui concerne les emplois dans la marine marchande, de l’Union européenne pour ce qui concerne les emplois à la pêche, peut au nom de la libre circulation des travailleurs à l’intérieur de l’Europe exercer des fonctions de capitaine ou de second sur un navire d’un État membre sans qu’une prérogative de pavillon puisse être invoquée pour l’en empêcher. Précisons que le droit norvégien
n’impose aucune condition de nationalité liée au pavillon ; y compris pour
le capitaine. Fidèles à la position française et à la lettre de l’article 3 du Code du travail maritime les tribunaux français restent, pour l’heure, très favorables à la présence d’un capitaine et d’un second français sur les navires français, au risque d’être en contradiction avec ce vent européen soufflant de Luxembourg. L’administration des affaires maritimes applique sans dérogation le Code du travail maritime notamment aux navires de pêche français gérés par des armements à capitaux espagnols. Les recours judiciaires de ces derniers échouent régulièrement, mais ils devraient désormais pouvoir invoquer avantageusement les arrêts du 30 septembre 2003. Cette décision de la CJCE emprunte le détour de l’exception « d’administration publique ». Elle apparaît en ce sens particulièrement légère. L’application du principe même de libre circulation des travailleurs aurait permis d’aboutir à une solution plus nette ; solution qui, en l’état, est faussement éclairante en ce qu’elle laisse persister un doute, notamment en droit français. Elle ne précise pas dans quelle mesure les prérogatives de puissance publique des capitaines sont « effectivement exercées de façon habituelle » et représentent une part de leurs activités qui ne soit pas « très réduite ». Autrement dit, il n’est pas possible de déterminer objectivement à partir de quel niveau d’activité, les fonctions « d’administration publique » ne sont plus « très réduites ». Une casuistique bien française laisse entendre que ce niveau serait borné soit par la distance de navigation à la côte (au-delà des eaux territoriales par exemple), soit par la durée de la navigation (au-delà de vingt-quatre heures afin de détacher le cas du capitaine de navire de celui du commandant d’aéronef). Appliquée à la lettre, qu’à quelques navires français d’avoir à bord des capitaines français, notamment les navires affrétés par l’État à des activités d’intérêt général Néanmoins, l’interprétation des auteurs du projet de création
du registre international français (RIF) est plus optimiste, considérant que
le capitaine et son substitué sont « investis de prérogatives
de puissance publique : le code civil et le code disciplinaire et pénal de la
marine marchande leur confèrent tantôt l’exercice de fonctions d’officier
d’état civil tantôt de véritables pouvoirs de police qui les font
directement participer au service public de la justice. Le capitaine est ainsi
celui qui, en haute mer, représente la norme juridique et, en tous lieux, est
garant de la sécurité du navire, de l’équipage et de l’environnement » . Les fonctions de sécurité, de sûreté et disciplinaires constitueraient la justification du monopole de nationalité. Si cette disposition paraît opportune, il y a de grandes chances qu’elle subisse un jour le même sort que les lois espagnoles et allemandes précitées, si toutefois la CJCE venait à en connaître. En effet, les fonctions disciplinaires, pénales et d’officier de l’état civil sont exercées de manière exceptionnelle ou d’urgence. En toute logique, le législateur devrait modifier l’article 3 du Code du travail maritime. On comprend sa réticence, d’autant que les mesures de sûreté prises pour prévenir les actes de terrorisme pourraient permettre de .légitimer la position française. Il faudra alors, dans le cadre des plans de sûreté du code ISPS, donner aux capitaines et seconds des prérogatives de puissance publique, qu’ils seront conduits à exercer fréquemment. Nota :« À bord des
navires battant pavillon français, le capitaine et l’officier chargé de sa
suppléance doivent être français ». Remarquons que cette obligation
n’existe pas pour les navires armés à la plaisance sans équipage rémunéré
dans quelque catégorie qu’ils naviguent. Par exemple les remorqueurs de
haute mer affrétés par l’État et mis à la disposition du Préfet maritime. Rapport présenté le 3 décembre
2003 au Sénat par Henri de Richemont. L’article 2 de la proposition de loi
relative à la création du RIF, présentée par Henri de Richemont, Josselin de
Rohan, Jacques Oudin, Patrice Gélard et Lucien Lanier, sénateurs (annexe au
procès-verbal de la séance du Sénat du 30 octobre 2003) est très explicite :
« À bord des navires immatriculés au registre international français, le
capitaine et l'officier chargé de sa suppléance doivent être Français. »
Cette proposition de loi devrait être débattue au
Parlement Conclusion Finalement, puisque n’importe quel officier de marine
marchande peut être capitaine de n’importe quel navire battant pavillon
d’un État membre de l’Union européenne, ne doit on pas considérer
que les pavillons européens sont devenus des pavillons de libre immatriculation
? Si cette jurisprudence vise à l’harmonisation des conditions d’accès aux fonctions de capitaine, cela ne règle en rien les problèmes annexes qui demeurent : langue, formations différentes, reconnaissance mutuelle des diplômes, réglementations nationales, salaires, etc. L’élargissement communautaire à venir risque de compliquer encore davantage la chose… Politique maritime. Antoine Le
Monnier de Gouville . Juriste, doctorant à l’Université de Lille 2 La Revue Maritime N° 467 ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Lettre du 27 Décembre 2006, rédigée par M.PINSON Yves le Secrétaire National de l'A.C.P.F. Discours
d'accueil prononcé le 5 décembre 2006 par Jean-Claude DENAYER directeur
des études de l’EMM de NANTES à l’occasion du baptême de la
promotion de Capitaine de pêche et de la salle JEAN-PAUL GEORGE ______ Madame,
Messieurs, Monsieur FLAUX,
directeur de l'école, regrette de
ne pouvoir être parmi nous aujourd'hui. Etant à PARIS aux assises de l'économie
maritime et littorale il m'a chargé, en tant que directeur des études de cet
établissement, de vous transmettre son témoignage de profonde estime et ses vœux
de bienvenue. Merci donc à vous Madame
GEORGE et à votre fils de bien vouloir parrainer cet hommage à Jean-Paul ; Merci
à l'association des capitaines de pêche français représentée ici par son président
Monsieur MORICE, Monsieur LE FALHER, vice-président, Monsieur PINSON,
secrétaire et trésorier, les membres du bureau et quelques adhérents ; Merci
à mes collègues enseignants d’être également présents : Monsieur
DENIS, professeur principal de la section capitaine de pêche et Monsieur
FELIX, formateur sur le simulateur installé dans cette salle. Monsieur
TOURRET, président de l'Institut maritime de prévention,
également invité à cette cérémonie, n’a pu se libérer et nous a
fait parvenir le message suivant dont je vous livre les principaux extraits
: « Merci de m'avoir invité
à cette manifestation. Je connaissais Jean-Paul GEORGE depuis de longues années.
Il avait été expert du BEAmer en
ce qui concerne les questions de train de pêche, et c'est sur la demande du
BEAmer qu'il avait réalisé une
première étude en liaison avec l'IMP sur l'analyse des comportements
post-croche. C'est cette étude qui avait servi ensuite de base à son ouvrage
de référence sur la prévention des croches et de leurs effets. C'était sa
dernière oeuvre et il y avait mis
tout son savoir. Le hasard fait qu’avant
d’exercer mes fonctions actuelles, j’ai
été le premier enseignant spécifiquement recruté dans l'enseignement
maritime pour assurer la formation des élèves capitaines de pêche, ce qui
m’a conduit à participer à la
fondation de votre association et devenir premier membre d'honneur de celle-ci.
La formation des capitaines de pêche aura donc constitué le fonds de ma carrière
d’enseignant et je rappelle que depuis 1970, 720 élèves sont passés par
l’école de la marine marchande de Nantes pour y être formés gratuitement
par l’Etat, 90% d’entre eux obtenant le brevet convoité. De l’avis unanime
des enseignants qui les forment, ces hommes (et femmes) constituent une
population scolaire passionnante par leur volonté, leur courage au travail et
leur motivation profonde. Par les sacrifices personnels qu’ils consentent
souvent pour progresser ils méritent respect et considération et participer à
leur réussite est extrêmement gratifiant. Beaucoup d’entre eux deviennent de
grands capitaines de la profession et certains en constituent des figures emblématiques.
Jean-Paul GEORGE était l’un de ceux-là. Je sais que vous allez retracer sa
carrière Monsieur le président, aussi me limiterai-je à rappeler que
Jean-Paul a toujours été pour nous un partenaire expert, d’une remarquable
disponibilité et d’une totale générosité dès lors que nous le
sollicitions pour bénéficier de ses connaissances et compétences. Les liens
que nous avions noués au fil des ans étaient empreints d’une réelle et
profonde estime et nos rencontres étaient toujours d’agréables moments. Au moment de vous donner la
parole Monsieur le président je conclurai en citant un très ancien texte égyptien
selon lequel « L’homme vit, dont le nom est prononcé. ». Nul
doute que notre témoignage d’aujourd’hui contribue à faire vivre le
capitaine de pêche Jean-Paul GEORGE pendant de très longues années. Madame, Messieurs je
vous remercie.
Texte lu par : Le Capitaine Rodolphe MORICE
Président de l’Association des Capitaines de Pêche Français
École Nationale de la Marine Marchande de Nantes le 5 décembre 2006 Promotion
‘’ Jean Paul GEORGE ‘’
Jean
Paul GEORGE à bord de la THALASSA Mesdames, messieurs, C’est un très grand honneur pour moi de prendre la parole au
cours de cette cérémonie qui est une première au sein de l’Association des
Capitaines de Pêche Français. Je tiens à remercier Madame George et son fils, qui nous font l’honneur d’être présents parmi nous, Monsieur le Directeur de l’école Nationale de la Marine Marchande de Nantes et messieurs les professeurs sans qui cette cérémonie n’aurait pu avoir lieu. Je remercie également les Capitaines de Pêches et leurs épouses pour leurs présences et bien entendu les élèves qui ont accepté d’associer le nom de Jean Paul George à leur promotion. Jean
Paul GEORGE débute sa carrière en 1957 comme mousse à l’âge de 15 ans sur
le chalutier le ‘’ Buffle ’’, il devient Patron de Pêche à 24
ans et commande le ‘’ Monique André ‘’ un chalutier de 40 mètres
des Pêcheries de Cornouaille à Lorient. Il
découvre l’univers de la recherche océanographique en 1969 à l’occasion
d’un commandement sur le ‘’ Louis Caubrière ‘’ pêche arrière
très moderne à l’époque. Sur ce navire il effectue une campagne d’évaluation
des stocks de poissons dans le Golfe de Californie. Ce premier contact avec le
monde scientifique ne lui fait pas renoncer à la pêche. En juin 1971, Jean
Paul obtient son brevet de Capitaine de Pêche à Saint-Malo et il entre à la
FAO (Organisation
des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture) pour introduire en
Tunisie le chalutage à grande ouverture et le chalut à crevette. C’est
le début d’une série de missions d’expertises qui le mène au Maroc, en
Algérie, en Égypte, à Cuba, au Sri Lanka, au Sénégal. Par la suite pour
l’IFREMER, il travaillera aux Antilles, à la Réunion, au Brésil, en Indonésie
ou encore en Érythrée. Il
devient au fil du temps un spécialiste des pays en voie de développement.
Palangres, filets, casiers, chaluts ou nasses, il n’est pas un engin qu’il
n’ait pas expérimenté, amélioré ou transféré d’un pays à l’autre. De
ces années de travail, il retire un constat et une leçon, je cite :
‘’Je suis entré tiers mondialiste à la FAO et j’en suis sorti réaliste
‘’ - ‘’ L’Europe peut recevoir de ces pays autant qu’elle
peut leur apporter ‘’. Jean
Paul avait le sens de la formule et de l’échange. En
1985, grâce à ses compétences et à son sérieux, Jean Paul est embauché par
un de ses supérieurs de la FAO qui prend la direction du département de
technologie des Pêches à l’IFREMER. Il n’eut pas à le regretter. Ses
camarades de travail diront de lui qu’il était rigoureux, honnête,
un compagnon précieux sur le plan professionnel, un homme épatant sur le plan
personnel. C’était le savoir et l’expérience, pêcheur et scientifique, il
faisait référence.
Il
avait acquis une stature internationale au sein de la FAO, son recrutement à
l’IFREMER a été une chance pour l’institut car sa contribution allait
au-delà du petit monde des scientifiques français. On
lui doit notamment avec le concours d’un camarade de travail la mise au point
du filet maillant dérivant à thons. Jean Paul avait importé cette technique
de pays en voie de développement. Un
succès immédiat suivi par celui du chalut pélagique à thons, une première
mondiale. Jean Paul publiera un mémoire sur le sujet. Il
est parti à la retraite l’année ou le filet maillant dérivant à thons est
interdit. Il dira que c’était une belle idée, mais que les politiques
n’ont pas été à la hauteur. Jean
Paul avait son franc parler et regardait d’un œil critique l’évolution du
monde de la pêche. Il n’a jamais oublié que la science devait rester au
service de ceux qui vivent de la mer. C’était
avant tout un homme de cœur qui a su tisser des passerelles entre le monde de
la Pêche et les Scientifiques. C’est aujourd’hui ce que préconise le
gouvernement et qu’il avait fait avant l’heure. Jean
Paul a écrit un ouvrage de référence sur les croches et les arts traînants
(document à montrer dans toutes les Écoles de Pêche). Il a aussi rédigé
de nombreux documents sur la pêche à la palangre, au chalut, à la senne. Il
est également l’auteur d’un remarquable ‘’ Dictionnaire des engins
de Pêche ‘’ aux éditions Ifremer/Ouest-France. Appelé
comme expert nautique dans le dossier du naufrage du Bugaled Breizh,
en collaboration avec un collègue membre de l’association, ils
remarquent, en visionnant le film tourné in situ sur le matériel de pêche du
chalutier, qu’un panneau de chalut était passé par-dessus l’autre. Il y
avait un demi-tour dans le train de
pêche. Avant eux, personne ne l’avait remarqué. Cette analyse a orienté
l’enquête vers l’implication éventuelle d’un sous-marin dans le naufrage
du chalutier bigouden.
Jean
Paul adhère dès sa création à l’Association des Capitaines de Pêche Français
(déjà 23 ans). Il y prend rapidement des responsabilités et c’est tout
naturellement qu’il en devient le vice président. Jean
Paul participe à toutes les réunions, ses avis et propositions sont toujours
écoutés avec attention. Il contribue activement à faire connaître l’A.C.P.F.
dans les écoles auprès des candidats au brevet de Capitaine de Pêche. La
carrière de Jean Paul George est un exemple et permet de constater qu’une
formation de Capitaine de Pêche vous amène parfois à évoluer et à
travailler dans des domaines que l’on n’imagine pas lorsqu’on débute dans
la profession. En
2002, Jean Paul prend sa retraite d’ingénieur technologiste des pêches à
l’IFREMER et reçoit le Mérite Maritime pour l’ensemble de sa carrière. On
ne peut faire l’éloge de Jean Paul sans y associer son épouse sans qui tout
cela n’aurait pas été possible. Notre
ami est décédé à l’âge de 64 ans le 7
septembre 2006 des suites d’une longue
maladie contre laquelle il s’est battu lucidement et courageusement. Depuis,
il nous manque.
L’Association
des Capitaines de Pêche, fière de l’honneur qui lui est fait aujourd’hui
en associant le nom de son vice président à la promotion des Capitaines de Pêche
2006 / 2007, félicite les candidats d’avoir fait le bon choix. Vous
avez bien choisi votre école en venant suivre votre formation à l’École
Nationale de la Marine Marchande de Nantes qui par la qualité de son
enseignement vous permettra d’être bien préparé pour vous présenter à
l’examen. Nous sommes nombreux ici pour l’attester. Bon choix aussi par
l’opportunité que vous avez de préparer un brevet du commerce. Une
carrière est longue, commander un navire à la pêche sera de plus en plus
difficile : Raréfaction des espèces de poissons, TAC, Quotas, prix du
gas-oil, diminution de la flotte des navires de pêche, main d’œuvre étrangères
etc…. C’est pourquoi il est bon d’avoir
plusieurs cordes à son arc et une reconversion ou un changement
d’orientation dans sa carrière n’a rien de déshonorant. Rappelez-vous ce dicton marin : « Trop fort n’a jamais manqué et assez fort a déjà cédé ». Jean
Paul avec les membres du bureau de l’Association des Capitaines de Pêche a œuvré
pour informer les futurs Capitaines de Pêche de l’importance de suivre une
formation à l’Hydro de NANTES. Le message ne passe pas encore parfaitement.
Nous comptons sur vous, futurs Capitaines, pour diffuser l’intérêt de venir
à NANTES. Voilà,
j’en ai fini, mais encore, si vous le permettez un petit conseil. Aux
cours de mes nombreuses années de commandement, j’ai remarqué qu’en règle
générale les Capitaines de Pêche ne parlaient pas bien anglais. Travaillez
cette matière, elle vous sera utile. De
nos jours un Capitaine qui ne parle pas cette langue rencontre des difficultés.
Jean
Paul, qui parlait couramment anglais, aurait aimé cette conclusion car c’était
sa ligne de conduite : « La mer est un espace de rigueur et de liberté, celui qui n’a pas de rigueur y perd sa liberté ». L’Association
des Capitaines de Pêche Français,
que j’ai l’honneur de présider, souhaite à la promotion ‘’Jean Paul
GEORGE’’ de brillants succès aux examens. Mesdames, Messieurs, Je vous remercie de votre attention. _________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ Lettre du 24 Septembre 2006, rédigée par M. Pinson Yves le Secrétaire National de l'A.C.P.F.
Pour tous les membres de l’Association des Capitaines de Pêche il était un ami très cher à nous tous, il forçait l’admiration dans tous les combats pour les jeunes Capitaines de Pêche. Il restera dans notre mémoire, après avoir passé plus de 23 ans au Bureau de l’A.C.P.F. un exemple pour nous tous de continuer les objectifs fixés avec la même détermination, de croire en l’avenir de la pêche. Je cite ici l’article de Philippe Urvois , Journaliste du journal « Le Marin » que je remercie de son amitié. Jean Paul George, : un scientifique au service des pêcheurs ; technologiste des pêches à l’Ifremer, La recherche, la vulgarisation, la transmission des connaissances : on fait ce métier par passion et cela a été mon cas jusqu’au bout. » Jean-Paul George résumait ainsi 20 années passées à la station Ifremer de Lorient, en qualité d’ingénieur technologiste des pêches. C’était en juin 2002. Il venait de prendre sa retraite et de recevoir le Mérite Maritime, pour l’ensemble de sa carrière. Jean-Paul est décédé à Lorient, des suites d’une longue maladie contre laquelle il s’est battu lucidement et courageusement. La science n’a, cette fois, pas fait de miracle. Jean- Paul est parti après un parcours exceptionnel. Mousse à 15 ans, patron à 24 ans, il est toujours resté solidaire du monde de la pêche. « Au fond, on est pêcheur et on le reste, disait- il, évoquant au passage des racines groisillonnes. Je me définis plus comme un ancien marin que comme un scientifique. » L’univers de la science, il l’avait découvert en 1969, à l’occasion d’un embarquement sur le Louis Caubrière. Un pêche arrière effectuant une campagne d’évaluation des stocks dans le Golfe de Californie. Ce premier contact ne lui fit pourtant pas renoncer à la pêche. En juin 1971, il obtint même son diplôme de capitaine de pêche, à Saint-Malo (1), avant d’entrer à la FAO (agence spécialisée des Nations Unies) pour introduire, en Tunisie, le chalutage à grande ouverture et le chalut à crevette. Ce fut le début d’une série de missions d’expertise qui le menèrent au Maroc, en Algérie, en Égypte, à Cuba, au Sri Lanka ou au Sénégal. De ces 14 années de travail au service des autres, il retirait un constat et une leçon : « Je suis entré tiers-mondiste à la FAO et j’en suis sorti réaliste » ; « L’Europe peut recevoir de ces pays autant qu’elle peut leur apporter. » Jean-Paul avait le sens de la formule et de l’échange. Sa carrière rebondit en septembre 1985. Au salon de la pêche de Nantes, il rencontra un ancien collègue de la FAO, Claude Nedelec qui l’embaucha dans son nouveau département de technologie des pêches à l’Ifremer. Il n’eut pas à le regretter. « Jean-Paul était rigoureux, honnête. Un compagnon précieux sur le plan professionnel, un homme épatant sur le plan personnel». « C’était le savoir et l’expérience, se souvient un autre de ses collègues, Pierre-Yves Dremières. Pêcheur et scientifique, il faisait référence. » C’est sans doute pour cela qu’on lui confia aussi l’expertise du train de pêche du Bugaled Breizh, alors qu’il était déjà en retraite. Jean-Paul était une « pointure ». Loïc Antoine, directeur adjoint du centre Ifremer de Brest le confirme. « Il avait déjà acquis une stature internationale avant d’entrer à l’Ifremer. Son recrutement à été une chance pour l’Institut car sa contribution va au delà du petit monde des scientifiques français. » On lui doit notamment, avec Pierre-Yves Dremières, la mise au point du filet maillant dérivant à thon. Jean-Paul avait transféré cette technique de pays en voie de développement. Un succès immédiat suivi par celui du pélagique à thon. Une première mondiale. Ironie, il est parti en retraite l’année ou le filet était interdit. « C’était pourtant une belle idée, mais les politiques n’ont pas été à la hauteur », déplorait-il. Jean-Paul avait son franc-parler et regardait d’un œil critique l’évolution du monde. Il regrettait que sa spécialité ne soit pas assez reconnue, face aux biologistes. Deux domaines, où il estimait que la France « restait politiquement à la traîne des Anglo-saxons, alors qu’elle pouvait occuper le premier rang ». Il souhaitait un rééquilibrage en faveur des pays du Sud, qui prônent une gestion des pêches plus sociale. « Les raisonnements brillants mais abstraits priment parfois sur le bon sens , regrettait- il. Casser du bateau et geler la construction ne sont pas des solutions acceptables. » Jean-Paul n’a jamais oublié que la science devait rester au service de ceux qui vivent de la mer. C’était, avant tout, un homme de cœur qui a su tisser des passerelles entre la pêche et la science. C’est ce que préconise aujourd’hui le gouvernement et qu’il avait fait avant l’heure… Jean-Paul, tu vas décidemment nous manquer. -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Lettre du 1° Juillet 2006, rédigée par M. Pinson Yves le Secrétaire National de l'A.C.P.F. Lire le Compte rendu de l'A.G dans la rubrique " Assemblée Générale" UN LIVRE SUR LE MONDE DE LA PÊCHE Mon ami,et adhérent de l'A.C.P.F. Monsieur MORNET Roland, Capitaine de Pêche à la retraite à la Rochelle. " Cette dix huitième publication de Paroles de Rochelais a une saveur particulière. Pas seulement faite d'odeurs de poissons, d'iode ou de grand large mais, parce que pour la première fois nous assemblons ici témoignages oraux et textes écrits" " Il y a les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer" Ces hommes vivant hors du temps, loin de tout, au rythme de la houle, du poisson et des chaluts déchirés quand leurs épouses sont confrontées, seules, à l'angoisse et aux réalités quotidiennes. De ces vies singulières, ce livre ne pouvait être que singulier. La pêche, une page d'histoire pour la Rochelle. Pour Paroles de Rochelais des pages et des pages d'Histoires. Musée Maritime, France 1 - Bassin des Chalutiers - La Rochelle 10 rue de Montréal 17 000 La Rochelle, Tél.: 05 46 67 99 61 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- FORMATION : COURS DE CAPITAINE DE PÊCHE à E.N.M.M. DE NANTES. L'E.N.M.M. de Nantes assurera, pendant l'année scolaire 2006 / 2007, la formation de Capitaine de Pêche, complétée par la formation conduisant à la délivrance du diplôme d'Officier Chef de Quart Passerelle. Les conditions d'entrée en formation sont les suivantes : Être titulaire du Brevet de Lieutenant de Pêche. Avoir effectue 48 mois de navigation à la pêche, dont 24 mois dans l'une des fonctions de Lieutenant, Second, Patron, ou Capitaine. Date limite d'inscription : le 25 Septembre pour les candidats titulaires du C.G.O. Le 7 Septembre 2006 pour les non titulaires. Renseignements : 02 40 71 01 80. L'A.C.P.F. recommande vivement aux futurs candidats de s'inscrire à Nantes, afin d'avoir une véritable passerelle vers le Commerce. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Lettre du 1° Mars 2006, rédigée par M. Pinson Yves le Secrétaire National de l'A.C.P.F. INFO pour les adhérents de l'A.C.P.F. L'Assemblée Générale de l'A.C.P.F. a été repoussée au mois de Juin 2006 pour des raisons exceptionnelles, la date et le lieu reste à définir. Hommage de l'A.C.P.F. aux cinq marins disparus dans le naufrage du "Klein Familie" à Cherbourg, le 5 janvier 2006. Les syndicats des marins, les Enseignants des Lycées Maritimes, les Élus de la pêche, tous pointent du doigt les responsabilités des pavillons de complaisance Pour tous, il faut réagir rapidement en aidant et en renforçant les conditions de sécurité des marins. L'ACPF, dans une lettre du 4 Avril 2005, avait fait part du souhait d'être associée aux réflexions relatives à la sécurité des pêcheurs. Après le drame, nous avons reçu du Ministre de l'Agriculture et de la Pêche , Monsieur BUSSEREAU une lettre nous invitant aux travaux sur la sécurité des marins. Je le cite: La participation de votre association aux travaux sur la sécurité des navires et des pêcheurs me parait tout a fait de nature à enrichir les réflexions engagées sur l'amélioration de la sécurité du travail à bord, sur la réduction des risques de collision en mer et, de manière plus générale, sur les conditions d'exploitation du flotteur et des engins de pêche en lien avec la stabilité. Les travaux du plan d'avenir pour la pêche (PAP) que j'ai lancés en octobre dernier à Nantes, comportent un atelier relatif à l'attractivité du métier et à l'amélioration de la sécurité. Aussi je vous propose d'y participer. Le Directeur des pêches maritimes et de l'aquaculture vous fera part du calendrier des réunions. Je vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire National, à l'expression de mes sentiments les meilleurs. Monsieur Dominique BUSSEREAU L'État des lieux des Capitaines de Pêche en poste dans les Lycées Professionnels Maritimes, incidences de la loi du 25 juillet 2005. Sur le sujet, nous évoquons les inquiétudes de certains contractuels en poste dans les LPM qui auraient cumulé des contrats Équipement + Agriculture et qui de ce fait n'entreraient pas dans le champ de la loi du 25 juillet 2005 et de la circulaire du 14 décembre 2005 visant à transformer automatiquement les CDD en CDI après 6 ans de contrat,puisque la continuité du contrat évoqué dans la loi pourrait être opposée au motif qu'il y a eu plusieurs employeurs Une réponse rassurante de Monsieur ILLONNET s'est engagé à faire expertiser cette question , en admettant qu'on peut plaider qu'il y a eu qu'un "basculement de gestion" entre le ministère de l'équipement et le ministère de l'Agriculture et donc que l'employeur est le même !
État des lieux de la réforme des formations à la pêche (Info de la DAMGM) La réforme des formations initiale et
continue à la pêche, lancée en 2003 et qui sera achevée à la
fin de l'année, a déjà conduit à la mise en œuvre de nombreuses mesures. La filière pêche, complétée et
articulée avec les cursus du commerce, est aujourd'hui ouverte
à
des publics diversifiés, dotée de passerelles vers les autres secteurs
maritimes et enrichis
d'un enseignement en voie de complète modularisation. Il y a ainsi une seule filière de
formation des mécaniciens, commune à la pêche, au commerce et
à la plaisance professionnelle. La promotion sociale, traditionnelle à
la pêche, est renforcée
par l'attribution de prérogatives de navigation au commerce. Le
brevet de capitaine de
pêche, par exemple, qui permet d'obtenir le brevet de capitaine 500, rend
possible, depuis septembre 2005, l'attribution du brevet de chef de quart
passerelle du commerce moyennant une
formation complémentaire et des conditions de navigation. Deux baccalauréats professionnels,
l'un de mécanicien et l'autre de conduite et de gestion d'entreprises
maritimes, communs aux à la pêche et au commerce, ont été mis en place à la
rentrée
2005 : ils ont pour effets d'élargir la base de recrutement des formations
initiales, d'en élever
le niveau et de renforcer l'attrait de la filière. Ces bacs pros servent de
base à une réforme en profondeur des autres formations de la filière pêche qui
sera menée tout au long de l'année 2006. La définition complète des brevets
de la filière pêche sera effective avec la publication imminente
d'un décret (le « décret Pêche »). La cohérence des formations, avec l'émergence
des baccalauréats professionnels maritimes, nécessite que les référentiels
des BEP maritimes soient revus. Ces formations permettront d'accéder aux
brevets de capitaine sur les navires de jauge inférieure à 200, au certificat
de capacité ou encore au brevet de mécanicien 750 kW. Les horaires devraient
être réduits aux environs de 30 heures (au lieu des 35 actuelles) afin
d'améliorer l'ara activité de ces filières. La
définition d'un tronc commun de formation facilitera l'organisation et
l'efficacité des moyens.
Cette mesure a été approuvée par le comité spécialisé de la formation
professionnelle maritime
(CSFPM). Les référentiels de formation
continue, en grande partie alignés sur ceux du commerce et des baccalauréats
professionnels, seront rendus modulaires pour pouvoir être pleinement compatibles
avec la validation des acquis de l'expérience. Ils intégreront les
modules de formations
à la sécurité, issus
des bacs pros. A cet effet, le centre d'entraînement à la
survie (CESAME) à Saint Malo mettra en place en place
au début de l'année 2006 un groupe de travail, composé de professeurs des lycées,
chargé de concevoir les séquences et les ressources pédagogiques des
modules relatifs à la sécurité. Une première formation de formateurs est prévue
du 9 au 13 octobre 2006 afin de rendre
effective l'intégration de ce socle commun d'enseignement de la sécurité dans
toutes les formations, initiales ou continues. Une seconde formation de
formateurs est prévue en 2007. Un centre de ressources pédagogiques
maritime, indispensable à l'évolution des pratiques pédagogiques,
fera l'objet en 2006 d'une étude d'opportunité, suivi de la mise en place
d'une version
initiale. L'objectif est de mettre à la disposition de tous les acteurs de la
formation Un brevet de collaborateur de chef
d'entreprise artisanale maritime (BCCEAM), s'adressant aux
conjoints des artisans pêcheurs, est en cours de création. Ce nouveau
dispositif sera réglementé au cours du premier semestre 2006. Le titre de
formation sera créé par le décret Pêche en cours de signature, le référentiel de formation est en cours
d'élaboration avec les différents partenaires et la formation en sera organisée
par arrêté. Ce nouveau brevet fera l'objet d'un enregistrement au répertoire
national des certifications professionnelles au niveau IV. La formation des conjoints
de chef d'entreprise fait ainsi son entrée dans le champ de
l'enseignement professionnelle maritime. L'ensemble des quatre mesures présentées
ci-dessus est intégré dans un projet de programme
européen, EQUAL Défis Pêche, dont la direction des affaires maritimes est partenaire. Le développement de l'apprentissage
et de la formation en alternance, relancé avec le soutien
des professionnels, permettra à ceux-ci de s'impliquer directement dans la
formation et
l'insertion des jeunes. Dans un contexte de difficultés récurrentes de
financement de la formation
professionnelle, ces voies nouvelles permettront à la profession d'utiliser à
son propre
usage des fonds jusqu'ici en grande partie reversés à d'autres secteurs. Le décret
relatif aux «modalités d'application du contrat d'apprentissage aux entreprises
d'armement maritime » a été validé par le Conseil d'État début janvier 2006 et
suit le circuit des signatures ministérielles avant sa publication au journal officiel.
Il sera rapidement suivi de plusieurs arrêtés d'application. En amont la mise en place de classes
préparatoires à l'apprentissage (CFA) permettra de faire connaître
les métiers de la mer à des jeunes de 14 à 16 ans et de les attirer vers les professions
maritimes, notamment de la pêche. La direction des affaires maritimes participe
à la
mise en place de CPA à l'École des formations maritimes du littoral vendéen
depuis la rentrée scolaire de 2005, en collaboration avec le centre de
formation des apprentis de la chambre des métiers de Vendée (ESFORA). Dès l'entrée en application de la
loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle tout au long de la
vie, le contrat de professionnalisation a été rendu applicable aux
marins de la pêche
et du commerce. Afin de donner tout son sens à cette évolution, les titres
professionnels maritimes ont été dans leur grande majorité inscrits au répertoire
national des certifications professionnelles (RNCP).
Les
nouveaux titres et ceux qui n'ont pas encore été retenus, font l'objet d'une nouvelle présentation à
la commission nationale des certifications professionnelles. Les membres du groupe de travail chargé de
la réforme des filières pêche et les partenaires sociaux en CSFPM comme en CNE
soutiennent fermement la création d'un nouveau titre de commandement
de 1er niveau, assorti d'une formation simplifiée (2 mois) et tournée vers la sécurité.
Expérimenté à ____________________________________________________________________________________________ Lettre du 1°Novembre 2005, Rédigée par Pinson Yves le Secrétaire National de l'ACPF INFO LE 13 / 14 / 15 Janvier 2006 aura lieu à MINIAC MORVAN 15 Kms au Sud de Saint Malo une exposition sur les Terre Neuvas, plus de 400 documents suivi de projections de films des années 1930 et 1950 à 1955 films tournés par des professionnels. ( le samedi est la principale journée) Adhérents ou amis de l'ACPF venez participer à cette exposition sur la mémoire des Terre Neuvas, vous remerciant d'avance Le Secrétaire National de l'ACPF Pinson Yves. SAUVONS
NOTRE GÉANT DES MERS LE « VICTOR PLEVEN » Auteur
du Mémo : Alain Guellaff écrivain
et cinéaste. Le
20 Juillet 2005, Ouest France évoquait dans ses pages la création à Saint
Malo d'un Musée d'Histoire maritime, 6000 à 10 000m² où seraient présentés
les navires et les hommes, les grandes découvertes (Jacques Cartier...), la
guerre de course, le grand commerce (dont Terre Neuve), l'archéologie sous
marine ( Ce
serait le plus grand équipement du genre dans l'Ouest, conclut l'auteur de
l'article. L'intérêt
d'un tel projet est indubitable, Saint Malo doit tant à la mer, à ses marins,
à ses bateaux. Pour
témoigner de son histoire maritime, Saint Malo dispose comme bateau d'une réplique,
une belle et vivante réplique, le Renard, Voilà tout. Les
circonstances ont fait qu'il n'a pas été possible de conserver ne serait ce
qu'un authentique témoin du passé, voilier de la guerre de course, trois-mâts
du commerce, de Grande Pêche, classique... À
quoi bon épiloguer sur les pourquoi et comment de ces actes manqués, il faut
le dire, un mal français, puisqu il reste un véritable acteur d'un métier
dont Saint Malo n'a pas à rougir, l'héritier de cinq cents ans d'épopée de Le
Victor Pleven est un grand et beau bateau. 90m tout de même. Il tient son nom
d'un homme qui fut mousse, embarqué pour les Bancs, puis capitaine à
vingt-neuf ans, puis armateur malouin adroit et novateur. Victor Pleven mourra
en laissant les premiers traits de crayon du futur bateau qui portera son nom. A
l'automne 1971, un chalutier usine flambant neuf, unique en son genre, le
plus grand jamais lancé au monde, rejoint son désormais port d'attache,
Saint‑Malo est gravé dans l'acier de sa coque. Pendant
plus de 20 ans, le Victor chalutera les Bancs, fera la fortune de son armement
et de ses équipages qu'il ramènera, à chaque fois, sains et saufs. Début
1992, les eaux de Terre Neuve lui sont définitivement fermées, la morue a
disparu. Les
deux années suivantes, il est réarmé pour un nouveau métier en Ouest Norvège,
Ouest Écosse: le surimi. En
Dès
lors, le Victor Pleven vit une course contre la montre pour éviter la casse. Après
des péripéties dignes de son destin hors du commun, le Victor trouve un port
d'accueil, Lorient, où, chaque été, 3000 personnes le visitent. Mais
aujourd'hui Lorient à d'autres choix à faire valoir et l'imposant Victor y est
devenu bien encombrant (Le Télégramme du 20 Octobre 2005). Pourquoi
ne reviendrait il pas à Saint Malo? Le
projet de Musée d'Histoire maritime malouine est un atout majeur pour l'avenir
de Saint Malo, le Victor Pleven pourrait en être bien davantage que le porte
drapeau. Du
temps de sa vie malouine, le Victor accueillait donc environ 3000 visiteurs par
jour, c'est la preuve, s'il en est, de l'intérêt des estivants pour un
tourisme « différent ». Mais
au delà de ce témoignage du passé, le bateau a des avantages dont l'aura de
sympathie qu'il dégage n'est pas des moindres. Quelques
propositions: Il y a, à Saint Malo, une École Nationale de Comme
nous le précisait Monsieur Paul Bedel, ex - Directeur de cette école et
aujourd'hui Inspecteur général de I’Enseignement maritime à Paris, les élèves
malouins ne disposent pas de lieux appropriés à leurs travaux pratiques. Si
la question des manoeuvres de sauvetage a été résolue par l'installation
d'une station quai de Trichet, rien n'existe concernant les travaux pratiques
sur la machine. Tous
les bateaux de marine marchande ont des moteurs, les élèves ont besoin de
pratique, or le moteur principal, les annexes et la salle des machines du Victor
ont été entretenus toutes ces années et pourraient être de précieux outils
pédagogiques. Il y a aussi l'usine, la timonerie et le pont pour
l'apprentissage du matelotage. Le
Victor est grand, une cohabitation est possible avec des visiteurs qui ne
pourraient qu'être intéressés de voir des élèves apprendre leur métier. L'accueil
des marins en escale est un mal récurrent à Saint‑Malo. Hormis un
sympathique café, il n'y a aucun foyer pour leur offrir l'hospitalité. Chaque
année, le port enregistre 400 mouvements de bateaux de commerce et nul lieu
pour accueillir les gens de mer. Ce
constat est une nouvelle fois dénoncée dans le journal Ouest France du 19
octobre 2005 par Monsieur Emmanuel Godillon, président de l'association Marine
Amitié Partage. Là
encore, le Victor dispose d'espaces assez vastes pour abriter un foyer du marin,
proposer un café, une adresse postale, un accès Internet, et pourquoi pas un
lit si besoin est. Quant
aux problèmes de sécurité, c'est une question d'organisation simple à résoudre,
l'accès au Victor est des plus faciles à contrôler. Et
quid d'héberger des associations comme Mémoire de Terre-neuvas qui ne sait où
se réunir, où conserver les collections qu'elle présente lors d'expositions
itinérantes. Quid
d'aménager une bibliothèque, une médiathèque consacrées à Quid
d'une salle de projection dans la cale grande comme la nef d'une cathédrale,
d'un lieu d'art vivant ou d'une salle de spectacle comme il n'en existe pas à
Saint Malo. Quid
de sensibiliser les écoliers, collégiens, lycéens, les citoyens aux questions
de la gestion des ressources halieutiques, de la pêche artisanale qui est un
acteur vivace de l'économie malouine, de rencontrer des hommes du métier, de
simplement comprendre ce qu'il a fallu pour qu'on ait du poisson dans notre
assiette. Le
propos aura un autre impact à bord de l'impressionnant Victor. Quid
de nouvelles idées qui ne manqueront pas démerger... On
l'aura compris, loin d'être une gêne, le Victor Pleven est bel et bien le
meilleur allié du prochain Musée de l'Histoire maritime de Saint Malo. Et
s'il faut donner la main pour aider à son retour, ce ne seront pas les bonnes
volontés qui manqueront à l'appel, nous le savons pour leur avoir déjà
demandé. -
Pays Malouin
/ 1 article (jeudi) -
Radio
France Armorique / 1 ltw (vendredi) -
France
3 Bretagne / 1 sujet diffusé 2 fois (vendredi soir et samedi midi) Le
contenu de ces articles et reportages rappelle les différentes péripéties des
aventures du Victor et reprend les arguments du « MEMO » que
je vous ai envoyé. Par
cette « campagne de presse »
, nous voulions réveiller les consciences Lorientaises et Malouines,
c'est fait, car côté "décideurs", il semble que le dossier du
Victor soit passé au dessus de la pile. Avec
Madame Renée Brebel et son mari Gérard, voici ce que nous pouvons dire au
lendemain de cette « campagne de presse » et à propos du fait, que
nous considérons comme un élément déterminant pour la suite d'un « voyage »
qui promet d'être des plus périlleux, que le siège de votre association
soit A BORD du Victor. Le
Victor est à Lorient qui souhaite s'en débarrasser au plus vite (on
parle du 31 décembre prochain!), Vous le savez, l'actuel propriétaire
du bateau, Cap L'Orient, la communauté des communes du pays de Lorient, a décidé
d'aménager l'ancienne base de Keroman en Académie Tabarly, un centre voué à
la course au large. J'ai
reçu de Monsieur Jean Yves Le Drian, ex - maire de Lorient, ex ministre de La
teneur de sa lettre montre qu'il prend la balle au rebond pour aider la cause
lorientaise. Côté
Saint Malo, en réponse aux journalistes qui l'ont interrogé, Monsieur René
Couanau, Député-maire, a fait dire par son secrétariat qu'il ne se
manifesterait qu'après avoir eu tous les éléments du dossier. Nous
interprétons cette non réponse comme un élément positif. Pour
être complet sur les personnalités susceptibles d'avoir une influence utile
sur la suite, nous avons l'appui de Monsieur Charles Josselin, Député,
Conseiller Général des Côtes d'Armor, lui aussi ancien ministre de Après
la parution des articles d'Ouest France et du Pays Malouin que j'évoquais plus
haut, on nous a demandés si nous avions l'intention de créer une association
pour le retour du Victor Pleven à Saint Malo. Nous
ne le souhaitions déjà pas avant d'entamer cette « campagne de
presse », nous le souhaitons d'autant moins qu'aujourd'hui il existe
votre association, et non des moindres, que son siège est à bord, ce qui pour
nous est un atout majeur au succès de notre entreprise. En
effet, ce ne sont plus trois « doux dingues » amoureux d'un
vieux bateau qui expriment un caprice même si celui ci parait justifiable et
justifié, c'est l'Association des Capitaines de Pêche Français
dont le siège est en péril qui agit. À ce propos, il nous semble
vital pour la suite que vous exprimiez la volonté de CONSERVER
VOTRE SIÈGE SOCIAL À BORD DU VICTOR PLEVEN, parce que, par
bonheur, cette information nous permet d'imaginer une nouvelle « campagne
de presse » dans environ un mois afin d'informer l'opinion publique de
I’évolution de cette histoire et, par conséquent, de nous rappeler « aux
bons soins des décideurs ». Aussi,
et avec votre consentement et celui des membres de votre association, nous
proposons donc de continuer nos actions pour votre entier bénéfice. Car, comme
je vous le disais par téléphone, nous estimons que vous êtes beaucoup plus
qualifiés que nous pour juger de telle ou telle décision concernant l'avenir
du Victor Pleven. Nous vous informerons donc de nos intentions futures (et ce
ne sont pas les idées qui nous manquent). En
parallèle, et si vous le voulez bien, nous vous remercions de nous informer des
vôtres afin d'éviter toute éventuelle maladresse. -
Madame Renée Brebel,
femme de terre-neuvas, qui, en son temps, avait pris, avec d'autres femmes de
terre-neuvas, la défense du Grand Métier, et qui, en 1994, avait écrit à
François Mitterrand, avec le succès que l'on sait puisque le Victor a été
sauvé de la casse. -
‑
Monsieur Gérard Brebel, son mari, ex chef baadériste
à bord du Victor, aujourd'hui à la retraite et qui ne refuse jamais
l'invitation d'une école pour montrer ses films et parler du Métier. -
‑
Et moi‑même, Alain Guellaff, écrivain cinéaste, qui a beaucoup
travaillé sur le sujet et embarqué en 92 sur le Victor pour sa dernière
campagne sur les bancs. ______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ Lettre du 4 Octobre 2005.de notre Ministre Monsieur Dominique PERBEN Ministre des Transports, de l'Équipement, du Tourisme et de la Mer. Suite a notre courrier du 2 Septembre 2005 et de notre Éditorial,nous donne l'assurance de répondre favorablement à nos souhaits sur les réformes de notre Brevet. Copie de la lettre de notre MINISTRE Monsieur Dominique PERBEN RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Monsieur Yves PINSON
Dominique PERBEN Secrétaire National de l'Association des Capitaines de Pêche Français 5, Le Pied Sablon 50840 FERMANVILLE ________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ Lettre de l'A.C.P.F. sur la rentrée scolaire du cours de CAPITAINE DE PÊCHE à NANTES et CONCARNEAU Nous avons élaboré ce petit texte avec tous les membres du Bureau de l'A.C.P.F. pour la rentée 2005 / 2006 Nous venons d’apprendre
qu’à la rentrée 2005/2006 à l’École Nationale de Nous nous étonnons de cette situation, car l’école de Nantes se disait prête à enseigner ce cours et dans le journal le MARIN du 17 juin 2005 l’école de Concarneau proposait cette formation commerce pour la rentrée 2005 aux candidats au brevet de Capitaine de Pêche. Cette bonne nouvelle allait dans le sens des démarches que nous effectuons au sein de notre association. Il n’en est rien, vous devinez notre déception et nous estimons que c’est graves pour les candidats. Le métier de Capitaine de Pêche est un métier subtil ou il est très difficile de réussir toute sa carrière. A plus forte raison dans les années qui vont suivrent avec la raréfaction des espèces de poissons, des mesures prises par Bruxelles, des armements en difficultés. C’est pourquoi, nous insistons beaucoup pour que les Capitaines de Pêche puissent se reconvertir au commerce. C’était possible par le passé (2001) pourquoi plus maintenant ? Nous
sommes conscients que ces décisions ne dépendent pas uniquement des écoles et
nous aurions souhaité de la part des responsables des programmes dans les écoles
de Nous
écrivons au Ministre, à C’est à désespérer de nos responsables. Sentiments partagés par l'ensemble de nos adhérents. Votre Secrétaire National de l'A.C.P.F. M.Pinson Yves _______________________________________________________________________________________________________ Lettre Trimestrielle du mois de Juillet et Août 2005 - Lettre rédigée par M.PINSON.Yves Nouveau cours de Capitaine de Pêche à Nantes avec O.C.Q.P. Les croches et les arts traînants . (Ouvrage de notre Vice - Président : Monsieur Jean Paul George.) François THERET Capitaine d'Honneur de l'ACPF à la commission des pêches à Bruxelles Aux
futurs élèves au cours de capitaine de pêche Nouveau
cours à Nantes À
la rentrée 2005 / 2006, l'École nationale de la
marine marchande de Nantes va à nouveau dispenser le cours de capitaine de pêche,
avec la filière commerce. Le rétablissement de cette filière réjouit
l'Association des capitaines de pêche dont le bureau a rencontré les
responsables de l'ÉNMM de Nantes, le lundi 16 mai 2005. «
Le cours sera assuré d'octobre à juin selon les normes STCW 95, en 17 ou 18
modules auxquels sera intégrée une formation complémentaire préparant le
brevet d'officier chef de quart - passerelle (OCQP). L'école réunit les moyens
humains et matériels pour ce type d'enseignement », estiment les responsables
de l'association qui recommandent vivement aux éventuels candidats de
s'inscrire sans tarder. S'il
réussit tous les modules, l'élève sortira avec le diplôme de capitaine de pêche,
le diplôme d'OCQP sans limite de tonnage et le diplôme de capitaine 500 UMS,
en passant en complément le module « sécurité des navires à passagers »,
d'une durée de 3 jours. Les modules réussis auront une validité de 5 ans,
permettant ainsi au candidat qui a échoué sur d'autres modules de les repasser
sans reprendre une scolarité complète. «
Cela permettra aux capitaines de pêche de se recycler, si besoin est, au
commerce. Mais le but reste toujours d'avoir une équivalence directe au diplôme
de capitaine 3000 UMS, sans avoir à effectuer un séjour de 6 mois (12 modules)
à l'ÉNMM de Nantes. Ce qui est le cas aujourd'hui », concluent les
responsables de l'Association. (1) ÉNMM de Nantes: 02 40 71 01 80. Copie de la lettre de l'ACPF, à Monsieur BUSSEREAU, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche Monsieur le Ministre, Le Secrétaire National de L'ACPF Monsieur PINSON Yves Les
croches et les arts traînants Cette réponse,
pleine de « bon sens », amène cependant à réfléchir sur les
différents accidents survenus ces dernières années sur des câbles téléphoniques,
des épaves, des roches, etc. Le «
risque zéro » ou de sécurité absolue, ne peut exister en mer, milieu
hostile et dangereux, où des énergies considérables peuvent se développer et
contre lesquelles l'homme est souvent impuissant. Le navire de
pêche est l'outil de travail utilisé par un équipage qui doit bien en connaître
les limites et les risques, de façon à y travailler de manière sûre. Le patron et
ses hommes doivent pouvoir apprécier la façon dont évolue la stabilité de
leur bateau lorsqu'il est croché et/ou que le pont se remplit d'eau, et/ou sous
l'influence d'une pontée excessive. Pour cela,
il est nécessaire que le patron de pêche puisse exploiter les documents
officiels à sa disposition avec une meilleure connaissance des différents
paramètres et, de là, être mieux informé des risques de croches, ce qui
tendrait à éviter certains accidents ou à en limiter l'ampleur. Aussi, est -
il nécessaire que le concepteur du bateau fournisse à l'utilisateur un mode
d'emploi précisant le cadre dans lequel l'exploitation de son outil de travail
peut se faire en toute sécurité et explicitant les manoeuvres qu'il convient
de ne pas faire et pourquoi. La réglementation
nationale, qui fixe les normes sur un plan général et, entre autres, sur la
stabilité des navires, permet à l'Administration d'estimer le comportement du
bateau en cas de croche. Ces dernières
décennies et, en particulier depuis 1983, année du premier plan d'orientation
pluriannuel (POP) qui sera suivi par d'autres, la construction navale « pêche
» a subi un ralentissement très significatif, ce qui a obligé les armements
(industriel et artisanal) à adopter des stratégies visant à utiliser les
navires existants, en adoptant les progrès technologiques relatifs à: - un
remaniement des capacités opérationnelles; - une
productivité en augmentation; - une réduction
des charges d'exploitation; - une amélioration
de la qualité des produits; - des
conditions de travail repensées, tout en respectant les mesures de conservation
des stocks et de limitation de l'effort de pêche décidées par l'Union européenne. Depuis
quelques années, et surtout depuis la crise de 1993‑1994, le recrutement
des jeunes dans les écoles maritimes pose un sérieux problème aux armements,
d'où un déficit de marins qualifiés; cela est dû à la spécificité du métier
(difficile et exigeant) mais aussi à l'évolution des modes de vie à terre. Le
vieillissement de la flottille et la carence de la main‑d'oeuvre embarquée
jouent un rôle prépondérant sur la sécurité en général, et à bord des
navires en particulier. Dans cet
ouvrage seront traités: . Chapitre 1: Données
concernant la pêche maritime. • Chapitre
Il: Typologie des croches. • Chapitre
Ill: Répartition géographique des obstacles. • Chapitre
IV: Les engins de pêche. • Chapitre
V: Les navires. • Chapitre
VI: Équipement en relation avec les croches. ‑
Chapitre VII: Manoeuvres sur croche. Administrateur
général (cr) des Affaires maritimes Président
de l'Institut maritime de prévention Et en
plus c'est un pêcheur, c'est à dire quelqu'un qui ne vit pas seulement sur la
surface. Il doit aussi tenir compte de ce qui se passe en dessous de cette
surface et aussi sur le fond. En outre, il doit s'intéresser aux ressources qui
y vivent et qui sont complexes à appréhender dans un environnement en
constante évolution. Quand, en
plus, le capitaine de pêche dont on doit préfacer l'ouvrage a consacré un
grand bout de sa vie à rassembler une somme de connaissances sur la manière de
mieux prévenir et de mieux gérer un risque courant sur tous les navires de pêche
pratiquant les arts traînants, mais qui peut engendrer des situations particulièrement
critiques, on ne peut que saluer la chose. Le
travail de Jean Paul George force le respect. Ce
respect est dû au résultat: un ouvrage pratique, pertinemment illustré,
et qui peut servir à tous les professionnels des arts traînants, ceux qui
commencent à s'y intéresser alors qu'ils sont encore sur les bancs de nage des
canots des écoles d'apprentissage maritime, mais aussi les patrons chevronnés
qui en sont à leur millième croche et qui voient ainsi théorisé le savoir
qui est le leur et qu'ils ont aussi charge de transmettre aux leurs. Mais,
le plus passionnant dans le travail de notre capitaine de pêche, c'est la démarche. Tout
commence par les interrogations de l'Ifremer devant la multiplication à partir
de 1997 des rapports du Bureau enquêtes accidents/mer (BEA Mer) au sujet des
pertes totales engendrées par des croches avec des navires de pêche pratiquant
les arts traînants. Certes,
il y avait eu avant bien d'autres rapports concernant des pertes totales, mais
c'est seulement après la mise en place de leur systématisation et leur synthèse
dans les publications du BEA Mer que la nécessité s'est fait jour d'une prévention
spécifique des croches. Une étude a été commandée à l'Ifremer associé à
FIMP (Institut maritime de prévention) sur ce sujet en 1999. À Ifremer
le soin d'étudier le comportement des engins de pêche en cas de croche et de
rassembler les moyens de connaître les points de croche. À l'IMP,
celui d'interroger un ensemble représentatif de patrons sur leur comportement
face aux croches, plus ou moins sévères, rencontrées quotidiennement dans
leur travail et auxquelles ils ont su faire face. L’architecte
de l'ensemble: Jean Paul George. Il ne s'agissait pas de théorie concoctée
en chambre. L'étude se devait d'être, et a été, le reflet d'une réalité de
tous les jours. Restait à transformer le tout en un ouvrage accessible à tous. La chose est maintenant faite. Tous les professionnels de la mer peuvent s'en féliciter. Remerciements de notre Vice Président M. Jean Paul George Je le cite :"l'auteur remercie les Capitaines, Patrons de Pêche, et Officiers qui, lors des différentes rencontres,ont donné leur avis et partagé leur savoir sur cette partie délicate de la manoeuvre des arts traînants. Il
adresse également ses remerciements à Yvon Le Roy
de l'institut Maritime de Prévension pour son aide précieuse, à François
Théret ( Capitaine d'Honneur de l'ACPF ) et Gérard Deschamps de
l'IFREMER Lorient pour leur soutien, sans oublier Nelly
Courtay des Editions de l'IFREMER pour
sa collaboration." _
____________________________________________________________________ Lettre
Trimestrielle de Janvier
- Février . 2005. Aide
aux pêcheurs victimes du tsunami Site
Internet : www.peche-dev.org E-mail :
peche.dev@wanadoo.fr 1,
avenue de la Marne 56100
-Lorient Tél :
02.97.84.05.87 Fax :
02.97.64.64.32
Nous effectuons comme l’année
dernière notre Assemblée Générale à Lorient dans les locaux de l’Océanothèque
de Pourquoi Lorient 2 années de suite ? Cela tient à la présence de nombreux Capitaines de Pêche dans les départements du Finistère et du Morbihan. Si nous voulons un maximum d’adhérents à notre assemblée générale, il est judicieux d’effectuer notre réunion annuelle dans un de ces départements. Cela n’est pas toujours au goût de nos adhérents étrangers aux départements bretons, mais comment atteindre le quorum lors de notre assemblée si nous ne réunissons pas le nombre d’adhérents nécessaires. Notre association rencontre deux diffilcultées pour réunir ses membres. - Nos adhérents sont très dispersés (France et départements d’outre mer) - Le Marin par définition est bien souvent en mer donc absent et peut difficilement participer aux débats et travaux de notre association. Nous sommes obligés de constater que les armateurs nous contactent moins souvent que par le passé pour recruter des capitaines. Cela est du à la conjoncture et aux problèmes de la pêche. Notre site Internet : www.capitainedepeche.com
est un excellent outil de promotion pour le brevet
que nous défendons. L’ACPF craint qu’à l’avenir ce Registre International fasse tâche
d’huile et qu’un jour pour des motifs de rentabilité (au
détriment de la sécurité), on
nous impose un RIF Pêche. Comme les syndicats et autres associations maritimes, nous avons été
entendus, mais la partie n’est pas gagnée et ce RIF verra probablement le
jour sous une autre forme que celle initialement prévue. Nous avons formulé la même demande auprès de monsieur le Chef du
bureau de l’emploi et de la formation maritime de la direction des Affaires
Maritimes et des Gens de Mer. Au cours d’une réunion au ministère à Paris, où nous avons été
invité, nous avons appris que l’équivalence
Capitaine de Pêche / Capitaine 3000 ums pose problème dans l’application de
STCW 95 (les initiés comprendront). Après lecture de ce document fort complexe, nous avons fait la
proposition suivante : Capitaine de Pêche donne l’équivalence au brevet de Chef de Quart illimité, puis après 24 mois de navigation au commerce en qualité de chef de quart, délivrance du brevet de Capitaine 3000 ums. Nous attendons une réponse à une lettre en date du 20 juillet 2004. Nous demandons à participer aux travaux du groupe de travail ‘’
Filière Pêche ‘’, la encore, pas
de réponse. Les Capitaines de Pêche ne sont pas entendus. N’ont-ils pas leur
mot à donner dans la formation maritime Pêche ? C’est à désespérer de Au début de l’année 2004, nous avons appris avec stupéfaction
que l’École Nationale de Au sein du bureau de notre association les avis étaient partagés quant
à savoir laquelle des deux écoles devait préparer le brevet de Capitaine de Pêche. Actuellement les élèves Capitaine de Pêche n’ont plus
l’opportunité de préparer un brevet du commerce d’ou une certaine
frustration. Le cours de Capitaine de Pêche ne fait plus le plein. 13 candidats
cette année (25 / 30 les meilleures années).
Il faut proposer aux jeunes des perspectives au commerce si l’on
souhaite continuer à former des Capitaines de Pêche. Réussir à la pêche
n’est pas facile, les futurs Capitaines souhaitent une porte de sortie. Notre nouveau président n’a pas manqué de saluer le travail effectué
par son prédécesseur. A l’issue de cette assemblée, les participants se sont retrouvés
autour d’une bonne table, où le débat est resté ouvert dans une ambiance
conviviale. Copie du courrier à Monsieur AYMERIC
Monsieur
AYMERIC Michel
Directeur des Affaires Maritimes et des Gens de Mer
3 Place Fontenoy
75 007 PARIS 7
SP Monsieur
le Directeur,
La Direction des Affaires Maritime et des Gens
de Mer a comme projet de fermer le cours de Capitaines de Pêche à la
prochaine rentrée (2004/2005) à l’École Nationale de la Marine Marchande (E.NM.M.)
de Nantes. Cette décision ne sera-t-elle que temporaire ? On
peut s’étonner de cette décision quand on sait que l’école de Nantes
vient d’acquérir récemment, un simulateur « Pêche », modèle de
haute technologie, au début de cette année. Décentraliser
l’enseignement du cours de Capitaine de Pêche à Concarneau, c’est à notre
avis, dans une certaine mesure, dévaloriser notre Brevet. Cet
objectif ne pourra être atteint que dans une École Nationale de la Marine
Marchande, avec un enseignement de qualité adapté aux exigences des modules
(simulateur et autres, surtout un savoir faire depuis plus de 30 ans,qui a
valorisé notre Brevet d’Officiers Pêche sur les océans par le monde). Nous
demeurons ouverts à toutes propositions constructives de votre part dans
l’intérêt de tous. Nous souhaitons que l’École Nationale de la Marine
Marchande de Nantes demeure la référence
de notre brevet. Veuillez
agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de mes sentiments distingués. "Je vous informe qu'un groupe de travail examinera la passerelle vers le commerce des Capitaines de Pêche dans le courant du 1°semestre 2005 dans le respect de la convention STCW. Je ne manquerai pas de vous tenir informé des suites de ce dossier que je sais particulièrement sensible,au regard notamment des possibilités d'emplois qui en découleraient" L'ACPF, prend note,remerciant Monsieur ILLONNET d'examiner notre requête DÉBAT SUR LA SECURITE MARITIME Monsieur PAUGAM Jean, membre du Bureau de l'ACPF était invité à ce débat, il nous fait part de ses réflexions dans son compte rendu. Sur invitation de Madame Hélène TANGUY, Député du Finistère et en présence de Monsieur François GOULARD, Secrétaire d’État aux Transports et à la Mer, j’ai participé le 13 janvier à Plounéour-Lanvern à un débat ayant pour thème : La sécurité maritime. Ces questions pertinentes ont été posées par le président du comité régional de pêches et des élevages marins de Bretagne. Personnellement, je suis pour l’utilisation du gyrophare qui est un signal distinctif qui attirerait nettement mieux l’attention des autres navires, mais attention, des feux scintillants jaunes pourraient être confondus avec ceux portés par les sous-marins et les hydroglisseurs. Donc, ce ne pourrait être qu’un gyrophare ayant une couleur autre que celle déjà utilisée. L’emploi abusif du gyrophare (navire en route) ne réglerait pas le problème loin s’en faut. Quelques patrons et marins de quart à la passerelle utiliseront-ils toujours à bon escient ce procédé ? J’en doute. J’ai pour illustrer ce propos, les marques de pêche (2 cônes opposés par le sommet) qui sont portés en permanence par certains chalutiers. Et pour cause ces marques sont soudées sur le portique ou dans les superstructures. Je rappelle
que ces signaux ne doivent être montrées que lorsque le navire est en action
de pêche uniquement (règle 26 du règlement international pour prévenir
les abordages en mer). Légaliser le gyrophare en opération de pêche, pourquoi pas? mais avant d’obtenir de nouvelles dispositions, appliquons la législation en vigueur (marques de pêche). Je vois très mal un patron ou capitaine surveiller en permanence le port du V.F.I. par l’équipage et, en aucun cas il ne devra être tenu pour responsable en cas d’accident si un matelot a ‘’oublié’’ de porter son vêtement de sécurité. Il faut responsabiliser. La sécurité à bord d’un navire n’est pas que l’affaire du patron ou capitaine. Il faut changer les mentalités par l’information, la formation et proposer un prix très attractif à l’achat de ce V.F.I. Cela demandera beaucoup de temps. En fin de carrière, j’ai constaté une lente évolution dans le bon sens (casque, chaussures de sécurité). ‘’ L’homme mort ‘’ doit être équipé d’un disque enregistreur comme sur les camions et cars de transports, pour permettre à l’autorité maritime de vérifier le bon usage de cet appareil. Si ce dernier n’existe pas sous cette forme, cela ne doit pas être compliqué à en concevoir. En réponse à la première question sur la légalisation du gyrophare, le ministre a précisé que ce genre de décision ne pouvait être pris que par l’Organisation Maritime Internationale (O.M.I.) et que la procédure risquait d’être longue. Afin de faire accélérer la demande, il a promis d’en parler à Bruxelles au parlement européen. Pour ce qui est des questions deux et trois, le ministre s’est engagé à étudier les propositions et à donner une suite favorable dès l’instant où ces mesures ne peuvent qu’améliorer la sécurité maritime. Jean PAUGAM Membre du bureau de l’ACPF Lettre
Trimestrielle de Juin 2004. Lettre
rédigée par Monsieur PINSON Yves Secrétaire de l’A.C.P.F. A mes collègues,
et amis fidèles du site. L’A.C.P.F.est
sur tout les fronts et je remercie ceux qui se sont investi dans les nombreux
dossiers en cours cette année. Nous
savons qu’il faut rester une force de dialogue et de proposition pour
l’avenir de nos Capitaines de Pêche si nous voulons le maîtriser un peu. Mais le calme plat
n’est pas pour demain pour l’ACPF ! . COMPTE
RENDU DES POINTS IMPORTANTS DE LA REUNION DU 17 AVRIL DU BUREAU A LORIENT. La réunion a été présidée par
notre Vice-Président GEORGE Jean Paul qui a remplacé notre Président
LAFFICHE Ernest.retenu pour des raisons personnelles, ne pouvant à son
grand regret être présent a cette réunion. Les
Membres présents : MM. George .J.P.Paugam J ; Guyader A ; Massé
D, Le Falher G ; Delval Y ; Pinson Y ; L’ordre du jour était complet
sur les divers sujets, les membres présents ont travaillés en profondeur sérieusement
chaque sujet. 1)
Suite aux
courriers aux élus concernés sur le RIF Nous avons eu que deux réponses :
l’une du Secrétaire d’Etat aux Transports et à la Mer ;
qui dans sa lettre reflète des arguments politiques, des armateurs français.
(Pour lui le RIF sauvera la marine française et l’emploi !) L’autre de M.BESSELAT Député, qui est dans le même type de réponse,
mais avec toutefois une proposition dont il invite l’ACPF pour en
parler d’une façon plus approfondie sur cette proposition de loi qui ne
concerne pas la pêche (pour l’instant) des propositions réaliste qui
puissent permettre d’enrichir le texte avant qu’il ne soit définitivement
voté par l’Assemblée Nationale.Il nous promet d’être ouvert à un
dialogue constructif. L’A.C.P.F. le remercie de son intention. Les membres du bureau de l’ACPF, sont solidaires des Associations
de Navigants et de l’intersyndicale, pour rester et être très vigilant dans
l’avenir de cette proposition de loi. 2) Opinion générale des jeunes marins ?
Les jeunes dans les écoles maritimes sont très inquiets sur leur avenir,
ils veulent tout simplement travailler sur les navires Français et vivre de
leur travail. 3
et 4) La situation de la formation des capitaines de pêche à l’ENMM
de Nantes Faire une proposition concrète sur une valorisation du brevet vers une
polyvalence : Pêche/Commerce. a)
Une lettre a été envoyée à Monsieur AYMERIC
Michel, Directeur de la Direction des Affaires Maritimes et des Gens de Mer,
pour lui faire part que notre brevet doit être dispensé par l’hydro de
Nantes. C’est le souhait des adhérents de l’ACPF. b)
Une lettre de consultation de tous les adhérents sur
leurs préférences du site :( 85 % pour Nantes et 15% pour Concarneau) c)
Devant la restructuration ou la dégradation de notre
flotte de pêche, les jeunes Capitaine on besoin d’un Brevet qui soit
polyvalent (Pêche/Commerce ; 3000 UMS) d)
Nous devons faire une étude de proposition à la
Direction des Gens de Mer, 5) Résultat
des candidatures pour la VAE. A ma connaissance : 1 candidat a obtenu le Brevet de 3000 Ums par la VAE 5 Candidats ont obtenu le Brevet de 500 Ums (avec leur brevet de CQ) 6) Les
Lycées Maritimes passe sous la direction du Ministère de l’Agriculture
pour la rentrée 2005 Inquiétude pour les Capitaines de Pêche en ACDP,
Nous n’avons aucune information solide pour leur avenir aujourd’hui. 7)
Nous avons signé un protocole d’accord avec la CCSTI de Lorient pour une
revalorisation des Mémoires des Capitaines de Pêche. C’est notre Vice-Président GEORGE Jean Paul qui a élaboré ce
Protocole avec l’accord de tout le Bureau et du Président LAFFICHE Ernest. Copie
du Protocole d’accord Entre : L’Association
des Capitaines de Pêches Français Association de type loi 1901 ci-après désignée l’ACPF Située :
à bord du « Victor Pleven »
Rond-point de la BSM de Kéroman
56100 - LORIENT Représentée par son Président, Monsieur Ernest
LAFFICHE
d’une part, et Le CCSTI/Maison
de la Mer Association de type loi 1901, ci-après dénommée CCSTI dont le siège est situé : 1, avenue de la Marne 56100 LORIENT Représentée par son Président, Monsieur Guy DANIC d’autre
part, ETANT PREALABLEMENT EXPOSE QUE : L’Association
des Capitaines de Pêche Français (A.C.P.F.) dispose d’un fonds documentaire
de mémoires conçus par des élèves capitaines de pêche en formation à l’École
Nationale de Navigation de Nantes et au Centre Européen de Formation Continue
Maritime de Concarneau. Ces mémoires sont rédigés depuis 1974. L’A.C.P.F. souhaite valoriser ce fonds en le mettant
en consultation à la demande des publics intéressés par le domaine de la pêche. Le CCSTI de Lorient développe depuis plus de 15 années,
des actions de diffusion de culture
scientifique, technique et industrielle maritime répondant aux objectifs de la
politique culturelle de la Ville de Lorient. Il participe plus particulièrement
à la promotion du secteur des pêches maritimes qui est caractérisé par des
évolutions scientifiques et techniques et où les enjeux sont à la fois économiques,
sociaux et politiques. Le CCSTI a
su s’assurer la collaboration de professionnels et de scientifiques de
disciplines différentes pour étudier et mettre en valeur les activités
halieutiques. Ces collaborations ont permis de réaliser des expositions, des
publications, d’organiser des conférences et colloques et ainsi créer un
centre de ressources spécifiques. Il est également, avec l’IFREMER, à
l’initiative du projet de transformation du navire Thalassa qui est
devenu à Lorient un navire de découverte de l’océanologie ouvert au public
depuis le 1er août 1999. Depuis le mois d’avril 2003, le CCSTI a installé son
centre de ressources dénommé Océanothèque, à l’étage du bâtiment
jouxtant le navire Thalassa. L’Océanothèque est ouverte au public et un médiateur du CCSTI
assure une permanence les mardi, jeudi, vendredi après-midi et le mercredi
toute la journée. IL EST CONVENU CE QUI
SUIT : Article
1 : objet de l’accord L’ACPF décide de confier au CCSTI une mission de
valorisation du fonds documentaire concernant les mémoires des capitaines de pêche
rédigés par ceux-ci au cours de leur formation. Cette mission porte sur trois types d’activité :
Le CCSTI s’engage à mettre en œuvre ses compétences
et ses moyens pour mener à bien cette mission. Article 2 :
responsabilités liées à l’exécution de cet accord
La
bonne exécution du présent accord est placée sous la responsabilité
conjointe : de Monsieur Jean-Paul GEORGE en tant que représentant de
l’ACPF et de Madame Dominique PETIT, Directrice du CCSTI, en tant que
représentante du CCSTI Un
rapport d’activité sera remis au représentant de l’ACPF par la représentante
du CCSTI en fin d’année pour faire état de la consultation des documents mis
en dépôt à l’océanothèque : -
évaluation
quantitative : nombre de consultation, temps passé à la consultation,
questions particulières ; -
évaluation
qualitative : satisfaction des bénéficiaires pour l’avancée de leur
recherche, types de projets issus de cette consultation, etc…. Le résultat de l’évaluation (positive, mitigée ou négative)
sera en corrélation avec la décision de reconduire ou non le protocole
d’accord. En
contrepartie des engagements pris par le CCSTI dans le cadre de cette mission,
l’ACPF s’engage à prendre en charge les frais de transport inhérents à la
mise en dépôt à l’Océanothèque du CCSTI de Lorient. Le
CCSTI s’engage à ne pas publier, ou copier, le contenu des mémoires pour
quelque personne que ce soit sans l’autorisation écrite de l’ACPF. Article
5 : durée et renouvellement L’accord
est conclu à la date de signature pour une durée illimitée. Article
6 : résiliation L’accord
peut être résilié de plein droit par l’une des parties en cas d’inexécution
par l’autre d’un ou plusieurs des engagements contenus dans les diverses
clauses. Cette résiliation sera effective deux mois après l’envoi par la
partie plaignante d’une lettre recommandée avec accusé de réception
exposant les motifs de la plainte, à moins que dans ce délai la partie défaillante
n’ait satisfait à ses obligations ou n’ait apporté la preuve d’un empêchement
ou d’un cas de force majeure. En
cas de difficulté sur l’interprétation ou l’exécution du présent accord,
les parties s’efforceront de résoudre leur différend à l’amiable. Fait
à
, le
en deux exemplaires originaux. Pour
l’ACPF
Pour le CCSTI Le
Président
Le Président ‘’ Lors des réunions du bureau, les membres participants
seront remboursés de leurs frais de déplacement. Ces remboursements se
calculeront sur la base -
Du tarif SNCF
2ème classe.
où -
De la
consommation d’essence, gasoil etc.… au prix en cours. L’intéressé
fournira une attestation de dépense sur l’honneur. Pour éviter des frais excessifs, ces dépenses seront
remboursées dans la limite de 600 kms (aller/retour) du domicile du membre du
bureau au lieu de rendez-vous. Pour raison budgétaire, il sera demandé aux membres du
bureau d’organiser si possible un covoiturage. En fonction du budget de l’association, le Président
et le Secrétaire / Trésorier décideront s’il y a lieu de payer le repas
pris en commun par les membres du bureau ‘’. Lorsqu’un membre de l’association se rendra en
mission pour représenter ou défendre les intérêts de l’A.C.P.F. ses frais
de déplacement se feront au même barème que ci dessus sans limitation de
kilométrage. Les frais de restaurant et d’hôtel seront négociés,
avant le départ de la personne concernée, avec le Président et le Secrétaire
de l’association. 9)
Résultat des cotisations 2004. 10)
Une demande de participation financière pour des voyages d’études pour les
élèves de BEP Pêche du Lycée Maritime d’ETEL. Le Bureau a décidé
de faire un dont de 200 euros au Lycée. 11) Des
nouveautés pour notre site Internet. Des récits, des photos, seront les biens venus mes amis du site. En conclusion, le débat au cours
de cette réunion de travail à été très constructive et ouverte, tous les
participants ont pu s’exprimer et donner leurs points de vue sur les nombreux
sujets qui ont été abordés. Infos : Parmi les
nombreux Emails de France et de l’étranger, beaucoup se pose des
questions sur notre métier, ou ils se font de fausses idées, il m’a
semblé donc important d’y apporter des éclaircissements. Quel
que soit le type de pêche pratiqué, le responsable d’un navire, d’un équipage
et du produit de la pêche, doit posséder des connaissances technologiques et
économiques et être capable d’anticiper et de s’adapter, d’où la nécessité
d’être mieux formé. Quel que
soit cette diversité, le Capitaine de pêche
sur les gros bateaux, est toujours un marin qualifié responsable de l’équipage, de la conduite d’un
navire et du produit de la pêche.
Il a en charge le choix des lieux de pêche et l’organisation du travail à
bord. Il décide de la route à suivre et surveille toutes les manœuvres. Il
doit donc avoir des qualités de management,
de décision et de solides connaissances dans tous les domaines. Pour
commander un bateau de pêche, quelle que soit sa taille, il faut être
titulaire d’un brevet de commandement. (Capacitaire,
Patron de Pêche, Capitaine de Pêche) Le
titulaire d’un brevet de lieutenant
de pêche (qui n’est pas un brevet de commandement) peut exercer les
fonctions de second capitaine à bord des navires armés à la pêche au large
et de lieutenant à bord des navires armés à la grande pêche. Il peut aussi
commander des navires armés à la pêche côtière avec le capacitaire. Le
brevet est attribué après une année de formation
et au moins 18 mois de navigation sur des navires de pêche effectuant
des sorties en mer supérieures à 96 heures. La formation
est assurée dans les écoles de la marine marchande de Nantes et
Saint-Malo et le Centre François Toullec de Lorient et certains lycées
professionnels maritimes qui font les formations continues. Pour
pouvoir être second capitaine à bord de navires armés à la grande pêche ou
capitaine à bord de navires armés à la pêche au large, le lieutenant de pêche
doit obtenir en outre le brevet de patron de pêche. Celui-ci est délivré après
48 mois de navigation effective, dont au moins 24 mois depuis la délivrance du
brevet de lieutenant. Les formations sont assurées par les Ecoles nationales de
la marine marchande de Nantes et de Saint-Malo, par le Centre François Toullec
à Lorient, par le Centre européen de formations continues maritimes de
Concarneau et par certains Lycées professionnels maritimes. Le
lieutenant de pêche peut obtenir le brevet de Capitaine de pêche qui permet de
commander un bateau pratiquant la grande pêche. Pour cela il doit pouvoir
justifier de 48 mois de navigation à la pêche, dont 24 mois au moins depuis
l’obtention de son brevet de lieutenant de pêche, dans des fonctions
correspondant à son grade. Il doit en outre suivre avec succès une formation
appropriée. Celle-ci est assurée à l’Ecole nationale de la marine marchande
de Nantes et au Centre européen de formation continue maritime de Concarneau. Le problème
de la relève ne se situe pas qu’au niveau de l’achat d’un navire, malgré
qu’il est vrai que les coûts de la construction neuve sont très élevée,
que le marché de l’occasion est disproportionné, vu l’état et l’âge
des navires ; il y a la plus
value du P.M.E. (nous avons des bateaux de plus de 15 ans, vendus plus cher
que leur prix d’achat en neuf a l’époque de la construction ?) Le malaise
de la pêche artisanale et industrielle se situe au niveau des caprices de
Bruxelles, c’est à dire l’incertitude de l’avenir du métier, (les quotas
et l’état de la ressource) les décisions de l’UE
tombent comme des couperets. Souvent les avis des scientifiques ne sont pas en
phase avec les résultats de la pêche, j’estime : « il y a l’océan entre les scientifiques et les pêcheurs » Les futurs
cadres de la pêche en formation sont lucides ; profiter des formations de
grandes technologies pour développer une autre logique que celle du profit immédiat,
est un essai difficile. Il est en
contradiction avec les mentalités, la culture des pêcheurs d’aujourd’hui,
les élèves sont motivés ils viennent pour se perfectionner aux nouvelles
technologies. Les
enseignants sont là pour leurs en donnés les moyens, et le prestige des écoles
se mesure à ses taux de réussite (J’ai été,
Examinateur dans le domaine des technologies pêche aux examens de la Marine
Marchande à Nantes et St Malo : Capitaine de Pêche, Patron de Pêche,
Lieutenant.) Sur les
quais, je rencontre des Patrons de Pêche, Capitaines de Pêche aux expériences
diverses, pratiquants des métiers différents, tous sont des spécialistes dans
leur domaine, mais ils sont rarement curieux d’autres techniques de pêche. En
pratiquant, à leurs propres yeux, honnêtement leur métier, ils se sentent étrangers
aux mesures sélectives à prendre sur leurs engins. Et on
brosse sur le métier un tableau généralement peu optimiste pour les jeunes.
Je trouve cela injuste et navrant, notre métier est noble, il faut croire dans
l’avenir d’une pêche responsable, en tenant compte des hommes.
REFLEXION SUR L'EVOLUTION DES PREROGATIVES DE COMMANDEMENT A LA PECHE Dans
le cadre de la réforme des formations à la pêche, le groupe de travail «filière
pêche» a souhaité que les prérogatives associées aux brevets pêche français
soient adaptées aux: évolutions prévues dans les normes STCW-fish. Les
marins français possèderont ainsi des brevets dont les prérogatives seront
reconnues au niveau international. Cette évolution implique l'abandon de l'un des critères
actuellement utilisés à savoir la durée des marées. Les prérogatives des futurs brevets seraient liées aux
seuls critères de longueur des navires et de distance d'un port abrité. Les critères de longueur retenus par STCW-fish sont fixés
à 24 mètres, 45 mètres et longueur
illimitée. Les
prérogatives des futurs brevets pêche pourraient donc être les suivantes:
Les
prérogatives du capacitaire correspondent à celles du brevet de patron de
petite navigation (BPPN) prévu par,
la réglementation commerce et à la réglementation SMDSM (zone Al - CRO). L'application
de cette limite devrait faire l'objet de mesures transitoires et impliquerait à
terme que la majeure partie des commandants des navires actuellement armés en Pêche
côtière suive le cours de patron de pêche. Cette
évolution permettrait d'élever le niveau de qualification des commandants de
navires de pêche. Si
les contraintes impliquées par la limitation à 20
milles des prérogatives paraissaient trop strictes, le seul autre critère
de distance existant dans la réglementation et reconnu au niveau international
serait celui adopté par les sociétés de classification. Ces dernières
classent en navires «naviguant en zone côtière
», les navires naviguant à moins de 20 milles des côtes ou moins de 6
heures de navigation. Ce
critère de 6 heures de navigation. Si l'on considère une vitesse de 12
nœuds pour un chalutier, donne une limite de 60 milles qui a été retenue par exemple par les Espagnols pour les
prérogatives attachées au brevet de patron polyvalent de pêche côtière,
pourrait être adopté pour le capacitaire. L'application
de ce critère permettrait alors à la majeure partie des navires armés
actuellement en pêche au large d'être commandés par des capacitaires. Cette
solution présente l'inconvénient de baisser le niveau général de
qualification des commandants des navires de pêche et de vider à court terme
les cours de patrons de pêche de leurs candidats. Présentation de la convention STCW-95.-F. Elle
est classique dans sa présentation, on y trouve le texte de la convention en 15
articles et une annexe, Les
articles fixent le cadre général, l'annexe. comprend quatre
chapitres ; 1) Dispositions générales en dix règles ; ' 2) Délivrance des brevets de capitaine, d'officier et d'officier mécanicien
et des certificats de radiocommunications ; 3) Formation de base en matière de sécurité pour l'ensemble du
personnel des navires de pêche ; 4) Veille. Modèle de brevets. Des seuils sont pris en compte. La convention STCW-F
s'applique au personnel employé à l'exploitation des navires de pêche océanique
; d'une longueur supérieure ou égale à 24 m en eaux illimitées ; d'une
langueur inférieure de 45 m en eaux limitées (Chapitre
I / règle 2) ; des « gros
navires » résolution 6) ; et de ceux dont la puissance de l'appareil
propulsif est supérieure ou égale à 750 KW. La convention STCW-F ne spécifie pas les connaissances minimales
requises pour les navires de pêche d'une longueur < 24 m. La
résolution 6 qui traite «
des gros navires » invite l'OMI
à introduire des recommandations concernant les normes de formation applicables
aux personnels de ce type de navires. Il a été aussi demandé au sous-comité
des normes de formation et de veille (STW) de préciser ou de quantifier les
termes « gros navires » (ce
qui n'est toujours pas réalisé à ce jour.) La
convention STCW-F n'est pas encore vue le jour entrée en vigueur. Seuls,
quatre pays : Danemark, Islande, Russie et Ukraine ont signé la convention,
Quinze signatures sont requises pour que 1a convention entre en vigueur L'entrée
en vigueur se faisant d'ailleurs 12 mois plus tard. Tant
que la convention STCW-F n'est pas
entrée en vigueur, il ne sera pas possible de l'amender notamment en ce qui
concerne son champ d'application (navires
< 24 m) La
convention STCW-F introduit, outre des normes de formation et de certification,
un certain nombre d'obligations réglementaires connexes qui concernent et
impliquent les administrations et les armateurs. Les parties s'engagent a
promulguer toutes lois et tous décrets, ordres et règlements et à prendre
toutes autres mesures pour donner à la convention son plein et entier effet... .Chaque
partie communique au secrétaire général de l'OMI
(article 4, règle 1/7), un rapport
sur les mesures qu'elle a prises pour donner aux dispositions de la convention
plein et entier effet et un nombre suffisant de modèles des brevets délivrés
conformément à la Convention Chaque
État doit (article 7) ; établir des
processus et procédures pour effectuer une enquête impartiale lorsqu'il a été
signalé tout cas d'incompétence commis par un titulaire de brevet ou visa délivré
par cette partie et pour retirer, suspendre ou annuler ces brevets ; mettre en
place des sanctions pénales ou disciplinaires pour non - observation des
dispositions prises. Les
navires de pêche (article 8 ‑ règle
4), lorsqu'ils se trouvent dans les ports d'une autre partie, sont soumis à
des contrôles effectués par des fonctionnaires dûment autorisés, afin de vérifier
que toutes les personnes servant à bord détiennent les brevets appropriés.
Dans le cas où il constaterait des carences, l'inspecteur doit immédiatement
en. informer par écrit le capitaine du navire et l'administration. Il
est fait obligation (article 6) de
tenir les registres de tous les brevets et visas qui sont délivrés, à jour
des expirations, revalidations, suspension, pertes, vols... et de fournir des
renseignements sur l'état de ces brevets lorsque la demande en est .faite par
une autre partie. Les brevets délivrés par un État non partie à la
convention (règle 7) ne doivent pas
être reconnus. Une
partie peut dans un délai de deux ans à compter de l'entrée en vigueur l de
la convention à son égard, délivrer une attestation de service aux membres du
personnel des navires de pêche qui : ont servi dans une capacité pour laquelle
ils cherchent à obtenir une attestation de service pendant au moins trois années
en mer au cours des sept années précédant l'entrée en vigueur de la
convention à l'égard de cette partie ; ont fourni une preuve attestant qu'ils
ont servi de façon satisfaisante ; ont prouvé à la partie leur aptitude
physique, acuité visuelle et auditive, compte tenu de leur âge... Tous
les personnels des navires de pêche doivent avoir reçu une formation de base
en matière de sécurité: techniques personnelles de suivie incluant brassières
de sauvetage et combinaisons d'immersion ; prévention et lutte contre le feu ;
premiers secours (secourisme) ; prévention contre les pollutions marines ; prévention
contre les accidents à bord. ‑
Sans être pessimiste sur l'avenir opérationnel de cette convention, il est
paradoxal de constater qu'en 2003, un seul État de l'union européenne, spécialisé
dans la pêche minotière, l'ait signée. Pour
le moins, la convention STCW-F
n'emporte pas l'enthousiasme des pays pêcheurs. De multiples raisons
s'additionnent pour en empêcher la mise en vigueur rapide. Chaque
État a ses traditions en matière de formation de ses pêcheurs... et un
consensus minimal de leur part est requis. L'expérience
montre que toute disposition technocratique
quelles que soient les bonnes intentions qui la gouvernent
est mal reçue clans le secteur de la pêche. Ce
n'est pas une raison pour ne pas améliorer le niveau de sécurité de la pêche
qui reste malheureusement très en deçà de ceux couramment constatés dans les
autres professions, mais il est peu probable que cela passe par l'application de
normes internationales de formation. Les politiques nationales sont plus adéquates.
Elles peuvent être expérimentées avant d'être généralisées. Bien
amicalement à tous. Le
Secrétaire de l’ACPF .M.PINSON Yves Capitaine
de Pêche
Lettre trimestrielle :
Septembre 2003. Lettre rédigée par Monsieur Pinson Yves le Secrétaire de
l’ A.C.P.F. Bonjour à mes collègues et amis du site Avant d’ouvrir cette lettre trimestrielle sur des sujets
d’actualité qui nous préoccupe. Je présente toutes mes félicitations à
tous nos collègues de l’association des Capitaines de Pêche Français, qui
ont été promus au grade de Chevalier du Mérite Maritime. Monsieur ALLIER Yves,
du Guilvinec, Commandant d’un Thonier Trans-océanique, membre actif du bureau
de l’ACPF Monsieur DOARE Alain,
de Douarnenez, Capitaine de Pêche, Directeur de LPMA de Cherbourg, Nous lui
devons la conception de notre site Internet. Monsieur MASSE Daniel,
de Concarneau, retraité, mais toujours disponible au sein de l’ACPF Je le
remercie de son dévouement au sein de notre Bureau Monsieur MORICE
Rodolphe de Saint Brieuc, Capitaine à la Grande Pêche Terre Neuve, A toujours œuvré depuis sa retraite comme membre actif au
sein de notre Bureau de l’ACPF. Je le remercie pour son dévouement. Je félicite personnellement chacun d’entre eux pour leur
participation active dans la vie de notre Association, et toutes mes félicitations. Depuis notre réunion du Bureau du 19 Juillet, j’ai eu
beaucoup d’adhérents par téléphone qui se posent des questions sur leur
avenir, il faut bien le reconnaître que la situation à la pêche n’est pas
au beau fixe, dans l’attente, des armements qui restructurent la répartition
de leur flotte. J’ai présenté
la V.A.E. comme une avancée pour les
Capitaines de Pêche, qui peuvent par leur expérience professionnelle de
commandement, prétendre de commander des navires armés au Commerce, attention
avant de se lancer dans la constitution d’un dossier il faut être à jour des
modules exigés par la convention STCW/95 : Certificat de CGO du SMDSM,
Radar ARPA, Médical N°2 ou 3, Stage Feux et Sécurité. Note :
La validation des acquis de l’expérience est admise par l’arrête du 26
Mars 2003. Pour la délivrance des titres de formation à la pêche, jusqu’au
niveau 3 (Capitaine de Pêche) certificat de Capacité inclus. Le Brevet de Patron de la Navigation Côtière (500 UMS) est
accessible par ce moyen depuis novembre 2001 Une réforme des filières commerce est en cours avec cette
validation, la filière 2 devenant B Pont ou Machine, l’évaporation des
brevetés étant trop grande en filière 1 . Qu’est
ce que la V.A.E. des Gens de Mer Références : arrêté N° 310 / GM du 26 mars 2003 Arrêté N° 385 / GM du 22 avril 2003. Arrêté N°386 / GM du 22 avril 2003. Circulaire N° 439 / GM du 19 mai 2003. Copie
de la lettre de M. SERRADJI aux référents en date du 2 juin 2003. (Je
suis votre référent avec M.DENAYER) (Lettre
à lire très attentivement.) Affaire
suivie par : Bruno Roumégou, chargé de mission Dans
le cadre de la mise en oeuvre de la nouvelle procédure de validation des acquis de l'expérience
des gens de mer, la sous direction des gens de mer vous a adressé les textes réglementaires
visés en références ainsi que les référentiels des titres de la formation
professionnelle maritime pouvant être délivrés par ce dispositif. Vous
trouverez ci‑joints trois nouveaux documents qui vous seront nécessaires
pour instruire les demandes présentées par les candidats souhaitant obtenir
certains titres de la formation professionnelle maritime par la validation des
acquis de l'expérience ‑Le premier
de ces documents est le dossier type que le candidat pourra retirer dans les
directions départementales des affaires maritimes et qu'il devra
obligatoirement constituer afin que sa demande puisse être étudiée selon la
procédure prévue -
Le second
document sera à compléter par les référents des centres de validation des
acquis de l'expérience. -
Sur ce document, les référents porteront leur avis
concernant les candidatures présentées, et le transmettront accompagné du
dossier complet déposé par le candidat, à la direction régionale des
affaires maritimes à laquelle le centre de validation des acquis de l'expérience
est rattaché. -
Le dernier
document devra être complété par la direction régionale des affaires
maritimes à laquelle est rattaché le centre de validation des acquis de l'expérience
dont les référents auront assuré l’accompagnement du candidat. -
Ce document devra
comporter l'avis et les observations de la direction régionale des affaires
maritimes sur les candidatures présentées et sera ensuite transmis avec
l'ensemble du dossier de candidature complet, par la direction régionale des
affaires maritimes à la direction des affaires maritimes et des gens de mer
(bureau GM2) Pour que
le jury national de validation des acquis de l'expérience puisse mener son
travail de déductions des compétences, les candidats devront s'imposer un
travail d'analyse, d'explication de leurs activités réelles et de
formalisation écrite de leurs activités. Le dossier type de demande de
validation des acquis de l'expérience répond par conséquent à cette exigence
en aidant les candidats dans leur démarche, en leur permettant de formuler
leurs demandes selon un cadre administratif formaté, précis et détaillé, et
en les dispensant par ailleurs de la rédaction de demandes sous la forme de
candidatures spontanées, de curriculum vitae ou encore de lettres de
motivation. Ces
documents devraient aussi faciliter les modalités d'étude et d'instruction des
dossiers à la fois sous les aspects pédagogiques et administratifs et à tous
les niveaux de la procédure, en assurant une unicité de présentation et de
traitement des demandes formulées par les candidats. Ils
permettront donc au jury d'évaluer les dossiers de candidature selon un schéma
confirmant la cohérence nationale attachée au dispositif ainsi mis en place. Notes :
Nous devons faire preuve d’efficacité dans l’élaboration des dossiers Vous pouvez télécharger en cliquant sur la ligne suivante le dossier type (Je
suis à votre disposition pour vous aider à la rédaction de votre dossier) Le
sabordage des prérogatives du Capitaine sur les navires de pêche de Droit Français
à capitaux Espagnol. Nous avons
des Capitaines de Pêche qui naviguent sur des navires franco-espagnol, dans
certains armements leurs situations est des plus critiques, voir à la limite de
l’illégalité, ces armements qui n’ont aucun lien économique avec la
France, sauf l’autorisation du piratage des quotas.Mais qui profitent de la
situation aux détriments des navires nationaux. La
Jurisprudence Européenne pourrait évoluer explique notre ami journaliste Yves
Gaubert du Marin du 12 septembre 2003.il explique ! « Patrick
Chaumette, professeur de droit à l'université de Nantes, spécialiste dans les
questions maritimes, a attiré notre attention sur cette question. «
L’avocate générale conclut à l'incompatibilité du privilège de nationalité
du capitaine du navire et de l'officier suppléant vis à vis de la liberté de
circulation des personnes affirmée par l'article 39 CE, indique t-il. Le
capitaine a un emploi spécifique. Ce n’est
pas un emploi public de fonctionnaire mais un emploi privé disposant de prérogatives
de puissance publique, notamment l'application du code disciplinaire de la
marine marchande. Mais ces
fonctions quasi pénales ne sont que virtuelles, potentielles. Faute de
fréquent décès, naissances, mariages urgents, vols, blessures ou meurtres à
bord des navires, ces prérogatives ne sont pas exercées de manière
habituelle. Elles
pourraient être assurées, en cas de besoin par un ressortissant communautaire
doté d’un brevet maritime adéquat » Mais
l'avocate générale ne sera peut‑être pas suivie par la Cour, car la
Commission «
soutient la
validité du privilège de nationalité du capitaine de navire ». Pourtant
ce privilège n'existe déjà plus en Italie car le tribunal de Gènes, le 2
avril 2002, « a considéré que la norme
Interne n’était pas applicable si elle est contraire au droit communautaire
». Mais,
remarque Patrick Chaumette, si on admet qu'un ressortissant communautaire puisse
commander un bateau de n'importe, quel pays de l’union, d’autres problèmes
vont se poser, celui de la langue, des différences de formation, de la
reconnaissance mutuelle des diplômes, des réglementations nationales, etc. Les deux
arrêts que va rendre la Cour de justice européenne sur cette question sont
donc très attendus et pourraient justifier que les juges français attendent
avant de délibérer sur les prochaines affaires. » Pour ma
part je suis fier de ce site, je reçois de nombreux emails d’encouragements. C’est un
moyen de s’exprimer, de ce faire connaître au grand public, mais il faut des
idées neuves. Il faut de nouvelles propositions ! Je fais
appel aux Capitaines de Pêche, mais aussi aux amis du site qui ont des choses
à partager, photos, témoignages, histoires, je vous remercie d’avance ! Il m’est
parfois très difficile de répondre à tous les emails, j’en suis navré car
certaine requête ne sont pas de ma compétence ni celle de l’ACPF.Par contre
certaine mérite toute mon attention. Par
exemple : Je cite la lettre d’un ami du site : Monsieur BIGET Denis
Anthropologue à Douarnenez, Je me
permets de vous envoyer quelques photos d'une maquette qui appartenait à mon père
dans les années 1960 afin que vous puissiez peut-être l'identifier. J'ai connu
cette maquette vers 1965 mais elle est peut être plus ancienne. Je n'en sais
rien. D'après
ce que m'avait dit mon père (J'avais environ 5 ans), il s'agit d'un chalutier
de Saint-Malo. Dans les années 1980, je l’ai restauré à ma façon sans
connaître l’original J'ai conservé sa couleur bleue (qui étais je crois
plus claire à l'origine). Les couleurs de la cheminée sont inventées par moi.
Les radars, cadres gonio, manches à air et cuve devant la cheminée, les
treuils sont ajoutés par moi, ainsi que le compas et chadburn de passerelle.
L'indicatif radio est de mon fait. L'antenne filaire est double comme à
l'origine autant qu'il m'en souvienne. J'ai refait les mâts un peu comme à
l'origine. Celui de devant me paraît un peu grand. Le mât de charge est de mon
invention, ainsi que les haubanage et les protections de coque sous les
potences. Je crains
qu'il vous soit difficile de trouver le nom de ce navire. Seul la forme de
coque, les superstructures et les ponts n'ont pas changé. Ces éléments vous
suffiront peut-être. Au cas où vous échoueriez dans vos recherches, je vous
saurai gré de me renvoyer ces photos afin que je les envoie à l'association
des Terre-Neuvas à Fécamp. Je tiens
à vous féliciter pour votre site Internet et la superbe collection de photos
de navires que j'ai enregistrée et que je regarde toujours avec plaisir. En espérant
que vous pourrez me renseigner sur cette maquette qui a pour moi une grande
valeur affective, je vous prie de croire, Messieurs, à l'assurance de mes
sentiments les meilleurs.
Amis du
site, si vous pouvez trouver le nom de ce chalutier Malouin, prenez contact avec :
denis.biget@wanadoo.fr merci
d’avance pour votre coopération. Chers
amis, vous faites vos mémoires sur un support informatique, je serai très
heureux de les insérés dans le site, c’est une façon de revaloriser vos
compétences. Exemple
d’email non satisfait Monsieur,
actuellement étudiant en dess de droit maritime, j'effectue dans le cadre de
mes études des recherches sur la surveillance et le contrôle des pèches, et
je souhaite savoir comment il est possible d'obtenir l'exemplaire d'un mémoire,
notamment celui de Mr Roussel (95/96 sur le contrôle des pêches). En vous
remerciant, salutations. allaert@voila.fr lundi 21
juillet 2003 AOL: YVESPINSON La
prochaine Assemblée Générale devra se dérouler vers la fin Octobre ou début
Novembre une date et lieu reste à définir. A
l’occasion de cette réunion, nous célébrerons le 20°anniversaires de notre
Association, nous souhaitons réunir les anciens qui ont œuvrés pour la défense
de nos prérogatives de notre brevet. Une élection
du Bureau sera à l’ordre du jour.
Lettre au adhérents : Mai 2003 - V.A.E Chers collègues, L’A.C.P.F ; est associée au Secrétariat d’Etat aux transports et à la mer, et par l’inspection Générale de l’Enseignement Maritime (Dossier suivi par M.B. DULAC de l’IGEM), le dossier qui m’a été adressé en vue de l’inscription d’une certification au répertoire national prévu par la loi de modernisation sociale exige pour être renseigné la connaissance de nombreuses informations. (Fiche jointe) Dans l’intérêt et la défense du diplôme que nous allons obtenir, je sollicite votre concours pour renseigner les documents joints. (Je transmettrai à Paris les renseignements par messagerie informatique) Cette recherche se faisant sur l’ensemble des titres de la formation professionnelle maritime vous veillerez à préciser l’intitulé exact de la certification. La commission nationale de certification professionnelle à l’ambition de rendre disponible le premier répertoire pour l’été (lettre du 17 février 2003) Je vous serais donc reconnaissant de bien vouloir m’adresser les renseignements demandés dans les plus bref délais. Qu'est‑ce que la validation des acquis de l'expérience ? L'acte de " valider " en général consiste à vérifier la conformité des acquis qu'une personne s'est appropriée après une formation ou lors d'une expérience, par rapport à une norme préalablement définie. Cette norme peut être un descriptif de diplôme, titre ou certificat (référentiel élaboré par un ministère ou un organisme de formation) ou un descriptif de qualification (élaboré par une branche professionnelle). Lorsque la maîtrise des acquis est certifiée, les intéressés reçoivent un document qui atteste ü Que les acquis décrits sont bien conformes à ce qui est décrit dans la norme qui a servi de base à leur validation ü Que la procédure de validation s'est effectuée selon les règles et les consignes prévues pour garantir sa fiabilité. Il va de soit que ces objectifs vont être une charge de travail très importante pour le Bureau de l’ACPF. Monsieur le Président et Messieurs les Membres du Bureau souhaitent que les Capitaines de Pêche qui seront bénéficière des prestations de l’ACPF soient des adhérents qui sont à jour de leur cotisation annuelle. Un premier courrier est envoyé aux adhérents, plus à tous les élèves C.P.depuis 1990, il est certain nombreux ont changé d’adresse. Si vous n’êtes pas adhérent de l’ ACPF et que cette démarche vous intéresse vous devez remplir le formulaire d’inscription à l’ACPF et le retourner avec votre formulaire de renseignements, joindre votre cotisation de 32 euros. Secrétaire de l’ACPF. Référant à la Commission V.A.E. à envoyer………………………………………………………………………………….. ASSOCIATION des CAPITAINES De PÊCHE FRANÇAIS ……………………………………………………………………………………………. Ci joint un chèque de 35 euros A adresser : Monsieur PINSON Yves Secrétaire / Trésorier de l’A.C.P.F. 23 Avenue Louis Lumière 50 100 CHERBOURG. Tél./Fax :
02.33.44.42.98. Section
CAPITAINE DE PÊCHE Année
scolaire : Date d’entrée……………….Date
de sortie…………….Site…………….. FICHE
DE RENSEIGNEMENTS Prénom…………………………………………………………………………………… Date et lieu de naissance………………………………………………………………… Adresse…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………Tél………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………
Emploi après
l’octroi du titre
Emploi actuel
Expérience professionnelle : en lien avec la certification . Préciser la durée et la nature de cette expérience. Si vous avez des
difficultés à remplir ce formulaire, vous pouvez joindre une feuille avec les
détails importants.Je ferai pour le mieux de vos intérêts.
LETTRE TRIMESTRIELLE Rédigée par M. PINSON. Yves Secrétaire de l’ACPF Chers collègues,
et amis du site de l’A.C.P.F. Nous sommes en 2003, et notre Association à 20 ans d’existence cette année, crée le 5 juillet 1983 à Saint – Malo au service de tous les Capitaines de Pêche Français. Depuis sa création elle est intervenue dans de nombreux domaines, au niveau de la défense des intérêts de la profession, de la solidarité, de l’aide à ses adhérents, elle s’implique dans des interventions de caractère international, faire connaître aux entreprises la qualité des services qu’elles peuvent attendre des Capitaines de Pêche. Aujourd’hui grâce à notre
site qui est un moyen de communication, nous avons après un an d’existence
plus de 6 000 visiteurs qui nous félicitent de notre dynamisme pour faire connaître
au grand publique l’A.C.P.F. Depuis notre Assemblée Générale de Concarneau, j’ai eu une avalanche de dossiers à traiter ; 1°) Un bureau d’étude de la Réunion pour la constitution d’une équipe pour une mission d’identification d’un projet régional dans le domaine de la gestion durable des ressources côtières de l’Océan Indien , la demande à été satisfaite par l’A.C.P.F. 2°) Recherche en personnel qualifié des Capitaines de Pêche pour un armement à EL KALA (Algérie) embarquement en alternance de 1 mois (prévision Mars 2003) en cours. 3°) Un programme qui est encore à l’étude pour le Cameroun pour la région de Kribi et Campo, je travaille sur ce projet de développement d’une école - entreprise basée sur les activités de la pêche artisanale. Le projet est en cours de réalisation. 4°) Pêcheries de Nouvelle – Calédonie BP 71 KOUMAC 98 850 (pecheris-koumac@mis.nc) Recherche Capitaine de Pêche pour 10 palangriers de 20 m. 5°) Depuis le début
Janvier 5 Capitaines de Pêche m’ont demandé de l’aide dans la recherche
d’un emploi, 3 demandes ont été satisfaite, reste 2 adhérents à négocier
des postes à terre. Il m’arrive par le site des demandes d’emplois autres que des Capitaines de pêche, dont l’ACPF aide de son mieux, je reçois un courrier très important de demandeurs d’emplois vu la conjoncture de la pêche française. Je rappelle que l’ACPF aide ses adhérents dans les
limites de ses possibilités, pour tous autres marins il faut vous adresser avec
notre partenaire : La TOULINE Bretagne de Lorient, nous avons un lien dans
le site (www.latouline.com) à consulter
impérativement ! CIRCULAIRES IMPORTANTES L'association
des Capitaines de Pêche Français vient de prendre connaissance de la
circulaire 34/01 de l'ENIM en date du 29 novembre 2001.suite au courrier relatif
à cette circulaire de PAUGAM Jean. Membre du Bureau de l’ACPF Cette circulaire a pour objet: Validation rétroactive des périodes d'enseignement maritime au titre de la promotion sociale, de la formation professionnelle et des élèves boursiers. Cette décision permet (sous certaines réserves) aux marins en activités ou retraités de faire valider des cours d'enseignement maritime pour droit à pension. Au sein de l'association des Capitaines de Pêche nous pensons que plusieurs de nos collègues peuvent être intéressés par cette décision. En effet, avant de passer notre brevet de Capitaine de Pêche, nous sommes nombreux à avoir fréquenté les écoles de pêche pour l'obtention des brevets de lieutenant et de patron au titre de la promotion sociale. Si à l'époque vous n'avez pas cotisé à L’ÉNIM / CRM (Caisse de Retraite des Marins) vous pouvez (peut-être) le faire maintenant. La validation de quelques mois de cours peut vous faire gagner une annuité (voir plus). Pour le calcul de votre pension, ce n'est pas négligeable. Pour
plus de renseignements n'hésitez pas à contacter le quartier des Affaires
Maritimes dont vous dépendez. VALIDATION DES ACQUIS DE L’EXPERIENCE. La validation des acquis de l'expérience permet à toute personne de faire valider des études, expériences professionnelles ou acquis personnels, en vue de l'acquisition d'un titre de formation à finalité professionnelle délivré par l’Etat. Conformément au souhait des professionnels, la DAMGM a mis en place cette procédure de validation en permettant à des capitaines de grands yachts de la plaisance professionnelle d'obtenir le brevet de patron de navigation côtière, titre STCW 95. A la suite de cette expérimentation, un nouveau cadre administratif et juridique verra le jour au premier trimestre 2003, pour les secteurs du commerce et de la pêche maritime/cultures marines. Des titres correspondent au niveau 3 de l'enseignement maritime seront notamment délivrés pour les fonctions du pont et de la machine. Cette
mesure s'inscrit dans un processus d'étroite collaboration entre les futurs
"référents" des établissements de la formation maritime et les
services déconcentrés des affaires maritimes, en relation avec l'Inspection Générale
de l'Enseignement Maritime et la DAMGM. Après la lecture de l’instruction relative a la procédure de validation des acquis de l’expérience en vue de la délivrance d’un titre de la formation professionnelle maritime, un petit document de 15 pages ! Une
petite analyse. - Projet ambitieux, qui aurait du voir le jour depuis plusieurs années, mais pas dans l’état actuel, donc à qui profite cette instruction, surtout aux militaires de la marine nationale qui demande un reclassement après 15 ans de service -
Je cite : « En étroite relation avec les
professionnels du monde maritime. » L’ACPF était absente et nous pouvons que le regretter, cela est bien dommage, nous avons encore du travail au sein de l’association pour nous faire reconnaître comme professionnels du monde maritime ! - Une réflexion : si une instruction relative à la procédure de validation des acquis traite le Brevet de Capitaine de Pêche pour l’obtention du brevet 3000 UMS. Il est certain qu’ils exigerons des compléments de cours (lesquels ? et dans quelles conditions ?) -
En conclusion, il me semble que l’Administration n’est pas
prête à promouvoir les brevets pêche vers la passerelle Commerce ! RENFORCER
LA SECURITE PAR LA FORMATION Encore un chalutier perdu avec son équipage aux Sables d’Olonne par un abordage en mer, fortune de mer ? Risques du métier ? J’ai perdu dans cet accident un ancien élève (le Patron)et des amis ! On
en parle ! Les avancées en matière de formation de la sécurité, aussi bien en externe qu’en interne permettent de consolider cette politique de renforcement de la sécurité maritime Les avancées concernent aussi bien la validation des acquis professionnels, la réforme des filières de formation à la pêche ou la formation à la sécurité. De même, la poursuite de la réforme de la formation au sein des affaires maritimes et de l’intégration des personnels des lycées maritimes. Un document de référence a notamment été édité afin de préciser les obligations de services de chaque corps de métier dans les lycées. Il
est certain qu’il faut réagir et vite ! UN ARTICLE sur un sérieux problème de contrôles des Affaires Maritimes relevé dans la revue AFCAN dans le N°54 de Août 2001 « Les
administrations maritimes doivent affronter une crise sans précédent devant la
multiplication des faux diplômes et certificats divers : 12 635 cas
auraient été détectés. Cela
résulte d’une enquête effectuée par l’Université de Cardiff basée sur
les réponses de 54 administrations, sur les 97 contactées. Les
faux se répartissent ainsi : 41% pour les certificats de spécialités,
27% les livrets maritimes, 18% les diplômes d’officiers, 15% les faux
certificats GMDSS. La plupart des détenteurs de ces faux naviguent dans leur flotte nationale, de 5 à 9% à l’étranger » Ces chiffres se passent de commentaires ! Pour
un emploi ou un embarquement vous devez vous adresser : www.latouline.com Pour
acquérir des Mémoires des Capitaines de Pêche, que sur autorisation de l’auteur, si disponible, copie + expédition
à vos frais. Pour
connaître les dispositions de la convention STCW de vos Brevets : www.mer.gouv.fr Pour
avoir des renseignements sur des anciens navires ou des personnes ayant fait
Terre Neuve, il faut vous adresser à l’Association des Terre Neuvas , 8 rue
du Bailly BP 78 76402 Fécamp
, Tél : 02 35 10 38 43 E-mail :
tigao.@wanadoo.fr Pour
toutes les formations y compris le BPPV et
cours à distance (n’est pas encore opérationnel) mais prendre contact doare.dir@scolagora.com Pour
les permis Bateaux, côtier, Hauturier et Extension, Formation à la demande, Tél. :
06 09 61 28 00 Saint Malo www.formations-maritimes.com
ou LAFFICHE@aol.com Rappel de cotisation aux adhérents de l’ACPF : 32 €uros pour les actifs et 16 €uros pour les retraités, libre pour les membres Bienfaiteurs. Adresser
vos chèques : à l’ordre de l’Association des Capitaines de Pêche
Français A
Monsieur Pinson Yves Secrétaire / Trésorier de L’ACPF , 23 Avenue Louis Lumière
50100 CHERBOURG Bien amicalement a vous tous M. Pinson Yves Secrétaire de l’ACPF
Lettre au adhérents : juin 2002 - Pêche, formation, sécurité Lettre aux adhérents : décembre 2002 - sécurité des navires de pêche (BEA mer) Juin 2002. LETTRE AU |