Association des Capitaines de Pêche Français

Accueil Contactez-nous Sommaire

 

Lettre Trimestrielle

 

Un ami de l'A.C.P.F  

au Kerguelen Photos 

de Thierry MARC

   "SAPMER"
Île Saint Paul " COMATA"

_______________________________________________________________________________________________________________________

Lettre du 21 Septembre , rédigée par Monsieur PINSON Yves Secretaire Génèral de l'A.C.P.F.

                                                Jusqu’ou ira la piraterie en haute mer ?

    Les marins sont en mer pour gagner leur vie, mais pas pour la perdre !

Le DRENNEC de l'Armement CMB CONCARNEAU - 84,10 m

Capitaine : HELIES Patrick

Article du "MARIN" N°3193

DU 19 Septembre 2008.

L’Association des Capitaines de Pêche Français est très inquiète des actes de piraterie dans l’océan indien au large de la Somalie.

    Le Thonier Espagnol : Playa de Bakio capturé à 460 milles des Seychelles, libéré âpres versement d’une rançon le 20 Avril 2008.

    Le Thonier Espagnol : Playa Anzora réussi à échappé aux pirates le 11 septembre 2008, à 320 milles de la Somalie

    Le Thonier Français le Drennec réussi à échappé aux pirates le 13 septembre à 460 milles des côtes Somalienne.

L’A.C.P.F compte parmi ses adhérents de nombreux capitaines de Thoniers transocéaniques qui demandent comme leurs armateurs une protection dissuasive de la part des Etats concernés.

Le Commandant, Guyader Jean Paul représente au bureau de l’A.C.P.F les Capitaines Thoniers souligne qu’il y a un an, les Capitaines des thoniers, en relation constante avec le ministère des Affaires Etrangères, avait pour consigne de ne pas s’approcher de la côte à au moins de 300 milles

Cette fois-ci, l’attaque s’est déroulée à 420 milles, une réflexion se pose : « Si rien n’est fait, demain, les habitants des autres pays pauvres de la côte africaine vont également se mettre à la piraterie »

Le Capitaine  du « DRENNEC » Patrick Hélies refuse la responsabilité d’exposer son équipage de 24 marins, les équipages ont peur, la Marine Nationale n’est pas intervenue, pas de navire sur zone

Nous réclamons trois ou quatre bateaux militaires avec des Commandos Marines qui disposent d’hélicoptères prés à décoller si besoin est.

L’A.C.P.F. demande : une création d’une autorité de lutte anti-piraterie, au sein de l’État-major de l’Union européenne.

Cette zone est fréquentée par une cinquantaine de thoniers Européens.

Le Ministre de l’agriculture et de la pêche Michel Barnier, a demandé « une réponse européenne » au problème. L’envoi « préventif » de navires militaires à été envisagé.

La majorité des équipages de thoniers français serait favorable au fait d’embarquer des militaires à bord pour garantir leur sécurité dans le nord-ouest des Seychelles. Cette solution est déjà employée par certains navires de commerce

    Il est à noter que l’abandon de la zone de pêche au nord-ouest des Seychelles est problématique. Les thoniers arrivent au large du Kenya et au sud de la Somalie en juillet, parce que le poisson se concentre sous les épaves, jusqu’en Août, le mauvais temps nous protège des pirates.

    Mais c’est en septembre et octobre que s’effectuent les meilleures pêches. L’abandon de cette zone aurait des répercussions économiques importantes, âpres une année 2007 médiocre, et le contexte est encore plus difficile en 2008 avec la hausse du prix du carburant.

    Les bateaux commençaient tout juste à pêcher, le repli sur l’Atlantique ou le Pacifique est improbable.

    Mais on sait bien qu’on sera, un jour ou l’autre, amenés à revenir dans le nord ouest parce que c’est là que le poisson se trouve.

Mais, la priorité absolue est la sécurité des hommes !

    L’A.C.P.F. demande au Président de la République et à Monsieur Michel Barnier Ministre de l’Agriculture et de la pêche, de tout mettre en œuvre pour sécuriser la zone de pêche et de transit pour les navires marchands.

                        Les marins sont en mer pour gagner leur vie, mais pas pour la perdre !

______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Lettre d'AOUT 2008, rédigée par Monsieur PINSON Yves Secretaire Génèral de l'A.C.P.F.

Je rédige cette lettre avec un peu d'avance, car le sujet est important pour nos adhérents et amis du site.

Le sujet concerne la "Sécurité en mer" l'A.C.P.F. est trés engagée et concernée dans cette démarche.

L'A.C.P.F. est invitée par Monsieur FLAUX Dominique Directeur de l'EMM de NANTES au séminaire de formation 

"harmonisation de l'enseignement du Réglement pour Prévenir les Abordages en Mer" (RIPAM)

qui se tiendra les 18 et 19 Septembre 2008, au Palais de Région des Pays de Loire à Nantes.

A l'occasion de ce séminaire, le logiciel d'auto apprentissage du RIPAM, du balisage et des signaux météorologiques, crée par l'EMM de Nantes, 

dans le cadre du projet européen MARTINS sera officiellement présenté et distribué.

Pour éviter les abordages, appliquer les régles ! comme le pense à raison Monsieur Lucien Breton Officier en Chef des Affaires-Maritimes à la retraite, ancien chef du centre de Saint Malo dans un article paru dans le Marin du 31.08.2007.

Tout le monde s'accorde à dénoncer le caractère répétitif des abordages en mer au large de nos côtes et à déplorer l'allongement sans fin 

de la liste des marins pêcheurs qui perdent inutilement leur vie en cherchant à la gagner.

Mais au-delà des déclarations compassionnelles de circonstance, qu'est-il fait de concret pour tarir autant que faire se peut la dramatique

  litanie des navires de pêche impliqués dans les accidents maritimes ? Peu de choses en réalité.

Les constats sont clairs : les abordages sont consécutifs à des défauts de veille sur les passerelles, lesquels sont généralement eux-mêmes 

la conséquence de l'embarquement d'un équipage insuffisant en nombre et en qualité.

 Mais il est malsain de dresser les gens de mer les unes contre les autres, en ne voyant que de sombres brutes d’un côté et de valeureux professionnels de l'autre. 

Ce manichéisme inconséquent, guidé parfois par des intérêts annexes inavoués, est on ne peut plus stérile.

En 2002 déjà, le BEA mer mettait en exergue que si la qualité de la veille était bien souvent déficiente à bord des navires de commerce étrangers, 

elle n'était guère meilleure sur bon nombre de navires de pêche français. 

La situation ne s'étant pas améliorée depuis cette mise au point justifiée, il convient de rechercher des solutions efficaces et pratiques en ayant le courage de regarder la réalité en face.

COMMERCE: REMEDIER AUX EFFECTIFS  INSUFFISANTS

En ce qui concerne les navires marchands, à court et moyen termes, il est illusoire d'espérer amender les conventions de Genève et de Montego Bay qui déterminent les principes de la liberté des mers, 

de la libre immatriculation des navires et de l'immunité souveraine des États du pavillon, en offrant de solides bases juridiques aux pavillons de complaisance.

Toutefois, pour remédier aux effectifs insuffisants en nombre et qualité sur ces bâtiments, les autorités maritimes françaises pourraient se concerter, avec la Commission européenne, 

pour faire réellement appliquer, dans le ressort de l'Union européenne, les dispositions de deux conventions de l'Organisation maritime internationale (OMI) :

 l'une appelée STCW95 sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille, et l'autre dénommée ISM code (Code International de gestion de la sécurité).

PÊCHE : CHANGER LES MENTALITÉS

Pour ce qui est des navires de pêche, l'ambitieux objectif affiché en 2001 par le ministre de "faire entrer la sécurité dans la culture des métiers de la pêche" ayant fait long feu, 

il s'agit de remettre l'ouvrage sur le métier. La tâche est certes des plus ardues puisqu'elle nécessite de changer les mentalités.

 Elle ne demande pourtant pas d'imaginer une nouvelle réglementation, mais de faire appliquer les textes existants et notamment le règlement international pour prévenir les abordages en mer. 

Elle exige qu'une action déterminée, faisant une large place à la concertation et à la pédagogie, soit conduite dans le milieu de la pêche. Les problèmes à traiter, sans œillères, 

sont largement connus de vieille date. à bord des navires de pêche

·       une veille visuelle et auditive appropriée doit être assurée en permanence,

·       toutes les aides à la navigation doivent être utilisées pour déterminer les risques d'abordage (radar, alarme anti collision, radio ...),

·       le quart ne doit être confié qu'à une personne certifiée connaissant bien les règles de barre et de route. 

        Elle doit être physiquement apte à la veille et maîtriser les rudiments de la langue anglaise,

·       le patron ne pouvant assumer ce rôle en permanence, les décisions d'effectifs des navires armés à la pêche côtière et hauturière doivent être revues dans cette optique, 

        en faisant primer la sécurité sur des considérations économiques,

·       la notion de navire privilégié en pêche (et non pas prioritaire) n'exclut pas l'obligation de manœuvrer pour éviter les collisions,

·       les feux et marques de pêche ne doivent être montres ni en route, ni au port évidemment, pour qu'ils soient pris au sérieux,

·                       l'homme de quart ne doit pas s'occuper en priorité des appareils de pêche (sondeurs, commandes à distance tournées vers la poupe...). 

                        Il ne doit pas négliger l'écoute des fréquences radio de détresse au profit des fréquences de pêche,

·                       l'installation de téléviseurs dans les passerelles est interdite,

                        l'octroi de dérogations à la formation professionnelle est à réduire drastiquement.

 

La mise en œuvre de toutes ces obligations dictées par le bon sens représente un énorme challenge pour les pouvoirs publics, les organisations professionnelles,

 les équipages et les établissements d'enseignement maritime. 

Elle peut permettre de sortir de l'hypocrisie actuelle, qui entoure ces sujets souvent tabous. 

Cette quasi-révolution culturelle, bien plus difficile à mener que la validation, par l'OMI, de l'installation de gyrophares spécifiques à bord des navires de pêche, 

est la condition sine qua non pour réduire le nombre des abordages et, corrélativement, celui des marins qui y laissent leur vie.

Bonnes vacances à tous !

___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Lettre du 2 Juin 2008, rédigée par Monsieur PINSON Yves Secretaire Génèral de l'A.C.P.F.

Navires en gréve
Cherbourg

Granville

L'A.C.P.F. est préocupée par la situation actuelle, pour ses Capitaines de Pêche et de leur avenir !

Alors que la France vit une période de chômage frappant en particulier les jeunes en situation de recherche d’emplois, le milieu de la pêche professionnelle souffre cruellement du manque de candidats pour entrer dans ses métiers. Ceci est vrai dans toutes les régions maritimes françaises et quelles que soient les techniques de pêches ou les espèces recherchées.

Il est certain que les difficultés à s’installer comme patron armateur, du fait de la cherté des navires causée par les PME, le manque de lisibilité de l’avenir, les problèmes récurrents d’adaptabilité des moyens de productions en adéquation avec les possibilités de la ressource et l’envolée sans doute irréversible du prix du gazole, ne sont pas incitatifs pour s’engager dans des professions sujettes à tant d’impondérables.

Pourtant, si les mesures adéquates sont prises, en particulier afin de permettre la pérennité de la ressource assurant de facto celle des entreprises, mais également permettant l’accès à la création de sociétés pour les jeunes, il est certain que les pêches françaises ont un avenir devant elles.

En pleine crise de la Pêche artisanale. Au même moment, on met la derniére main aux contrats bleus, destinés à aider financiérement la pêche française.

Bruxelles exige le remboursement du F.P.A.P.

Le 20 mai, Bruxelles a demandé à la France que les armements remboursent les aides versées dans le cadre du Fonds de prévention des aléas pêche.

L'information est passée inaperçue. Elle est essentielle. La Commission européenne demande à la France de rembourser les aides qu'elle avait précédemment mis en place pour compenser la hausse du carburant dans le cadre du Fonds de prévention des aléas pêche (FPAP).

« Après avoir examiné le dossier, la Commission a estimé que ce dispositif était assimilable à des aides directes aux entreprises, ce qui n'est pas euro compatible, précise le porte-parole de Joe Borg, le commissaire européen à la Pêche. La Commission a constaté que les avances au FPAP n'avaient pas été remboursées à ce jour, alors qu'elles devaient l'être en 2007. La France doit donc récupérer ces prêts au plus vite, auprès des entreprises de pêche et du FPAP. Les sommes à récupérer se situent entre 65 millions

d'euros, minimum, et 77 millions d'euros. » Cette information a été notifiée à la France par courrier, le mardi 20 mai, un jour avant que Michel Barnier négocie de nouvelles aides avec les pêcheurs, à Paris. La Commission ajoute qu'il n'y a « pas de contestation de la part de la France ».

Dans les couloirs de la Commission , la grève des pêcheurs français est assez souvent perçue comme la résultante de son incapacité à se réformer. « Le 9 mars 2006, Ia Commission avait adopté une communication sur les mesures à prendre pour que les flottes de pêche européennes redeviennent économiquement viables, rappelle un fonctionnaire européen. Dans cette communication, la Commission analysait les difficultés que rencontraient les flottes de pêche. Fondamentalement, le problème de rentabilité des entreprises reste lié au mauvais état des stocks et est aggravé par l'augmentation du prix du carburant. À l'époque, la Commission préconisait déjà des mesures pour aider le secteur. À court terme, elle encourageait la reconversion vers des engins moins consommateurs d'énergie et les remplacements de moteurs, tout en ne cachant pas qu'à plus long terme, la démolition de navires restait encore nécessaire. Elle incitait aussi les États membres à réfléchir sur la diversification d'activité et l'amélioration des mécanismes de marché permettant d'accroître les rentrées financières des producteurs. La Commission , enfin, attirait leur attention sur le fait que le chalutage, et principalement les flottilles exploitant des espèces démersales, était particulièrement exposées. Certains États du nord ont réagi et se sont adaptés. La France ne l'a pas fait et c'est ce qu'elle paye aujourd'hui. »

On ne peut pas dire non à tout et refuser d'évoluer, estime en écho un professionnel français, qui ne veut pas être nommément cité. Qu'il soit de droite ou de gauche, le gouvernement français a toujours fait preuve d'une volonté de soutenir ses pêcheurs qui n'a guère d'équivalent en Europe. Cette fois, il est allé très loin. On ne peut refuser la main tendue et refuser les défis auxquels nous sommes confrontés. Les contrats bleus amorcent ce changement d'état d'esprit. Ne pas bouger, c'est prendre le risque de voir l'État, qui a de plus en plus de mal à justifier son soutien aux producteurs face à Bruxelles et face aux contribuables, nous dire que c'est fini. Il n'y a pas plus de 5 000 bateaux de pêche en France et les apports de la pêche fraîche française ne répondent qu'à hauteur de 15 % aux besoins du marché. Il ne faudrait peut-être pas l'oublier. »

(Source : article de Philippe Urvois paru dans le «  Marin » N° 3177 le 30 mai 2008).

Pêches lointaines, un « savoir-faire français »

   UN CAPITAL MÉSESTIMÉ

 Ils sont plutôt tournés vers la pêche artisanale, ce qui se ressent au niveau politique et au niveau de la représentation professionnelle.

Ces grands navires jouent pourtant un rôle important dans l'économie de la filière hexagonale, par leurs apports et par les emplois qu'ils génèrent, en mer comme à terre.

Cette flottille est très hétéroclite, tant par les métiers pratiqués que par les pêcheries fréquentées. Certaines catégories se portent bien, comme le thon tropical, d'autres sont fragilisées, comme le chalutage de grands fonds. Mais toutes ont en commun des contraintes liées à une activité de production et de négoce à l'échelle internationale. Tour d'horizon de ce qu'on n'ose plus appeler la pêche industrielle, écologie oblige.

Inventaire de ce qui peu s'assimiler, en France, à la pêche lointaine.

 Un ensemble assez hétéroclite mais aussi un capital précieux.

On ne les voit que très rarement dans leurs ports d'attache, les bateaux de pêche lointaine. Et c'est peut-être pour cela que cette activité reste relativement méconnue. Des données récentes de l'Union européenne montrent pourtant qu'elle est loin d'être négligeable.

À l'échelon communautaire, elle représente environ 40 % des captures de la flotte, soit 2,5 millions de tonnes de poissons débarquées par près de 3 000 navires.

Environ 40 000 emplois sont également générés, en Europe, par cette filière. Cette flotte communautaire opérant hors des eaux communautaires bénéficie d'un réseau d'accords avec une vingtaine de pays tiers, du nord ou du sud. Les accords du nord reposent sur un échange de quotas. Ceux du sud, les plus nombreux, prennent la forme de contributions financières, supportées par l'Union européenne et, dans une moindre mesure, par les armateurs.

Ces accords restent néanmoins très rentables pour l'Union européenne (UE). Pour des tonnages à peu près équivalents à ceux actuels, le chiffre d'affaires annuel de ces bateaux, au début des années 2000, était estimé à 614 millions d'euros en moyenne. L'UE dépensait alors 28 % de son budget dans ces accords, soit 270 millions d'euros, auxquels s'ajoutaient les contributions des armateurs, évaluées à 32 millions. Mais à 1 euro public dépensé correspondaient 3 euros de chiffre d'affaires.

 PARTENARIAT AVEC LES PAYS TIERS

 La donne ne doit pas avoir fondamentalement changé, même si les contributions des armateurs ont été revues à la hausse à partir de 2004. Ils doivent aussi respecter les objectifs de pêche durable et responsable et les accords s'accompagnent maintenant systématiquement d'accords de partenariat avec les pays tiers, afin de développer leur propre filière pêche.

Que représentent, en France, ces pêches lointaines ?

Elles demandent, d'abord, à être définies. On peut considérer qu'elles sont pratiquées par des navires de plus de 25 mètres appartenant à des armements structurés, n'ayant pas un statut de pêche artisanale. Cette flottille comprend des bateaux travaillant dans les eaux européennes et ne recoupe donc pas exactement les données fournies à l'échelle européenne pour la pêche lointaine, travaillant hors des ZEE communautaires.

Sur la base de cette approche plus large, la flottille française se compose d'abord, de 77 navires sur la façade Atlantique (73 154 kW et 27 860 tjb). Elle a diminué en 10 ans de 31 % en effectifs, de 32 % en puissance et de 37 %) en tonnage.

Les réductions de flotte et de quotas sont passées par là.

Il convient d'ajouter à cela 22 senneurs océaniques immatriculés à Concarneau (64 662 kW et 25 276 tjb). C'est une flottille de pèche typiquement lointaine qui a elle-même perdu, en 10 ans, 31 % de ses effectifs, 19 % de sa puissance et 21 % de son tonnage.

Du côté méditerranéen, on compte aujourd'hui 36 senneurs ciblant le thon rouge. Par leurs tailles dépassant généralement les 25 mètres et par leur rayon d'action international, ils peuvent également être classés dans cette catégorie de pêche lointaine, même si certains sont des artisans. Cette flottille a également baissé depuis 1995 de 25 % en effectifs mais a augmenté de 9 % en puissance et de 95 % en tonnage. ¨

Ce qui lui vaut aujourd'hui des difficultés. Elle est jugée surcapacitaire.

 UNE POSITION FORTE SUR LE THON TROPICAL

 Pour être complet, il faudrait ajouter à cela les six palangriers opérant au large de Crozet et des Kerguelen, basés à La Réunion. Ces navires opèrent dans les eaux françaises mais leur activité s'apparente, de fait, à la pêche lointaine.

Côté emplois, on peut, pour avoir un ordre d'idée, se référer aux catégories de navigation: sur un effectif de 20 508 marins, la pêche au large représente 3 764 marins et la grande pêche 952 marins. Même si ce décompte inclut les marins travaillant à la pêche au large sur des bateaux artisans, on peut donc considérer que ce type de navires emploie encore un nombre significatif de marins.

Dans le domaine du thon tropical, la France occupe, avec l'Espagne,

une position très forte », estime Marc Ghiglia, délégué général de l'Union à la pêche des armateurs de France. Les 22 thoniers congélateurs immatriculés à Concarneau (5 opèrent en atlantique et 17 en océan Indien) capturent près de 120 000 tonnes de poisson par an pour un chiffre d'affaires de 120 millions à 150 millions d'euros (15 % du chiffre d'affaires national).

Le listao et l'albacore sont les captures principales. Elles sont destinées exclusivement aux conserveries, généralement hors Union européenne.

« Dans les grands fonds des eaux européennes, la France est le seul opé­rateur restant, avec une poignée de navires appartenant aux armements Euronor, Scapêche et Dhellemmes, Mais les possibilités de pêche se réduisent fortement et rapidement, au nom de la protection d'écosystèmes jugés fragiles. » Cette activité mobilise aujourd'hui moins d'une dizaine de navires basés à Boulogne, Concarneau et Lorient.

Sur la légine, on peut aussi considérer que le pavillon tricolore figure en bonne position puisque ses six palangriers débarquent 6 000 tonnes, sur une production évaluée à 16 000 tonnes en Antarctique (zone CCAMLR). Mais c'est sans compter sur la pêche illégale...

 DES DROITS DE PÊCHE IMPORTANTS

 Cependant, c'est sur les espèces démersales, pêchées dans les eaux européennes par les navires de pêche fraîche que l'hexagone dispose, sans doute, de la flottille la plus importante. Ce sont principalement des chalutiers bien qu'on compte également quelques grands fileyeurs immatriculés dans le quartier de Bayonne.

La France possède des droits de pêche importants sur ce créneau partagé avec les hauturiers artisans. Elle dispose par exemple d'un quart du total admissible de captures de lieu noir de mer du Nord et des droits importants sur la baudroie de l'ouest Écosse et de mer Celtique. Dans les eaux extérieures à l'UE, où travaillent les congélateurs, elle est par contre très minoritaire par rapport à l'Espagne, le Portugal, l'Allemagne ou l'Angleterre. L'essentiel de nos droits était constitué de cabillaud, pêché au large du Canada.

La France a payé très cher la fermeture des grands bancs au début des années 1990. »

Le constat est le même pour la pêche des petits pélagiques. La France occupe une place très modeste par rapport aux Néerlandais ou aux Allemands, avec seulement trois navires appartenant à France pélagique. Un seul d'entre eux travaille hors Union européenne.

Toutes ces activités sont, au final, assez hétéroclites. Mais elles constituent néanmoins un capital précieux, à une époque où le poisson devient une denrée rare.

 Paradoxe, les entreprises françaises sont souvent des PME mais évoluent dans un contexte international. Ce qui n'est pas sans conséquences.

Cerner de près la pêche lointaine relève de la gageure car ses entreprises sont très différentes les unes des autres. Il y a néanmoins un certain nombre de problématiques communes à ces flottilles.

Premier point commun : l'échelle. Ces entreprises réalisent des investissements conséquents et produisent des volumes importants. Elles sont donc, en général, positionnées sur des marchés internationaux, où les négociations se font souvent en dollar (c'est le cas, par exemple du thon, de la légine ou du poisson pélagique congelé). Leur univers est celui du « fish bussiness «, celui d'une économie planétaire, très loin de la réalité du petit côtier qui vend son poisson en direct.

Ce constat en appelle un autre : ces entreprises de pêche sont soumises à des critères de compétitivité particulièrement exigeants car elles sont en concurrence, en pêche comme en affaires, avec les flottilles d'autres pays, possédant des standards différents. D'où une question sociale particulièrement sensible.

Il y a, d'un côté, la nécessité de rester attractif pour trouver une main d'oeuvre acceptant de partir loin et longtemps et, de l'autre, le souci de limiter les coûts de production pour rester concurrentiel. La question du pavillon, et du régime social qui en découle, est donc récurrente dans ce milieu. Le pavillon français, offrant des garanties sociales élevées, est souvent vécu par les armateurs hexagonaux comme particulièrement contraignant

L'IMPORTANCE DU POLITIQUE

 Ce contexte explique aussi que cette catégorie de navires est particulièrement attentive à la concurrence déloyale de la pêche illégale, favorisée par l'éloignement des zones de pêche.

L'environnement international dans lequel évolue la pêche lointaine rend également important l'intervention du politique dans l'activité des entreprises. Elles sont aujourd'hui fréquemment soumises à des orientations et à des accords qui peuvent changer du jour au lendemain. L'Union européenne joue désormais un rôle essentiel sur cet échiquier politique et juridique aux multiples arcanes. Cette complexité pose régulièrement problème aux armateurs qui veulent pérenniser et développer leurs activités...

L'ensemble de ces constats est à mettre en rapport avec certaines spécificités françaises. La pêche lointaine! hexagonale est, tout d'abord, assez hétéroclite. Les problématiques sont relativement différentes entre les palangriers ciblant la légine au Kerguelen, les senneurs capturant thon tropical aux Seychelles, les chalutiers de pêche fraîche du nord Irlande ou les congélateurs des Féroé.

« En dehors du thon et de la légine, chaque armement représente souvent un cas d'espèce, C'est, peut-être, une des raisons qui explique qu'ils connaissent quelques difficultés à faire valoir leurs intérêts. Les pouvoirs publics n'accompagnent pas vraiment ce secteur et il n'y a guère de réflexion commune sur des enjeux stratégiques et politiques un peu généraux. Ils essayent souvent de répondre à des questions pratiques, sans se projeter plus loin, pour soutenir une véritable ambition maritime. »

Une autre caractéristique des armements français vient forcer ce trait : même si elles sont parfois reliées à des grands groupes, les sociétés françaises s'apparentent généralement à des PME (Leur structure est même fréquemment d'origine familiale, ce qui pose au passage le problème de la transmission d'entreprise).

 Elles n'ont donc pas réellement les moyens d'élaborer des stratégies à grande échelle et de défendre leurs intérêts par un lobbying actif, comme le font la pêche espagnole ou la pêche nordique, nettement plus capitalistes (grands groupes structurés).

« Même au niveau français, la pêche lointaine n'est pas perçue comme un enjeu par les politiques.

Cette catégorie de navires souffre d'un manque de reconnaissance alors qu'elle constitue un pan non négligeable de l'économie maritime française. Elle représente notamment, en dehors des emplois et du chiffre d'affaires qu'elle génère, des droits d'exploitation qui appartiennent à la France peuvent disparaître si l'on n'y prend pas garde. » Sous la pression, notamment, des Espagnols qui continuent à miser de manière raisonnée et stratégique sur le secteur pêche.

 (1) Selon la direction des Pêches, chiffres 1995-2006. Le Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagment du territoire fait état, pour sa part, de 207 bateaux de plus de 24 mètres et de 52 plus de 40 mètres en France, artisans compris.

 (2) Selon la Sous- direction des systèmes d'information du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire.

 Source : Article de Jacques Le Meur dans le « Marin » N° 3174 du 9 Mai 2008.

_______________________________________________________________________________________________________________________

Lettre du 15 Mars 2008, rédigée par Monsieur Pinson Secretaire Génèral de l'A.C.P.F.  

            Chers collègues et amis,

    Dans mon dernier courrier, je vous faisais part de notre décision de retarder notre Assemblée Générale, 

pour cause de santé de notre Président Monsieur MORICE Rodolphe, nous lui témoignons notre soutien et amitié

Nous avons fixé avec le Président Monsieur MORICE Rodolphe pour la réunion et le repas de notre assemblée générale à la date du 29 MARS 2008.

                                                                                    À Concarneau, au Foyer du Marin.

                                                                                    Début de la réunion à 9 h 30

Ordre du jour :

Le mot du Président, de l’ACPF

      Élection de la moitié du conseil d’administration

      Le bilan financier de l’ACPF

      Les actions menées, les résultats obtenus, les nouveaux objectifs, le site Internet.

      Questions diverses. (Situation des C.P. au CEFCM  sujet en cause : le cours et financement du Brevet  OCQ Invitation à  M.POMES Alain le Directeur, et les élèves C.P.)

Fin de la réunion prévue à 12h / 12h 30, apéritif,

                            Après les débats, je souhaite que nous puissions tous se retrouver autour d’une table, 

c’est pourquoi je vous demanderai de bien vouloir me faire savoir au plus tard le 20 Mars;, afin de retenir les repas dans le restaurant. (Menu à la carte, règlement sur place.)

            Je joins à cette invitation un questionnaire dont je vous demande de le remplir et de me le retourner très vite

                                                                         (Les adhérents qui ont une adresse Email, me la communiquée)

Espérant rassembler de nombreux adhérents des différents métiers, pour que le débat soit très ouvert et constructif.

                                                             Bien amicalement à vous tous, et soyez présent à Concarneau ._

                                                            Le Secretaire National : M.PINSON Yves

______________________________________________________________________________________________________________________

Lettre du 24 Décembre 2007 rédigée par M.PINSON Yves le Secrétaire National de l'A.C.P.F.

BONNES FÊTES DE FIN D'ANNÉE l' A.C.P.F VOUS PRÉSENTE SES MEILLEURS VOEUX POUR L'ANNÉE 2008

                                        Chers amis et collègues

L’année 2007, se termine dans un climat morose dans toute la filière Pêche, une réduction très importante des quotas, confronté à la hausse du prix du gas-oil, ou nous devons envisager l’avenir en prenant en compte d’autres façons de travailler en intégrant les contraintes que les armements  subissent.

Fin octobre, nous avons eu un problème avec le cours de Capitaine de Pêche au C.E.F.C.M. de Concarneau, la formation de Capitaine de Pêche est financée par la Région , le C.E.F.C.M a obtenu ce marché public pour une formation de Capitaine de Pêche, mais pas pour le Chef de Quart Commerce.

Je remercie M.Jean Paul GUYADER, Membre du Bureau de l’ACPF d’avoir réglé le problème avec le FAF Pêche Bretagne dans l’urgence.

Je rappel que nous avons obtenu en 2005, après de multiples transactions avec ENMM de Nantes l’IGM à Paris, et Monsieur le Ministre M.PERBEN, que le cours de Capitaine de Pêche aurait trois modules supplémentaires (170 heures) afin d’avoir une passerelle Commerce par le Chef de Quart illimité et le Capitaine 500 Ums par équivalence.

Le cours de 2006 / 2007, avec un faible effectif (7 candidats) a été dispensé à l’ENMM de Nantes sous conditions du Ministre M.PERBEN que la reconduite ne pourra ce faire qu’avec un effectif conséquent.(12 au minimum)

Malgré mes mises en garde, de ne pas s’inscrire à Nantes dans ce cursus Commerce et Pêche, serait une erreur et les difficultés seront là à Concarneau !.

Le CEFCM de Concarneau est un centre de formations Continues pour la pêche, son financement est assuré par la Région Bretagne pour la pêche, et non pour les Formations du Commerce.

Et le financement du F.A.F Pêche Bretagne est destiné pour les formations Continues non demandeurs d’emplois. (voir le site : www.fafpcm.com )

Sur ce sujet : les candidats pour le cours de Capitaines de Pêche, doivent démissionner de leur armement pour prétendre à une rémunération pendant la durée du stage, (9 mois) cette situation est anormale dans le cadre de la formation continue, c’est un sujet que nous devons débattre au cours de notre Assemblée Générale prochaine.

Un nouveau référentiel de Capitaine de Pêche / Chef de Quart est a l’étude en attente de signature. (Pour la rentrée 2008 / 2009)  

Une analyse du secteur maritime qui concerne les Capitaines de Pêche dans la reconversion Commerce.

Pêche: -Emploi: 20.000 marins à bord de 7800 navires (dont 5300 en métropole)

Certaines pêcheries supportent mal la hausse du gazole . Toutefois, nombre de flottilles côtières ou de pêches lointaines ( légines,thon tropical, chalutage industriel)

Offrent de beaux débouchés et des rémunérations attractives.

Les besoins de recrutement :  Un peu plus de 1.000 postes sont à pourvoir chaque année

Les compétence en mécanique sont très recherchées, (750 Kw, Officiers Mécaniciens - Electromécaniciens)

Les filières de formation : l'accès à la formation se fait par le CAP, puis le BEP, et le BAC Pro en Formation initiale.

Voie plus rapide pour les adultes; en formation continue, le certificat d'initiation nautique (CIN) peut être fait en alternance.

Les formations sont dispensées dans 12 Lycées publics d'enseignement maritime, dont l'effectif total est de 1.600 élèves.

En complément, certains centres de formation ( Les Sables d'Olonne, l'Île d'Yeu, le C.E.F.C.M. de Concarneau) préparent aux brevets de navigation adaptés à la pêche.

Marine de Commerce :  Les compagnies maritimes exploitent environ 415 navires de charge, pour la moitié sous pavillon français, aux quels s'ajoutent plus de 6.000 unités

de service ou de faible tonnage . Avec le développement de CMA CGM et de compagnies telles que Louis Dreyfus et Bourbon, la marine française connait une seconde jeunesse.

Emploi : 24.000 salariés en France, dont 13.000 navigants.

Les besoins de recrutement : Le transport maritime manque de 40.000 Officiers dans le monde, dont 4.000 en Europe.

En France, les compagnies évaluent leurs besoins à 800 Officiers dans les 2 ans.

C'est le double de la capacité de formation des écoles Françaises de la marine marchande.

Inutile de dire que le chômage est nul !

Les filières de formation : Pour les Officiers Français au Commerce, il existe quatre écoles de la marine marchande

au Havre, à Saint-Malo, à Nantes, et à Marseille

Elles totalisent un millier d'élèves.

Un projet vise à les réunir dans une "Académie Universitaire Maritime" sur deux sites seulement.

OFFSHORE :   Emploi : 27.000 salariés

Quelques grands noms: TOTAL, GDF, Technip, Schlumberger, CGG Veritas, Saipem, Acergy, Ponticelli, Doris.

La production d'hydrocarbures en mer est un secteur en plein essor.

D'aprés  ce constat, l'ACPF a réagit pour obtenir une véritable passerelle entre  la pêche et le Commerce, d'avoir le brevet de Capitaine polyvalent .

En haut lieu on comprend que le monde maritime est en perpétuelle évolution, les décisions seront elles trop tardives ?

pour assurer l'avenir de nos jeunes Officiers de la pêche ?  images/ACPFélèvesCPConcarneau.jpg

Article du journal "OUEST - FRANCE" de Jean Luc COCHENNEC

________________________________________________________________________________________________________________________

Lettre du 2 Août 2007 rédigée par M.PINSON Yves le Secrétaire National de l'A.C.P.F.

Dans cette  lettre il sera question de deux sujets qui nous préoccupent sur l'avenir de nos futur Capitaines de Pêche.

1) Le manque d'effectif pour le cours de Capitaines de Pêche ( que 7 candidats reçus à l'examen de Juillet 2007 ! )

2) Le texte de loi sur la nationalité du Capitaine sur les navires de la Communauté Européenne.

 Déclin des formations de Capitaine de Pêche

 C’était une formation phare de l’enseignement maritime car la seule formation supérieure pour la pêche.

Traditionnellement, elle avait lieu dans les ENMM, devenues EMM depuis quelques années, et tous les pêcheurs qui y ont eu recours, s’en sont trouvés enchantés.

Le CEFCM a mis en place cette formation il y a quelques années.

Parallèlement, le brevet de « chef de quart passerelle » qui était décerné aux titulaires du Capitaine de pêche, avec quelques modules complémentaires, a été supprimé, pour des raisons que nous ne comprenons pas.

Le résultat ne s’est pas fait attendre :

Il reste très peu de candidats dans les deux écoles de Nantes et Concarneau (moins de dix cumulés) et cette formation très valorisante risque de disparaître si des mesures très rapides ne sont pas prises.

Depuis quelques années, une petite dizaine de capitaines de pêche (dont quelques étrangers), sont formés annuellement.

Ceci est grave.

Il s’agit d’une formation d’excellente qualité et qui a permit à beaucoup de pêcheurs des reclassements très valorisants dans l’offshore ou la marine marchande, sans oublier les carrières de la pêche industrielle, semi industrielle et thonière.

Beaucoup de patrons pêcheurs artisans ont également suivi ces formations et en ont été très satisfaits.

De plus, les marins pêcheurs sont très recherchés dans les activités très spécifiques de l’exploitation pétrolière, du fait de leur compétence de manœuvriers, de leur adaptabilité et leur réactivité devant des événements inattendus.

Il est urgent de redynamiser cette formation et de la revaloriser.

Nous ne formons plus de cadres et ceci est mortel à moyen terme.

Il est dit que dans les dix ans à venir, 50% des entreprises de pêche sont à reprendre.

Malheureusement, à la cadence actuelle, on est très loin de former les brevetés nécessaires pour ces reprises.

La Région Bretagne est dans l’obligation de repenser entièrement la formation continue maritime et de tirer les leçons de l’échec de la centralisation concarnoise.

Sans cela, par manque de brevetés, d’avenir et de lisibilité, il est certain que nos entreprises seront reprises par des sociétés étrangères à moins qu’elles ne soient tout simplement « déchirées », euphémisme pour dire détruites avec subventions européennes.

 Brevets de Techniciens Supérieurs (BTS)

 Par ailleurs, afin de terminer le cursus de formation initiale et d’entrer dans la formation supérieure, il est nécessaire de mettre en place des Brevets de Techniciens Supérieurs (BTS) qui seront également couplés avec des brevets de la marine marchande (Capitaine de Pêche et Capitaine 3000) existants déjà et reconnu par STCW (Standard of Training, Certification and Watchkeeping for seafarers).

A ce moment, la porte sera donc ouverte pour l’enseignement supérieur pour les meilleurs et le Capitaine Illimité (qui s’appelle « Capitaine » et est équivalent à l’ancien Capitaine au Long Cours) devient possible par la promotion sociale.

La même démarche doit être effectuée pour les BTS Mécanicien.