Association des Capitaines de Pêche Français

 

 

 

Lettre Trimestrielle du mois de Juillet et Août 2005 - Lettre rédigée par M.PINSON.Yves

Nouveau cours de Capitaine de Pêche à Nantes avec O.C.Q.P.

Les croches et les arts traînants . 

(Ouvrage de notre Vice - Président : Monsieur Jean Paul George.)

François THERET  Capitaine d'Honneur de l'ACPF à la commission des pêches à Bruxelles

Aux futurs élèves au cours de capitaine de pêche

 

Nouveau cours à Nantes

 

À la rentrée 2005 / 2006, l'École nationale de la marine marchande de Nantes va à nouveau dispenser le cours de capitaine de pêche, avec la filière commerce. Le rétablissement de cette filière réjouit l'Association des capitaines de pêche dont le bureau a rencontré les responsables de l'ÉNMM de Nantes, le lundi 16 mai 2005.

« Le cours sera assuré d'octobre à juin selon les normes STCW 95, en 17 ou 18 modules auxquels sera intégrée une formation complémentaire préparant le brevet d'officier chef de quart - passerelle (OCQP). L'école réunit les moyens humains et matériels pour ce type d'enseignement », estiment les responsables de l'association qui recommandent vivement aux éventuels candidats de s'inscrire sans tarder.

S'il réussit tous les modules, l'élève sortira avec le diplôme de capitaine de pêche, le diplôme d'OCQP sans limite de tonnage et le diplôme de capitaine 500 UMS, en passant en complément le module « sécurité des navires à passagers », d'une durée de 3 jours. Les modules réussis auront une validité de 5 ans, permettant ainsi au candidat qui a échoué sur d'autres modules de les repasser sans reprendre une scolarité complète.

« Cela permettra aux capitaines de pêche de se recycler, si besoin est, au commerce. Mais le but reste toujours d'avoir une équivalence directe au di­plôme de capitaine 3000 UMS, sans avoir à effectuer un séjour de 6 mois (12 modules) à l'ÉNMM de Nantes. Ce qui est le cas aujourd'hui », concluent les responsables de l'Association.

 

(1) ÉNMM de Nantes: 02 40 71 01 80.

Copie de la lettre de l'ACPF, à Monsieur BUSSEREAU, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche

                                                  Monsieur le Ministre,

 L’Association des Capitaines de Pêche Français (ACPF) vient d’apprendre par voie de presse que l’École Nationale de la Marine Marchande de Nantes et le Centre Européen de Formation Maritime de Concarneau se proposent de former pour la rentrée 2005/2006 les Capitaines de Pêche avec pour la première fois une formation supplémentaire donnant accès au Brevet d’Officier Chef de Quart Passerelle.

 L’ACPF se réjouit de cette nouvelle formation qui permettra éventuellement à des  Capitaines de Pêche de faire carrière sur des navires de commerce.

 Devant le nombre peu élevé de candidats au cours de Capitaine de Pêche la rentrée prochaine, il est évident que seule une école est suffisante pour cette formation.

 Si vous devez effectuer un choix, nous tenons à vous dire  que suite à un sondage effectué au sein de notre association et pour la qualité des cours (simulateur de passerelle), l’ACPF souhaite que la formation Capitaine de Pêche soit enseignée à l’École Nationale de la Marine Marchande de NANTES.

 En espérant que vous prendrez en considération notre demande, je vous prie, monsieur le ministre, de croire à l’expression de mes sentiments distingués.

Le Secrétaire National de L'ACPF

Monsieur PINSON Yves

Les croches et les arts traînants

 Introduction

 Lorsque l'on aborde le sujet des risques sur croches avec les patrons pêcheurs, la réponse est toujours la même, quel que soit l'art traînant utilisé: « Les croches, il ne faut pas en parler, il faut les sentir ».

Cette réponse, pleine de « bon sens », amène cependant à réfléchir sur les différents accidents survenus ces dernières années sur des câbles téléphoniques, des épaves, des roches, etc.

Le « risque zéro » ou de sécurité absolue, ne peut exister en mer, milieu hostile et dangereux, où des énergies considérables peuvent se développer et contre lesquelles l'homme est souvent impuissant.

Le navire de pêche est l'outil de travail utilisé par un équipage qui doit bien en connaître les limites et les risques, de façon à y travailler de manière sûre.

Le patron et ses hommes doivent pouvoir apprécier la façon dont évolue la stabilité de leur bateau lorsqu'il est croché et/ou que le pont se remplit d'eau, et/ou sous l'influence d'une pontée excessive.

Pour cela, il est nécessaire que le patron de pêche puisse exploiter les documents officiels à sa disposition avec une meilleure connaissance des différents paramètres et, de là, être mieux informé des risques de croches, ce qui tendrait à éviter certains accidents ou à en limiter l'ampleur.

Aussi, est - il nécessaire que le concepteur du bateau fournisse à l'utilisateur un mode d'emploi précisant le cadre dans lequel l'exploitation de son outil de travail peut se faire en toute sécurité et explicitant les manoeuvres qu'il convient de ne pas faire et pourquoi.

La réglementation nationale, qui fixe les normes sur un plan général et, entre autres, sur la stabilité des navires, permet à l'Administration d'estimer le comportement du bateau en cas de croche.

Ces dernières décennies et, en particulier depuis 1983, année du premier plan d'orientation pluriannuel (POP) qui sera suivi par d'autres, la construction navale « pêche » a subi un ralentissement très significatif, ce qui a obligé les armements (industriel et artisanal) à adopter des stratégies visant à utiliser les navires existants, en adoptant les progrès technologiques relatifs à:

- un remaniement des capacités opérationnelles;

- une productivité en augmentation;

- une réduction des charges d'exploitation;

- une amélioration de la qualité des produits;

- des conditions de travail repensées, tout en respectant les mesures de conservation des stocks et de limitation de l'effort de pêche décidées par l'Union européenne.

Depuis quelques années, et surtout depuis la crise de 1993‑1994, le recrutement des jeunes dans les écoles maritimes pose un sérieux problème aux armements, d'où un déficit de marins qualifiés; cela est dû à la spécificité du métier (difficile et exigeant) mais aussi à l'évolution des modes de vie à

terre.

Le vieillissement de la flottille et la carence de la main‑d'oeuvre embarquée jouent un rôle prépondérant sur la sécurité en général, et à bord des navires en particulier.

Dans cet ouvrage seront traités:

. Chapitre 1: Données concernant la pêche maritime.

• Chapitre Il: Typologie des croches.

• Chapitre Ill: Répartition géographique des obstacles.

• Chapitre IV: Les engins de pêche.

• Chapitre V: Les navires.

• Chapitre VI: Équipement en relation avec les croches.

‑ Chapitre VII: Manoeuvres sur croche.

 Préface de : Monsieur Georges Tourret

Administrateur général (cr) des Affaires maritimes

Président de l'Institut maritime de prévention

 Introduire un ouvrage écrit par un capitaine de pêche n'est pas chose facile, parce que « capitaine de pêche » c'est un sacré brevet même si ceux qui en sont titulaires ne s'expriment pas très souvent. Un capitaine de pêche, c'est le capitaine d'un navire qui peut être aussi grand et aussi complexe que le plus complexe des navires de commerce.

Et en plus c'est un pêcheur, c'est à dire quelqu'un qui ne vit pas seulement sur la surface. Il doit aussi tenir compte de ce qui se passe en dessous de cette surface et aussi sur le fond. En outre, il doit s'intéresser aux ressources qui y vivent et qui sont com­plexes à appréhender dans un environne­ment en constante évolution.

Quand, en plus, le capitaine de pêche dont on doit préfacer l'ouvrage a consacré un grand bout de sa vie à rassembler une somme de connaissances sur la manière de mieux prévenir et de mieux gérer un risque courant sur tous les navires de pêche pratiquant les arts traînants, mais qui peut engendrer des situations particulièrement critiques, on ne peut que saluer la chose.

Le travail de Jean Paul George force le respect.

Ce respect est dû au résultat: un ouvrage pratique, pertinemment illustré, et qui peut servir à tous les professionnels des arts traînants, ceux qui commencent à s'y intéresser alors qu'ils sont encore sur les bancs de nage des canots des écoles d'apprentissage maritime, mais aussi les patrons chevronnés qui en sont à leur millième croche et qui voient ainsi théorisé le savoir qui est le leur et qu'ils ont aussi charge de transmettre aux leurs.

 Mais, le plus passionnant dans le travail de notre capitaine de pêche, c'est la démarche.

Tout commence par les interrogations de l'Ifremer devant la multiplication à partir de 1997 des rapports du Bureau enquêtes accidents/mer (BEA Mer) au sujet des pertes totales engendrées par des croches avec des navires de pêche pratiquant les arts traînants.

 Certes, il y avait eu avant bien d'autres rapports concernant des pertes totales, mais c'est seulement après la mise en place de leur systématisation et leur synthèse dans les publications du BEA Mer que la nécessité s'est fait jour d'une prévention spécifique des croches. Une étude a été commandée à l'Ifremer associé à L'IMP (Institut maritime de prévention) sur ce sujet en 1999.

À Ifremer le soin d'étudier le comportement des engins de pêche en cas de croche et de rassembler les moyens de connaître les points de croche.

À l'IMP, celui d'interroger un ensemble représentatif de patrons sur leur comportement face aux croches, plus ou moins sévères, rencontrées quotidiennement dans leur travail et auxquelles ils ont su faire face.

L’architecte de l'ensemble: Jean Paul George. Il ne s'agissait pas de théorie concoctée en chambre. L'étude se devait d'être, et a été, le reflet d'une réalité de tous les jours.

Restait à transformer le tout en un ouvrage accessible à tous. La chose est maintenant faite. Tous les professionnels de la mer peuvent s'en féliciter.

Remerciements de notre Vice Président M. Jean Paul George

Je le cite :"l'auteur remercie les Capitaines, Patrons de Pêche, et Officiers qui, lors des différentes rencontres,ont donné leur avis et partagé leur savoir sur cette partie délicate de la manoeuvre des arts traînants.

Il adresse également ses remerciements à Yvon Le Roy de l'institut Maritime de Prévension pour son aide précieuse, à François Théret ( Capitaine d'Honneur de l'ACPF ) et Gérard Deschamps de l'IFREMER Lorient pour leur soutien, sans oublier Nelly Courtay des Editions de l'IFREMER pour sa collaboration."

Note : Voir les conditions commerciales dans la rubrique "CROCHES ET LES ARTS TRAÎNANTS"  

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François THERET  Capitaine de Pêche

UN SCIENTIFIQUE FRANÇAIS A LA COMMISSION

   François Théret apportera à l'a Commission, sa connaissance des pêches françaises, notamment du golfe de Gascogne.

   François Théret est connu des pêcheurs Professionnels français pour avoir été, pendent des années, à la tète du laboratoire de       technologies des pêches, à l’lfremer

   Ce département, situé à Lorient el aujourd'hui rebaptisé Sciences et technologies de captures, est dirigé depuis le 1  janvier par    Pascal Larnaud.

   François, Théret ayant pris à cette date la direction de l'ensemble d'un nouveau département de la station. Appelé Sciences et       technologies halieutiques, ce dernier comprend, outre les technologistes, les halieutiques de Brest et Lorient (soit 65         personnes),

   À partir du 1 avril, François Théret va de nouveau changer de, poste et partir pour Bruxelles, cette fois en tant qu’expert national     détaché. Il va. en effet, rejoindre la direction « Politique de conservation » de Ia Commission européenne. placée sous l'autorité     de l'Anglais John Farnell, et travailler dans l'unité « Gestion des stocks », dirigée par l’Espagnol Ëmesto Penas..

  Français Théret aura notamment pour mission le suivi des consultations scientifiques concernant la gestion des pêches et le suivi     des consultations scientifiques avec le Conseil International pour l'exploration de la mer (Ciem) et le Comité scientifique,technique    et économique des pêches (CSTEP)

  Entreront  êgalemert dans ses nouvelles attributions la préparation des propositions des Tac et quotas, la préparation des plans de   restauration et celle des mesures techniques de conservation,

  À ce poste - clé, François Théret devrait apporter à la Commission sa très bonne connaissance des pêches françaises           (Particulièrement du golfe de Gascogne de ses pratiques et des engins,)

 

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Lettre Trimestrielle de Janvier - Février . .  

Aide aux pêcheurs victimes du tsunami

 L’Association de Capitaines de Pêche Français (A.C.P.F), sensible aux évènements survenus en Asie du sud-est, et qui a frappé principalement les communautés de pêcheurs, a choisi un organisme directement concerné par ces populations, pour y remettre un don, à savoir :

 Pêche et Développement

Site Internet : www.peche-dev.org

E-mail : peche.dev@wanadoo.fr

 Les adhérents ou sympathisants de notre association sont encouragés à verser leur contribution, à titre individuel, à ce collectif, directement à leur adresse :

 Collectif « Pêche et Développement »

1, avenue de la Marne

56100 -Lorient

Tél : 02.97.84.05.87

Fax : 02.97.64.64.32

 Le chèque sera libellé à l’ordre de :

 Collectif Pêche et Développement – Solidarité Asie

ASSOCIATION des CAPITAINES DE
PÊCHE FRANCAIS  Lettre rédigée par Monsieur PINSON Yves Secrétaire de l’A.C.P.F.  

Nous effectuons comme l’année dernière notre Assemblée Générale à Lorient dans les locaux de l’Océanothèque de la CCSTI qui a eu la gentillesse de mettre une salle à notre disposition. Nous tenons à remercier sa directrice.  

Pourquoi Lorient 2 années de suite ? Cela tient à la présence de nombreux Capitaines de Pêche dans les départements du Finistère et du Morbihan. Si nous voulons un maximum d’adhérents à notre assemblée générale, il est judicieux d’effectuer notre réunion annuelle dans un de ces départements. Cela n’est pas toujours au goût de nos adhérents étrangers aux départements bretons, mais comment atteindre le quorum lors de notre assemblée si nous ne réunissons pas le nombre d’adhérents nécessaires.

Notre association rencontre deux diffilcultées pour réunir ses membres.

-         Nos adhérents sont très dispersés (France et départements d’outre mer)

-         Le Marin par définition est bien souvent en mer donc absent et peut difficilement participer aux débats et travaux de notre association.

 Depuis notre dernière rencontre l’année dernière, nous sommes intervenus dans la recherche d’emplois pour nos adhérents sans travail.

Nous sommes obligés de constater que les armateurs nous contactent moins souvent que par le passé pour recruter des capitaines. Cela est du à la conjoncture et aux problèmes de la pêche.

Notre site Internet : www.capitainedepeche.com est un excellent outil de promotion pour le brevet que nous défendons.

 Courant février 2004, nous nous sommes adressés au Secrétaire d’État à la Mer et aux parlementaires concernés pour nous opposer à la mise en place du Registre International Français (RIF).

L’ACPF craint qu’à l’avenir ce Registre International fasse tâche d’huile et qu’un jour pour des motifs de rentabilité (au détriment de la sécurité), on nous impose un RIF Pêche.

Comme les syndicats et autres associations maritimes, nous avons été entendus, mais la partie n’est pas gagnée et ce RIF verra probablement le jour sous une autre forme que celle initialement prévue.

 Nous nous opposons également à l’autorisation d’embarquer un étranger comme Capitaine sur un navire de pêche battant pavillon français.

 En mai 2004, nous avons écrit à monsieur le directeur des Affaires Maritimes et des Gens de Mer pour lui réclamer une équivalence entre le brevet de Capitaine de Pêche et le brevet commerce Capitaine 3000 Ums. A ce jour, nous attendons toujours une réponse.

Nous avons formulé la même demande auprès de monsieur le Chef du bureau de l’emploi et de la formation maritime de la direction des Affaires Maritimes et des Gens de Mer.

Au cours d’une réunion au ministère à Paris, où nous avons été invité, nous avons appris  que l’équivalence Capitaine de Pêche / Capitaine 3000 ums pose problème dans l’application de STCW 95 (les initiés comprendront).  

Après lecture de ce document fort complexe, nous avons fait la proposition suivante :

Capitaine de Pêche donne l’équivalence au brevet de Chef de Quart illimité, puis après 24 mois de navigation au commerce en qualité de chef de quart, délivrance du brevet de Capitaine 3000 ums.

Nous attendons une réponse à une lettre en date du 20 juillet 2004.  

Nous demandons à participer aux travaux du groupe de travail ‘’ Filière Pêche ‘’, la encore,  pas de réponse. Les Capitaines de Pêche ne sont pas entendus. N’ont-ils pas leur mot à donner dans la formation maritime Pêche ?  

C’est à désespérer de la Direction des Affaires Maritimes qui n’a même pas la courtoisie de répondre à nos courriers. Nos adhérents ne comprennent pas l’attitude de la DAMGM.  

Au début de l’année 2004, nous avons appris avec stupéfaction que l’École Nationale de la Marine Marchande de Nantes n’allait plus préparer au brevet de Capitaine de Pêche. Cette formation étant maintenant donnée par le Centre Européen de Formation Continue Maritime de Concarneau. On peut s’étonner de cette décision quand on sait que l’école de Nantes vient d’acquérir récemment, un simulateur de pêche.

Au sein du bureau de notre association les avis étaient partagés quant à savoir laquelle des deux écoles devait préparer le brevet de Capitaine de Pêche.

 Suite à une consultation de nos adhérents, 85% des réponses souhaitaient le maintien du cours à Nantes. Compte tenu que nous avons au sein de l’ACPF 62% de nos adhérents qui habitent le Finistère et le Morbihan, nous considérons qu’il est important que le cours de Capitaine de Pêche soit enseigné dans une École Nationale de la Marine Marchande où il sera plus facile de préparer une passerelle qui mènera à  un brevet du commerce.

 L’Association des Capitaines de Pêche Français a pour but la défense des prérogatives de notre brevet.

Actuellement les élèves Capitaine de Pêche n’ont plus l’opportunité de préparer un brevet du commerce d’ou une certaine frustration.

Le cours de Capitaine de Pêche ne fait plus le plein. 13 candidats cette année (25 / 30 les meilleures années). Il faut proposer aux jeunes des perspectives au commerce si l’on souhaite continuer à former des Capitaines de Pêche. Réussir à la pêche n’est pas facile, les futurs Capitaines souhaitent une porte de sortie.  

 Au cours de notre assemblée, nous avons procédé au renouvellement d’une partie du bureau et Monsieur M0RICE Rodolphe a été élu président de l’ACPF en remplacement de Monsieur Ernest Laffiché qui souhaitait passer la main.

Notre nouveau président n’a pas manqué de saluer le travail effectué par son prédécesseur.

A l’issue de cette assemblée, les participants se sont retrouvés autour d’une bonne table, où le débat est resté ouvert dans une ambiance conviviale.

Copie du courrier à Monsieur AYMERIC

                                                                                           Monsieur AYMERIC Michel

                                                                     Directeur des Affaires Maritimes et des Gens de Mer

                                                                                                   3 Place Fontenoy

                                                                                              75 007   PARIS 7     SP

  

Monsieur le Directeur,

   

                                   La Direction des Affaires Maritime et des Gens de Mer a comme projet de fermer le cours de Capitaines de Pêche à la prochaine rentrée (2004/2005) à l’École Nationale de la Marine Marchande (E.NM.M.) de Nantes. Cette décision ne sera-t-elle que temporaire ?

 Cette intention a été prise suite au nombre peu élevé de candidats cette année (3), avec une projection quasi-similaire pour l’année à venir. Comme auparavant, le Centre Européen de Formation Continue Maritime de Concarneau devrait continuer à former des Capitaines de Pêche.  

On peut s’étonner de cette décision quand on sait que l’école de Nantes vient d’acquérir récemment, un simulateur « Pêche », modèle de haute technologie, au début de cette année.

 La fermeture de l’internat de l’école est probablement l’une des causes dans le désintéressement des candidats pour l’École Nationale de la Marine Marchande de Nantes.

 Mais elle n’est pas la seule cause, il y a aussi la suppression du Brevet de Chef de Quart Spécial, qui donnait une passerelle vers le Cours de Capitaine Côtier, apportant ainsi une ouverture vers la marine de commerce

 Au sein du bureau de notre Association des Capitaines de pêche Français (A.C.P.F.), les avis étaient partagés quant à savoir laquelle des deux écoles devrait préparer le brevet de Capitaine de Pêche.

 Suite à une consultation de nos adhérents, 85% des réponses souhaitent le maintien du cours à Nantes. Compte tenu que nous avons au seins de l’A.C.P.F 62% de nos adhérents qui habitent le Finistère et le Morbihan .Nous considérons qu’il est important que le cours de Capitaine de Pêche soit enseigné dans une école d’hydrographie afin de garder la qualité d’un brevet reconnu par les armateurs nationaux et internationaux.

 Les 15% des réponses de nos adhérents favorables à l’école de Concarneau, font ressortir le fait de la commodité géographique des candidats, le manque d’hébergement à Nantes et les coûts élevés des loyers, tout en reconnaissant la qualité de l’enseignement de l’ENMM de Nantes.

 L’Association des Capitaines de Pêche Français a pour but, la défense des prérogatives de notre Brevet. Elle est également inquiète de voir dans l’avenir, la banalisation du Brevet, déjà amputé du Chef de Quart Spécial et qui permettait d’accéder au cours de Capitaine Côtier.

Décentraliser l’enseignement du cours de Capitaine de Pêche à Concarneau, c’est à notre avis, dans une certaine mesure, dévaloriser notre Brevet.

 Deux cent quatre Capitaines de Pêche occupent une fonction de commandement sous  pavillon Français (Chiffre de 2001, communication des Affaires Maritimes). Aujourd’hui, devant les restructurations en prévision, et notamment la dégradation de notre flotte de pêche industrielle, nombreux sont nos Capitaines qui doivent envisager une reconversion.

 Nous souhaitons pour leur avenir, un brevet de Capitaine de Pêche, avec une équivalence au brevet de Capitaine 3000 UMS/Commerce, quitte à modifier le programme et à remodeler certains modules du cours.

 Cette dernière requête est l’une de nos plus importantes préoccupations pour l’avenir de nos jeunes Capitaine devant une éventuelle reconversion face à l’emploi.

Cet objectif ne pourra être atteint que dans une École Nationale de la Marine Marchande, avec un enseignement de qualité adapté aux exigences des modules (simulateur et autres, surtout un savoir faire depuis plus de 30 ans,qui a valorisé notre Brevet d’Officiers Pêche sur les océans par le monde).

 L’A.C.P.F. espère, rapidement une réflexion en profondeur sur ce sujet de polyvalence et attire votre attention sur l’avenir de nos jeunes Capitaines de Pêche.

  Monsieur le Directeur, nous espérons que vous allez porter une attention toute particulière à notre analyse. Nous restons à votre disposition pour de plus amples renseignements, afin d’avoir pleine connaissance des préoccupations des Capitaines de Pêche.

Nous demeurons ouverts à toutes propositions constructives de votre part dans l’intérêt de tous. Nous souhaitons que l’École Nationale de la Marine Marchande de Nantes  demeure la référence de notre brevet.  

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de mes sentiments distingués.

 

                                                                                                   Le Secrétaire de l’A.C.P.F.

                                                                                                     Monsieur PINSON Yves

 Réponse à notre courrier, le 17 Janvier 2005 du SOUS-DIRECTEUR des gens de mer Monsieur Philippe ILLONNET

"Je vous informe qu'un groupe de travail examinera la passerelle vers le commerce des Capitaines de Pêche dans le courant du 1°semestre 2005 dans le respect de la convention STCW.

Je ne manquerai pas de vous tenir informé des suites de ce dossier que je sais particulièrement sensible,au regard notamment des possibilités d'emplois qui en découleraient"

L'ACPF, prend note,remerciant Monsieur ILLONNET d'examiner notre requête 

DÉBAT SUR LA SECURITE MARITIME

Monsieur PAUGAM Jean, membre du Bureau de l'ACPF était invité à ce débat, il nous fait part de ses réflexions dans son compte rendu.

Sur invitation de Madame Hélène TANGUY, Député du Finistère et en présence de Monsieur François GOULARD, Secrétaire d’État aux Transports et à la Mer, j’ai participé le 13 janvier à Plounéour-Lanvern à un débat ayant pour thème : La sécurité maritime.

 De nombreuses questions ont été posées au ministre sur la sécurité maritime et principalement à bord des navires de pêche.

 J’ai retenu trois questions intéressantes qui méritent réflexions et commentaires au sein de notre association.

Ces questions pertinentes ont été posées par le président du comité régional de pêches et des élevages marins de Bretagne.

 a)     Première question : Suite aux trop nombreux accidents qui ont endeuillé la profession ces derniers temps. Les patrons pêcheurs bretons souhaitent pouvoir faire usage d’un gyrophare (couleur à définir) lorsque leurs navires sont en opération de pêche.

 En l’état actuel du règlement international pour prévenir les abordages en mer, l’utilisation des ces feux n’est pas réglementaire, donc interdite.

Personnellement, je suis pour l’utilisation du gyrophare qui est un signal distinctif qui attirerait nettement mieux l’attention des autres navires, mais attention, des feux scintillants jaunes pourraient être confondus avec ceux portés par les sous-marins et les hydroglisseurs. Donc, ce ne pourrait être qu’un gyrophare ayant une couleur autre que celle déjà utilisée.

L’emploi abusif du gyrophare (navire en route) ne réglerait pas le problème loin s’en faut. Quelques patrons et marins de quart à la passerelle utiliseront-ils  toujours à bon escient ce procédé ? J’en doute. J’ai pour illustrer ce propos, les marques de pêche (2 cônes opposés par le sommet) qui sont portés en permanence par certains chalutiers. Et pour cause ces marques sont soudées sur le portique ou dans les superstructures.

Je rappelle que ces signaux ne doivent être montrées que lorsque le navire est en action de pêche uniquement (règle 26 du règlement international pour prévenir les  abordages en mer).

Légaliser le gyrophare en opération de pêche, pourquoi pas? mais avant d’obtenir de nouvelles dispositions, appliquons la législation en vigueur (marques de pêche).

 b)     Deuxième question : L’intervenant souhaite le port obligatoire à bord, par les marins du Vêtement Flottable Individuel (V.F.I.) et rappelle que pour les automobilistes, faire accepter de porter la ceinture de sécurité, il a fallu pour cela, la rendre obligatoire avec des sanctions aux contrevenants (amendes, perte de points du permis de conduire).

 Prendre des mesures qui améliorent la sécurité oui, mais qui fera le gendarme à bord ? Le patron, le capitaine? Quels moyens auront-ils ? Si ces vêtements doivent rester dans un placard à bord, l’obligation de porter ce vêtement restera sans suite.

Je vois très mal un patron ou capitaine surveiller en permanence le port du V.F.I. par l’équipage et, en aucun cas il ne devra être tenu pour responsable en cas d’accident si un matelot a ‘’oublié’’ de porter son vêtement de sécurité. Il faut responsabiliser. La sécurité à bord d’un navire n’est pas que l’affaire du patron ou capitaine.

Il faut changer les mentalités par l’information, la formation et proposer un prix très attractif à l’achat de ce V.F.I. Cela demandera beaucoup de temps. En fin de carrière, j’ai constaté une lente évolution dans le bon sens (casque, chaussures de sécurité).

 c)      Troisième question : Toujours le même intervenant souhaite l’obligation d’équiper les passerelles des chalutiers de ‘’ l‘homme mort ‘’.

 ‘’ L’homme mort ‘’ est un minuteur qui actionne une alarme générale à bord dès l’instant où il n’est pas activé environ toutes les dix minutes par l’homme de quart à la passerelle qui peut être empêché (malaise, somnolence …). Le fait d’actionner l’homme mort n’est pas une grosse contrainte dès l’instant où l’homme de quart est informé par un « bip » qui lui rappelle l’obligation d’appuyer sur un bouton.

 Il ne fait aucun doute que cet appareil doit être installé et mis en service principalement de nuit lorsqu’un homme seul veille sur la sécurité du navire et que le reste de l’équipage se repose.

 Si cela doit être obligatoire, il faut un moyen de contrôle sur l’utilisation ou pas de l’appareil.

‘’ L’homme mort ‘’ doit être équipé d’un disque enregistreur comme sur les camions et cars de transports, pour permettre à l’autorité maritime de vérifier le bon usage de cet appareil. Si ce dernier n’existe pas sous cette forme, cela ne doit pas être compliqué à en concevoir.

 Le Ministre en répondant au président régional des pêches, a montré sa parfaite connaissance du milieu maritime.

En réponse à la première question sur la légalisation du gyrophare, le ministre a précisé que ce genre de décision ne pouvait être pris que par l’Organisation Maritime Internationale (O.M.I.) et que la procédure risquait d’être longue. Afin de faire accélérer la demande, il a promis d’en parler à Bruxelles au parlement européen.

     Pour ce qui est des questions deux et trois, le ministre s’est engagé à étudier les propositions et à donner une suite favorable dès l’instant où ces mesures ne peuvent qu’améliorer la sécurité maritime.

Jean PAUGAM

Membre du bureau de l’ACPF

 

Lettre Trimestrielle de Juin 2004.

Lettre rédigée par Monsieur PINSON Yves Secrétaire de l’A.C.P.F.

A mes collègues, et amis fidèles du site.

L’A.C.P.F.est sur tout les fronts et je remercie ceux qui se sont investi dans les nombreux dossiers en cours cette année.

Nous savons qu’il faut rester une force de dialogue et de proposition pour l’avenir de nos Capitaines de Pêche si nous voulons le maîtriser un peu.

Mais le calme plat n’est pas pour demain pour l’ACPF !

. 

COMPTE RENDU DES POINTS IMPORTANTS DE LA REUNION DU 17 AVRIL DU BUREAU A LORIENT.

 

La réunion a été présidée par notre Vice-Président GEORGE Jean Paul qui a remplacé notre Président LAFFICHE Ernest.retenu pour des raisons personnelles, ne pouvant à son grand regret être présent a cette réunion.

Les Membres présents : MM. George .J.P.Paugam J ; Guyader A ; Massé D, Le Falher G ; Delval Y ; Pinson Y ;

L’ordre du jour était complet sur les divers sujets, les membres présents ont travaillés en profondeur sérieusement chaque sujet.

1)      Suite aux courriers aux élus concernés sur le RIF

Nous avons eu que deux réponses : l’une du Secrétaire d’Etat aux Transports et à la Mer ; qui dans sa lettre reflète des arguments politiques, des armateurs français. (Pour lui le RIF sauvera la marine française et l’emploi !)

L’autre de M.BESSELAT Député, qui est dans le même type de réponse, mais avec toutefois une proposition dont il invite l’ACPF pour en parler d’une façon plus approfondie sur cette proposition de loi qui ne concerne pas la pêche (pour l’instant) des propositions réaliste qui puissent permettre d’enrichir le texte avant qu’il ne soit définitivement voté par l’Assemblée Nationale.Il nous promet d’être ouvert à un dialogue constructif. L’A.C.P.F. le remercie de son intention.

Les membres du bureau de l’ACPF, sont solidaires des Associations de Navigants et de l’intersyndicale, pour rester et être très vigilant dans l’avenir de cette proposition de loi.

2) Opinion générale des jeunes marins ?

           

Les jeunes dans les écoles maritimes sont très inquiets sur leur avenir, ils veulent tout simplement travailler sur les navires Français et vivre de leur travail.

      3 et 4) La situation de la formation des capitaines de pêche à l’ENMM de Nantes

Faire une proposition concrète sur une valorisation du brevet vers une polyvalence : Pêche/Commerce.

a)      Une lettre a été envoyée à Monsieur AYMERIC Michel, Directeur de la Direction des Affaires Maritimes et des Gens de Mer, pour lui faire part que notre brevet doit être dispensé par l’hydro de Nantes. C’est le souhait des adhérents de l’ACPF.

b)     Une lettre de consultation de tous les adhérents sur leurs préférences du site :( 85 % pour Nantes et 15% pour Concarneau)

c)      Devant la restructuration ou la dégradation de notre flotte de pêche, les jeunes Capitaine on besoin d’un Brevet qui soit polyvalent (Pêche/Commerce ; 3000 UMS)

d)     Nous devons faire une étude de proposition à la Direction des Gens de Mer,

5) Résultat des candidatures pour la VAE.

A ma connaissance : 1 candidat a obtenu le Brevet de 3000 Ums par la VAE

5 Candidats ont obtenu le Brevet de 500 Ums (avec leur brevet de CQ)

6) Les Lycées Maritimes passe sous la direction du Ministère de l’Agriculture pour la rentrée 2005 Inquiétude pour les Capitaines de Pêche en ACDP, Nous n’avons aucune information solide pour leur avenir aujourd’hui.

7) Nous avons signé un protocole d’accord avec la CCSTI de Lorient pour une revalorisation des Mémoires des Capitaines de Pêche.

C’est notre Vice-Président GEORGE Jean Paul qui a élaboré ce Protocole avec l’accord de tout le Bureau et du Président LAFFICHE Ernest.

 

Copie du Protocole d’accord

Entre :

 L’Association des Capitaines de Pêches Français

Association de type loi 1901 ci-après désignée l’ACPF

 Située :             à bord du « Victor Pleven »

                        Rond-point de la BSM de Kéroman

                        56100 - LORIENT

 Représentée par son Président, Monsieur Ernest LAFFICHE

                                                                                                                                     d’une part,

 et

 Le CCSTI/Maison de la Mer

Association de type loi 1901, ci-après dénommée CCSTI

 dont le siège est situé :

1, avenue de la Marne 56100 LORIENT

 Représentée par son Président, Monsieur Guy DANIC

 

                                                                                                                                    d’autre part,

 

ETANT PREALABLEMENT EXPOSE QUE :

 

L’Association des Capitaines de Pêche Français (A.C.P.F.) dispose d’un fonds documentaire de mémoires conçus par des élèves capitaines de pêche en formation à l’École Nationale de Navigation de Nantes et au Centre Européen de Formation Continue Maritime de Concarneau. Ces mémoires sont rédigés depuis 1974.

 L’A.C.P.F. souhaite valoriser ce fonds en le mettant en consultation à la demande des publics intéressés par le domaine de la pêche.

 Le CCSTI de Lorient développe depuis plus de 15 années, des actions de diffusion de  culture scientifique, technique et industrielle maritime répondant aux objectifs de la politique culturelle de la Ville de Lorient. Il participe plus particulièrement à la promotion du secteur des pêches maritimes qui est caractérisé par des évolutions scientifiques et techniques et où les enjeux sont à la fois économiques, sociaux et politiques.

 Le CCSTI  a su s’assurer la collaboration de professionnels et de scientifiques de disciplines différentes pour étudier et mettre en valeur les activités halieutiques. Ces collaborations ont permis de réaliser des expositions, des publications, d’organiser des conférences et colloques et ainsi créer un centre de ressources spécifiques. Il est également, avec l’IFREMER, à l’initiative du projet de transformation du navire Thalassa qui est devenu à Lorient un navire de découverte de l’océanologie ouvert au public depuis le 1er août 1999.

 Depuis le mois d’avril 2003, le CCSTI a installé son centre de ressources dénommé Océanothèque, à l’étage du bâtiment jouxtant le navire Thalassa. L’Océanothèque est ouverte au public et un médiateur du CCSTI assure une permanence les mardi, jeudi, vendredi après-midi et le mercredi toute la journée.

 

IL EST CONVENU CE QUI SUIT :

 Article 1 : objet de l’accord

 L’ACPF décide de confier au CCSTI une mission de valorisation du fonds documentaire concernant les mémoires des capitaines de pêche rédigés par ceux-ci au cours de leur formation.

 Cette mission porte sur trois types d’activité :

 

  1. le stockage des 474 documents réalisés par les capitaines de pêche de 1974 à 2001, ainsi que ceux à venir ;
  2. la promotion des contenus par thématique sur le site web du CCSTI ;
  3. la consultation à l’Océanothèque du CCSTI située dans l’équipement Thalassa, boulevard Adolphe Pierre à Lorient.

 Le CCSTI s’engage à mettre en œuvre ses compétences et ses moyens pour mener à bien cette mission.

 

Article 2 : responsabilités liées à l’exécution de cet accord

 La bonne exécution du présent accord est placée sous la responsabilité conjointe :

de Monsieur Jean-Paul GEORGE en tant que représentant de l’ACPF

et

de Madame Dominique PETIT, Directrice du CCSTI, en tant que représentante du CCSTI

 

Article 3 : évaluation

 Un rapport d’activité sera remis au représentant de l’ACPF par la représentante du CCSTI en fin d’année pour faire état de la consultation des documents mis en dépôt à l’océanothèque :

-          évaluation quantitative : nombre de consultation, temps passé à la consultation, questions particulières ;

-          évaluation qualitative : satisfaction des bénéficiaires pour l’avancée de leur recherche, types de projets issus de cette consultation, etc….

Le résultat de l’évaluation (positive, mitigée ou négative) sera en corrélation avec la décision de reconduire ou non le protocole d’accord.

 

Article 4 : modalités de l’accord

 En contrepartie des engagements pris par le CCSTI dans le cadre de cette mission, l’ACPF s’engage à prendre en charge les frais de transport inhérents à la mise en dépôt à l’Océanothèque du CCSTI de Lorient.

Le CCSTI s’engage à ne pas publier, ou copier, le contenu des mémoires pour quelque personne que ce soit sans l’autorisation écrite de l’ACPF.

 Article 5 : durée et renouvellement

 L’accord est conclu à la date de signature pour une durée illimitée.

 Article 6 : résiliation

 L’accord peut être résilié de plein droit par l’une des parties en cas d’inexécution par l’autre d’un ou plusieurs des engagements contenus dans les diverses clauses. Cette résiliation sera effective deux mois après l’envoi par la partie plaignante d’une lettre recommandée avec accusé de réception exposant les motifs de la plainte, à moins que dans ce délai la partie défaillante n’ait satisfait à ses obligations ou n’ait apporté la preuve d’un empêchement ou d’un cas de force majeure.

 

Article 7 : litiges

 En cas de difficulté sur l’interprétation ou l’exécution du présent accord, les parties s’efforceront de résoudre leur différend à l’amiable.

 Fait à                                   , le                                          en deux exemplaires originaux.

 Pour l’ACPF                                                                                 Pour le CCSTI

 Le Président                                                                           Le Président

 

8) Une modification a été apportée à notre statut à l’article 11 Chapitre ordonnance des dépenses

‘’ Lors des réunions du bureau, les membres participants  seront remboursés de leurs frais de déplacement. Ces remboursements se calculeront sur la base

-          Du tarif SNCF 2ème classe.     

-          De la consommation d’essence, gasoil etc.… au prix en cours.

L’intéressé fournira une attestation de dépense sur l’honneur.

Pour éviter des frais excessifs, ces dépenses seront remboursées dans la limite de 600 kms (aller/retour) du domicile du membre du bureau au lieu de rendez-vous.

Pour raison budgétaire, il sera demandé aux membres du bureau d’organiser si possible un covoiturage.

En fonction du budget de l’association, le Président et le Secrétaire / Trésorier décideront s’il y a lieu de payer le repas pris en commun par les membres du bureau ‘’.

Lorsqu’un membre de l’association se rendra en mission pour représenter ou défendre les intérêts de l’A.C.P.F. ses frais de déplacement se feront au même barème que ci dessus sans limitation de kilométrage.

Les frais de restaurant et d’hôtel seront négociés, avant le départ de la personne concernée, avec le Président et le Secrétaire de l’association.

 9) Résultat des cotisations 2004.

 10) Une demande de participation financière pour des voyages d’études pour les élèves de BEP Pêche du Lycée Maritime d’ETEL. Le Bureau a décidé de faire un dont de 200 euros au Lycée.

11) Des nouveautés pour notre site Internet.

Des récits, des photos, seront les biens venus mes amis du site.

En conclusion, le débat au cours de cette réunion de travail à été très constructive et ouverte, tous les participants ont pu s’exprimer et donner leurs points de vue sur les nombreux sujets qui ont été abordés.

Infos :

Parmi les nombreux Emails de France et de l’étranger, beaucoup se pose des  questions sur notre métier, ou ils se font de fausses idées, il m’a semblé donc important d’y apporter des éclaircissements.

 

Le Capitaine de Pêche : à la fois marin et chef d’entreprise qu’il soit propriétaire ou salarié d’un armement.

 Quel que soit le type de pêche pratiqué, le responsable d’un navire, d’un équipage et du produit de la pêche, doit posséder des connaissances technologiques et économiques et être capable d’anticiper et de s’adapter, d’où la nécessité d’être mieux formé.

Quel que soit cette diversité, le Capitaine de pêche sur les gros bateaux, est toujours un marin  qualifié responsable de l’équipage, de la conduite d’un navire et du produit  de la pêche. Il a en charge le choix des lieux de pêche et l’organisation du travail à bord. Il décide de la route à suivre et surveille toutes les manœuvres. Il doit donc avoir des qualités de  management, de décision et de solides connaissances dans tous les domaines.

 

Un marin qualifié

 Pour commander un bateau de pêche, quelle que soit sa taille, il faut être titulaire d’un brevet de commandement. (Capacitaire, Patron de Pêche, Capitaine de Pêche)

Le titulaire  d’un brevet de lieutenant de pêche (qui n’est pas un brevet de commandement) peut exercer les fonctions de second capitaine à bord des navires armés à la pêche au large et de lieutenant à bord des navires armés à la grande pêche. Il peut aussi commander des navires armés à la pêche côtière avec le capacitaire. Le brevet est attribué après une année de formation  et au moins 18 mois de navigation sur des navires de pêche effectuant des sorties en mer supérieures à 96 heures. La formation  est assurée dans les écoles de la marine marchande de Nantes et Saint-Malo et le Centre François Toullec de Lorient et certains lycées professionnels maritimes qui font les formations continues.

 Pour pouvoir être second capitaine à bord de navires armés à la grande pêche ou capitaine à bord de navires armés à la pêche au large, le lieutenant de pêche doit obtenir en outre le brevet de patron de pêche. Celui-ci est délivré après 48 mois de navigation effective, dont au moins 24 mois depuis la délivrance du brevet de lieutenant. Les formations sont assurées par les Ecoles nationales de la marine marchande de Nantes et de Saint-Malo, par le Centre François Toullec à Lorient, par le Centre européen de formations continues maritimes de Concarneau et par certains Lycées professionnels maritimes.

 Le lieutenant de pêche peut obtenir le brevet de Capitaine de pêche qui permet de commander un bateau pratiquant la grande pêche. Pour cela il doit pouvoir justifier de 48 mois de navigation à la pêche, dont 24 mois au moins depuis l’obtention de son brevet de lieutenant de pêche, dans des fonctions correspondant à son grade. Il doit en outre suivre avec succès une formation appropriée. Celle-ci est assurée à l’Ecole nationale de la marine marchande de Nantes et au Centre européen de formation continue maritime de Concarneau.

 

Les problèmes des cadres pour une relève à la pêche.

Le problème de la relève ne se situe pas qu’au niveau de l’achat d’un navire, malgré qu’il est vrai que les coûts de la construction neuve sont très élevée, que le marché de l’occasion est disproportionné, vu l’état et l’âge des navires ;  il y a la plus value du P.M.E. (nous avons des bateaux de plus de 15 ans, vendus plus cher que leur prix d’achat en neuf a l’époque de la construction ?)

Le malaise de la pêche artisanale et industrielle se situe au niveau des caprices de Bruxelles, c’est à dire l’incertitude de l’avenir du métier, (les quotas et l’état de la ressource) les décisions de l’UE tombent comme des couperets. Souvent les avis des scientifiques ne sont pas en phase avec les résultats de la pêche, j’estime : «  il y a l’océan entre les scientifiques et les pêcheurs »

Les futurs cadres de la pêche en formation sont lucides ; profiter des formations de grandes technologies pour développer une autre logique que celle du profit immédiat, est un essai difficile.

Il est en contradiction avec les mentalités, la culture des pêcheurs d’aujourd’hui, les élèves sont motivés ils viennent pour se perfectionner aux nouvelles technologies.

Les enseignants sont là pour leurs en donnés les moyens, et le prestige des écoles se mesure à ses taux de réussite

(J’ai été, Examinateur dans le domaine des technologies pêche aux examens de la Marine Marchande à Nantes et St Malo : Capitaine de Pêche, Patron de Pêche, Lieutenant.)

Sur les quais, je rencontre des Patrons de Pêche, Capitaines de Pêche aux expériences diverses, pratiquants des métiers différents, tous sont des spécialistes dans leur domaine, mais ils sont rarement curieux d’autres techniques de pêche. En pratiquant, à leurs propres yeux, honnêtement leur métier, ils se sentent étrangers aux mesures sélectives à prendre sur leurs engins.

Et on brosse sur le métier un tableau généralement peu optimiste pour les jeunes. Je trouve cela injuste et navrant, notre métier est noble, il faut croire dans l’avenir d’une pêche responsable, en tenant compte des hommes.

 

Pour infos

 

TITRES

DUREE DES COURS

CAPACITAIRE

570 heures

LIEUTENANT DE PËCHE

1260 heures

PATRON DE PÊCHE

536 heures

CAPITAINE DE PÊCHE

1050 heures

 

Consulter la liste des formations dans les lycées professionnels maritimes avec leur adresse dans la rubrique « Formations à distance » de notre site.

 

Nous sommes en pleine mutation dans la filére pêche.

 

Les travaux de la filière pêche dont le groupe de travail dirigé par Monsieur Fouliard MarcGM1 de la DAMGM, Paris.

REFLEXION SUR L'EVOLUTION DES PREROGATIVES DE COMMANDEMENT A LA PECHE

Dans le cadre de la réforme des formations à la pêche, le groupe de travail «filière pêche» a souhaité que les prérogatives associées aux brevets pêche français soient adaptées aux: évolutions prévues dans les normes STCW-fish.

Les marins français possèderont ainsi des brevets dont les prérogatives seront reconnues au niveau international.

Cette évolution implique l'abandon de l'un des critères actuellement utilisés à savoir la durée des marées.

Les prérogatives des futurs brevets seraient liées aux seuls critères de longueur des navires et de distance d'un port abrité.

Les critères de longueur retenus par STCW-fish sont fixés à 24 mètres, 45 mètres et longueur illimitée.

Les prérogatives des futurs brevets pêche pourraient donc être les suivantes:

 

BREVET LONGUEUR DU NAVIRE DISTANCE DES CÔTES
Capitaine de pêche Illimitée Illimitée
Patron de pêche 45 mètres Jusqu'à 200 milles d'un port abrité
Capacitaire 24 mètres Jusqu'à 20 milles d'un port abrité

 

Les prérogatives du capacitaire correspondent à celles du brevet de patron de petite navigation (BPPN) prévu par, la réglementation commerce et à la réglementation SMDSM (zone Al - CRO).

L'application de cette limite devrait faire l'objet de mesures transitoires et impliquerait à terme que la majeure partie des commandants des navires actuellement armés en Pêche côtière suive le cours de patron de pêche.

Cette évolution permettrait d'élever le niveau de qualification des commandants de navires de pêche.

Si les contraintes impliquées par la limitation à 20 milles des prérogatives paraissaient trop strictes, le seul autre critère de distance existant dans la réglementation et reconnu au niveau international serait celui adopté par les sociétés de classification.

Ces dernières classent en navires «naviguant en zone côtière », les navires naviguant à moins de 20 milles des côtes ou moins de 6 heures de navigation.

Ce critère de 6 heures de navigation. Si l'on considère une vitesse de 12 nœuds pour un chalutier, donne une limite de 60 milles qui a été retenue par exemple par les Espagnols pour les prérogatives attachées au brevet de patron polyvalent de pêche côtière, pourrait être adopté pour le capacitaire.

L'application de ce critère permettrait alors à la majeure partie des navires armés actuellement en pêche au large d'être commandés par des capacitaires.

Cette solution présente l'inconvénient de baisser le niveau général de qualification des commandants des navires de pêche et de vider à court terme les cours de patrons de pêche de leurs candidats.

 Présentation de la convention STCW-95.-F.

 Elle est classique dans sa présentation, on y trouve le texte de la convention en 15 articles et une annexe,

Les articles fixent le cadre général, l'annexe. comprend quatre chapitres ;

1) Dispositions générales en dix règles ; '

2) Délivrance des brevets de capitaine, d'officier et d'officier mécanicien et des certificats de radiocommunications ;

3) Formation de base en matière de sécurité pour l'ensemble du personnel des navires de pêche ;

4) Veille. Modèle de brevets.

  Des seuils sont pris en compte. La convention STCW-F s'applique au personnel employé à l'exploitation des navires de pêche océanique ; d'une longueur supérieure ou égale à 24 m en eaux illimitées ; d'une langueur inférieure de 45 m en eaux limitées (Chapitre I / règle 2) ; des « gros navires » résolution 6) ; et de ceux dont la puissance de l'appareil propulsif est supérieure ou égale à 750 KW. La convention STCW-F ne spécifie pas les connaissances minimales requises pour les navires de pêche d'une longueur < 24 m.

La résolution 6 qui traite « des gros navires » invite l'OMI à introduire des recommandations concernant les normes de formation applicables aux personnels de ce type de navires. Il a été aussi demandé au sous-comité des normes de formation et de veille (STW) de préciser ou de quantifier les termes « gros navires » (ce qui n'est toujours pas réalisé à ce jour.)

 

Situation actuelle

 La convention STCW-F n'est pas encore vue le jour entrée en vigueur. Seuls, quatre pays : Danemark, Islande, Russie et Ukraine ont signé la convention, Quinze signatures sont requises pour que 1a convention entre en vigueur L'entrée en vigueur se faisant d'ailleurs 12 mois plus tard.

 Tant que la convention STCW-F n'est pas entrée en vigueur, il ne sera pas possible de l'amender notamment en ce qui concerne son champ d'application (navires < 24 m)

 La convention STCW-F introduit, outre des normes de formation et de certification, un certain nombre d'obligations réglementaires connexes qui concernent et impliquent les administrations et les armateurs. Les parties s'engagent a promulguer toutes lois et tous décrets, ordres et règlements et à prendre toutes autres mesures pour donner à la convention son plein et entier effet...

 .Chaque partie communique au secrétaire général de l'OMI (article 4, règle 1/7), un rapport sur les mesures qu'elle a prises pour donner aux dispositions de la convention plein et entier effet et un nombre suffisant de modèles des brevets délivrés conformément à la Convention

 Chaque État doit (article 7) ; établir des processus et procédures pour effectuer une enquête impartiale lorsqu'il a été signalé tout cas d'incompétence commis par un titulaire de brevet ou visa délivré par cette partie et pour retirer, suspendre ou annuler ces brevets ; mettre en place des sanctions pénales ou disciplinaires pour non - observation des dispositions prises.

 Les navires de pêche (article 8 ‑ règle 4), lorsqu'ils se trouvent dans les ports d'une autre partie, sont soumis à des contrôles effectués par des fonctionnaires dûment autorisés, afin de vérifier que toutes les personnes servant à bord détiennent les brevets appropriés. Dans le cas où il constaterait des carences, l'inspecteur doit immédiatement en. informer par écrit le capitaine du navire et l'administration.

 Il est fait obligation (article 6) de tenir les registres de tous les brevets et visas qui sont délivrés, à jour des expirations, revalidations, suspension, pertes, vols... et de fournir des renseignements sur l'état de ces brevets lorsque la demande en est .faite par une autre partie. Les brevets délivrés par un État non partie à la convention (règle 7) ne doivent pas être reconnus.

 Une partie peut dans un délai de deux ans à compter de l'entrée en vigueur l

de la convention à son égard, délivrer une attestation de service aux membres du personnel des navires de pêche qui : ont servi dans une capacité pour laquelle ils cherchent à obtenir une attestation de service pendant au moins trois années en mer au cours des sept années précédant l'entrée en vigueur de la convention à l'égard de cette partie ; ont fourni une preuve attestant qu'ils ont servi de façon satisfaisante ; ont prouvé à la partie leur aptitude physique, acuité visuelle et auditive, compte tenu de leur âge...

 Tous les personnels des navires de pêche doivent avoir reçu une formation de base en matière de sécurité: techniques personnelles de suivie incluant brassières de sauvetage et combinaisons d'immersion ; prévention et lutte contre le feu ; premiers secours (secourisme) ; prévention contre les pollutions marines ; prévention contre les accidents à bord.

 

Note

‑ Sans être pessimiste sur l'avenir opérationnel de cette convention, il est paradoxal de constater qu'en 2003, un seul État de l'union européenne, spécialisé dans la pêche minotière, l'ait signée.

Pour le moins, la convention STCW-F n'emporte pas l'enthousiasme des pays pêcheurs. De multiples raisons s'additionnent pour en empêcher la mise en vigueur rapide.

Chaque État a ses traditions en matière de formation de ses pêcheurs... et un consensus minimal de leur part est requis.

 L'expérience montre que toute disposition technocratique  quelles que soient les bonnes intentions qui la gouvernent  est mal reçue clans le secteur de la pêche.

 Ce n'est pas une raison pour ne pas améliorer le niveau de sécurité de la pêche qui reste malheureusement très en deçà de ceux couramment constatés dans les autres professions, mais il est peu probable que cela passe par l'application de normes internationales de formation. Les politiques nationales sont plus adéquates. Elles peuvent être expérimentées avant d'être généralisées.

 Bien amicalement à tous.

Le Secrétaire de l’ACPF .M.PINSON Yves

Capitaine de Pêche

 

 

 

Lettre trimestrielle : Septembre 2003.

Lettre rédigée par Monsieur Pinson Yves le Secrétaire de l’ A.C.P.F.

Bonjour à mes collègues et amis du site

Avant d’ouvrir cette lettre trimestrielle sur des sujets d’actualité qui nous préoccupe. Je présente toutes mes félicitations à tous nos collègues de l’association des Capitaines de Pêche Français, qui ont été promus au grade de Chevalier du Mérite Maritime.

Monsieur ALLIER Yves, du Guilvinec, Commandant d’un Thonier Trans-océanique, membre actif du bureau de l’ACPF

Monsieur DOARE Alain, de Douarnenez, Capitaine de Pêche, Directeur de LPMA de Cherbourg, Nous lui devons la conception de notre site Internet.

Monsieur MASSE Daniel, de Concarneau, retraité, mais toujours disponible au sein de l’ACPF Je le remercie de son dévouement au sein de notre Bureau

Monsieur MORICE Rodolphe de Saint Brieuc, Capitaine à la Grande Pêche Terre Neuve,

A toujours œuvré depuis sa retraite comme membre actif au sein de notre Bureau de l’ACPF. Je le remercie pour son dévouement.

Je félicite personnellement chacun d’entre eux pour leur participation active dans la vie de notre Association, et toutes mes félicitations.

Depuis notre réunion du Bureau du 19 Juillet, j’ai eu beaucoup d’adhérents par téléphone qui se posent des questions sur leur avenir, il faut bien le reconnaître que la situation à la pêche n’est pas au beau fixe, dans l’attente, des armements qui restructurent la répartition de leur flotte.

J’ai présenté la V.A.E. comme une avancée pour les Capitaines de Pêche, qui peuvent par leur expérience professionnelle de commandement, prétendre de commander des navires armés au Commerce, attention avant de se lancer dans la constitution d’un dossier il faut être à jour des modules exigés par la convention STCW/95 : Certificat de CGO du SMDSM, Radar ARPA, Médical N°2 ou 3, Stage Feux et Sécurité.

 

Note : La validation des acquis de l’expérience est admise par l’arrête du 26 Mars 2003. Pour la délivrance des titres de formation à la pêche, jusqu’au niveau 3 (Capitaine de Pêche) certificat de Capacité inclus.

Le Brevet de Patron de la Navigation Côtière (500 UMS) est accessible par ce moyen depuis novembre 2001

Une réforme des filières commerce est en cours avec cette validation, la filière 2 devenant B Pont ou Machine, l’évaporation des brevetés étant trop grande en filière 1 .

 

Qu’est ce que la V.A.E. des Gens de Mer

Références : arrêté N° 310 / GM du 26 mars 2003

Arrêté N° 385 / GM du 22 avril 2003.

Arrêté N°386 / GM du 22 avril 2003.

Circulaire N° 439 / GM du 19 mai 2003.

 

Copie de la lettre de M. SERRADJI aux référents en date du 2 juin 2003.

(Je suis votre référent avec M.DENAYER)  (Lettre à lire très attentivement.)

Affaire suivie par : Bruno Roumégou, chargé de mission

Dans le cadre de la mise en oeuvre de la nouvelle procédure de validation des acquis

de l'expérience des gens de mer, la sous direction des gens de mer vous a adressé les textes réglementaires visés en références ainsi que les référentiels des titres de la formation professionnelle maritime pouvant être délivrés par ce dispositif.

Vous trouverez ci‑joints trois nouveaux documents qui vous seront nécessaires pour instruire les demandes présentées par les candidats souhaitant obtenir certains titres de la formation professionnelle maritime par la validation des acquis de l'expérience

‑Le premier de ces documents est le dossier type que le candidat pourra retirer dans les directions départementales des affaires maritimes et qu'il devra obligatoirement constituer afin que sa demande puisse être étudiée selon la procédure prévue

-    Le second document sera à compléter par les référents des centres de validation des acquis de l'expérience.

-     Sur ce document, les référents porteront leur avis concernant les candidatures présentées, et le transmettront accompagné du dossier complet déposé par le candidat, à la direction régionale des affaires maritimes à laquelle le centre de validation des acquis de l'expérience est rattaché.

-    Le dernier document devra être complété par la direction régionale des affaires maritimes à laquelle est rattaché le centre de validation des acquis de l'expérience dont les référents auront assuré l’accompagnement du candidat.

-    Ce document devra comporter l'avis et les observations de la direction régionale des affaires maritimes sur les candidatures présentées et sera ensuite transmis avec l'ensemble du dossier de candidature complet, par la direction régionale des affaires maritimes à la direction des affaires maritimes et des gens de mer (bureau GM2)

Pour que le jury national de validation des acquis de l'expérience puisse mener son travail de déductions des compétences, les candidats devront s'imposer un travail d'analyse, d'explication de leurs activités réelles et de formalisation écrite de leurs activités. Le dossier type de demande de validation des acquis de l'expérience répond par conséquent à cette exigence en aidant les candidats dans leur démarche, en leur permettant de formuler leurs demandes selon un cadre administratif formaté, précis et détaillé, et en les dispensant par ailleurs de la rédaction de demandes sous la forme de candidatures spontanées, de curriculum vitae ou encore de lettres de motivation.

Ces documents devraient aussi faciliter les modalités d'étude et d'instruction des dossiers à la fois sous les aspects pédagogiques et administratifs et à tous les niveaux de la procédure, en assurant une unicité de présentation et de traitement des demandes formulées par les candidats.

Ils permettront donc au jury d'évaluer les dossiers de candidature selon un schéma confirmant la cohérence nationale attachée au dispositif ainsi mis en place.

Notes : Nous devons faire preuve d’efficacité dans l’élaboration des dossiers

Vous pouvez télécharger en cliquant sur la ligne suivante le dossier type  

(dossier candidat : 61 pages)

(Je suis à votre disposition pour vous aider à la rédaction de votre dossier)

 

Les navires Franco – Espagnol

Le sabordage des prérogatives du Capitaine sur les navires de pêche de Droit Français à capitaux Espagnol.

Nous avons des Capitaines de Pêche qui naviguent sur des navires franco-espagnol, dans certains armements leurs situations est des plus critiques, voir à la limite de l’illégalité, ces armements qui n’ont aucun lien économique avec la France, sauf l’autorisation du piratage des quotas.Mais qui profitent de la situation aux détriments des navires nationaux.

La Jurisprudence Européenne pourrait évoluer explique notre ami journaliste Yves Gaubert du Marin du 12 septembre 2003.il explique !

« Patrick Chaumette, professeur de droit à l'université de Nantes, spécialiste dans les questions maritimes, a attiré notre attention sur cette question. « L’avocate générale conclut à l'incompatibilité du privilège de nationalité du capitaine du navire et de l'officier suppléant vis à vis de la liberté de circulation des personnes affirmée par l'article 39 CE, indique t-il.

 Le capitaine a un emploi spécifique.

Ce n’est pas un emploi public de fonctionnaire mais un emploi privé disposant de prérogatives de puissance publique, notamment l'application du code disciplinaire de la marine marchande.

Mais ces  fonctions quasi pénales ne sont que virtuelles, potentielles.

Faute de fréquent décès, naissances, mariages urgents, vols, blessures ou meurtres à bord des navires, ces prérogatives ne sont pas exercées de manière habituelle.

 Elles pourraient être assurées, en cas de besoin par un ressortissant communautaire doté d’un brevet maritime adéquat »

Mais l'avocate générale ne sera peut‑être pas suivie par la Cour, car la Commission « soutient la validité du privilège de nationalité du capitaine de navire ».

Pourtant ce privilège n'existe déjà plus en Italie car le tribunal de Gènes, le 2 avril 2002, « a considéré que la norme Interne n’était pas applicable si elle est contraire au droit communautaire ».

Mais, remarque Patrick Chaumette, si on admet qu'un ressortissant communautaire puisse commander un bateau de n'importe, quel pays de l’union, d’autres problèmes vont se poser, celui de la langue, des différences de formation, de la reconnaissance mutuelle des diplômes, des réglementations nationales, etc.

Les deux arrêts que va rendre la Cour de justice européenne sur cette question sont donc très attendus et pourraient justifier que les juges français attendent avant de délibérer sur les prochaines affaires. »

 

NOTE : l’ACPF prendra une position ferme face à ce problème, qui sera évoqué lors de notre prochaine A.G.

 

Notre site Internet

 

Nous n’avons eu que 1200 visiteurs environs depuis notre dernière réunion, mais cela n’est pas si mal.

Pour ma part je suis fier de ce site, je reçois de nombreux emails d’encouragements.

C’est un moyen de s’exprimer, de ce faire connaître au grand public, mais il faut des idées neuves. Il faut de nouvelles propositions !

Je fais appel aux Capitaines de Pêche, mais aussi aux amis du site qui ont des choses à partager, photos, témoignages, histoires, je vous remercie d’avance !

Il m’est parfois très difficile de répondre à tous les emails, j’en suis navré car certaine requête ne sont pas de ma compétence ni celle de l’ACPF.Par contre certaine mérite toute mon attention.

Par exemple : Je cite la lettre d’un ami du site : Monsieur BIGET Denis Anthropologue à Douarnenez,

Je me permets de vous envoyer quelques photos d'une maquette qui appartenait à mon père dans les années 1960 afin que vous puissiez peut-être l'identifier. J'ai connu cette maquette vers 1965 mais elle est peut être plus ancienne. Je n'en sais rien.

D'après ce que m'avait dit mon père (J'avais environ 5 ans), il s'agit d'un chalutier de Saint-Malo. Dans les années 1980, je l’ai restauré à ma façon sans connaître l’original J'ai conservé sa couleur bleue (qui étais je crois plus claire à l'origine). Les couleurs de la cheminée sont inventées par moi. Les radars, cadres gonio, manches à air et cuve devant la cheminée, les treuils sont ajoutés par moi, ainsi que le compas et chadburn de passerelle. L'indicatif radio est de mon fait. L'antenne filaire est double comme à l'origine autant qu'il m'en souvienne. J'ai refait les mâts un peu comme à l'origine. Celui de devant me paraît un peu grand. Le mât de charge est de mon invention, ainsi que les haubanage et les protections de coque sous les potences.

Je crains qu'il vous soit difficile de trouver le nom de ce navire. Seul la forme de coque, les superstructures et les ponts n'ont pas changé. Ces éléments vous suffiront peut-être. Au cas où vous échoueriez dans vos recherches, je vous saurai gré de me renvoyer ces photos afin que je les envoie à l'association des Terre-Neuvas à Fécamp.

Je tiens à vous féliciter pour votre site Internet et la superbe collection de photos de navires que j'ai enregistrée et que je regarde toujours avec plaisir.

En espérant que vous pourrez me renseigner sur cette maquette qui a pour moi une grande valeur affective, je vous prie de croire, Messieurs, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

     

 

Amis du site, si vous pouvez trouver le nom de ce chalutier Malouin, prenez contact avec : denis.biget@wanadoo.fr  merci d’avance pour votre coopération.

 

Les Mémoires Professionnels des élèves Capitaine de Pêche.

 

J’ai une nombreuse demande que je ne peux honorer, car il faut l’autorisation de son auteur pour les diffuser, ils intéressent ; Universitaires, journalistes, scientifiques, Elèves des Lycées Professionnels Maritimes.

Chers amis, vous faites vos mémoires sur un support informatique, je serai très heureux de les insérés dans le site, c’est une façon de revaloriser vos compétences.

Exemple d’email non satisfait

Monsieur, actuellement étudiant en dess de droit maritime, j'effectue dans le cadre de mes études des recherches sur la surveillance et le contrôle des pèches, et je souhaite savoir comment il est possible d'obtenir l'exemplaire d'un mémoire, notamment celui de Mr Roussel (95/96 sur le contrôle des pêches). En vous remerciant, salutations. allaert@voila.fr

lundi 21 juillet 2003 AOL: YVESPINSON

 

Vous pouvez me les adresser : Association des Capitaines de Pêche Français, 5 Le Pied Sablon, 50840 Fermanville. Tél. : 02.33.44.42.98.

 

Assemblée Générale Annuelle

La prochaine Assemblée Générale devra se dérouler vers la fin Octobre ou début Novembre une date et lieu reste à définir.

A l’occasion de cette réunion, nous célébrerons le 20°anniversaires de notre Association, nous souhaitons réunir les anciens qui ont œuvrés pour la défense de nos prérogatives de notre brevet.

Une élection du Bureau sera à l’ordre du jour.

 Le Secrétaire de l’ACPF : M. Pinson Yves

 

 

 

Lettre au adhérents : Mai 2003 - V.A.E

Chers collègues,

 

Je reviens vers vous sur les sujets concernant l’homologation du Brevet de Capitaine de Pêche et la Validation des acquis par expérience (V.A.E.)

L’A.C.P.F ; est associée au Secrétariat d’Etat aux transports et à la mer, et par l’inspection Générale de l’Enseignement Maritime (Dossier suivi par M.B. DULAC de l’IGEM), le dossier qui m’a été adressé en vue de l’inscription d’une certification au répertoire national prévu par la loi de modernisation sociale exige pour être renseigné la connaissance de nombreuses informations. (Fiche jointe)

Dans l’intérêt et la défense du diplôme que nous allons obtenir, je sollicite votre concours pour renseigner les documents joints. (Je transmettrai à Paris les renseignements par messagerie informatique) Cette recherche se faisant sur l’ensemble des titres de la formation professionnelle maritime vous veillerez à préciser l’intitulé exact de la certification.

La commission nationale de certification professionnelle à l’ambition de rendre disponible le premier répertoire pour l’été (lettre du 17 février 2003)

Je vous serais donc reconnaissant de bien vouloir m’adresser les renseignements demandés dans les plus bref délais.

Qu'est‑ce que la validation des acquis de l'expérience ?

L'acte de " valider " en général consiste à vérifier la conformité des acquis qu'une personne s'est appropriée après une formation ou lors d'une expérience, par rapport à une norme préalablement définie. Cette norme peut être un descriptif de diplôme, titre ou certificat (référentiel élaboré par un ministère ou un organisme de formation) ou un descriptif de qualification (élaboré par une branche professionnelle).

       Lorsque la maîtrise des acquis est certifiée, les intéressés reçoivent un document qui atteste

ü  Que les acquis décrits sont bien conformes à ce qui est décrit dans la norme qui a servi de base à leur validation

ü  Que la procédure de validation s'est effectuée selon les règles et les consignes prévues pour garantir sa fiabilité.

 

A noter : Pour certaines certifications, notamment celles conduisant à des professions réglementées, des dérogations à la mise en oeuvre de la validation des acquis de l'expérience peuvent être admises. Une telle mesure est prise individuellement pour chaque diplôme ou partie de diplôme, de même que pour chaque titre ou partie de titre concerné. Elle ne saurait s'appliquer à l'ensemble d'une profession ou d'un secteur d'activités  (décret 2002‑615 du 26 avril 2002, article 7).

 

Une demande à été faite auprès de M. D.LAURENT à la Sous Direction des Gens de Mer (GM1) afin que l’ACPF soit représentée aux travaux de la Convention STCW/95 nous devons avoir une réponse favorable bientôt.

            Il va de soit que ces objectifs vont être une charge de travail très importante pour le Bureau de l’ACPF.

    Monsieur le Président et Messieurs les Membres du Bureau souhaitent que les Capitaines de Pêche qui seront bénéficière des prestations de l’ACPF soient des adhérents qui sont à jour de leur cotisation annuelle.

            Un premier courrier est envoyé aux adhérents, plus à tous les élèves C.P.depuis 1990, il est certain nombreux ont changé d’adresse.

            Si vous n’êtes pas adhérent de l’ ACPF et que cette démarche vous intéresse vous devez remplir le formulaire d’inscription à l’ACPF et le retourner avec votre formulaire de renseignements, joindre votre cotisation de 32 euros.

 

            Je vous demande une grande rigueur dans vos renseignements afin de pouvoir concaténer les fichiers, éliminer les doublons évidents, se soustraire à une obligation de saisie totale quelquefois source d’erreur.

 

            En vous remerciant d’avance, cher collègue, je reste à votre disposition pour mener à bien ce dossier.

 

M.Pinson Yves

Secrétaire de l’ACPF.

Référant à la Commission V.A.E.

 

à envoyer…………………………………………………………………………………..

 

ASSOCIATION des CAPITAINES

De PÊCHE FRANÇAIS

 

Je soussigné………………………………………………………………………………

 

CAPITAINE DE PÊCHE (ou Elève CAPITAINE DE PÊCHE)

 

Né le ……………………………………à…………........................................................

 

Adresse…………………………………………………………………………………..

…………………………………………………………………………………………….

 

Tél. :………………………………………………………………………………………..

 

Je désire adhérer à l’association des CAPITAINES de PÊCHE FRANÇAIS

Ci joint un chèque de 32 euros

 

A…………………………………….le……………………………….signature

 

 

 

A adresser : Monsieur PINSON Yves  Secrétaire / Trésorier de l’A.C.P.F.

23 Avenue Louis Lumière 50 100 CHERBOURG. Tél./Fax : 02.33.44.42.98.

Section CAPITAINE DE PÊCHE   Année scolaire :

Date d’entrée……………….Date de sortie…………….Site……………..

 

FICHE DE RENSEIGNEMENTS

 

Nom………………………………………………………………………………………

Prénom……………………………………………………………………………………

Date et lieu de naissance…………………………………………………………………

Adresse…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………Tél…………………………………………………………………………………………

 

Diplômes ou niveau d’études……………………………………………………………

……………………………………………………………………………………………

 

BREVETS MARINE MARCHANDE (Origine du candidat)

 

BREVETS

Ecole

Année

Expérience professionnelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emploi après l’octroi du titre

 

Fonction

Statut

Entreprise Nom. Secteur d’activités

Rémunération brute annuelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emploi actuel

 

Fonction

Statut

Entreprise Nom. Secteur d’activités

Rémunération brute annuelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau : Préciser le type ( CAP,BEP,BTS ..)et la nature du diplôme,Préciser également si ce diplôme a été obtenu ou pas.

Expérience professionnelle : en lien avec la certification . Préciser la durée et la nature de cette expérience.

 

Si vous avez des difficultés à remplir ce formulaire, vous pouvez joindre une feuille avec les détails importants.Je ferai pour le mieux de vos intérêts.

 

LETTRE TRIMESTRIELLE (Mars 2003)

Rédigée par M. PINSON. Yves Secrétaire de l’ACPF

Chers collègues, et amis du site de l’A.C.P.F.

Nous sommes en 2003, et notre Association à 20 ans d’existence cette année, crée le 5 juillet 1983 à Saint – Malo au service de tous les Capitaines de Pêche Français.

Depuis sa création elle est intervenue dans de nombreux domaines, au niveau de la défense des intérêts de la profession, de la solidarité, de l’aide à ses adhérents, elle s’implique dans des interventions de caractère international, faire connaître aux entreprises la qualité des services qu’elles peuvent attendre des Capitaines de Pêche.

Aujourd’hui grâce à notre site qui est un moyen de communication, nous avons après un an d’existence plus de 6 000 visiteurs qui nous félicitent de notre dynamisme pour faire connaître au grand publique l’A.C.P.F.

Depuis notre Assemblée Générale de Concarneau, j’ai eu une avalanche de dossiers à traiter ;

1°) Un bureau d’étude de la Réunion pour la constitution d’une équipe pour une mission d’identification d’un projet régional dans le domaine de la gestion durable des ressources côtières de l’Océan Indien , la demande à été satisfaite par l’A.C.P.F.

2°) Recherche en personnel qualifié des Capitaines de Pêche pour un armement à EL KALA (Algérie) embarquement en alternance de 1 mois (prévision Mars 2003) en cours.

3°) Un programme qui est encore à l’étude pour le Cameroun pour la région de Kribi et Campo, je travaille sur ce projet de développement d’une école - entreprise basée sur les activités de la pêche artisanale. Le projet est en cours de réalisation.

4°) Pêcheries de Nouvelle – Calédonie BP 71 KOUMAC 98 850 (pecheris-koumac@mis.nc)  Recherche Capitaine de Pêche pour 10 palangriers de 20 m.

5°) Depuis le début Janvier 5 Capitaines de Pêche m’ont demandé de l’aide dans la recherche d’un emploi, 3 demandes ont été satisfaite, reste 2 adhérents à négocier des postes à terre.

Il m’arrive par le site des demandes d’emplois autres que des Capitaines de pêche, dont l’ACPF aide de son mieux, je reçois un courrier très important de demandeurs d’emplois vu la conjoncture de la pêche française.

Je rappelle que l’ACPF aide ses adhérents dans les limites de ses possibilités, pour tous autres marins il faut vous adresser avec notre partenaire : La TOULINE Bretagne de Lorient, nous avons un lien dans le site (www.latouline.com) à consulter impérativement !

CIRCULAIRES IMPORTANTES

L'association des Capitaines de Pêche Français vient de prendre connaissance de la circulaire 34/01 de l'ENIM en date du 29 novembre 2001.suite au courrier relatif à cette circulaire de PAUGAM Jean. Membre du Bureau de l’ACPF

Cette circulaire a pour objet: Validation rétroactive des périodes d'enseignement maritime au titre de la promotion sociale, de la formation professionnelle et des élèves boursiers.

Cette décision permet (sous certaines réserves) aux marins en activités ou retraités de faire valider des cours d'enseignement maritime pour droit à pension.

Au sein de l'association des Capitaines de Pêche nous pensons que plusieurs de nos collègues peuvent être intéressés par cette décision.

En effet, avant de passer notre brevet de Capitaine de Pêche, nous sommes nombreux à avoir fréquenté les écoles de pêche pour l'obtention des brevets de lieutenant et de patron au titre de la promotion sociale.

Si à l'époque vous n'avez pas cotisé à L’ÉNIM / CRM (Caisse de Retraite des Marins) vous pouvez (peut-être) le faire maintenant.

La validation de quelques mois de cours peut vous faire gagner une annuité (voir plus). Pour le calcul de votre pension, ce n'est pas négligeable.

Pour plus de renseignements n'hésitez pas à contacter le quartier des Affaires Maritimes dont vous dépendez.

VALIDATION DES ACQUIS DE L’EXPERIENCE.

La validation des acquis de l'expérience permet à toute personne de faire valider des études, expériences professionnelles ou acquis personnels, en vue de l'acquisition d'un titre de formation à finalité professionnelle délivré par l’Etat.

Conformément au souhait des professionnels, la DAMGM a mis en place cette procédure de validation en permettant à des capitaines de grands yachts de la plaisance professionnelle d'obtenir le brevet de patron de navigation côtière, titre STCW 95.

A la suite de cette expérimentation, un nouveau cadre administratif et juridique verra le jour au premier trimestre 2003, pour les secteurs du commerce et de la pêche maritime/cultures marines.

 Des titres correspondent au niveau 3 de l'enseignement maritime seront notamment délivrés pour les fonctions du pont et de la machine.

Cette mesure s'inscrit dans un processus d'étroite collaboration entre les futurs "référents" des établissements de la formation maritime et les services déconcentrés des affaires maritimes, en relation avec l'Inspection Générale de l'Enseignement Maritime et la DAMGM.

Après la lecture de l’instruction relative a la procédure de validation des acquis de l’expérience en vue de la délivrance d’un titre de la formation professionnelle maritime, un petit document de 15 pages !

 Une petite analyse.

-         Projet ambitieux, qui aurait du voir le jour depuis plusieurs années, mais pas dans l’état actuel, donc à qui profite cette instruction, surtout aux militaires de la marine nationale qui demande un reclassement après 15 ans de service

-         Je cite :  « En étroite relation avec les professionnels du monde maritime. »

L’ACPF était absente et nous pouvons que le regretter, cela est bien dommage, nous avons encore du travail au sein de l’association pour nous faire reconnaître comme professionnels du monde maritime !

-         Une réflexion : si une instruction relative à la procédure de validation des acquis traite le Brevet de Capitaine de Pêche pour l’obtention du brevet 3000 UMS. Il est certain qu’ils exigerons des compléments de cours (lesquels ? et dans quelles conditions ?)

-         En conclusion, il me semble que l’Administration n’est pas prête à promouvoir les brevets pêche vers la passerelle Commerce !

RENFORCER LA SECURITE PAR LA FORMATION

Encore un chalutier perdu avec son équipage aux Sables d’Olonne par un abordage en mer, fortune de mer ? Risques du métier ? J’ai perdu dans cet accident un ancien élève (le Patron)et des amis !

On en parle !

Les avancées en matière de formation de la sécurité, aussi bien en externe qu’en interne permettent de consolider cette politique de renforcement de la sécurité maritime

Les avancées concernent aussi bien la validation des acquis professionnels, la réforme des filières de formation à la pêche ou la formation à la sécurité.

De même, la poursuite de la réforme de la formation au sein des affaires maritimes et de l’intégration des personnels des lycées maritimes. Un document de référence a notamment été édité afin de préciser les obligations de services de chaque corps de métier dans les lycées.

Il est certain qu’il faut réagir et vite !

UN ARTICLE  sur un sérieux problème de contrôles des Affaires Maritimes relevé dans la revue AFCAN dans le N°54 de Août 2001

 « Les administrations maritimes doivent affronter une crise sans précédent devant la multiplication des faux diplômes et certificats divers : 12 635 cas auraient été détectés.

Cela résulte d’une enquête effectuée par l’Université de Cardiff basée sur les réponses de 54 administrations, sur les 97 contactées.

Les faux se répartissent ainsi : 41% pour les certificats de spécialités, 27% les livrets maritimes, 18% les diplômes d’officiers, 15% les faux certificats GMDSS.

La plupart des détenteurs de ces faux naviguent dans leur flotte nationale, de 5 à 9% à l’étranger »     Ces chiffres se passent de commentaires !

 

UN RAPPEL AUX AMIS DU SITE DE L’ACPF

Pour un emploi ou un embarquement vous devez vous adresser : www.latouline.com

Pour acquérir des Mémoires des Capitaines de Pêche, que sur autorisation de l’auteur, si disponible, copie + expédition à vos frais.

Pour connaître les dispositions de la convention STCW de vos Brevets : www.mer.gouv.fr

Pour avoir des renseignements sur des anciens navires ou des personnes ayant fait Terre Neuve, il faut vous adresser à l’Association des Terre Neuvas , 8 rue du Bailly BP 78   76402 Fécamp , Tél : 02 35 10 38 43   E-mail : tigao.@wanadoo.fr

Pour toutes les formations y compris le BPPV  et cours à distance (n’est pas encore opérationnel) mais prendre contact doare.dir@scolagora.com

Pour les permis Bateaux, côtier, Hauturier et Extension, Formation à la demande, Tél. : 06 09 61 28 00 Saint Malo www.formations-maritimes.com  ou LAFFICHE@aol.com

Rappel de cotisation aux adhérents de l’ACPF : 32 €uros pour les actifs et 16 €uros pour les retraités, libre pour les membres Bienfaiteurs.

Adresser vos chèques : à l’ordre de l’Association des Capitaines de Pêche Français

A Monsieur Pinson Yves Secrétaire / Trésorier de L’ACPF , 23 Avenue Louis Lumière 50100 CHERBOURG

Bien amicalement a vous tous                              M. Pinson Yves Secrétaire de l’ACPF

Lettre au adhérents : juin 2002 - Pêche, formation, sécurité

Lettre aux adhérents : décembre 2002 - sécurité des navires de pêche (BEA mer)

Juin 2002.

LETTRE AUX ADHERENTS ET AMIS DE L’ACPF

Rédigée par M.PINSON.Yves : Secrétaire de l’ACPF

Sujets traités dans cette lettre :    - Dossier pêche

                                                    - Formation

                                                    - Sécurité en mer

                                                    - Nouvelles de l'association

DOSSIER PÊCHE

Je commencerai par une réflexion ; sur la réforme annoncée de la politique commune de la pêche, elle annonce une grosse perturbation à venir sur la flottille de pêche française et européenne, donc je dirai au commandant « Ah ! Il faut bien le dire, nous sommes très mal, nous sommes très mal avec ce temps ! …. faisons bout à la lame ! »

L’annonce est donc cruellement ressentie par les professionnels et par une population maritime qui réagit vigoureusement aux restrictions imposées par la Commission.

Les professionnels de la pêche s’interrogent sur leur avenir ( surtout les jeunes Capitaines de Pêche ) ils s’interrogent sur la brutalité du train de mesures « la bataille de la PCP ne fait que commencer ! »

Monsieur Franck Fischler à promis aux professionnels, je cite « du sang, de la sueur, et des larmes ! »

Monsieur, je sais ce que cela veut dire ; c’est le quotidien des marins et de leurs familles !

Ne sommes nous pas en train de revivre un épisode de 1989 : la lente agonie vers le déclin et pour conclure à la fin de la grande pêche ?

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que les esprits s’échauffent ! nous savons tous que des efforts importants doivent être mis en place pour la gestion de la ressource, pour l’avenir du métier de pêcheur ! la question reste entière : mais quel en sera le prix ?

Les principaux axes de la réforme :

La ressource :

Une chute libre des captures programmée par la gestion des plans pluriannuels.

Fin des TAC et Quotas ( c’est un Conseil de déterminer les limites de captures sur la base des avis des scientifiques )

Réduction de l’effort de pêche de 30 à 60% selon les stocks ,et de 43% sur le cabillaud et le merlu.

La flotte de pêche

Plus de POP, mais des « niveaux de référence » fixée par la Commission ( 1 rentée devra correspondre à 1 sortie)

Supprimer toutes formes d’aides IFOP.

( l’accès des jeunes à la profession ,et le renouvellement des navires, donc des outils de travail est largement compromis ! )

Aides :

Redéploiement pour la casse de 8 592 navires au sein de l’UE

Emploi

Des primes à la valise pour environ 28 000 marins soit 11% des marins actifs dans l’UE.

Réactions

-         Qu’il y ait un problème de la ressource c’est incontestable, mais il pouvait y être répondu par une approche moins brutale.

-         C’est d’autant plus ahurissant que cela repose sur une analyse scientifique contestable

-         Notre devoir de responsable est de veiller à ce que la pêche puisse être durable. Pour ce faire contrôlez nous mais ne vous mêlez pas de la modernisation ou de la suppression des bateaux !

-         La protection des espèces comme seul critère de définition d’une politique visant au développement durable n’est pas acceptable.

FORMATION

Je m’adresse à mes collègues et amis Capitaines de Pêche, adhérents de l’ACPF, qui après une vie professionnelle bien remplie ,ayant l’expérience de commandement de navires de pêche ont choisit l’enseignement maritime.

Dans nos rangs nous comptons des Directeurs d’Établissements ; L.P.M., et des Enseignants Maritimes.

La formation des hommes, tout le monde en parle, y réfléchit, cherche à mettre en place les formules les plus performantes dans la forme et le contenu, et à même de répondre aux exigences d’un environnement socio-économique en pleine mutation.

Établissements scolaires, centres de formation professionnelle, stage et autres séminaires jouent pleinement leur rôle pour apporter les connaissances nécessaires à ceux qui débutent dans la vie professionnelle et à tous ceux qui, déjà en activité, souhaitent parfaire leur savoir-faire.

Cependant, cela est-il suffisant pour trouver les solutions aux multiples difficultés qui surgissent ensuite dans l’exercice quotidien de son métier, pour saisir les subtilités d’un contexte technique, économique et social impliquant vigilance et discernement dans les prises de décision. ?

C’est là que l’enseignant maritime contribue au transfert des connaissances, propose des thèmes de réflexion, informe des grandes tendances, délivre des messages pratiques, enfin il joue un rôle incitatif se faisant le relais des institutions de formation en suivant les cursus mis en place, et de son expérience de la réalité du métier de marin pêcheur !

Je citerai Montaigne ; Je n’enseigne pas, je raconte … !

Le Lycée Maritime et Aquacole de Cherbourg

Annonce l’ouverture à la prochaine rentrée 2002/2003 d’une ferme pédagogique Aquacole à Saint Vaast-la-Hougue

Sous la direction de M. DOARE le lycée maritime et aquacole de Cherbourg propose deux formations aquacoles, le BEP (niveau V) et le Bac Pro (niveau IV) Cultures Marines. Le Bac Pro Cultures Marines offre deux options: production ou commercialisation. Le lycée prépare ainsi aux exigences pour l'installation aidée.

La proposition de formation en cultures marines doit être en étroite correspondance avec les activités professionnelles. Il s'agit pour le jeune qui entre en formation,, d'acquérir des compétences reconnues par la profession. C'est aussi un facteur de promotion sociale et de développement personnel.

Dans un souci permanent d'efficacité et de rapprochement avec le monde de l'entreprise, le LMA dispose aujourd'hui d'un nouvel outil: une ferme marine d'application. Ce bâtiment de 500 m² est situé à St Vaast-la-Hougue, dans la zone conchylicole d'EUROMER. Il dispose d'un atelier de production et d'expédition conchylicole, de salles d'élevages pour différentes espèces d'aquaculture, d'un atelier mécanique, d'une salle de travaux pratiques, d'une salle de cours et enfin d'espaces de vie. A l'extérieur une réserve d'eau de mer et des petits bassins dégorgeoirs permettront aux élèves d'utiliser au mieux la production issue des parcs (20 ares et 150 m de bouchots). Ce matériel performant permettra de former encore plus efficacement les jeunes en mettant en évidence leurs compétences, et ce en partenariat avec la profession.

Ainsi cette ferme marine, lieu propice à l'apprentissage des techniques et à l'expérimentation se doit aussi d'être associée aux professionnels en étant lieu de concertation, d'échanges et de formations.

Autre annonce :

Un centre de Formations continues pour  adultes est ouvert à Cherbourg dans de nouveaux locaux à la Glacerie, co-financée par le Conseil Régional de Basse-Normandie et le Fonds Social Européen.

Les Formations :

-         Certificat de Capacité Pêche/Commerce

-         Brevet de Lieutenant de Pêche

-         Brevet de Patron de Pêche

-         Brevet de Patron à la Plaisance ( Voile)

-         P.C.M. Permis de conduire les moteurs

-         Certificat de Motoriste à la Pêche

-         Certificat d’Aptitude à la conduite des moteurs des navires conchylicoles

-         O.M. 3 Brevet d’Officier Mécanicien de 3°classe

-         B.E.P. Poissonnier

-         Formation des Femmes de marins pêcheurs à la gestion-comptabilité

-         Formation des Femmes de marins pêcheurs anglais-fiscalité

-         Matelotage – Ramendage – Technique de pêche

-         Certificat d’Initiation Nautique Pêche/Commerce Formation SMDSM – CRO – CSO – CGO

-         Formation sur simulateur Radar (ARPA ) Navigation – Pêche.

-         Brevet Patron Petite Navigation

-         Brevet Chef de Quart Navigation Côtière

La formation professionnelle maritime permet chaque année à 3500 personnes d'acquérir les compétences nécessaires pour exercer les métiers de marin professionnel à la pêche, au commerce et à la plaisance ou le métier de conchyliculteur.

Nul ne peut être embarqué comme marin professionnel s'il ne peut justifier des titres maritimes requis par la réglementation (il convient de bien distinguer l'exercice professionnel du métier de marin et la pratique de la navigation de plaisance à moteur qui nécessite la détention du permis ou de la carte mer). il s'agit d'un impératif de sécurité qui s'impose non seulement au plan national mais également au plan international.

L'enseignement maritime est marqué par une tradition de promotion sociale. En effet, grâce à la formation continue, il est possible en partant du niveau de qualification le plus modeste de parvenir au brevet de commandement le plus élevé.

Le calendrier des dates de formations sera mis en place dans quelques semaines.

Pour tous renseignements sur les formations , prendre contact avec le Secrétariat du Lycée Maritime Aquacole de CHERBOURG . Rue Matignon B.P. 36  - 50651 CHERBOURG CEDEX  Tél : 02 33 88 57 10  Fax : 02 33 20 69 32 .

Note : Cette rubrique sur les Formations Maritimes est largement ouverte à tous les Établissements de Formations : contacter YVESPINSON@aol.com pour diffusion des calendriers .

LA SECURITE EN MER

J’ouvre cette rubrique en ayant une pensée pour notre collègue Capitaine de Pêche Yannick JEGO Commandant du « Parrain » disparu en mer le 1° février 2002 au large des Iles Hébrides à l’Ouest de l’Ecosse. Avec un vent de force 11 et des creux de 12 à 15 métres,le navire était à la cape et le Capitaine de veille à sa passerelle.Soudain une vague imprévisible déferle et dévaste la passerelle. Le choc est d’une violence extrême, le Capitaine est projeté à la mer, le sytéme électronique de navigation et radio est détruit, les moteurs s’arrêtent le navire n’est plus gouvernable

Tout espoir semble perdu pour l’équipage du « Parrain » Mais grâce au courage héroïque de l’équipage de l’hélicoptère de la Royal Navy à la limite de l’impossible sauve les 18 marins. Simple réaction du pilote Tony Gear et son équipier John Carrigan « On a pu se regarder dans les yeux » Je dirai tout simplement « Merci les gars de la Royal Navy »

Certains d’entre nous avons vécus des situations semblables et dramatiques, c’est la mer qui décide de notre destin pour le meilleur ou le pire !

Vivre et travailler sur la mer, c'est dur, très dur même. Le marin pêcheur ne ressemble en rien à l'agriculteur ou à l'ouvrier sidérurgiste, image trop souvent montrée, parfois pour mieux cacher la réalité quotidienne d'un métier qui reste méconnu.

Le marin pêcheur est aujourd’hui encore un travailleur différent des autres, lié à son bateau d'une certaine manière certes, comme un ouvrier d'usine à sa machine. Il subit les lois rigides et inhumaines imposées par le développement actuel : rendement, cadence, horaires de travail insupportables, fatigue, accident souvent, mort parfois... et salaire souvent sans aucun rapport avec le travail fourni.

"Boulot-dodo" donc pour l'ouvrier de la mer, de plus est sur un terrain d’action fort propice à l'accident. On ne peut considérer le bateau de pêche, fruit du labeur de nombreuses années souvent, comme une simple machine. Mais le pêcheur n'est pourtant pas mieux protégé que le métallurgiste dans une usine sidérurgique de l’Est de la France, ou que l'ouvrier du bâtiment.

Trop longtemps, l'accident à la pêche a étè considéré comme un tribut à payer à la "dure loi de la mer" et, dans les ports, on voulait croire que le destin du marin, complice de la fatalité, décidait un beau jour de le faire passer par dessus bord. Cette vision des choses n'a pas disparu, et il suffit pour s'en convaincre de se rendre à l'un des services funèbres suivant les catastrophes maritimes qui, plusieurs fois par an endeuillent les côtes françaises.

Souvent, on entend dans la bouche des prêtres, des autorités maritimes ou même des familles l'éternel "Dieu l'a voulu". Et, pour qu'une enquête sérieuse et rapide soit ouverte, pour que la recherche de responsabilités éventuelles soit ordonnée, il faudra que les fautes ou les erreurs commises soient manifestes. Sinon, on laissera faire.

La situation est d'autant plus préoccupante que les noyades de marins sont beaucoup plus fréquentes qu'on pourrait le penser.

Certains pourtant élèvent la voix pour protester et l'on voit naître des enquêtes officielles.

Alors parler de fatalité n'est pas raisonnable. Les causes des accidents de mer sont connues et certains, parmi les patrons pêcheurs mêmes, proposent des remèdes.

Conditions de travail difficiles, fatigue due à la veille et au rythme de la pêche, cela environ plus de 320 jours par an.

Lors d'une campagne de pêche on estime qu'un pêcheur travaille environ 16 à 18 heures par jour en moyenne

Si il y a des réparations à faire au matériel (chalut, etc... ) ou si la pêche donne à plein, il est fréquent que les marins travaillent de 48 à 72 heures consécutives, sans autre pose que celle nécessaire pour manger en vitesse ou boire un café qui permettra de tenir un peu plus.

Si l'on est parvenu sur les gros chalutiers à l'amélioration des horaires, il apparaît difficile de concrétiser une réglementation stricte à bord des plus petits.

Le métier est ainsi.

D'ailleurs si la paie est bonne, qu'importe la misère que l'on oubliera vite. Simplement devrait - on veiller à ce que le novice embarqué dès la sortie de l'Ecole d'Apprentissage Maritime ne soit pas considéré comme un matelot aguerri.

On imagine facilement l'état des réflexes de ce dernier après un "bal de nuit" sur le pont. Si un paquet de mer arrive, s'il est pris dans le tapis roulant ou s'il est coincé par un câble, il ne pourra rien faire, ni s’agripper pour éviter d'être emporté par la lame, ni se protéger d'une chute provoquée par un roulis violent.

Il faut que le navire soit rentable. Le patron et l'équipage devront trimer dur en ignorant le plus souvent les dimanches, les jours de fête. et en continuant à travailler même dans des conditions météorologiques très mauvaises. on dira qu'il faut rembourser, qu'il y a les traites et que c'est la misère.

Mais autrefois en cas de tempête, le patron de pêche prenait le temps de gagner un port ou une zone abritée.

Il n'était pas esclave de son bateau et respectait trop la mer pour la défier.

Les chalutiers modernes travaillent par tous les temps jusqu'à la limite extrême de leurs possibilités, jusqu'à l'accident...

Souvent, avec trop de puissance motrice, proportionnellement à leur taille et des bateaux sans doute moins marins, on ne peut éviter le pire.

Même les petits navires de pêche côtière ont du étendre leur secteur de pêche pour aborder des zones plus productives, mais aussi plus dangereuses.

Une analyse des accidents a permis de constater que les causes les plus fréquentes étaient la présence d'un seul homme de veille, souvent non qualifié. Car, si la fatigue est responsable en grande partie de la recrudescence des accidents à la pêche, la négligence du personnel est aussi à la source de nombreux accidents.

Les constats du BEA mer ont démontré une recrudescence d’accidents dramatiques dans le domaine de la pêche maritime. Des les premiers mois de 2001 , la DAMGM a donc pris conscience qu’une réaction était indispensable, que la fatalité ne devrait plus être évoquée pour justifier tant de pertes de vie humaines.

La flottille pêche vieillie, le renouvellement des navires de conceptions modernes et d’équipements navals en matière de pêche est la véritable solution pour le long terme

Je cite ici une réflexion sur le port des marques de pêche de jour

Lettre de M.PAUGAM Jean Capitaine de Pêche ; Ex. Commandant de navires de Recherches

Objet : Les marques de pêche

Monsieur le Directeur,

                                     Suite aux nombreux accidents de mer survenus sur les navires de pêche au cours de l'année dernière (23 morts en Bretagne en 2001), un plan pour la sécurité des marins pêcheurs a été établi par le ministère de l'Équipement, des Transports et du Logement et par le ministère de la Pêche et de L'Agriculture. On ne peut que se féliciter des nouvelles mesures qui vont être prises dès l'instant ou elles réduiront j'en suis convaincu le nombre d'accidents en mer. Capitaine de pêche à la retraite, j'observe depuis de nombreuses années l'évolution du travail en mer et si je ne suis pas contre de nouvelles mesures de sécurité, je me demande pourquoi on ne respecte pas celles en vigueur.

J'ai pour illustrer ce propos la marque de Pêche (2 cônes noirs, opposés par le sommet) que doit montrer un navire en Pêche. Il est tout à fait anormal qu'un bateau de pêche partant en campagne ou de retour de campagne, et a fortiori à quai, montre la marque d'un «navire en train de pêcher ». Cette pratique, abusive et trop courante, peut être à la source d'accidents graves.

Pour remédier à cette situation, il faudrait rentrer la marque de pêche chaque fois que le navire met en route libre. Je reconnais que ce n'est pas facile et que cela pose problème.

J'ai pensé que sur les futurs navires de pêche, il serait judicieux de fixer la marque de pêche sur un petit vérin hydraulique que le patron ou le capitaine actionnerait en appuyant sur un bouton. La facilité de la manœuvre encouragerait le patron ou le capitaine à rentrer sa marque et ainsi à respecter les règles de barre et de route.

Ci joint deux schémas qui vous permettront de mieux comprendre ce que j'aurai souhaité avoir lorsque j'étais en activité.

Si vous avez trouvé mon idée intéressante, je vous prie de me le faire savoir.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le directeur, l'expression de mes sentiments distingués. 

M.PAUGAM Jean

 

 

 

LES NOUVELLES DE L’ASSOCIATION DES CAPITAINES DE PÊCHE FRANÇAIS

Une réunion de travail qui réunissait les membres du Bureau qui s’est déroulée le 20 avril 2002 à Saint Malo,

Étaient présents à cette réunion de travail :

M.Président M.LAFFICHE Ernest      Le Vice-President M.Gorges Jean-Paul

Le Secrétaire M.PINSON.Yves             Membre actif   M.PAUGAM Jean

Les sujets importants :

Les nouvelles dispositions de l’article 2 du partenariat avec « La Touline Bretagne »

Nous avons besoin de plus amples explications. C’est notre Vice-Président M. Gorges J.P. qui s’est chargé de cette mission.

L’article 2 du précédent accord signé pour 1 an avec M.QUINO Président de « La Touline » je cite l’article 2 :

« La Touline Bretagne s’engage à transmettre à l’ACPF toutes les offres d’emploi pouvant intéresser les marins titulaires du Brevet de Capitaine de Pêche, sans que ceux-ci soient adhérents de la Touline Bretagne »

Dans le nouveau protocole d’accord M.Le STRAT nouveau Président exige que les Capitaines de Pêche demandeurs d’emploi doivent cotiser à la Touline Bretagne.

Il est inutile de préciser que cette nouvelle disposition est préjudiciable à l’ACPF !

Notre site :

Avec prés de 5200 visiteurs depuis son ouverture au cours du mois de janvier 2002, nous pouvons considérer cela comme une réussite. Nous recevons des E-mails du monde entier : USA, Canada, Afrique, Europe, Île Maurice.

Le contenu des E-mails traite des questions diverses, des renseignements, surtout des félicitations pour la diversité du contenu.

Au cours de la réunion de travail, nous nous sommes posé la question sur de nouveaux objectifs.

Comme je l’ai toujours dit, le site est un outil au service de tous les adhérents, ainsi que de faire connaître les Capitaines de Pêche.

J’ai pensé faire une rubrique de l’emploi, ou nous mettrons les C.V. de ceux qui le souhaitent, afin d’ouvrir un très large éventail de possibilités, soit dans la recherche d’emploi ou de changement de situation.

Si l’idée vous semble bonne, faites le savoir en prenant contact avec moi : YVESPINSON@aol.com

D’autres sujets doivent aboutir très prochainement

Faire reconnaître l’ACPF comme seule Association des Capitaines de Pêche Français amabilité de représenter ses adhérents et être un interlocuteur dans les instances Nationales et Européennes

Le livre de notre ami M.BARBARIN Capitaine de Pêche, Ex- Commandant de l’AUSTRAL, vient de sortir « Pêche et piraterie dans les 40° rugissants »

Fin de cette lettre trimestrielle N°1

Prochaine lettre devra paraître fin Septembre 2002

Bien amicalement à vous tous ; Adhérents et amis du site.      Yves

N’hésiter pas à prendre contact avec moi

Monsieur Pinson Yves Capitaine de Pêche. Secrétaire de l’ACPF.

23, Avenue Louis Lumière 50100 CHERBOURG    Tél : 02.33.44.42.98.

 

 

LA SECURITE DES NAVIRES DE PÊCHE FRANCAIS

Extraits du rapport du BEA mer pour 2001

Le rapport final 2001 souligne (page 6,)

Les navires de pêche, deuxième paragraphe: "Ces dernières [les pertes de stabilité] sont essentiellement liées à la vétusté des navires et à la désoptimisation qui en résulte par suite de surcharges en matériel de pêche ."

Ce même rapport consacre un chapitre: La stabilité des petits navires de pêche reproduit ci-après in extenso:

"Le problème de la stabilité des navires de pêche est devenu une question préoccupante notamment celle des navires les plus anciens et les plus petits. Traditionnellement les navires de pêche étaient à la fois robustes et stables.

Depuis quelques années, leur vieillissement, lié aux contraintes imposées par la protection de la ressource, conduit assez souvent à une dégradation de la stabilité.

Ce facteur n'est en général pas le seul à prendre en considération dans l'analyse des évènements, mais c'est à l'évidence, un des plus marquants.

"Les pertes de stabilité, qui s'accompagnent le plus souvent d'une dégradation du franc-bord, sont essentiellement liées à la modernisation des équipements destinés, soit à améliorer le confort de l'équipage, soit à améliorer les performances de l'appareil de propulsion ou encore la productivité du train de pêche

 Souvent les modernisations sont motivées par la modification des techniques de pêche: il faut aller pêcher plus loin, plus longtemps, plus profond.

Les méthodes de conservation des apports changent. On embarque moins de glace et plus d'eau douce.

 Les équipements s'allègent sur certains points (chaluts) à taille équivalent mais s'alourdissent sur (treuils, moteurs... etc.).

"En fait, bien des navires de pêche ne font plus le métier pour lequel ils ont été conçus

 En d'autre temps, ils auraient été vendus sur le marché de l'occasion ou envoyés au déchirage et remplacés par des constructions neuves optimisées pour les nouvelles conditions d'exploitation.

Pour diverses raisons liées à la réglementation, un tel remplacement est devenu difficile .

De ce fait les patrons-propriétaires se résignent à les exploiter au maximum de leurs possibilités et à installer sur des coques inadaptées des équipements nouveaux, que ce soit en termes de motorisation, d'hydraulique d'aide radio‑électrique à la navigation, de train de pêche... sans en mesurer toutes les conséquences en matière de stabilité et / ou de franc-bord.

À cet égard, il est symptomatique de constater dans les analyses du BEAmer que, sur les 30 enquêtes ayant concerné, en 2001, les navires de pêche, plus de la moitié avait trait à des navires de plus de 30 ans

. La plupart de ces derniers avaient été "modernisés" quelques mois, voire quelques jours avant le sinistre et il a été établi que le sinistre était en partie liée à ces modifications.

"C'est à l'évidence une situation à laquelle on pourrait mettre un terme.

Il importe d'organiser le retrait de flotte des unités anciennes et / ou leur remplacement par des unités neuves .

Encore faut-il que ce remplacement se fasse dans des conditions cohérentes. Reconstruire à jauge et à puissance motrice identiques a également des effets pervers.

On peut très bien construire dans les mêmes paramètres géométriques et techniques un navire nettement plus productif mais moins sûr., ce qui serait évidemment contraire à l'effet recherché.

On peut même citer le cas du remplacement d'un navire par une unité hybride constituée des équipements d'un fileyeur moderne et d'une coque réalisée sur les plans d'un chalutier conçu il y a trente ans."

Afin d'obtenir une série suffisamment significative du point de vue statistique, la période d'étude porte sur les années 1998 à 2001 inclus, soient 4 années, plus les évènements les plus récents du premier semestre 2002 signalés par le BEAmer.

On trouvera ci-après la liste fournie par le BEA mer pour ces 4 années, complétée des informations recueillies au fichier central des navires de pêche: numéro d'immatriculation, longueur, puissance de propulsion et âge du navire.

 Par ailleurs, une correction a été apportée en ce qui concerne le navire PERLE DE JADE, pour lequel aucune victime n'est signalée alors qu'il y a eu 4 morts (le patron, son frère et 2 matelots polonais).

Un tableau statistique annexe réalisé par nos soins compile toutes les informations sans la moindre manipulation.

Le nombre moyen de navires métropolitains de moins de 16 mètres au cours de ces quatre années représente 83,5% du total de la flottille. Ils ne représente que 60% (57/95) du total des navires sinistrés.

Si l'on ne retient que les sinistres pour chavirement, perte de stabilité et naufrage sans précision, on obtient 83,5% des navires sinistrés pour cette catégorie (20 / 24). Il n'y a donc pas de surcroît de sinistres lié à la taille des navires.

Rien ne vient étayer le fait que la politique de protection de la ressource est à l'origine du vieillissement de la flottille.

La réduction imposée par les POP (plans d'orientation pluriannuels) auxquels la France a souscrit, a permis au contraire, dans premiers temps, de remplacer les unités les plus anciennes par un nombre plus restreint de navires neufs, mais dont la puissance de pêche cumulée était sensiblement supérieure à celle sortie de flotte,

Devant cette dérive, les marges de manœuvre ont été réduites, mais à partir de 1998 seulement. La situation pour 2001 est résumée dans la circulaire 699.DPMA.ES du 22 mars 2001

D'autres facteurs, probablement plus importants, sont à prendre en compte: l'augmentation du coût des navires et les faibles capacités d'investissement des pêcheurs, confrontés simultanément à la hausse des coûts de production et la stagnation des revenus.

Un navire encore plus cher, mais ne pouvant pas pêcher davantage du fait de problèmes de ressources halieutiques, est également plus difficile à rentabiliser.

Les difficultés de remboursement et échéances trop lourdes incitent à la fraude, donc à augmenter la pression sur la ressource... cercle vicieux.

La perte de stabilité représente 7% (7/95) des causes de sinistre

dans le tableau fourni par le BEA mer. Il semble curieux de considérer ces 7% comme "à l'évidence, l'un des faits les plus marquants".

D'autant qu'aucun chiffre n’est fourni pour étayer cet avis.

La modification de l'appareil de propulsion ne peut pas se faire sans accord de l'administration: centre de sécurité des navires (notamment en ce qui concerne la stabilité) et service économique (le permis de mise de exploitation, obligatoire pour l'armement d!un navire à la pêche ou la modification des ses caractéristiques, est basé principalement sur la puissance de l'appareil propulsif).

La recherche d'une productivité accrue du train de pêche se traduit par une augmentation de l'effort de pêche, donc une pression supplémentaire sur la ressource de pêche, laquelle n'est pas extensible.

Reconnaître qu'il faut aller chercher le poisson plus loin, plus longtemps, plus profond, revient à reconnaître qu'il y a bien un problème de ressources halieutiques.

Admettre une augmentation individuelle de l'effort de pêche oblige à accepter la réduction de la flottille en nombre.

Mais qui éliminer ?! Bien sûr, chacun a sa petite idée sur celui qui est en trop: le chalutier, le fileyeur, le côtier, l'Espagnol!

On ne peut pas imputer à la réglementation restreignant les efforts de pêche le fait que les patrons cherchent à changer de type de pêche, puisque la situation de blocage dans certains segments de flottille(établis par type de pêche et taille des navires) ne concerne que les unités entrant en flotte.

De plus, le changement de segment de flotte, depuis 2001, ne peut se faire sans l'obtention préalable d’un permis de mise en exploitation.

Vendre un navire sur le marché de l'occasion (il reste donc en activité) pour en reconstruire un autre revient à augmenter l'effort de pêche.

En outre, s'il y a des problèmes de sécurité sur ce navire ancien, ils ne seront pas gommés avec l'exploitation par un nouveau propriétaire

On remarque que le rapport ne s'appuie jamais sur des chiffres.

De plus, la période (enquêtes menées en 2001) prise en considération est bien courte pour étayer des conclusions générales, d'autant qu’il y a un décalage dans le temps entre les sinistres et la saisine du BEA mer.

En se référant au tableau fourni par le même BEA mer pour 1998‑2001, on constate que l'âge moyen des navires sinistrés est de 23 ans.

Pour les accidents dus à la perte de stabilité cette moyenne est de 21 ans, et pour les naufrages sans précision de 20 ans !

S'il faut considérer comme obsolètes des navires de moins de 25 ans... Les normes de sécurité en matière de construction à la pêche vont pas évoluer à ce point.

De plus, les navires sont soumis à visite de sécurité annuelle et leur navigabilité est appréciée également en fonction des types de pêche effectués et du rayon d'action,

En guise de conclusion

Les efforts méritoires effectués en matière de formation professionnelle (brevets de conduite, sensibilisation à la sécurité à bord, techniques de pêche, gestion des entreprises) resteront l'arbre qui masque la forêt par rapport aux conditions d'exploitation: nombre de jours de mer accru, nombre d'heures de veille en augmentation constante, salaire stagnant ou en diminution.

Pas que quoi susciter les vocations.

Rien ou presque n'est remis en cause dans la pratique (législation et réglementation n'étant pas souvent appliquées):

‑ la structure individuelle de la plupart des armements, mal préparés pour supporter des coûts de construction exorbitants et des charges partagées avec les seuls marins, sauf cas exceptionnels,

‑ l'absence de plans de pêche efficaces et contraignants (pourtant prévus par la réglementation communautaire sur les organisations de producteurs),

‑ le contrôle de la sécurité des navires: les postes d'inspecteurs de la sécurité ouverts au concours n'attirent presque pas de candidats, faute d'attractivité de l'emploi,

‑ la faillite des contrôles de manière générale: très faibles en mer hauturière (sauf pour les navires battant pavillon étranger ?), très irréguliers sur le littoral où les mêmes agents doivent également faire face aux problèmes grandissants de la sécurité des navires et de la navigation de plaisance; totalement absents hors du littoral, malgré la suggestion faite à différents ministres en charge de la pêche et au président de la République de sensibiliser les vétérinaires et les gendarmes, habilités en la matière, sur le respect des tailles minimales des principales espèces halieutiques maritimes vendues sur les marchés, dans les poissonneries...,

Un calcul effectué en mer du Nord a permis de déterminer qu'en moyenne, chaque mètre carré des bancs de pêche était visité une dizaine de fois par an. Il serait intéressant de réaliser ce calcul pour certaines zones du golfe de Gascogne.

La notion d'effort de pêche prendrait une dimension moins abstraite, mais terrifiante pour la faune marine !

Avant de crier haro sur la commission européenne qui préconise des restrictions sur l'effort de pêche, notamment par le biais de sorties de flotte, peut-être faudrait-il commencer par faire respecter la réglementation en vigueur et à rechercher des solutions autres que la fuite en avant, plutôt que de pousser des marins à prendre des risques accrus (effectifs réduits, pêche par mauvais temps, pêche au-delà des limites de navigation autorisées) pour rembourser des outils difficilement rentabilisables avec les ressources disponibles individuellement.

Bien sûr, cet avis ne concerne que l'avenir des pêcheurs, pas celui des chantiers navals ni de certains financiers.

Nota: le segment des navires non chalutiers de 12 à 25 mètres est en passe d'être à jour des objectifs fixés. Seul le segment des chalutiers 0‑30 mètres restera en situation difficile probablement encore assez longtemps.

 

 

 

 

Dernière modification :10 Décembre 2009